Note: je ne sais pas si des gens ont encore les notification pour cette fic, mais je m'étais promis de finir la traduction et le fait que je n'ai aps continué me hantais depuis longtemps. Je vais essayer de finir ça vite.
Pour rappel: ce n'est qu'une traduction d'une fic existante, je ne suis pas l'auteur original ! Les liens sont dans le chapitre 1.
EPOV
J'attendis que Scarlet parte avant de finir de lire ses droits au criminel.
Je me raclais la gorge, « Comme je le disais, vous avez le droit à un avocat. Si vous ne pouvez pas vous procurer un avocat, il vous en sera commis un d'office. Est-ce que vous comprenez vos droits tel qu'ils vous les ont été énoncés ? »
Il resta silencieux et alors que le tournais pour lui faire face, je fus accueilli par un regard glacial.
Je lui souris froidement. « Rien à dire, hein ? On ne me l'avait jamais faite, celle-là. », dis-je en croisant les bras tout en gardant les yeux sur lui.
Il serait plus opportun d'attendre qu'Emmett et le reste de l'équipe vienne à moi plutôt que de trainer ce gars à travers tout le bâtiment. Moins de chance qu'il tente de s'échapper.
« Du coup, j'imagine que vous avez deviné que Mr. Waltman ne moufterait pas sur les vols. Qu'il préférait perdre de l'argent plutôt que de perdre sa clientèle en admettant qu'il s'est fait cambriolé. J'imagine que c'est un plan qui se tient, mais quand même risqué si l'on prend en compte toutes les variables qui pourrait – ou devrait dire – qui se sont mal passées. » dis-je en souriant légèrement. Son regard noir s'assombrit encore en voyant mon amusement grandir.
Il ricana. « Le plan était parfait, cet idiot de conservateur n'y connais rien en sécurité. On aurait pu se la couler douce pour le reste de notre vie, nous trois. » lâcha-t-il, brisant son silence.
Quelque chose me fit tiquer et je m'arrêtai net.
« Une seconde, est-ce que vous veniez de dire « nous trois ? », demandais-je avec urgence, les yeux écarquillés.
Mais il ne dit rien. Il n'en avait pas besoin j'entendis un craquement venant de derrière moi, suivi par le bruit sourd de pas lourds, et très proches.
En une fraction de seconde, mes yeux s'agrandirent et je me retournai, sortant simultanément mon arme de son holster.
Aussitôt brandie, elle fu arraché de ma main par un coup et dégringola à travers la salle, où elle percuta un portoir à bijoux en verre qui éclata en mille morceaux sous l'impact.
Mes yeux la suivirent automatiquement, et lorsque je me retournai, je fus accueilli par un large poing approchant mon visage à une vitesse alarmante. Je l'esquivai, entendant pratiquement le « woosh » au-dessus de ma tête alors qu'il rata sa cible.
Je me redressai, mais cette fois avec mes palmes brandies pour bloquer un autre coup.
Une petite part de moi se demanda pourquoi aucune alarme ne s'était déclenchée. Une chambre forte de cette qualité serait normalement en train de résonner de son en ce moment.
Je n'eus qu'une fraction de seconde pour évaluer mon attaquant, et je n'aimai pas ce que je vis. L'homme était encore plus large qu'Emmett en stature, et l'expression sur son visage donnait l'idée que les chose n'allait pas bien se passer pour moi si le combat continuait.
Je gardai les palmes ouvertes toujours positionnées devant moi en position défensive. « Monsieur, je suis un agent fédéral, je vais vous demandez d'arrêter. », avertis-je d'une voix calme. C'était ma dernière chance d'en finir avant que ça finisse en combat au corps-à-corps.
« Botte lui le cul, Joey ! », s'exclama le voleur menotté derrière moi. Il n'aidait pas la situation.
La seule de réponse de ''Joey'' fut de m'envoyer un autre coup de poing. Ma formation au combat rapprochée pris le devant : ma palme droite s'élança pour contrer son poing.
