Bonjour, bonjour, tout le monde ! Comment allez-vous ? Je tenais m'excuser pour le délai sous lequel je poste ce chapitre, avec plusieurs mois de retard. Il s'est passé plein de choses dans ma vie personnelle, une mauvaise expérience de l'étranger, une depression, bref c'était pas la joie et j'avais beau écrire et réécrire ce chapitre, il ne me plaisait pas. Je ne voulais absolument vous présenter une fin baclé. Donc voilà, cela a pris du temps mais je suis heureuse d'annoncer la fin de cette histoire et le début d'une nouvelle ! Vous trouverez plus d'information à lafin de ce chapitre !

Je vous souhaite bonne lecture.


Chapitre 20 : Mariage plus vieux, mariage heureux ?

PDV Charles, 3 ans plus tard.

-« Princesse, nous sommes arrivés. » Me dit mon major d'homme.

Descendant de la berline noire aux vitres teintés qui me servait de voiture de fonction, je relis mes notes pour la derrière fois. J'étais actuellement à l'étranger, plus précisément à New York, pour prononcer un discours devant l'Organisation des Nations Unies. L'enjeu de ce discours en faveur des droits des femmes était très important. On m'avait appelé à témoigner comme femme de pouvoir, future reine, et comme femme d'influence. J'en étais très fière et il m'avait fallu plusieurs semaines pour peaufiner ce discours. Vêtue d'un tailleur noir, ensemble veste et pantalon, chemisier blanc en soie, j'étais très sobre comparé à d'habitude pour la simple et bonne raison que je voulais faire passer mon rôle de femme avant celui de princesse héritière. Mes cheveux était la seule chose qui n'avait pas changé en 3 ans : toujours aussi longs. Relevés en chignon dont s'échappaient quelques mèches, j'étais légèrement maquillée. En bref, une femme comme n'importe quelle autre.

-« Votre Altesse, merci d'avoir pris la peine de venir prononcer un discours. » Me dit un homme qui semblait d'haute importance ici.

Il me fit visiter le siège des nations-unis, un magnifique bâtiment dont la construction s'était achevé en 1952. Nous discutâmes pendant plusieurs minutes avant qu'il ne m'introduise dans un petit salon où toutes les personnes concernées par les discours devaient attendre. Outre des femmes d'affaires influentes, des actrices à la renommée mondiale et des chanteuses pop, je fus surprise d'apercevoir d'apercevoir des cheveux aussi blancs que les miens. Me dirigeant vers elle, je découvris une magnifique jeune femme vêtue d'une superbe robe de soirée bleu nuit. Ses cheveux libres, elle tenait un verre de champagne dans ses mains gantés et semblait nerveuse.

-« Mirajaine, quelle surprise ! » M'exclamais-je en allant la saluer.

-« Charles ! Oh, tu es enfin arrivée ! Dis-moi, comment ai-je l'air ? » Me demanda-t-elle.

-« Tu es absolument renversante. Pourquoi stresses-tu autant ? » Lui demandais-je.

-« Je...C'est les Nations-Unies tu te rends compte ?! Etre ici et pouvoir défendre une cause qui m'est aussi chère...C'est comme un rêve ! Je me demande bien pourquoi je me trouve ici ! » Me dit-elle.

-« Tu es la reine de la pop, la chanteuse ayant vendu des millions de disques au travers du monde. En seulement 3 ans, tu as réussi à devenir la reine incontestée de cet univers. Tu es l'égérie de marques de luxe. Tu es une mannequin professionnelle qui défile pour les plus grands. Oh, et tu es la fille de la princesse Lissa ! Lady Mirajaine Strauss. » Lui répondis-je.

-« Je n'ai pas le titre de Lady, Charles. » Me dit-elle.

-« Une fois devenue reine, je te le donnerai en cadeau de mariage ! Quand les choses seront plus calme pour toi et Laxus.» Lui répondis-je.

-« Je ne veux pas de titre, Charles, mais c'est gentil de proposer. J'ai déjà tellement de problème avec mon couple alors si je deviens une noble ! »Murmura-t-elle.

-« Cela ne s'est-il toujours pas arrangé ? » Demandais-je.

-« Oh que non ! J'ai toujours plus de fans et la presse guette mes moindres faits et gestes. S'ils apprennent que je suis avec Laxus, ils le traqueront et je ne veux pas de ça pour lui. Je l'aime tellement. » Me dit-elle.

-« Je comprends, Mirajaine. Allez, dans quelques heures, tu pourras le revoir. » Lui dis-je.

-« Viens-tu toi aussi ? » Me demanda-t-elle.

-« Bien sûr, comment pourrais-je manquer une telle réunion ? Surtout dans ce magnifique chalet ! » M'exclamais-je.

-« Tu verras, ça sera superbe ! Il faut aussi que je te parle des détails de ton mariage : pour la table que penses-tu du beige ? Le blanc est un peu trop classique et le marron serait une horreur ! Je pense qu'un service beige ne ferait que plus te mettre en valeur, toute vêtue de blanc ! » Commença-t-elle.

