Hi !
J'espère que vous allez tous bien surtout par les temps qui courent.
Je compte poster beaucoup plus régulièrement pour vous occuper, j'espère que ça vous plaira ! ( ce chapitre est d'ailleurs deux fois plus long que d'habitude)
Le bal sera en deux parties avec 4 points de vue différents.
La suite de cette première partie arrive trèèèèès vite !
Un grand merci pour les adorables reviews de Smilarah, Pestaghope, zocrn et Guest !
Pestaghope : Moooh merci beaucoup ! J'espère que ce chapitre te plaira tout autant, la suite arrive vite promis ;)
Guest : Voici le bal ! J'espère qu'il sera à la hauteur de tes attentes !
Disclaimer : Seule l'histoire et quelques personnages m'appartiennent, le reste est à J-K Rowling
Merci à ma bêta : Léa !
Chapitre 84 : Le bal (première partie)
Isabel
Après avoir soigneusement vérifié qu'aucune meilleure option ne se présentait à elle, Juliet avait fini par accepter l'invitation au bal d'Arthur. Isabel l'avait chaleureusement félicité mais pourtant, quelque chose la titillait sans qu'elle puisse mettre le doigt dessus.
Les vacances de Noël approchaient. Le bal était prévu pour le samedi juste après la fin des cours. Le lendemain, ils prendraient le chemin du retour dans la locomotive flamboyante.
Pendant toute la dernière semaine, Isabel s'était appliquée dans ses cours, ne pensant à rien d'autre. Samedi était arrivé et, étant enfin libre, elle n'arrivait pas à se sortir Arthur et Juliet de la tête. La voilà s'obstiner à travailler à la bibliothèque pour son premier jour de vacances pour se les sortir de l'esprit.
Sans doute voulait-elle simplement le protéger, c'était son ami avant tout au fond. Juliet n'était vraiment pas faite pour lui.
Oui, il avait besoin de quelqu'un un peu plus comme...
Elle referma son livre d'un coup sec, elle n'arrivait pas à réfléchir de toute manière. Les Maraudeurs devaient être en pleine préparation et avait peut-être besoin de son aide.
Elle descendit donc et entreprit de pousser la lourde porte de la Grande Salle, où la cérémonie devait se dérouler le soir même. Avant même d'être entrée, Remus la sortait brusquement.
- Désolé, désolé, désolé, mais personne ne doit rentrer.
- Vous n'êtes que tous les quatre là-dedans ?, s'étonna Isabel.
Elle pensait que McGonagall aurait voulu superviser les préparatifs.
- Disons qu'on a bien négocié, déclara Sirius en apparaissant derrière Remus.
Elle leur proposa son aide qu'ils déclinèrent pour son propre bien.
- On aimerait que personne ne voit quoi que ce soit avant le grand moment !
- S'il vous plait, trouvez-moi à m'occuper, supplia-t-elle.
Elle ne supportait plus ses propres pensées. Remus réfléchit un instant avant de proposer d'une petite voix :
- Si tu veux, les préfets doivent réguler les entrées ce soir. Il faudrait faire une liste avec les horaires pour chaque préfet. J'étais censé le faire mais comme tu es préfète aussi, si tu as envie...
Elle accepta et se mit à la tâche. Pour accueillir les tout premiers arrivants, Isabel désigna Remus. Il pourrait ainsi présenter son bal et en profiter après. Le début de soirée serait assuré par Wilkes et la suite par Lily. Enfin, la partie la plus tardive serait assurée par elle-même. Après tout, elle n'allait pas vraiment profiter du bal, autant qu'elle reste à la porte.
James s'intéressa beaucoup à l'emploi du temps qu'elle venait de créer et l'approuva après l'avoir recopié sur un petit papier. Elle l'afficha dans le hall et l'envoya à tous les concernés.
L'après-midi arrivait à sa fin lorsqu'ils acceptèrent enfin de la faire entrer. Avec quatre paires d'yeux qui la fixaient, elle découvrit la décoration.
Elle fut déçue. Ils avaient conservé la décoration installée déjà depuis début décembre. Quelques guirlandes avaient été rajoutées dont une qui saluait les passants. Ils avaient aussi mis beaucoup de bougies. C'était beau certes, mais ce n'était pas aussi Maraudeuresque que prévu. Même si honnêtement, elle ne voyait pas ce qu'ils auraient pu faire d'autre.