Mes yeux s'écarquillèrent en sentant la force derrière son coup et un petit grognement m'échappa. Il continua avec sa main gauche plus rapidement que je ne l'avais anticipé, et je n'u pas la chance d'esquiver celui-ci.
Il fit contact avec ma mâchoire et je trébuchai en arrière, un flot d'injures dans ma tête alors que je sentis immédiatement l'onde de choc de douleur vibrer dans l'os de ma mâchoire.
Je sentis le gout du sang mais l'ignorai, décidant que la brute qui fonçait vers moi était plus inquiétante.
Je l'évitai, restant de justesse hors de sa portée, le contournant et amenai mon coude droit sur un point de pression dans son dos.
Si je n'étais pas rassuré avant, ça ne comparait pas au moment ou je réalisai mon coup qui aurait fait s'écrouler un ennemi normal, n'eut aucun effet.
Il se retourna rapidement, et je déglutis lorsque je vis l'expression encore plus hostile qu'auparavant sur son visage.
'Oh merde.'
Avant que je ne puisse réagir, sa main fusa et attrapa le devant de ma chemise dans une poigne de fer. Mes mains s'agrippèrent à son poignet, essayant de m'arracher à son emprise. Je sentis mon poids s'alléger de plus en plus sous mes pieds alors qu'il se transférait sur son bras.
Sans beaucoup d'effort, il me jeta rapidement, je me retrouvai lancé contre un présentoir en verre et le sentis craquer sous mon corps. Je retins un grognement j'allais avoir de sacrés bleus le lendemain. Je ne m'attardai pas sur le fait que mon costume venait de me sauver d'une centaine de point de sutures, et me concentrai plutôt sur le fait que j'avais besoin d'une nouvelle tactique. Rapidement.
Je fus distrait de mon adversaire lorsque j'aperçu du coin de l'œil le voleur que j'avais menotté courir vers la porte.
J'étais sur le point de lui crier d'arrêter lorsque je fus forcé de rouler sur le côté quand un morceau de métal fusa dans mon champ visuel, traversant l'endroit où j'avais été un instant auparavant.
Il ne me fallut qu'une seconde pour reconnaitre l'objet en métal : une fine barre de tôle qui servait à maintenir les présentoirs, maintenant détruits.
Appuyé sur mes coudes, je levai les yeux juste à temps pour le voir faire tournoyer la barre de métal vers mois telle une hache à une vitesse spectaculaire.
A bout de souffle, je brandis mon avant-bras au-dessus de moi par reflexe pour me protéger la tête, fermant les yeux en attendant que le coup vienne.
Mais il n'arriva jamais.
Confus, j'ouvris les yeux. Ils s'agrandirent lorsque je vis la scène en face de moi.
A la place de gars à la taille d'un rhinocéros menant brandissant cent cinquante centimètres de métal, je vis le même gars, mais cette fois Scarlet accroché dans son dos, ses bras entourant son coup dans une féroce clé de bras.
Je restai bouche bée pendant un moment.
« Poursuivez-le », cria-t-elle d'une voix bourrue, faisant allusion à l'autre voleur tout en maintenant son emprise.
J'hésitai pendant un moment, indécis entre faire la chose logique et ce que mes émotions me dictaient de faire.
« Allez-y Edward », s'exclama-t-elle encore.
Après une dernière milliseconde d'indécision, je me relevai et sprintai hors de la salle à la poursuite du premier voleur.
Je devais l'attraper rapidement je n'étais pas sûr de combien de temps Scarlet pouvait tenir. Le plus tôt je l'arrêtai, le plus tôt je pouvais la rejoindre.
En tournant au bout du couloir, je le retrouvai en train de donner des coups de pieds sur une porte, les mains toujours liées derrière le dos.
Il me jeta un coup d'œil alors que je courrais vers lui, et redoubla d'effort pour ouvrir la porte.
« Je ne crois pas non », dis-je, agrippant son t-shirt au niveau de l'épaule et le tirant loin de la porte.
