Hello, hello, voilà la suite ! Bon, le dernier n'était pas bien joyeux, j'espère que vous aimerez plus celui-ci !
A tout de suite, bonne lecture ;)

Disclaimer : JKR possède l'univers et quelques personnages, le reste m'appartient

- La Fouineuse -


CHAPITRE 18

Tu peux pleurer son départ
Ou tu peux sourire parce qu'elle a vécu

Tu peux fermer les yeux, et prier pour qu'elle revienne
Ou les ouvrir, et voir qu'elle est partie

Tu peux pleurer son départ, être vide et tourner le dos
Ou tu peux faire ce qu'elle aurait voulu

Sourire, ouvrir les yeux, aimer. Et aller de l'avant

OoOoO

Il était seul. Seul dans le cimetière de Greyfriards Kirkyard où, une heure plus tôt, avait eu lieu l'enterrement de Narcissa Malefoy.

Plongé dans sa tristesse, il n'entendit pas les deux personnes approcher derrière lui. Blaise et Hermione s'arrêtèrent quelques mètres derrière le blond, et restèrent ainsi sans bouger, en silence, pendant quelques minutes, avant que Drago n'ouvre la bouche :

« Je ne lui ai jamais dit. Je ne lui ai jamais dit que je l'aimais. Même après trente ans, je n'ai jamais osé le lui dire. Et je n'en aurai plus jamais l'occasion maintenant. C'est la faute de mon père si elle s'est fait tuer, mais c'est aussi la mienne de ne pas avoir su la protéger comme je devais. »

Il se retourna vers ses amis, une unique larme perlant sur sa joue.

« Je le tuerai. Même si c'est la dernière chose que je fais de ma vie, je jure que je tuerai cet enfoiré. »

Il s'avança et se dirigea vers ses deux amis qui l'enlacèrent, puis partirent tous les trois.

OoOoO

Ils transplanèrent dans le jardin du Manoir.

« Drago...? » fit Hermione au bout d'un moment.

Ce dernier releva la tête.

« Tu... Tu te souviens quand... Qu'elle t'a parlé de quelque chose, dans un coffret de sa chambre ?
- Oui, je ne suis pas encore allé voir.
- Tu veux qu'on t'y accompagne ? »

Drago hocha la tête, et ils se levèrent avant de se diriger vers l'entrée de la demeure. Les lieux avaient été nettoyés, mais Hermione sentit la main de Drago se crisper dans la sienne, et elle la serra plus fort, comme pour lui donner du courage. Il lui adressa un faible sourire, puis ils se dirigèrent vers la chambre de Narcissa. Avant d'entrer, Drago se stoppa et dit :

« Est-ce que... Ça vous dérangerait de m'attendre là ?
- Non, t'inquiètes pas, on reste là. » répondit Blaise.

Ils laissèrent Drago entrer seul. Quelques minutes plus tard, il ressortit avec un coffret en bois, peint dans des nuances de verts. Ils redescendirent dans le salon, où ils se posèrent sur le canapé.

A l'intérieur étaient gardés une magnifique bague, sertie de diamants ainsi que d'une émeraude, ainsi qu'une lettre. Hermione et Blaise le laissèrent la lire tout seul.


Ma Cissy,

Si tu lis cette lettre, c'est qu'il est trop tard pour moi de revenir vers toi, et de gagner ton pardon.
Car c'est bien la seule chose qu'il me faudrait en ce moment. Ton pardon pour t'avoir blessée, pour t'avoir trompée, pour t'avoir fait prendre part à tout ça. C'est bien le seul point positif que toutes ces années de prison m'auront apporté : j'ai ouvert les yeux, j'ai pris conscience des actes que j'avais commis.

Un jour, tu m'as demandé ce que je changerais dans le monde si j'en avais le pouvoir, et je t'ai répondu que j'avais tout ce que je désirais. Si tu me reposais la question aujourd'hui, je dirais que j'effacerais de nos vies ces trente dernières années que j'ai passées à chercher un but vain et inutile, pour pouvoir les passer avec toi. Et avec Drago.

Finalement, la vie fait bien les choses. J'ai passé ma vie à agir pour être heureux dans un monde envahi par les ténèbres, et ce n'est que maintenant que j'en suis empêché que je m'aperçois que les deux seuls objets de mon bonheur étaient là, sous mes yeux, pendant tout ce temps. Et que ces ténèbres que je convoitaient tant avaient fini par envahir mon âme.