- C'est ... bien.
Ils semblèrent étonnamment heureux de sa déception.
Remus se plaça à l'entrée pour accueillir les tous premiers arrivants comme prévu.
La salle se remplit d'abord des professeurs puis des élèves les plus assidus. Isabel vit ensuite Remus revenir, le préfet suivant assurant sa place.
Petit à petit, les élèves arrivèrent. Lorsque la majorité fut là, et que les entrées se firent rares, les Maraudeurs grimpèrent sur une table sous le regard réprobateur des professeurs et attirèrent l'attention de la foule.
- Merci d'être venus, commença James avec un sort pour amplifier sa voix, tout d'abord Joyeux Noël à tous et ensuite, vive Orion !
En même temps qu'il les prononçait, les mots s'écrivaient dans le ciel. Avant même que les invités aient pu se demander ce que "Vive Orion" signifiait, leur attention fut captée par autre chose. Il leur sembla que les murs étaient en train de fondre, les bougies tombèrent au sol avant de disparaître, et les nuages s'écartèrent, ouvrant la vue sur les étoiles. Certains crièrent de surprise et fermèrent les yeux. Lorsqu'ils les rouvrirent, la décoration était méconnaissable. La lumière provenait des étoiles, et des décorations lumineuses qui parsemaient les murs. Un photobooth sorcier avait été installé et tous les sapins redécorés avec soin. En même temps que la musique démarrait, de la neige commença à tomber sous le regard émerveillé de tous. Isabel, comprenant enfin le comportement des Maraudeurs, sourit. Voyant Mary seule dans un coin, elle la rejoignit :
- Où sont les autres ?
- Alice profite de la vie avec Frank, ta sœur n'est toujours pas arrivée et Lily a pris son tour pour les entrées.
Isabel fronça les sourcils :
- Non, c'est moi qui a fait l'ordre, le tour de Lily ne démarre pas tout de suite...
Mary haussa les épaules avant de dire qu'elle était partie depuis un moment déjà. L'attention d'Isabel fut captée par un autre détail :
- Et Marlène, où est-elle ?
Cette fois-ci, le regard de Mary s'assombrit.
- J'ai dit un truc bête et elle est partie. Je ne l'ai pas encore trouvé, mais il faut que je m'excuse.
En se retournant, Isabel vit Lily avec James et sourit. Son sourire disparut lorsqu'elle aperçut Arthur et Juliet.
Un instant plus tard, sa jumelle apparaissait avec Julian à son bras. Elle paraissait sacrément énervée.
- Tout va bien ?
- Oui, tout est absolument parfait ! N'est-ce pas Julian ? La soirée commence super bien ! Allons danser... et prendre quelque chose à boire, répliqua-t-elle avant de reprendre le bras du comte qui semblait perdu et de le traîner sur la piste.
Isabel fronça les sourcils. Elle ne comprenait pas toujours ce qui passait dans la tête de sa sœur.
La soirée défila lentement. Tout le monde avait l'air de bien s'amuser. Sauf elle. Elle fit de son mieux pour subvenir aux besoins de tous, mettant son rôle de préfet pour justifier son aide alors qu'elle cherchait simplement à s'occuper.
Sa sœur la rejoignit plus tard, seule.
- Il est allé nous prendre à boire, répondit-elle à sa question silencieuse, ça va, toi ?
Isabel acquiesça bien trop énergiquement pour que ce soit honnête.
- Essaie de profiter de ta soirée malgré... Tout ça.
Elle voulut lui demander ce qu'elle entendait par tout ça, mais elles furent interrompues par Julian qui revenait, deux coupes dans les mains.
- Désolé Isabel, je ne t'ai rien pris, tu veux ma coupe ?
Elle refusa poliment avant qu'un léger silence s'installe. Pour faire la conversation sans doute, Julian lâcha :
- Devine qui étaient en train de s'embrasser au milieu de la piste ? Aucune tenue.
Katherine releva les yeux vers lui sans pour autant sembler être très intéressée.
- Le préfet de Serpentard disgracieux, le même que tout à l'heure, et sa cavalière.