Il se débattu, hurlant des profanités et diverses choses sur ma mère, trouvant chaque occasion pour essayer de me donner des coups de pieds.
Je cherchai rapidement autour de moi, ouvrant plusieurs portes tout en maintenant une firme emprise sur lui, et je trouvai finalement ce que je cherchai – un placard à balais.
« Vous avez le droit de garder le silence alors fermez-là maintenant. » dis-je en le balançant à l'intérieur, claquant la porte derrière lui.
Je tirai une table à proximité devant la porte, l'enfermant pour le moment présent.
Sans perdre de temps, je fis demi-tour en direction de la chambre forte et couru.
BPOV
Mon emprise autour de son cou était de fer je courbai mon coude pour affermir ma clé de bras. Il commença à tourner et s'agiter et ça devenait de plus en plus difficile de maintenir ma prise.
Une brève pensée me traversa l'esprit, 'Yep, j'aurais carrément du sauter par la fenêtre quand j'en ai eu l'occasion.', avant de me reconcentrer.
Si je ne gardais pas une pression constante sur les artères de sa nuque, il n'allait pas s'évanouir, et je serais dans la merde.
Il s'agita encore une fois et avant que je puisse comprendre ce qu'il faisait, j'eu le souffle soudainement coupé alors qu'il recula violement contre le mur derrière.
Je vis des étoiles danser devant mes yeux alors que j'haletai. Je fus assez désorientée pour que mon emprise se relâche alors que j'essayai de regagner mes esprits.
Il réussi à m'attraper par derrière, et je réalisai qu'il m'arracha de son dos et me jeta par-dessus son épaule sur le sol.
Je sentis ma peau se percer lorsque j'atterris sur du verre brisé et essayai de ne pas grimacer.
Je n'eus pas le temps de m'en remettre et siffla entre mes dents quand je sentis le coup percuter mon estomac puis tentai de me rouler sur le côté pour échapper à ses coups de pieds.
'Fils de-'
J'haletai quand un autre coup m'atteint au niveau du bas du dos, près de mon rein. J'entrouvris les yeux et vis quelques choses à travers ma vision brouillée. Le pistolet d'Edward.
Je rampai rapidement, essayant de m'approcher de l'arme, mais n'avançai pas très loin lorsque je sentis une main autour de ma cheville me tirer en arrière.
'Je commence à en avoir ral le cul'
Je me retournai sur le dos et balançai mon autre jambe, le frappant à la tempe avec mon talon aiguille, ressentant une grande satisfaction lorsque je sentis sa prise se relâcher et je fus capable de me libérer la jambe.
Sans perdre de temps, je me relevai et mis de la distance entre nous. Je courus puis me hissai par-dessus l'un des comptoirs, glissant sur le verre pour atteindre l'autre côté.
L'adrénaline coulant dans mes veines était suffisante pour ignorer la douleur qui allait certainement arriver.
J'évitai un morceau de verre qui fusa vers moi, siffla à mon oreille et se planta dans le mur derrière moi.
« Ah mais sérieusement ! », je grognai en le voyant attraper d'autres gros morceau de verre pour les lancer vers moi. J'esquivai, évitai et évadai à plusieurs reprises, évitant de justesse chaque tesson.
Alors qu'il se pencha une nouvelle fois pour prendre plus de morceaux, un Edward paré de son tuxedo le tacla par la taille.
« Il était temps, putain ! » m'exclamai-je.
« Eh bien désolée, j'étais un peu occupé », dit-il d'une voix tendue alors qu'il essayait de renverser son assaillant, sans vraiment trop réussir.
Quelques moment plus tard, ils se débattaient sur le sol, et je sautai dans l'action. Je replaçai mes mains sur le comptoir pour m'y hisser par-dessus.
Je courus vers là où j'avais aperçu l'arme d'Edward pour le chercher.
'Où est-il passé bon sang ?'
J'entendais leur lutte et rapidement je me mis à quatre pattes pour chercher plus minutieusement.