La vie de Mirajaine n'avait pas été simple ces trois dernières années : elle avait grimpé les échelons et se tenait au sommet de l'industrie musicale. Sa voix était tellement belle ! Ses arrangements étaient totalement inédits ! Elle avait atteint une popularité où le nom de Mirajaine Strauss n'était ignoré de personne. Mais malheureusement cela n'avait pas aidé sa relation avec Laxus...Ils devaient toujours se cacher et cela devenait vraiment compliqué. J'espérais pouvoir faire quelque chose pour elle !

Nous passâmes la journée aux Nations-Unies : nous prononçâmes nos discours avec succès, bien que celui de Mirajaine eut plus d'impact, et nous discutâmes avec les diplomates présents. Ce ne fut qu'en début de soirée que nous fûmes délivrées de toutes obligations. Nous nous hattâmes donc vers l'aéroport pour prendre un vol direction la Suisse. Pendant ce dernier nous discutâmes de tout et de rien mais surtout de nos vies. J'avais passé ces deux dernières années à parfaire mon rôle d'héritière et a remplacer ma mère sur de nombreux plans tandis qu'elle était devenue une star à la renommée internationale. Nos vies avaient pris des cours bien différents pour des personnes de la même famille. Mirajaine était celle qui avait eu l'idée de réunir tous nos amis de l'université pour une semaine de vacances au ski dans le chalet de la princesse Lissa dans les Alpes Suisses : c'est là où nous nous rendions actuellement. Trois années étaient passés et nous avions tous maintenant des vies professionnelles différentes. C'était bien la première fois que nous nous retrouvions tous depuis ces fameuses vacances au ski de ma première année à l'université.

Rentrant dans le chalet, nous le retrouvâmes silencieux. Il était 3 heures du matin ici en même temps. Demandant à Mirajaine où se trouvait la chambre d'Happy, je lui souhaita bonne nuit. Me précipitant dans celle-ci, je retrouva mon fiancé endormi. Me déshabillant, je me mis en pyjama et me coucha à ses côtés. Me faufilant dans ses bras, je m'endormis paisiblement.

-« Charles ? Ma belle ?» Entendis-je.

Ouvrant les yeux, je pu voir Happy qui me regardait. En 3 ans, il avait changé : ses cheveux étaient désormais noirs. Pour m'épouser, il avait dû abandonner sa teinture bleue et reprendre sa couleur de cheveux naturelle. De plus, il s'était rasé, et je le préférais comme ça. Il avait dû apprendre à se comporter comme un roi et ça n'avait pas été facile pour lui qui aimait la simplicité. Il avait eu le droit à tant de cours d'étiquette que je serai incapable de tous les citer. Actuellement, en dernière année de master, il allait être diplômé en fin d'année si tout se passait bien. Notre mariage aurait lieu cet été, le 19 juillet. Tandis que j'avais arrêté mes études au niveau licence pour me consacrer à mon devoir de future reine, il avait pu continuer et avait exigé que notre mariage ait lieu après la fin de ses études. Nous avions 23 ans. Il était devenu beaucoup plus mature et sûr de lui. Il méritait vraiment un trône à sa hauteur. Pour moi, il avait dû changer tellement de choses en lui et je ne lui serai jamais aussi reconnaissante.

-« Bonjour, chéri. » Murmurais-je.

-« Il n'y a pas plus beau matin que de se réveiller à tes côtés. » Me dit-il en me serrant dans ses bras.

-« C'est vrai, je me sens tellement bien dans tes bras. » Murmurais-je, en l'embrassant.

Ce qui ne devait être qu'un simple baiser se transforma en de langoureux baisers passionnés. Dans ses bras, je me sentais fondre comme glace au soleil. Je me laissais envahir par cette douce sensation : ses baisers d'amour, ses mains baladeuses, la chaleur son corps, … Ah, cette sensation de bien-être oubliée depuis tellement longtemps !

Soudain, on toqua à la porte. Happy grogna mais continua quand même de m'embrasser.

-« Happy...Il faut aller ouvrir... » Murmurais-je.

-« Ils attendront. Tu es à moi. Tu es ma fiancée. » Me dit-il tandis que je laissa échappé un rire doux.

Alors que j'allais lui céder le droit de posséder mon corps entièrement nous entendîmes à travers la porte la voix de Lisanna :

-« Les amoureux ! Pas de bêtises, on prend le petit-déjeuner tous ensemble ce matin !»

Le soupir d'Happy fut long et il rechigna tout d'abord à me laisser m'en aller mais s'y résolu tout de même. Je me rhabilla donc et nous descendîmes en bas.

Tout le monde était attablé. En 3 ans, ils avaient tous changés : Natsu avait l'air un peu plus mature, le monde du travail l'avait rendu responsable. Contrairement à son père le général Igneel, Natsu n'avait pas souhaité faire carrière dans l'armée. Trop strict pour lui. A la place, il était devenu pompier. Il adorait son travail et était très performant. Récemment installé avec Lucy, ils vivaient tous deux à Löwen. Cette dernière, riche héritière, était finalement devenu journaliste, même si cela était sous un faux nom. Forcément, quand on s'appelait Mademoiselle Heartfillia, on ne pouvait pas tout faire. Mais la situation lui convenait. J'avais entendu dire qu'elle commençait petit à petit à retisser des relations avec son père. Cependant, le sujet étant toujours épineux, je ne lui poserai pas plus de questions.