Isabel se figea. Le préfet de Serpentard. Wilkes. Pour une fois, la réaction de sa sœur était similaire à la sienne. Figée.
- Et pourquoi tu les as regardé ?, demanda t'elle froidement.
- Je les ai simplement vu en passant et...
- Pas besoin de me tenir informée de ses faits et gestes, il fait ce qu'il veut avec qui il veut, c'est clair ?, le coupa-t-elle.
Il ne put qu'acquiescer piteusement alors qu'elle s'emparait des deux coupes et partait avec dans l'autre sens. Seule.
Julian soupira avant de partir à son tour, laissant Isabel entre les deux. Il fallait sans doute qu'elle rejoigne sa sœur. Mais Julian semblait avoir besoin d'elle aussi...
Ce fut ce moment-là que choisit Arthur pour apparaître, également sans cavalière.
- Elle m'a laissé, déclara-t-il.
Isabel s'empêcha de penser que ce qu'elle ressentait était du soulagement. Elle enchaîna pour lui remonter le moral :
- Elle n'est pas capable de voir à quel point tu es génial, crois-moi c'est sa perte.
Il sembla étonné et éclaircit les choses :
- Non, elle est juste partie parce qu'il est déjà tard mais tout va bien entre nous. Merci ceci dit.
Isabel sourit difficilement le ventre noué et l'impression d'être une totale idiote.
- Tu veux danser ?, lui proposa Arthur.
- Je me sens un peu comme le balai de secours là.
Arthur eut un petit rire.
- Tu ne seras jamais mon balai de secours.
Elle accepta finalement d'aller danser avec lui. Officiellement parce qu'il fallait bien qu'elle trouve à s'occuper. Officieusement parce qu'elle avait une partie d'elle qui avait espéré que cela arriverait toute la soirée. Et que c'était seulement pour cela qu'elle était toujours là.
Mais c'était seulement parce qu'ils étaient amis bien entendu.
Elle s'amusa tellement qu'elle en oublia presque qu'au fond, c'était bien après que Juliet soit allée se coucher qu'il s'était rappelé de sa présence.
oOoOoOoOoOo
Sirius
Ils avaient dû négocier toute la matinée pour que McGonagall les autorise à préparer la Grande Salle seuls. Lorsqu'enfin elle s'y résolut, il était midi passé et ils n'avaient plus beaucoup de temps. Leur projet était gros : mettre en place toute une décoration impressionnante qu'ils cacheraient sous une illusion. Seules les personnes dans le secret verraient au-delà de l'illusion, une idée dérivée du sortilège de Fidelitas. Cependant, elle nécessitait un temps qu'ils n'étaient pas sûrs d'avoir.
Ils commencèrent par la véritable décoration, ils s'étaient entraînés plusieurs fois à faire apparaître la fausse neige et avait déjà prévu où mettre chaque guirlande. En une petite heure, le tout était fait. Il fallait maintenant réussir à mettre l'illusion en place. Seuls ceux connaissant le mot "code" pouvaient voir la véritable décoration et non pas la mascarade.
Peter, futur testeur, sortit de la salle pendant que les autres cherchaient quel serait leur mot "code". Il fallait quelque chose que personne ne risquait de dire par inadvertance. Ainsi "Sirius est si beau ce soir" et "James le magnifique" furent très sérieusement éliminés d'office sous le regard blasé de Remus.
- Quelque chose avec les étoiles ?, proposa James alors que certaines commençaient à se faire voir, malgré la clarté du ciel.
- N'importe qui risque de commenter les étoiles, remarqua Remus.
Sirius sourit.
- Parlons de la constellation d'Orion. Elle ne sera pas très visible ce soir, personne n'en dira rien.
James leva les sourcils, étonné :
- Je ne savais pas que tu écoutais autant en Astronomie.
- C'est mon deuxième prénom, lâcha Sirius avec un haussement d'épaules.
James partit dans un rire, pensant à une blague. Voyant le sérieux des deux autres, James se reprit.
- Sirius Astrologie Black ?
- Sirius Orion Black, le reprit Remus avant de regarder Sirius en quête de confirmation.
Il acquiesça.