Je le vis dans un petit espace entre le bas de l'étagère et le sol, et en déduisit que quelqu'un avait dû le dégager par inadvertance pendant la bataille.
Je tendis le bras, mes muscles protestèrent, et sentis le bout de mes doigts effleurer brièvement le métal frais, juste en dehors de ma portée.
Je tournai la tête et vis que la roue avait tournée pour la bagarre d'Edward. Il était maintenant situé sous l'assaillant dont les mains étaient autour de son cou.
La peur m'envahi pendant un moment et je redoublai d'effort, étirant d'autant plus mon bras en dessous de l'étagère, touchant à peine l'arme plusieurs fois avant de réussir à l'attraper et la retirer de dessous le comptoir.
« Edward », l'appelai-je, gagnant son attention tandis que je lui fis glisser l'arme vers lui.
Il l'attrapa tout en reversant le voleur, faisant jouer le mécanisme d'armement et la plaça contre le torse de l'homme.
« Je recommande que vous vous calmiez. » dit Edward à bout de souffle, pressant le pistolet avec insistance contre la poitrine de l'homme.
Après quelques secondes tendues, l'homme s'immobilisa à contre-cœur.
Ma tête se reposa contre le sol alors que je m'allongeai sur le sol de la chambre forte, respirant fortement mais avec une sensation de profond soulagement.
« FBI ! » Je tournai la tête vers l'entrée de la salle et vis Emmett et sa petite troupe débarquer.
« Ah, c'est maintenant que vous arrivez ? », dis-je légèrement essoufflée en levant les bras pour les laisser retomber sur le sol dans un mouvement d'exaspération.
J'entendis un ricanement sur ma gauche, et tourna la tête pour voir Edward me sourire, penché, les mains sur les genoux et hors d'haleine.
EPOV
« Tu sais, t'as vraiment un timing pourri. » lui dis-je pendant que l'un des voleurs se faisant embarquer à l'arrière d'une voiture de police.
« Désolé pour ça, ça nous a pris un moment de sécuriser la salle à l'extérieur après que le signal de l'oreillette se soit brouillé. », il répondit, fermant la portière derrière le criminel avant de claquer la paume de sa main deux fois sur le toit de la voiture qui se mis en branle et s'éloigna du trottoir.
« Ouais, au moins vous vous êtes pointés, même si je pense que Scarlet l'a encore en travers de la gorge. », ajoutai-je en souriant.
Ça le fit rire. « Ouais, d'ailleurs où est Madame Bottage de Cul ? », demanda-t-il, tournant la tête à droite et à gauche pour l'apercevoir.
« Elle n'est pas loin de l'ambulance, les paramédiques sont en train d'examiner le gars qu'elle a assommé. », répondis-je en tournant mon regard dans sa direction.
Il acquiesça, un air intéressé sur le visage. « Du coup, qu'est-ce qu'il s'est passé exactement après que l'oreillette ait malfonctionné ? », dit-il en levant un sourcil.
Gêné, je me raclai la gorge et m'éloignai du van contre lequel je m'étais adossé, « Je vais aller voir ce qu'il se passe là-bas », et je dirigeai vers les paramédiques.
« Oh, donc quelque chose s'est passé ? », insista-t-il avec un grand sourire aux lèvres alors que je m'éloignai.
« Eh Ed, attends une seconde ». A contre cœur, je me retournai et le vis farfouiller à l'arrière du van du FBI à la recherche de quelque chose une fois trouvé, il se retourna pour me le lancer.
Je l'attrapai facilement et reconnu immédiatement un nouveau traceur de cheville pour Scarlet.
« Merci. » dis-je, ayant complètement oublié qu'elle n'en portait plus, mon esprit ailleurs.
Je tripatouillai le morceau de plastique alors que je marchais, mon esprit vagabondant sur le moment dont je ne voulais pas parler à Emmett.
Mon cerveau était en train de l'analyser, morceau par morceau pour tenter de comprendre. Quand j'arrivai près des paramédiques, j'étais tout aussi perdu qu'avant.