En un sens, j'aurais aimé que Drago vienne me voir, mais j'imagine que tout lien entre nous deux s'est brisé lorsque ces ténèbres ont pris le dessus sur moi et que j'ai agi aussi cruellement avec lui. Je n'aurais jamais pensé le dire un jour, mais je suis fier de la voie qu'il a choisie. J'espère seulement qu'un jour, il me pardonnera. Et que toi aussi, ma Cissy, tu me pardonneras. Que tu trouveras la force de surmonter tout ce que je t'ai fait subir, et qui hanteront mes nuits jusqu'à la fin de ma vie.

Laisse-moi te demander une dernière faveur. Ne montre pas cette lettre à notre fils, s'il-te-plaît.
Ce qu'il s'est passé avec Dina est quelque chose qu'il ignore encore, et il a déjà une bien trop basse estime de moi pour qu'elle diminue encore, je ne saurai le supporter. Accorde-moi cette faveur, je t'en prie Narcissa, au nom de l'amour que nous avions alors partagé.

Je ne sais si je tiendrai encore longtemps seul ici, mais sache que tu es avec moi, à chaque instant.

Prends soin de toi et de Drago,
Avec toute ma tendresse et mon amour,

Lucius


Drago se laissa tomber en arrière, choqué de ce qu'il venait de lire. Il la tendit à ses deux amis.

« Elle savait... souffla Drago, le regard vide.
- Oui, elle avait dû l'apprendre en même temps que les autres mangemorts, répondit Blaise. Un secret comme ça, ça tient pas très longtemps.
- Il a du l'écrire à Azkaban, quelques jours avant sa mort, supposa Hermione en avisant la date écrite dans le coin à droite.
- Il... Il était fier que je sois devenu Auror, c'est inimaginable ! s'exclama Drago.
- Maintenant, c'est à toi d'honorer cette fierté en arrêtant Alester. Fais-lui payer, assena Blaise, le regard dur.
- Il a dit qu'une dernière personne devrait mourir avant qu'il en ait terminé... rappela Drago.
- Tu penses que ça peut être Hermione ? demanda Blaise en jetant un regard à cette dernière.
- Il a déjà essayé de la tuer, mais n'a pas réussi, j'imagine que oui...
- Parfait, ça ne change pas grand-chose, et au moins, maintenant, je suis prévenue, je ferai attention, les rassura-t-elle.
- Hermione, ne le prends pas mal, mais même avec tous les cours de défense que j'ai reçu pendant la formation d'Auror, il m'a battu. Je ne pense pas que tu ferais le poids... déclara Drago, l'air gêné.
- On verra bien. » conclut Hermione en croisant les bras.

OoOoO

Le lendemain, Drago se rendit au bureau, étant, tout comme Hermione, autorisé à reprendre son activité professionnelle.

Cette dernière put ainsi prendre en charge les rendez-vous qu'elle avait manqué jusque-là, donc celui de Mia Sanders. Malgré son agression, la jeune femme semblait plus forte de jour en jour, et Hermione estima qu'elle pourrait bientôt se passer de ses services. Elle revit également Edward, l'homme d'une cinquantaine d'années, érudit en histoire. Les sautes d'humeur se faisaient de plus en plus rares, et Hermione eut droit cette fois-ci à la biographie complète et détaillée de Georges II, racontant en long et en large les rébellions et les querelles entre les camps de l'époque, entre hanovriens et jacobites, et les conflits ayant éclaté entre les deux, dont la bataille de Prestonpans ou celle, quelques mois plus tard de Culloden.

Bien que passionnant, Hermione dû, comme à son habitude, mettre fin au rendez-vous, sachant qu'elle avait d'autres patients à voir après.

La journée se passa très vite, et le soir venu, Hermione se rendit au Ministère afin de rendre visite à Harry et Drago, et voir ce qu'il en était de la recherche d'Alester, qui jusqu'à maintenant n'avait pas donné signe de vie. Sur le trajet entre l'hôpital et le point de transplanage, elle se sentit angoissée, mais aucun coup d'oeil qu'elle jetait fréquemment en arrière ne lui fit remarquer la présence du tueur. Calme-toi, il n'est que 18h40, il ne fait pas encore nuit, et il y a du monde autour de toi, essayait-elle de se rassurer.

Mais malgré ces tentatives, elle revoyait les images de son agression, l'air dément d'Alester lorsqu'il l'avait plaquée au mur et frappée. Elle frissonna, puis pensa à autre chose.

Elle arriva au Ministère quelques minutes plus tard, et trouva Drago et Harry dans le bureau de ce dernier, en train de parler à quelqu'un à travers la cheminée.