- J'avais oublié de quelle famille Monsieur venait, répliqua James avec un sourire, tu ne pouvais pas te contenter d'un Richard ou John.
Sirius eut un petit sourire. Son deuxième prénom lui rappelait bien trop sa famille pour qu'il ne l'aime réellement mais parfois, James lui faisait voir les choses d'un nouvel angle. Peut-être que s'appeler Orion avait une certaine classe finalement.
- On part sur « vive Orion » du coup, allez !
Ils se concentrèrent sur leur sort et lorsqu'ils l'eurent perfectionné, James lâcha un :
- Remarque tes parents ont été plutôt cool niveau constellation. Ils auraient pu t'appeler "Machine pneumatique".
Comprenant la référence à une constellation dont ils avaient découvert le nom particulier récemment, ils partirent en fou rire.
Ils allèrent ensuite chercher Peter qui les aida à compléter les endroits où l'illusion marchait le moins.
La porte s'ouvrit alors qu'il rétablissait un décalage au-dessus de celle-ci. Remus, juste en dessous, sauta sur l'arrivante pour l'empêcher de rentrer.
Il s'agissait d'Isabel. Remus lui donna une tâche de préfète et ils terminèrent leur préparation.
Voulant s'assurer de l'effet de l'illusion, ils la testèrent sur Isabel. La déception dans les yeux de celle-ci fut la confirmation qu'ils attendaient.
Petit à petit, la salle se remplit. Les professeurs semblaient étonnés de la simplicité de la décoration et McGonagall leur avoua même qu'elle sentait qu'il y avait "un tour caché"
- Enfin, Madame, que voulez-vous que nous fassions ? Vous nous avez donné une tâche sérieuse, nous y répondons avec sérieux, répondit Sirius avec un sourire d'ange.
Elle ne parut pas le croire et resta sur ses gardes. À vrai dire, les Maraudeurs étaient flattés que leur professeur de Métamorphose ne se soit rendue compte de rien.
James semblait pressé de révéler l'illusion ce qui étonna son meilleur ami.
- Lily est troisième sur la liste des préfets, et je voudrais qu'elle soit là lors de la "grande révélation".
Sirius fut surpris de voir la teinte un peu plus rose qu'avaient pris les joues de son ami. Ils se réunirent et décidèrent donc de faire disparaitre l'illusion.
En voyant la véritable décoration, il y eut des exclamations de surprise de part et d'autre de la salle. Tout le monde sembla impressionné et dès que la musique démarra, la piste de danse fut envahie de toute part.
Sirius chercha son meilleur ami des yeux, s'attendant à le voir avec sa dulcinée, mais ce ne fut pas le cas. James, seul, scrutait désespérément la foule. Il n'eut pas besoin de lui parler pour comprendre qu'il n'y avait aucune trace de Lily.
C'est en cherchant sa propre cavalière qu'il se rendit compte qu'elle manquait également à l'appel. Étonné, il la chercha partout pendant une bonne dizaine de minutes avant de se résoudre à sortir. À l'entrée de la Salle, Lily semblait faire les entrées.
- Que fais-tu là ? C'est déjà ton tour ?, lui demanda-t-il avant d'ajouter, James te cherche partout.
Elle fronça les sourcils
- Pourquoi ? J'ai raté quelque chose ?
Sirius prit un air dramatique en posant la main sur son cœur.
- Tu as tout raté Lily. Et je pense que James va en être un peu triste. D'ailleurs tu ne sais pas où est Marlène ?
- Elle est partie prendre l'air. Je crois qu'elle a eu une dispute avec quelqu'un. J'attends la fin de mon tour pour la rejoindre.
Il la remercia avant de préciser :
- Quand tu auras fini, rejoins James plutôt, je m'occupe de Marlène.
Avec un demi-sourire, Lily acquiesça.
Sirius sortit donc dans le froid de décembre. Il ne savait pas où elle avait bien pu passer. Il pensa d'abord aux terrains de Quidditch puis, il réalisa qu'il s'agissait de Marlène et, peut-être la connaissait-il trop bien mais il sut directement où aller.
Il contourna par les serres de Botanique, rentra de nouveau dans le château et se dirigea vers les cuisine où il trouva Marlène entourée de nourriture.