« Hey », me salua-t-elle lorsque j'atteins l'arrière de l'ambulance.
Je levai les yeux sur bracelet de cheville que j'avais par inadvertance pendant tout le trajet.
Je répondis par un petit sourire, mon regard tourné vers les paramédiques qui prenaient le pouls du voleur inconscient.
« Il va s'en sortir ? », leur demandai-je avec inquiétude.
L'un d'eux leva la tête vers moi, « Oui, il ira bien, juste un petit mal de crâne. », dit-il en tournant le regard vers Scarlet avec un air accusateur.
Je me tournai vers Scarlet qui ne me regardait pas moi, mais le bracelet dans mes mains.
J'observai ses yeux pendant un moment, et il y avait quelque chose dans son expression que je ne comprenais pas.
Je me raclai la gorge, la faisant lever la tête vers moi, et remarquai que son expression d'avant avait disparu.
Ce fut à ce moment que je remarquai sa posture étrange. Son poids était réparti sur son côté droit et sa main gauche était appuyé contre sa poitrine, entournant la partie haute de son bras.
« Vous allez bien ? », demandai-je en la regardant avec insistance.
« Ouais, ça va. » répondit-elle vivement, « Vous voulez que je mette ça ? » demanda-t-elle et il me fallu un instant pour réaliser qu'elle parlait du traqueur.
« Oui. » acquiesçai-je, secouant légèrement la tête pour m'éclaircir les esprits, hésitant une fraction de seconde avant de me baisser pour le ré-attacher à sa cheville.
Je me redressai après m'être assuré qu'il était bien sécurisé, et étais sur le point de dire quelque chose lorsque je remarquai qu'elle paraissait plutôt pâle.
Mes yeux se fixèrent sur la main qui couvrait son bras.
« Nous devrions probablement y aller. » Elle se retourna et fis un pas en avant, « On n'a pas-»
Mes yeux se plissèrent, pleins de suspicion et je tendis la main pour attraper sa sienne qui recouvrait son bras, mes yeux s'écarquillant lorsque que je vis du sang.
« Scarlet », m'exclamai-je, utilisant mon autre main pour la tourner vers moi.
« Quoi ? » dit-elle, essayant de cacher de nouveau son bras, réussissant à peine à masquer sa grimace.
« Comment ça 'quoi ?', vous saignez ! », dis-je en la tournant encore vers moi pour mieux voir son bras.
Mon éclat de voix gagna l'attention des paramédiques qui abandonnèrent immédiatement ce qu'ils étaient en train de faire pour se dépêcher de nous rejoindre.
« Ce n'est rien. » dit-elle. Je notai que sa peau être encore plus pâle que d'habitude.
« Ce n'est absolument pas 'rien' » la contredis-je, « Vous pouvez l'aider ? », ajoutai-je en m'adressant aux paradémiques et montrant Scarlet de la main qui les évaluait avec un air sceptique.
Ils la firent assoir à l'arrière lance et s'occupèrent immédiatement de la large entaille sur le haut de son bras.
« Comment est-ce arrivé ? », lui demandai-je, observant les infirmiers sortir une paire de forceps et retirer des petits morceaux de verre de la plaie, ce qui répondis à ma question.
« J'ai atterri sur du verre », dit-elle en tentant d'hausser les épaule avant de réaliser que ce n'était pas forcément la meilleure idée de faire ça pendant que les paramédiques s'apprêtaient à retirer les tessons.
« Pourquoi ne m'en avez-vous pas parlé ? A moi, ou n'importe qui d'autre d'ailleurs ? », questionnai-je, me demandant pourquoi diable elle avait essayé de le cacher et de refuser de l'aide médicale.
Elle grimaça lorsque l'un des infirmiers appliqua un coton d'alcool sur sa plaie.
« A-t-elle besoin de sutures ? », lui demandai-je, mes sourcils froncés d'inquiétude.
Elle tourna brusquement la tête vers moi, les yeux écarquillés avant de regarder le paramédique.
« Non, pas la peine, un simple bandage suffira. » informa-t-il et je vis Scarlet se relaxer instantanément.