« ... Bien, vous nous tenez au courant si vous avez du nouveau ?
- Aucun souci, ne vous en faites pas, Monsieur Potter, on va l'attraper ce chien, répondit leur interlocuteur.
- Vous faites du super travail, Miklos, le félicita Harry. Continuez comme ça.
- Merci Monsieur, à bientôt ! »

Le feu crépita, puis la tête de l'homme disparut dans une gerbe de flammes.

« Qui était-ce ? s'enquit Hermione en entrant.
- Ah, tu es là ! Le trajet s'est bien passé ? Personne ne t'as fait de mal ? Tu n'as rien vu de suspect ? l'interrogea Potter en s'approchant.
- Harry, Harry, calme-toi ! Alors, oui, non et non, répondit-elle en riant.
- Encore heureux, il aurait passé un sale quart d'heure sinon, ajouta Drago.
- Ah, tu me penses capable de me défendre toute seule, maintenant ?
- Quoi ? Bien sûr que non, je parle du moment où moi je lui serais tombé dessus après. » rétorqua Drago avec un sourire en coin.

Malgré sa boutade, Hermione pouvait voir dans son regard la tristesse qui ne l'avait pas quitté depuis le décès de Narcissa. Elle lui rendit son sourire, et se tourna vers Harry.

« Donc, à qui parliez-vous ? insista-t-elle.
- A Peter Miklos, un sorcier qui travaille au FBI aux côtés des moldus. Il nous disait qu'ils avaient mis toutes leurs ressources pour l'arrêter, et que ce n'était qu'une question de temps maintenant qu'on a découvert son identité. Ils ont des techniques qu'on n'a pas comme quelque chose qui s'appelle "reconnaissance de tête", un truc du genre.
- Oui, la reconnaissance faciale ! En gros, il rentre le visage du suspect dans une base de données, puis reçoivent les images des caméras de vidéosurveillance. Et si le visage est identifié quelque part, on sait où, et on n'a plus qu'à aller l'appréhender, expliqua Hermione.
- Je t'ai déjà dit que si un jour tu lâches la psychologie, tu serais la bienvenue ici ? » demanda Potter, un sourire aux lèvres.

Hermione éclata de rire, puis répondit.

« Je te l'ai déjà dit, je préfère aider les gens du côté de leur mental. Mais ne t'inquiète pas, Drago m'a aussi proposé, et je vous promets d'y réfléchir s'il s'avère qu'un jour je décide de me réorienter, leur dit-elle en souriant. Sinon, pour en revenir à notre tueur, je peux faire quelque chose pour vous aider ?
- Rester en vie me paraît déjà bien, plaisanta Drago.
- Oui, je m'en doute, merci mon cher, mais il n'y a rien d'autre ?
- Non 'Mione, ne t'en fais pas, on gère. répondit Harry avec un clin d'œil.
- Dans ce cas, je vais me coucher, il faut que j'aille nourrir le ventre sur pattes qui me sert de chat.
- Tu veux qu'on t'accompagne jusqu'à chez toi ?
- Harry... Je n'ai plus quatorze ans, tu sais. Je te promets que ça ira. A demain les garçons ! »

A peine sortie, elle se sentit rattrapée par le bras.

« Attends, tu n'allais quand même pas me dire au revoir avec un simple "A demain", j'espère ? demanda Drago d'un air taquin.
- Non, en effet... répondit Hermione sur le même ton. Tu as raison, j'ai oublié un "Bonne nuit" avec. »

Elle lui fit un sourire en coin avant de s'approcher de lui et de l'embrasser au coin des lèvres. Drago, qui ne l'entendait pas de cette oreille, lui prit le visage en coupe et l'embrassa sur les lèvres. Après quelques secondes, Hermione se recula pour reprendre son souffle.

« Bah alors ? Faut respirer ma belle, je sais qu'embrasser un dieu vivant comme moi doit être à couper le souffle, mais tu pourrais faire un effort ! » s'exclama Drago d'un air suffisant.

En riant, Hermione le frappa à l'épaule avant de déposer un bref baiser sur ses lèvres et de lui dire :

« A demain, Drago, bonne nuit... »

Elle se retourna et disparut au détour du couloir. Drago resta là, le regard dans le vague, un sourire aux lèvres.
Mais comment j'ai pu avoir autant de chance...

OoOoO

Hermione arrivait enfin devant son immeuble. En sortant de l'ascenseur, elle ne vit pas la personne qui l'attendait, dans l'ombre, à côté de sa porte.

Elle n'eut même pas le temps de sortir sa baguette qu'une main s'abattit sur son épaule, la faisant hurler de peur.
Elle se retourna brusquement et envoya son sac à la tête de son agresseur, qui éclata de rire en l'esquivant.