- Tu as déjà faim ? Je pensais être un peu tranquille à cette heure-là, commença t'elle en le voyant débarquer.
- Je te cherchais en fait. Lily m'a dit que tu étais sortie.
Marlène leva les sourcils, un chou à la crème à mi-chemin entre la table et sa bouche.
- Donc tu me cherchais et le premier endroit où tu viens c'est les cuisines ?
Il sourit.
- C'est bien là où tu es non ? Je te rassure j'ai d'abord pensé aux terrains de Quidditch mais il fait bien trop froid. Alors, que fais-tu ici à manger ton mécontentement ?
Elle haussa les épaules, prit un macaron, réfléchit à comment elle voulait le formuler et lança un :
- J'ai dit à Mary que dans l'idée c'était toi mon cavalier et elle a dit que c'était gentil de ta part.
Sirius prit un macaron à son tour, pas très sûr de où elle voulait en venir. Elle reprit :
- Avec la fatigue et le froid en ce moment je réfléchis trop à tout et je n'ai pas l'habitude alors... je veux dire c'est vrai. C'est vrai que c'est gentil de ta part. Tu as vu que j'étais seule et triste alors tu t'es proposé pour m'accompagner. Parce que je suis apparemment assez bien pour que les gens me prennent en pitié de temps en temps mais pas pour qu'on pense à moi en premier pour m'inviter. Ou pour autre chose d'ailleurs. Demande à n'importe qui de citer ses amis, je suis sûre que personne ne me citera en première. Je suis bien sympa mais sans plus. Des fois je le dis que si je disparaissais soudainement, quelques personnes seraient tristes pour deux jours et on passerait vite à autre chose.
Elle avait lâché ça très vite, sans prendre le temps de respirer et Sirius mordit de nouveau dans un macaron pour se laisser le temps de comprendre ce qu'elle disait. Devant son silence elle ajouta :
- Désolée je ne devrais pas me plaindre comme ça, surtout que tout va bien. Je suis juste fatiguée. Quand je serai redevenue moi-même je ne réfléchirai plus à rien de nouveau et la vie sera bien plus simple. Je ne sais pas comment font ceux qui réfléchissent trop au quotidien. Ça doit être insoutenable.
Après une nouvelle seconde de silence, Sirius lâcha :
- Je ne voulais pas venir accompagner ce soir. Et pourtant, je t'ai proposé de m'accompagner. Pas parce que j'avais pitié, mais parce que c'était toi. Tu sais, au début je te craignais. Tu as cette capacité à donner plein d'amour à toutes les personnes que tu croises qui est très perturbante. Je ne comprenais pas, j'attendais de comprendre le coup caché. Personne ne donne autant de lui-même à n'importe qui, puisqu'il sait qu'il en souffrira forcément. J'étais donc persuadé que tu calculais et réfléchissais à toutes tes actions dans un but précis. Jusqu'à comprendre que non, il n'y avait ni but, ni plan caché, ni quoi que ce soit d'ailleurs. Tu ne réfléchis pas en fait. Tu te contentes de donner tout ton amour à tout le monde, sans réfléchir aux conséquences et à quel point tu peux en ressortir blessée. Donc oui, c'est normal que parfois ça te fasse mal comme ça, parce que les gens ne sont pas capables de te redonner ne serait-ce que le quart de ce que tu leur donnes. Et c'est nul que tu sois triste, si quelqu'un ne le mérite pas c'est toi. Et c'est aussi nul qu'on ne soit pas tous comme toi et qu'on ait tous si peur d'être blessé qu'on se renferme. Donc si quelqu'un doit changer ce n'est vraiment pas toi. Et si j'ai accepté de t'accompagner au bal ce n'était pas parce tu étais une jeune fille en détresse de cavalier mais parce que tu étais toi, l'une des rares personnes de ce monde pour qui j'ai de l'admiration.
Marlène cligna des yeux plusieurs fois, assimilant les informations. Un grand sourire s'installa sur son visage alors qu'elle ne savait pas vraiment comment le remercier.