Lévy était toujours sa meilleure amie. Cette dernière était très heureuse avec Gajeel et à 25 ans, elle attendait leur premier enfant. Traductrice émérite, cette dernière travaillait pour l'Union Européenne ou dans différentes ambassades. Elle avait désormais de longs cheveux bleus et une allure très "femme d'affaires". Son mari, Gajeel, était lui garagiste. Il tenait son propre business qui marchait. Il était spécialisé dans la restauration de vieilles bécanes. Il avait arrêté ses études après la licence, comme moi, parce que ça ne lui correspondait pas. Oh bien sûr, sa formation lui servait, pour le commerce, la vente, ce genre de chose, mais ce n'était pas le cœur de son métier.

Parlons maintenant de Grey, après avoir obtenu son diplôme en art, il était parti à la découverte du monde pendant deux ans avant de revenir et de présenter sa première collection : des œuvres magnifiquement sculptées dans de la glace. Des cygnes, des roses, des ornements, ses œuvres atteignaient des sommes considérables. Et ce n'était qu'il y a trois mois qu'il s'était fiancé avec Juvia. Nageuse émérite et accomplie, cette dernière avait remporté la médaille d'or aux Jeux Olympiques. Après ce succès phénoménal, elle avait vécu une grande période d'incertitude, notamment dû à l'absence de Grey, mais elle avait su se reprendre et se donnait maintenant à fond en tant que capitaine de l'équipe de natation synchronisée d'Allemagne. Elle était heureuse et épanouie et c'est ce qui comptait.

Lisanna s'était remis de son rejet par Natsu. Elle avait laissé ses cheveux pousser et abordait maintenant un carré plongeant. Jeune entrepreneuse, elle avait monté sa propre boîte d'équipement sportif de haut niveau. Maintenant fiancée à Bixrow, coach sportif, elle rayonnait de bonheur.

Elfman, mon cousin, s'était mis en couple avec Evergreen. Le mariage et les enfants n'étaient pas encore au programme mais pourquoi pas un jour. L'important était qu'ils étaient heureux ensemble. Elfman était devenu chef cuisinier et propriétaire de son propre restaurant situé dans la capitale, tandis qu'Evergreen avait entamé une carrière d'actrice de cinéma.

En parlant de couples, il fallait forcément parler de la dernière mariée : notre amie, Erza, avait enfin sauté le pas avec Jellal ! Cette dernière poursuivait sa carrière d'escrimeuse professionnelle et était désormais connu comme "Titania" dans le milieu, tellement ses exploits avaient fait le tour du métier. Son mari lui était vraiment dévoué et malgré les contraintes que le métier d'Erza leur apportait (impossibilité d'avoir des enfants avant sa retraite) il était définitivement heureux. Sa jeune soeur, Meldy, se portait parfaitement bien. A notre grande surprise, elle avait décidé de suivre les traces de sa mère dans l'enseignement et était désormais maîtresse de petite section ! Elle s'en sortait à merveille et était récemment sorti prendre un verre avec le cousin de Grey, Lyon.

-« Alors les filles, comment sont les Nations-Unis ? » Nous demanda Grey.

-« Oh, merveilleux, c'était tellement impressionnant ! J'étais tellement stressée quand il a fallu que je prononce mon discours ! » Répondit Mirajaine.

-« Et voilà ! Devinez qui fait la Une de Closer ! » S'exclama jovialement Lisanna.

-« Encore moi ? » Demandais-je.

-« Eh oui ! La princesse Charles aux Nations-Unis avec sa cousine, la célèbre Mirajaine Strauss ! Que j'apprends de choses sur vous en lisant ce magazine ! Tiens, il paraît que tu as avancé la date de ton mariage avec Happy ? »

-« Oh...Oui effectivement, nous avons prévu de nous marier en juillet prochain. Ma mère souhaite que mon accès au trône se fasse le plus vite. » Répondis-je en rougissant.

-« Félicitations ! » Me dit Lucy.

-« J'avoue que j'ai un peu peur de devenir Reine... » Murmurais-je, en serrant ma tasse de thé dans mes mains.

-« Mais non ! Ne dit pas ça ! Tu as le soutien du peuple entier et tout le monde constate tes efforts, Charles ! » Me répondit Lévy.

Gardant mes inquiétudes pour moi, nous sortîmes donc dehors pour skier. Malheureusement, je n'étais toujours pas aguerrie à la pratique de ce sport, car je restais malgré tout mes efforts à un niveau débutant. Ce qui n'était pas le cas de mes deux dames de compagnies, Lady Marvell et Brendy, qui, elles, skiaient désormais à merveille.

Durant ces trois dernières années, Wendy s'était beaucoup affirmée. Elle abordait maintenant un carré plongeant qui lui allait à merveille. Faisant fi de toutes les conventions sur les cheveux longs des Dames de haut rang, elle s'était acquittée de toutes les tâches dues à son rang à merveille. Elle avait poursuivi son apprentissage avec Lady Grandine et était venu me rejoindre au palais il y un an comme Dame de Compagnie. Wendy s'était rapidement adaptée à ses nouvelles fonctions et me soutenait du mieux que possible, ce qui était d'une aide considérable. Si elle n'était pas là pour moi, je ne pourrais pas m'acquitter correctement de mes tâches. Il se trouve qu'elle avait aussi renoué contact avec Roméo, qui était également présent aujourd'hui. Ils s'étaient retrouvés grâce à Happy qui lui avait trouvé un emploi à ses côtés, lui permettant ainsi de fréquenter Wendy quotidiennement. Leur amour crevait les yeux, ma Wendy n'avait jamais été aussi joyeuse et souriante qu'aujourd'hui. Même s'il était temps pour eux qu'ils se mettent en couple, il fallait laisser le temps faire effet.