Il fouilla dans son sac médical et sorti un rouleau de bandages blancs. Attentif, je l'observai enrouler le bandage autour du bras de Scarlet jusqu'à ce que la plaie soit complètement recouverte. Elle le fixait avec des yeux d'aigle, extrêmement tendue, mais son visage commençait à reprendre des couleurs. Dès qu'il eut finit, elle se leva rapidement pour se positionner à mes côtés, pressée de s'en aller.
« Okay, on peut y aller maintenant ? », pressa-t-elle, les sourcils levés, en me regardant moi et le paramédique.
« Eh bien, ça dépend. », répondis-je en croisant les bras.
« De quoi ? » s'exclama-t-elle, incrédule.
« De si vous avez d'autres blessures qui nécessitera un arrêt aux urgences sur le chemin du retour, ou pas. », dis-je, les bras toujours croisés, en plissant les yeux.
« Rien dont vous devez vous préoccupez », retourna-t-elle avec un air qui signifiait clairement 'pourquoi est-ce ça vous importe autant ?', et me dépassa pour aller vers la voiture.
J'exhalai, sans m'être redu compte que j'avais retenu ma respiration
'C'est bien la question, n'est-ce pas ?'
Pourquoi donc ça m'importait autant ?
EPOV(quelques heures plus tard)
Mes jambes dépassaient du toit de l'immeuble, se balançant librement dans l'air. Mon nœud papillon était défait, et pendouillait autour de mon cou.
Je venais m'assoir régulièrement sur le toit l'immeuble de mon appartement depuis que j'avais emménagé. La vue était incroyable, et c'était l'endroit idéal pour réfléchir.
Je portai la bouteille de bière à mes lèvres pour prendre une longue gorgée, repensant aux évènements des dernières vingt-quatre heures.
J'avais un bleu de la taille d'une balle de baseball sur la joue, et j'avais l'intuition que j'allais devoir manger liquide pendant la prochaine semaine jusqu'à ce que ma mâchoire arrête de me faire mal.
J'avais réussi à retirer la plus grande partie des morceaux de verre de mon tuxedo, satisfait de voir qu'il n'était pas aussi endommagé que j'avais imaginé.
Les criminels étaient en sécurité derrière les barreaux, et prêts à être prosécutés. Les bijoux volés avaient été récupérés et rendus à leur propriétaires.
…
Mais ce n'étais pas ce à quoi mon esprit voulait penser.
Non, mon cerveau voulait penser à ce qui s'était passé avant que les criminels eurent été menottés. Avant la folie de la chambre forte.
Le souvenir rejouait dans ma tête encore et encore. Ses mains. Ses lèvres…
Je secouai la tête pour dissiper le brouillard.
J'avais encore du mal à analyser le baiser.
Une part de moi prenait le parti que ce ça ne voulait rien dire. C'était la seule chose qui pouvait nous 'sauver' de notre situation. Que je réagissais beaucoup trop pour quelque chose d'insignifiant.
Mais une autre partie…
Eh bien, cette autre partie favorisait l'idée que ce n'était pas rien. Que je n'extrapolais rien de son attitude à ce moment-là.
'Bon sang mais qu'est-ce que tu fous ?', hurla la première partie de mon esprit. 'C'est une criminelle !'
'Mais si elle n'était pas qu'une criminelle pour toi ?', contra la deuxième partie.
Je soupirai longuement et englouti ce qui restait de ma bière, toujours aussi perdu qu'avant.
Je devais vraiment être à l'ouest, parce que je manquai avoir une crise cardiaque lorsque j'entendis une voix derrière moi.
« Je peux me joindre à vous ? », demanda-t-elle. Ça fait un long moment que j'avais arrêté de me demander pourquoi je n'arrivais pas à l'entendre approcher.
Je l'observai un moment avant que je retrouve mes esprits et que je réalise qu'elle avait posé une question.