- Ne me remercie pas, quelqu'un aurait dû te dire tout ça il y a déjà bien longtemps. Je tiens juste à te rappeler que pendant que tu as l'impression que personne ne tient à toi, Mary est en déprime à cause de votre « dispute », Lily tournait en rond en attendant de pouvoir partir à ta recherche et j'ai littéralement quitté la fête de l'année sur laquelle on travaille depuis plus d'un mois. Si tu veux vraiment me remercier, reprends ton sourire et suis moi au bal.
C'est ce qu'ils firent, après que Sirius ait donné le mot code à Marlène pour qu'elle puisse profiter de la décoration. Elle l'admira un instant avant de rejoindre Mary et Lily qui étaient toutes les deux dans un coin avec l'intention de s'excuser. Sirius décida de leur laisser de l'espace et alla voir son meilleur ami. Il lança un regard vers les filles pour vérifier que tout allait bien et vit Mary et Marlène dans une étreinte.
- Tu as trouvé Lily ?, demanda Sirius en arrivant à la hauteur de James.
Il acquiesça tristement :
- Oui, elle vient de rejoindre Mary, elle a décrété qu'on n'allait pas passer toute la soirée tous les deux quand même.
- Où était-elle lorsqu'on a fait disparaître l'illusion ?, s'étonna Sirius
James haussa les épaules :
- Elle a échangé son tour de préfet avec quelqu'un apparemment, je n'ai pas tout compris. Mais elle n'était pas là du coup j'étais un peu triste. Ceci-dit, elle a eu l'air impressionné et a dit « c'est incroyable James », alors je n'ai pas pu lui en vouloir longtemps.
Sirius eut un sourire tendre alors que Marlène le rejoignait décrétant qu'ils étaient là pour danser pas faire de la broderie.
- Le devoir m'appelle, sourit Sirius, tu viens avec nous ?
James fit non de la tête :
- Je vais rester ici seul et triste. Allez-vous amuser les jeunes.
Voyant le nombre de filles qui le regardait du coin de l'œil, Marlène lui annonça qu'il ne resterait sans doute pas seul longtemps. Restait à voir pour le triste.
Ils dansèrent longtemps avant que Marlène ne remarque que certains ne marchait pas très droit.
- On a caché une réserve de Bièraubeurre et de Whisky Pur-feu, lui avoua Sirius avec un clin-d'œil.
- Et on n'a pas encore tapé dedans ?, s'étonna Marlène.
C'est ainsi qu'ils se retrouvèrent à danser à demi-pompette. Dans un excès de responsabilité, tard dans la nuit, Marlène décida d'aller se coucher. Mary la raccompagna jusqu'à leur dortoir.
Sirius sourit, c'était peut-être l'alcool mais il avait rarement été si heureux. Tout le monde semblait s'amuser, oublier leurs problèmes grâce à eux.
Il ferma les yeux en se laissant tomber sur une chaise. Il ne visa apparemment pas très bien parce que quelqu'un fut obligé de le rattraper dans un :
- Bordel, ça va ?
Il reconnut la voix masculine mais ne put mettre un nom dessus. Il s'en fichait un peu honnêtement. Il n'ouvrit même pas les yeux, les lumières lui faisaient mal à la tête.
- Ça va très, très bien.
L'autre hésita un instant mais, voyant qu'il n'ouvrait pas les yeux, s'autorisa à demander comment il avait fait cette décoration
- La première était une illusion qui cachait la vraie. Le seul moyen de la voir était d'avoir le mot code.
Il n'eut pas le temps de répondre, une autre voix, bien plus reconnaissable intervint :
- Que se passe-t-il par ici ?
- Remuuuuuuuus, s'exclama Sirius.
Il entendit l'inconnu partir alors que la voix de Remus retentissait à nouveau :
- Tu as du rouge à lèvres là.
Il attendit quelques secondes avant de s'adresser à Sirius :
- Tu discutes avec les Serpentards toi maintenant ?
Surpris, Sirius ouvrit les yeux pour voir Wilkes qui s'éloignait. Il ne comprenait pas tout, mais il n'avait pas envie de réfléchir non plus. Alors il se contenta d'inviter Remus à s'asseoir. Après tout, il ne voyait pas comment la soirée pourrait mieux se terminer.
Voici pour ce chapitre !
La deuxième partie arrive très vite.
Quels seront les prochains points de vue à votre avis ?
Que pensez vous de ce chapitre ?
A très bientôt !