Sous mes yeux, je pouvais observer Wendy et Romeo dévalant les pistes et riant aux éclats. Mon autre amie de toujours, Cherrya, était elle aussi présente. Elle avait fait tout le contraire de Wendy et s'était laissée pousser les cheveux. Désormais, elle abordait une belle chevelure rose et lisse. Cette dernière après avoir finit sa formation avec Lady Grandine, n'était pas restée à mes côtés. Elle avait préféré voyager dans le monde, sous prétexte de rendre visite à de la famille pour trouver un bon parti ! Et bien que ce ne soit pas le but original de ce voyage, elle en avait trouver un ! Un Lord anglais aux yeux bleus comme l'océan, un lointain parent à elle, un cousin au 4ème degré. Elle nageait en plein bonheur et avait décidé de prolonger son séjour en Angleterre. Henry, petit comte, avait lui aussi des idées modernes et vivait de son élevage de chevaux de course. Une passion peu commune, certes, mais typiquement anglaise qui avait séduit Cherrya. Je n'entendais plus que parler d'équitation !

-« Tu t'en sors, ma chérie ? » Me demanda mon Happy.

Il me tendis une main que je me précipita de prendre.

-« Je crois n'avoir aucun talent pour ce sport. » Soupirais-je.

Avec un sourire, il déposa un baiser sur mes lèvres et m'encouragea :

-« Vas-tu laisser une paire de ski abattre la toute-puissante future reine d'Extalia ? »

-« Si tu ne veux pas laisser ta future femme dans l'embarras face à une paire de ski, il te faudra m'aider. » Lui chuchotais-je.

Puis, pendant l'heure qui suivit, il me réexpliqua toutes les bases, de la bonne position à la manière de glisser.

Depuis maintenant 3 ans, je vivais dans le bonheur avec Happy. Après l'incident avec les Sans-Argent, mon ancien fiancé, Lector, avait été condamné à 5 ans de prison ferme. Ayant échappé de peu à l'emprisonnement à vie pour crime de lèse-majesté grâce aux relations de ses parents, j'avais tout de même dû m'expliquer publiquement sur le sujet de ma vie amoureuse. Happy, ou plutôt Freyr Wagner, et moi-même nous étions officiellement fiancés trois mois après l'incident. Cela n'avait pas été facile, plusieurs personnes d'influence s'opposant à mon union avec Happy sous diverses prétextes et conflits d'intérêt. Happy avait dû lui aussi aussi se battre pour que le peuple du duché de Löwen accepte son cousin comme hériter. Pour moi, il allait abandonner tous ses titres et tous ses droits sur la succession du duché. Cette situation me peinait, mais je ne pouvais rien y faire : la liberté du duché de Löwen comptait avant tout et même si les citoyens étaient tristes de voir Happy renoncer à ses droits, je suis sûre que son cousin fera un bon duc. Néanmoins, je me sentais encore coupable pour cela.

Happy s'était donc vu dans l'obligation de parfaire sa formation de dirigeant au sein de palais, sous la tutelle même des plus grands de notre royaume, et malheureusement...Cela n'a pas été facile pour lui. Bien que brillant, c'était plus son attitude et son manque de manière qui avait posé problème. Heureusement, je lui avais donné des cours supplémentaires, et cela avait suffit à ce que ma mère nous donne l'autorisation de nous marier.

-« Je t'aime, Charles. Je veux passer ma vie avec toi.» Me dit-il soudainement avec un grand sourire.

J'avais tellement de chance d'être fiancée à un homme tel que lui qui sacrifiait tout absolument tout ce qu'il possédait pour mon bonheur. Un prince charmant certes atypique mais...C'était mon âme-sœur. Ma vie n'avait jamais été aussi heureuse que depuis qu'il était à mes côtés et j'avais toute confiance en l'avenir car...Tant que je serai à ses côtés, alors je serai capable de tout affronter.

-« Je t'aime aussi, mon amour. Je ne peux pas imaginer ma vie sans toi, Happy.» Lui répondis-je, avant de l'embrasser.

Ce qui fût dommage est que je chuta lamentablement dans la neige ne tenant malheureusement pas sur mes skis toute seule. Entraînant Happy dans ma chute, ce dernier éclata de rire et s'exclama :

-« Tu n'es vraiment pas douée pour le ski ! »

OOooOO

PDV Charles, palais d'Extalia, 19 juillet.

Une catastrophe. Il n'y avait pas d'autre mot pour définir ce qu'il se passait sous mes yeux. Aujourd'hui était censé être le plus beau jour de ma vie. Alors pourquoi, pourquoi ? Oh Dieu, pourquoi donc ?