« O-ouais. Allez-y. », dis-je, la regardant, attentif, s'approcher et s'assoir sur le rebord quelques centimètres à ma droite, les bras croisés reposant sur l'un des barres en métal de la rambarde. Elle avait enlevé la robe moulante et les talons aiguilles, portant à la place un jean et un simple t-shirt. J'étais soulagé de ce changement d'attirail, je n'étais pas sûr d'avoir été en mesure de me concentrer sinon.
Je me raclai la gorge, et tendis le bras derrière moi pour attraper une des bouteilles pour l'offrir à Scarlet, mais elle secoua la tête.
J'haussai les épaule et plaça la bouteille rejetée sur le sol cimenté à côté de moi.
Silence.
Après quelques instants, je me décidai à le briser et me raclai la gorge une nouvelle fois, « Comment saviez-vous que j'étais là-haut ? ». Mes doigts tapotaient la bouteille, seule indication de ma nervosité.
Je la regardai, elle observait le spectaculaire panorama en face de nous que j'avais vu des centaines de fois mais qui ne cessait de m'impressionner.
« Je ne savais pas. » fut sa simple réponse. Comprenant qu'elle n'allait pas en dire plus, je détournai le regard sur la vue en face de moi.
Le vent souffla doucement sur mon visage, apportant avec lui le son de la vie de la nuit de Chicago. On entendait le faible bourdonnement d'un club de nuit quelque part dans la rue d'en bas, des voitures qui sifflaient, et bien sûr, quelques sirènes. Les gratte-ciels remplissaient l'horizon sombre, l'illuminant de quelques carrés de lumières brillantes. C'était étrangement apaisant.
« En général je viens ici pour réfléchir. », admis-je dans le silence, lui jetant un coup d'œil pour jauger sa réaction. Si elle était surprise, elle ne le montra pas.
Quelques moments plus tard, je l'entendis demander « Réfléchir à quoi ? »
Une cloche sonna au loin, m'alertant doucement qu'il était minuit.
Je haussai les épaules en réponse, refusant d'admettre que l'objet de mes pensées était juste à côté de moi.
« Et vous ? Que faites-vous là ? », interrogea-je en tournant ma tête vers elle.
« Vous savez quoi, j'en prendrais bien une au final », dit-elle, décroisant les bras pour attraper la bouteille à côté de moi. Sa tentative d'éviter la question me fit sourire.
« Tenez ». Je commençai à fouiller dans mes poches pour le décapsuleur sur mon porte-clé.
A la place, d'une une main experte, elle utilisa la rambarde en métal pour faire levier et ouvrir la capsule de la bouteille en temps record, et pris une gorgée.
« Ou pas. » rigolai-je. Elle ne cesserait donc pas de me surprendre.
« Ou avez appris à faire ça ? » demandai-je avec un sourire impressionné.
« Mon père », répondit-elle avec un petit sourire.
Silence.
J'apportai la bouteille à mes lèvres pour cacher ma surprise. Elle ne parlait jamais de son passé. Jamais. Ma curiosité était piquée.
J'hésitai une seconde avant de parler. « C'est lui qui vous a appris le reste de vos talents ? ». Je souris, forçant de l'humour dans mon ton pour déguiser mon intérêt. Je me demandais combien elle allait m'en dévoiler.
Elle arborait toujours un petit sourire aux lèvres lorsqu'elle secoua la tête, regardant toujours aux gratte-ciels au loin, le vent ébouriffant ses cheveux.
« Non. Mes parents étaient différents. » Sa voix était distante. Nous regardions tous les deux la même scène, mais quelque chose me disait qu'elle voyait quelque chose de complètement différent.
L'utilisation du passé 'étaient' ne m'échappa pas. Je pris une autre gorgée, me disant que j'étais peut-être allé trop loin.
Je déglutis avec difficulté, incertain de comment continuer la conversation.
« Tout à l'heure… dans la chambre forte, pourquoi ne vous êtes-vous pas arrêtée au premier voleur ? Vous avez dû passer devant lui avant de revenir pour moi. » questionnai-je, changeant de sujet de conversation.
