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Hey les gens ! J'espère que vous allez bien :)
On se retrouve aujourd'hui pour le chapitre dix-sept de cette fanfic, en espérant que le précédant vous a plu et que celui-là vous plaira aussi :)
N'hésitez pas à me laisser une review pour me donner votre avis, ça me ferait super plaisir :)
Bref, je vous laisse à votre chapitre ^^
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Bonne lecture !
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Chapitre XVII : Les roses violettes.
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PDV Mei
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Le coeur battant, je tortillais mes doigts entre eux, nerveuse, les mains dans mon dos. Dans mon coin, j'observais le Patron au téléphone sans oser m'approcher de peur de le déranger. Il était magnifique... Il raccrocha et glissa une cigarette entre ses lèvres avant de poser son regard sur moi. Mon coeur manqua un battement alors qu'il brisa le silence qui régnait entre nous pour dire :
« Alors, pourquoi tu voulais me voir ? »
J'ouvrais la bouche pour parler, mais aucun son n'en sortit. Ma gorge était nouée, je me sentais ridicule sous son regard interrogateur. Les jambes tremblantes et mes mains toujours dans mon dos, je fis quelques pas dans sa direction alors qu'il demanda de son ton froid :
« Un problème avec Ame ? »
Mon fils était avec son précepteur en cet après-midi, par conséquent il n'était pas sous ma surveillance. Il n'y avait aucun problème, si ce n'était mes intentions en ce moment même. Je déglutis, et sans oser lui répondre, sortais mes mains de mon dos d'un geste brusque pour lui mettre devant le nez un bouquet de rose violette. Il sursauta : il devait sans doute imaginer que je cachais une arme plutôt que des fleurs.
J'avais choisi des roses car il en offrait toujours à Awa : j'en avais par conséquent conclu qu'elles devaient être ses fleurs préférées. Leur couleur violette exprimait le coup de foudre que j'avais eu pour lui quelques années auparavant lorsqu'il m'avait engagé. Il m'avait offert une nouvelle vie, il prenait soin de moi. Il était le père de mon fils. Et même si Ame n'était plus l'unique successeur de son affaire, ce que je regrettais, il restait son héritier mâle.
C'était sans doute désespéré de ma part d'imaginer qu'il puisse m'aimer, quitter Awa pour moi, mais je voulais tenter ma chance. L'amour que je ressentais pour lui était si puissant, si ardant ! J'avais le sentiment que si je gardais tout cet amour en moi, je finirais par en mourir. Je déglutis et baissais la tête, tendant toujours devant moi l'épais bouquet. Il me prit doucement les fleurs des mains en me regardant, fronçant les sourcils.
« Qu'est-ce qu'il te prend ?
-C'est pour toi.
-Je l'avais compris. Mais ça ne répond pas à ma question. »
Je gardais la tête baissée, le coeur battant, honteuse et comme figée par ma nervosité. Il jeta le bouquet sur le bureau et retourna s'assoir dans son fauteuil en croisant ses mains entre elles, ne me quittant pas des yeux.
« J'aime Awa. »
Ces mots me frappèrent en plein cœur, et je sentis les larmes me monter aux yeux. Il était froid, le dos droit, me regardant sans une once de compassion. J'étais stupide, pourquoi me choisirait-il moi plutôt qu'elle ? J'étais une simple pute. Rien d'autre. Je jouais avec mes mains et dis en retenant un sanglot :
« Je... je pensais que pour m'avoir choisi pour porter ton fils, tu... enfin tu... Je pensais que tu m'aimais peut-être ? »
Il ricana en s'adossant un peu mieux dans son fauteuil, comme si ce que je disais était la chose la plus hilarante qu'il n'ait jamais entendu. Je me sentais tellement ridicule... J'étouffais un sanglot en me levant de ma chaise, tremblante de honte et de chagrin. Il me regarda, son sourire moqueur gravé sur son visage.
« Je t'ai choisi car tu étais jeune et bien foutu. Ne vas pas t'imaginer des choses. Maintenant tu ferais mieux de rentrer et d'être dispo pour t'occuper de mon fils. »
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PDV Patron
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Qu'elle idiote... je ne m'attendais pas à ça. Certes, je voyais bien qu'elle me regardait en permanence, qu'elle m'admirait, mais pour moi ça n'allait pas plus loin. Et aujourd'hui, qu'est-ce qu'elle faisait ? Elle venait m'offrir des roses, comme si j'allais lui tomber dans les bras, comme si j'étais une gonzesse. Quelle stupidité ! J'avais peut-être effectivement fait une erreur en la choisissant et en la foutant en cloc. Après tout, c'était une gamine à cette époque ! Et même si aujourd'hui elle devenait peu à peu femme, elle avait toujours cette naïveté caractéristique des gosses.
Je soupirais doucement en regardais le bouquet de rose sur mon bureau. Peut-être que je m'étais montré insensible, mais je n'en avais rien à foutre. En tout cas, je pourrais offrir ce beau bouquet à Awa.
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Voilà, c'était le dix-septième chapitre, merci de l'avoir lu !
N'hésitez pas à me laisser un petit commentaire/review, ça m'aidera à m'améliorer !
Je vous souhaite une bonne semaine en attendant, on se retrouve samedi prochain ! :3
Amour et licorne *^*
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