J'avais décidé d'organiser la réception de notre mariage dans les jardins du palais d'Extalia, les plus beaux aux mondes. Moi qui les adorait tant, je ne voyais pas d'autres endroits pour me marier. Toute ma vie, j'avais pris soin de ses fleurs et de ses allées comme de moi-même. Hier, nous avions enfin fini d'installer le décor. Un décor sorti tout droit d'un conte de fée: des roses rouges partout, des nappages de soies, des décors de dentelles, des statues de glaces, des décorations en verre. Et tout cela avait été gâché en une nuit par la pluie !

Malgré le fait que nous soyons au mois de juillet, il pleuvait des cordes ! La pluie était tellement violente et enragée qu'elle avait tout détruit. Le ciel était plein de nuages plus noirs et les autres, et quelques éclairs venait ajouter un soupçon de drame à cette situation. Alors qu'hier il faisait un si beau temps ensoleillé ! Pourquoi, oh pourquoi ?

-« Oh Charles, qu'allons-nous faire ? » Me demanda Wendy, paniquée.

J'alla tout de suite voir la dizaine de wedding-planner sous mes ordres et leur demanda ce qu'il était possible de faire. Malheureusement, aucun d'entre eux n'avait de solution ou de plan B digne du mariage du reine.

-« Charles...Je crois que nous devrions reporter ce mariage demain ou après-demain. Avec ce temps cela me paraît compliqué. » Me dit ma mère.

-« Annuler le mariage... » Murmurais-je, avec douleur.

Je ne voulais pas ! J'attendais d'épouser Happy depuis si longtemps ! C'était censé être le plus beau jour de nos vies...C'était un cauchemar ! Pourquoi mon mariage, pourquoi de la pluie ce jour là ? Ne pouvait-il pas pleuvoir demain ?

Alors que j'essuyai mon visage plein de larme et que je m'apprêtais à repousser le mariage, j'entendis soudain la voix de l'être que j'aimais le plus déclarer :

-« Nous n'annulerons pas ce mariage ! »

Me retournant, je vis mon futur mari arrivé de l'aile gauche du palais. Il portait le costume de la Garde d'Argent, le plus grand régiment d'Extalia, fondé par le roi Karl VII. Ce régiment était sous les ordres direct de la Reine et était chargé d'assurer sa protection. Ce régiment était l'un symbole d'Extalia, formant et récompensant les soldats d'élites de la patrie, prêt à donner leur vie pour la reine. Happy avait choisi de porter le costume de ce régiment en l'honneur de mon père, Lily de Chimay, ancien général de la Garde d'Argent. Cela m'avait ravie, bien que n'ayant pas connu mon père, mon cher et tendre avait eu la délicate attention de revêtir le costume du régiment qu'il adorait tant. C'était un peu comme s'il était là pour mon mariage. J'étais tellement touchée que j'aurais pu en pleurer. Happy était donc vêtu d'un costume entièrement blanc sur lequel il abordait fièrement l'emblème de ce même régime : l'Aigle d'Argent. En l'honneur des Aigles des montagnes des Alpes, le fameux Aigle royal. C'est un des plus grande rapace du monde, capable d'attaquer des proies plus grandes que lui-même, tout un symbole. En tant que chevalier de l'ordre de la Rose de Löwen, il portait ruban rouge de l'ordre. A sa taille, il portait un fourreau fait d'or et de pierres précieuses dans lequel reposait une épée de valeur choisie par Happy lui-même, une épée d'un de ses ancêtres, symbole pour lui et son peuple. Et la touche finale de l'ensemble était la cape rouge qu'il abordait avec fierté.

Il était tellement beau. Magnifique, rayonnant comme un Dieu. Je n'en revenais pas, tant de prestance, tant de charisme ! Il avait l'aura d'un roi avec son costume, sa prestance et sa voix ferme.

-« Princesse Charles, cela fait plus de 3 longues années que j'attends de vous épouser. Je vous aime de tout mon cœur, ma douce. Ce mariage, je le désire du plus profond de mon cœur. Je m'y suis investi tout autant que vous, très chère. Je ne laisserai pas une averse gâcher le plus beau jour de notre vie, n'est-ce pas, ma reine ?» Me dit-il.

Je fus tellement émue que mes yeux s'embrumèrent et que, faisant fi du lourd protocole, je me précipita dans les bras d'Happy.

-« Oui, tu as raison. Désolée d'avoir voulu abandonner, Happy...Je souhaite depuis tant de temps me marier avec toi ! Nous ne pensions même pas cela possible...Alors oui, une petite pluie ce n'est rien contre tant de bonheur ! » Répondis-je.

-«Et puis, comme dit le célèbre adage mariage plus vieux, ou pluvieux en l'occurrence, mariage heureux ! » Me répondit-il en riant.

Lui seul savait me redonner espoir !

-« Nous tiendrons la cérémonie d'ouverture dans la salle de bal du Palais de l'étoile. Les invités doivent arriver pour 11 heures précise. Il est actuellement 8 heures et demi, nous devons donc tout redécorer pour rendre la salle acceptable pour un mariage royal. Récupérez tout ce qui peut l'être et servez-vous dans la réserve, il y a des décorations non-utilisées ! Je vous ferai gagner du temps en retenant les invités jusqu'à 11 heures et demi. Je compte sur vous tous et tiens à vous remercier des efforts que vous déployez pour mon mariage. Je saurai vous en être reconnaissante.» Déclarais-je.