Elle rit, « On dirait presque que ça vous dérange. Désolée d'avoir pensé que de sauver vos fesses était plus important sur le moment. ». Elle prit une gorgée de sa bière avec un sourire.
« Hey, je maitrisais parfaitement la situation. » rétorquai-je avec un ton faussement offensé, mais avec un sourire égal au sien sur mes lèvres.
« Oh oui, vous l'aviez dans le creux de votre main, c'est sûr. C'est une tactique intéressante que vous avez, comment elle s'appelle ? Être lâche et se cacher ? » se moqua-t-elle. Le coin ses lèvres était tourné vers le haut dans un sourire narquois. Ça commençait à devenir un de ses sourires que je préférais, même si c'était à mes dépends la plupart du temps.
« J'avais un plan », me défendis-je.
« Mmmhhmm, bien sûr. Vous savez quoi, la prochaine fois j'attendrais que les méchants vous aient tabassé à mort avant de m'interposer. » dit-elle d'un ton complètement sérieux, son sourire moqueur toujours proéminent.
« Merci. C'est tout ce que je demande. » dis-je avec un petit rire, m'étonnant du ton léger de la conversation. C'était inhabituel que je ris autant d'un seul coup.
Je soupirai, mais pas par dépit, simplement pour remplir le silence. Le bourdonnement de la vie nocturne remplit mes oreilles à nouveau et je respirai l'air frais de la nuit.
Je l'entendis se racler la gorge, « Vous n'avez pas répondu à ma question. » Je pouvais entendre le sourire dans sa voix, et me tournai pour la regarder d'un air suspicieux.
Je levai les sourcils, « Quelle question ? »
« Quand je vous ai demandé à quoi vous pensiez quand vous venez ici. » Elle but une longue gorgée en maintenant le contact visuel.
Je déglutis, détournant les yeux.
« Qui a dit que je suis venu ici avant ? »
Elle me lança un regard.
« Okay, d'accord. », capitulai-je avec un soupir vaincu, « Je viens ici quand j'ai la tête pleine, souvent après une affaire difficile. »
Elle hocha la tête doucement, comme si c'était ce à quoi elle s'attendait.
« J'imagine qu'aujourd'hui compte pour l'un de ces jours. » dit-elle en me regardant.
Ses yeux passèrent sur quelque chose sur mon visage et je vis un autre sourire percer ses lèvres.
« Il vous a pas raté. » dit-elle en tendant doucement sa main libre et avant que je ne percute, elle plaça le bout de ses doigts sur ma mâchoire, effleurant légèrement le bleu. Je sentis un petit frisson me traverser le corps, sachant pertinament que ça ne venait pas de l'air frais de l'extérieur.
Je déglutis, une partie de mon cerveau se délectant de son toucher apaisant sur ma peau sensible, l'autre partie m'avertissant que je glissais vers une situation dangereuse très rapidement.
Son pouce traça les contours de ma mâchoire, aussi léger qu'une plume et je fermai les yeux à la sensation.
Tout d'un coup, je sentis sa main s'arrêter.
« Je devrais y aller. »
Mes yeux s'ouvrirent brusquement et je me raclai la gorge, l'observant se relever.
'Ne vous an allez pas.' Pensa une partie de mon esprit.
J'aurais pu dire un million de choses pour essayer de la faire rester, mais j'hésitai.
'C'est un territoire dangereux.', pensa une autre partie de mon cerveau.
Finalement, je me serais contenté de dire n'importe quoi.
Mais les mots restèrent coincés dans ma gorge, et je ne fis que rester assis et la regarder s'en aller par porte du toit.
'Tu n'es qu'un idiot.'
Difficile de contredire ça.
BPOV
Je passai par la porte du toit et la fermai derrière moi, m'adossant contre elle en fermant les yeux.
Je relâchai le souffle que j'avais retenu.
'Scarlet, qu'est-ce que tu fous, bordel ?', mes pensées demandèrent.
C'était la question dont j'aimerais avoir la réponse.