-« La cérémonie religieuse aura lieu à 13 heures dans la chapelle royale qui est déjà prête mais il nous faut trouver une solution pour le vin d'honneur, Majesté. » Me dit Wendy, qui prenait des notes à toute vitesse sur son calepin argenté.

-« N'y aurait-il pas une salle pour les accueillir ? Nous ne manquons pourtant pas de place dans ce palais ! » M'exclamais-je.

-« 400 invités, ce n'est pas une mince affaire, Charles….» Soupira ma mère.

Soudain, Happy s'exclama :

-« Les tentes ! Les tentes que Charles avait commandés et qu'elle n'avait pas voulu mettre, faute de goût ! Nous pourrions les utiliser pour guider et répartir les invités de la chapelle jusqu'à la porte sud du palais et les accueillir dans la galerie d'ivoire ! »

-« Merveilleux, Freyr ! » S'exclama ma mère.

-« En tout cas c'est ce que Lucy dit ! » Me dit-il en me faisant un clin d'oeil et en me montrant son téléphone.

-« Faisons cela alors. Activez-vous ! Marquis, retournez dans vos quartiers et vous princesse suivez-moi, vous devez vous tenir prête ! » Ordonna Wendy.

Après avoir échangé un regard complice avec Happy, je la suivi dans les nombreux couloirs du palais afin de me préparer. Ma robe de mariée m'attendait déjà depuis trois an et demi dans sa housse de protection. Cette robe était la même que celle que j'aurai du porter si je m'étais marié avec Lector ce 13 août là. Je n'avais pas souhaité en faire de nouvelle, celle-ci était juste parfaite, tellement belle et digne d'une princesse. Et puis, vu le prix, je n'allais pas faire ma capricieuse et en recommander une ! Notre royaume se portait bien mais il ne fallait pas abuser, surtout avec le contexte mondial actuel, très incertain.

La différence avec la dernière fois que je l'avais mis fût cependant frappante. Je n'avais pas changé physiquement, j'avais pris de l'âge et quelques rides surement, quoique à 23 ans pas vraiment ! Ce que je vis face au miroir fut une femme épanouie, heureuse et sûre d'elle. Non pas un ventre pour la monarchie. Je me surpris à sourire et à rire toute seule, était-ce donc cela le bonheur ?

-« Je suis prête, Mère. » Dis-je en me retournant.

-« Oh, mon enfant, que vous êtes belle ! Vous avez vraiment l'air heureuse ! » Souffla ma mère, les yeux embrumés.

-« Je vais épouser l'homme que j'aime, Mère, rien ne saurait me rendre plus heureuse. » Lui répondis-je en soupirant.

Et tandis qu'elle nouait un ruban bleu sur mon corsage, elle me demanda :

-« Vous sentez-vous prête à devenir Reine ? »

-« Je pense que je ne me sentirais jamais assez préparé, cependant, je ne peux pas continuer à vous en imposer plus. Vous êtes reine depuis vos 18 ans, soit depuis 34 ans. Il est temps que vous vous consacriez un peu plus à vous-même, il est de mon devoir de reprendre le flambeau. Happy m'épaulera alors je n'ai rien à craindre. Je suis fort bien entourée, Mère. » Répondis-je.

-« Je suis fière de vous, Charles. Vous étiez une enfant merveilleuse et je suis sûre que vous serez une Reine qui marquera l'histoire .» Me dit-elle.

-« Merci, Mère. Je vous aime. » Murmurais-je avec émotion.

Regardant par la fenêtre, je me fis la promesse de devenir une reine sage et bienveillante, de faire mieux que ma propre Mère, et de garantir le bonheur de chacun. Il était désormais temps de concrétiser mon amour avec Happy, ce mariage pour lequel je m'étais battue.

Il était grand temps d'entrer en scène ! Avec mon plus beau sourire, je me dirigeai vers mon destin de Reine, cette fois-ci sûre de moi.

OOooOO

PDV Happy, quelques heures plus tard, église.

Premier temps fort de la matinée, l'arrivé de la Reine, de la famille de la mariée, et du mari. La Reine fit une entrée majestueuse, toute vêtue d'argent. Belle-maman était gentille mais j'avais quelques difficultés à me faire à son sérieux et à sa rigueur. Elle salua les invités et s'assied au premier rang. Du coin de l'œil je vis la fratrie Strauss me faire un petit signe. Puis, ce fut l'arrivée de ma propre famille. Oh je n'avais jamais vu les miens si bien habillés ! Déjà Papy Claus râlait à propos de ce protocole, qu'à son époque les mariages se faisait en une demi-heure, mais heureusement que maman savait le gérer. Ma mère était véritablement resplendissante aujourd'hui, tant de simplicité dans cette univers de paillette. Puis, ce fût aux témoins d'entrer. J'avais bien évidemment choisi comme témoin Natsu. Il avait l'air drôle dans ce costume qui ne lui allait pas. Comme second témoin j'avais choisi mon cousin, héritier de Löwen, Raffael Wagner, pour montrer au monde entier que je refusait mes droits à la succession de Löwen. Pour ce dernier, c'était l'occasion de se préparer et d'appréhender un peu plus son futur rôle de chef d'état. Il m'avait dit que cela ne le dérangerait pas de devenir Duc mais je me sentais tout de même coupable de lui infliger cela pour mon propre bonheur. Puis, ce fût au tour des témoins de la mariée, Lady Wendy Marvell et Lady Cherrya Brendy. Je fus surpris de voir à quel point Wendy avait grandit et ce qui me ravit le plus fût qu'elle soit venu au bras de Romeo, mon nouveau conseiller ! Cherrya était quant à elle accompagné d'Henry, son fiancé. Elle me glissa qu'elle n'en revenait pas d'être aussi bien rangée et déjà fiancée à 22 ans !

Je fus obligé de saluer tout le gratin présent, qui m'accordèrent tous leurs vœux de bonheur. Toutes les têtes couronnées d'Europe étaient présentes et je constata avec peine que la famille de Charles était nombreuse, très nombreuse. Puis, les derniers invités arrivèrent, dont nos amis de toujours. Tous étaient si intimidés d'être invités à un mariage royal ! C'était vraiment drôle à voir ! Les filles avaient les yeux brillants tandis que les garçons semblaient un peu plus réservé et je leur fis la recommandation de ne surtout pas perturber la cérémonie, ce qu'ils me jurèrent. Je glissa un coup d'œil à Erza, maintenant Erza Fernandez Milkovich, de les garder bien au calme et le sourire de cette dernière me rassura grandement.

L'horloge tournant, je me mis en place devant l'autel. La chapelle royale était magnifique. La première chose qui m'impressionna fut les vitraux au nombre impressionnant qui représentaient l'ascension de Karl D'Extalia au pouvoir. L'immensité des colonnes de pierres me faisait sentir si petit dans ce lieu chargé d'histoire. Les statues du lieu étaient plus belles les unes que les autres, vêtues de mille et une couleurs. Certaines d'entre elles représentaient des rois et reines célèbres et je me demanda si un jour Charles aurait sa place dans cette chapelle. L'autel blanc en marbre blanc était simple mais il était orné de mille roses blanches tout comme le reste de la chapelle. Ces milliers de fleurs donnaient l'impression de rêver. Jamais, un jour, je n'aurais pu rêver d'un mariage si somptueux ! Même si ce que j'attendais avec impatience était ma lune-de-miel avec Charles, ce moment n'en restait pas moins précieux pour moi. J'avais réservé une surprise de taille à Charles ! Un tour du monde ! Pendant 3 semaines, nous allions parcourir le globe ! Choisir un pays était trop compliqué et puis je suis sûr que Charles adorera cette idée, elle qui était si curieuse !

Soudain, l'assemblée s'agita et des exclamations de surprise s'élevèrent de l'extérieur de la chapelle. Alors ça y est, c'était le grand moment. Je me redressa, et déglutit, stressé comme pas possible.

-« Est-ce que je suis vraiment assez bien pour elle ? » Murmurais-je.

-« Allez, petit pote, fonce ! Aujourd'hui tu deviens roi ! Arrête de raconter des sottises ! Tu es digne alors sois confiant et prépare toi ! » Me dit Natsu en me frappant dans le dos.

Je porta mon regard au loin et vis la plus belle chose de ce monde. Mon Dieu, je du cligner des yeux une dizaine de fois et empêcher mes larmes de couler. Je fus submergé d'émotions comme jamais auparavant. Voir la femme que vous aimiez ainsi vêtue de blanc...Mon cœur se retrouva rempli de bonheur à la simple pensée d'avoir été choisi par cette femme pour devenir son partenaire. S'engager à vivre une vie à ses côtés ne m'avait jamais paru si doux. Oh Dieu, que j'étais l'homme le plus heureux et le plus chanceux du monde d'avoir une si belle compagne !

Elle descendit de la voiture avec grâce, son visage couvert par ses voiles. Prenant la main de son oncle, cette dernière se mit à avancer, au rythme de la musique vers moi. Sa robe était entièrement faite de dentelles dans lesquelles étaient brodés des motifs de perles. Ses motifs représentaient des fleurs de toutes beautés, ses fleurs qu'elle aimait tant. La robe présentait un décolleté qui me laissait le loisir d'admirer sa gorge et son magnifique collier de perles. Le décolleté de la dite robe en dentelle laissait place à un bustier cintré à la taille. Enfin, sa robe s'évasait sur les côtés avec des centaines de voiles de dentelles brodés qui s'étalaient sur plusieurs mètres de longueurs. Qui était donc cette sainte, cette déesse devant moi ? Je n'avais jamais autant ressenti son aura majestueuse qu'à cet instant. C'était donc cela une reine. Ma reine. Ma femme. Mon tout.

Elle arriva enfin à ma hauteur après ce qui me sembla être une éternité et je pus remarquer la complexité de sa coiffure sous les voiles de dentelles qu'elle portait. Un chignon bas dans lequel était incrusté des fleurs et de multiples bijoux. Sur sa tête trônait un magnifique diadème de diamants d'une valeur inestimable. Ainsi vêtue elle ressemblait à l'un de ses anges sur les peintures des murs de la chapelle. Une aura de pureté, blanche comme neige. Sous les voiles, je distingua un petit sourire gêné, et je l'entendis murmurer le rouge aux joues :

-« Comment me trouves-tu, Happy ? »

-« Absolument parfaite, j'ai un ange, que dis-je, une déesse, sous mes yeux. Avant de te voir arriver, je ne savais pas qu'il existait tant de beauté dans ce monde. » Murmurais-je, ébahi.

-« Merci, Happy. Toi aussi tu es magnifique, très séduisant, très digne. » Me dit-elle d'une voix douce.

Puis, la cérémonie commença enfin. Je n'en suivi pas grand-chose, trop centré sur Charles. Je souhaitais garder cet instant à jamais gravé dans ma mémoire, graver ces sentiments dans mon cœur à tout jamais. Cet instant de pur bonheur, ses regard complices, rieurs, embarrassés, passionnés, brûlant de désirs, muet de stupeur, douce proximité, destin liés.

Je ne reviens qu'à la réalité quand j'entendis le prêtre me demander :

-« Freyr Hallstein Wagner, souhaitez-vous prendre pour épouse Charles D'Extalia ici présente ? »

-« Oui, je le veux ! » M'écriais-je, d'une voix sûre.

-« Charles D'Extalia, souhaitez-vous prendre pour époux Frey Hallstein Wagner ici présent ? »

-« Oui, je le veux ! » Répondit-elle, la voix tremblante d'émotion.

Je lui passa donc la bague au doigt. Une magnifique bague en or à l'intérieur de laquelle était marqué nos noms et une date, celle de notre première rencontre à l'université en tant que Carla et Happy, non pas en tant que Charles et Freyr.

Lorsque je sentis ses délicates mains me passer la bague au doigt, je faillis m'effondrer en larmes. Mais il fallait que je tienne. Délicatement, je souleva ses voiles et je la vu enfin. Son visage et surtout son sourire, oh mon dieu son sourire, si beau, si délicat, si radieux. Son regard plein d'amour, son teint légèrement rosé, ses lèvres doucement maquillées.

Devant cette assemblée, devant le monde entier, je m'approcha d'elle et l'embrassa avec tout l'amour que je lui portais. Je garderai toute ma vie durant un souvenir impérissable de ce baiser. Un instant unique dans une vie, dans notre vie.

Prenant sa main, nous nous dirigeâmes vers la sortie de la chapelle. Nous étions désormais mari et femme. Que de bonheur. Nous traversâmes la longue allée sous les applaudissement du public. Quand les lourdes portes de la chapelle s'ouvrirent pour nous laisser passer, le ciel nous adressa sa bénédiction. Le temps si désastreux n'était plus et au travers des nuages gris se trouvaient des rayons de soleil qui pointaient telles des puits de lumières. Le spectacle que nous offrait le ciel était renversant. Je vis le visage de Charles s'illuminer lorsqu'elle aperçut un arc-en-ciel au loin. Était-ce donc toujours si beau le soleil après la pluie ?

Soudain, j'entendis ma belle murmurer d'une voix d'ange :

-« Happy, je veux te faire une promesse. »

-« Je peux te promettre l'univers si tu le souhaite.» Lui répondis-je, avec un sourire.

-« Je n'en demande pas autant. Je voudrais juste que nous nous améliorons par rapport à hier. Aujourd'hui, je serai plus forte qu'hier car je ne reculerai plus devant rien. Alors je t'en prie reste à mes côtés jusqu'à la fin. »

-« Charles...Je jure de te rendre heureuse et de te soutenir contre vents et marées. »

Ensemble, nous nous avançâmes donc d'un pas décidés, prêt à affronter notre destin désormais lié. Pour le meilleur et pour le pire.


Voilà, voilà, c'est la fin de ce dernier chapitre ! J'espère que vous avez apprécié cette fanfiction ! N'hésitez pas à laisser un commentaire, ça fait toujours plaisir et ça m'encourage à continuer d'écrire ! :)

Je voudrais maintenant vous parler de mes projets futurs. Tout d'abord, sachez que je continuerai d'écrire, toujours sur Charles et Happy ! Ma nouvelle fic a même déjà un titre : "La déesse blanche". J'ai déjà tout le scénario en tête, il ne me reste plus qu'à l'écrire ! :) Je pense profiter de la fin du confinement et de l'été pour écrire les 20 chapitres que comportera l'histoire. Si cela vous plaît je pourrai même envisager une suite, à voir. Je voulais juste vous prévenir que l'histoire sera plus mature, plus violente, plus triste que mes précédentes fanfictions. Je testerai un peu un genre nouveau. Voici donc un petit résumé pour vous faire attendre ! ;)

" Dans un monde post-apocalyptique, après une pandémie mondiale causée par un mystérieux virus qui prend le contrôle de ses hôtes, les transformant en sorte de zombies, l'humanité doit apprendre à survivre dans ce monde hostile. Dans le village de Fairy Tail, niché cœur des montagnes, isolé pour protégé sa faible population, apparaît soudainement trois étrangères dont une aux cheveux blancs. Serait-elle cette fameuse déesse blanche, dont la légende raconte qu'elle libérait l'humanité de sa malédiction, ou alors serait-ce au contraire un présage de mauvaise augure ? Suivons Charles dans ses combats à la découverte de ce monde, de ses secrets et de sa malédiction."

Voilà, voilà qu'en pensez-vous ? ^^

A la prochaine, sûrement en octobre, pour le premier chapitre de cette fic' !