Hermione se figea. Elle connaissait ce rire.

« FENNELA, JE VAIS T'ETRIPER ! » hurla-t-elle alors que son amie se recroquevillait sous les coups de sac, toujours hilare.

Hermione finit par se calmer, mais son cœur battait toujours la chamade.

« Non mais ça va pas de me faire ça ?! J'aurais pu avoir une crise cardiaque ! s'écria Hermione.
- Oh, n'exagère pas, je voulais aller te rendre visite, et tu es rentrée au moment où je sortais, donc je voulais juste te faire la surprise ! répondit Fenella. J'ai besoin de me changer les idées en ce moment, et j'ai pensé que tu voudrais faire une sortie avec moi pour m'y aider.
- Pourquoi, qu'est-ce qui ne va pas...? Viens, entre, tu vas me raconter tout ça. »

Peu après, les deux jeunes femmes étaient attablées devant un chocolat chaud fumant.

« Alors, raconte, c'est quoi le souci ?
- Mike...
- Mince, vous vous êtes séparés ? s'enquit Hermione d'un ton désolé.
- Oui, il y a quelques jours. Il m'a trompée, je l'ai nexté.
- Tu veux me raconter...?
- On devait se retrouver chez lui un après-midi. Il a une de ces baraques, le truc que tu trouves qu'à Miami quand t'as gagné au loto quoi... Enfin bref. On s'est bien amusés, on est sortis en ville, on s'est baignés dans sa piscine, tout ça quoi. Et le lendemain matin je suis repartie. Sauf qu'une demi-heure plus tard, je me suis aperçue que j'avais oublié mon stick à lèvres chez lui. J'ai essayé de l'appeler, mais comme il répondait pas j'ai décidé d'aller le chercher moi-même. Sauf qu'en arrivant, je n'étais pas la seule fille chez lui... acheva-t-elle d'une voix morne, avant de prendre une gorgée de sa boisson.
- Et... Tu sais qui c'était ?
- Oh oui, la poufiasse qui voulait le chihuahua ! Quand j'ai vu qu'elle entrait, je l'ai suivie pour savoir ce qu'elle faisait, et après quelques minutes, ils étaient en train de s'embrasser. Donc je suis arrivée, ils se sont séparés, je l'ai giflé, j'ai récupéré mon stick à lèvres et je suis partie. Fin de l'histoire. Il a bien essayé de m'appeler, me dire que c'est elle qui lui avait sauté dessus, qu'il n'avait rien pu faire, mais je lui ai raccroché au nez.
- Mais ça n'a pas l'air de t'abattre plus que ça pourtant... lança Hermione, intriguée par l'entrain de son amie.
- Si je dois être honnête avec moi-même, ça m'arrangeait un peu. Oui, je l'aimais beaucoup, c'est vrai, mais on passait notre temps à coucher et s'embrasser. Même quand on se faisait des bowlings ou des ciné, il s'intéressait qu'à ça ! Et c'est pas ce que je cherche...
- Oui, ça se comprend, quand on arrive à notre âge, on a envie de se poser un peu, concéda Hermione.
- Et toi ? Raconte-moi, comment ça se passe avec ton chéri ?
- Oh, tu sais, on n'est pas... enfin on n'est pas ensemble, on s'est embrassés une fois, ou peut-être deux... ou trois... mais c'est tout ! s'exclama Hermione en rougissant de plus en plus.
- Ma grande, toi tu commences à être amoureuse, je me trompe ? »

Hermione lui fit les gros yeux, mais son sourire la trahit.

« Je suis hyper contente pour toi Hermione, c'est une super nouvelle !
- Merci beaucoup Fen' !
- Et je le rencontre quand ? »

Hermione s'étouffa avec sa gorgée et se mit à tousser bruyamment pendant qu'elle voyait Drago, elle et Fenella attablés à la terrasse d'un café moldu, en plein centre-ville.

« Euh... Bientôt, t'en fais p-pas ! parvint-elle à bredouiller, les larmes aux yeux.
- Chouette, j'ai hâte ! Bon, il est tard, je te laisse. Si ça te dit, on peut sortir un de ces quatre ?
- Oui, avec plaisir, on se dit samedi ?
- Parfait, à bientôt Hermione, dis bonjour à ton amoureux de ma part ! »

Hermione la salua avec un sourire avant de refermer la porte. Drago en plein centre-ville moldu... Décidément, ça ne risquait pas d'arriver !


Et voilà, vous avez eu peur pour Hermione un peu ? Non ? Dommage, donnez-moi quand même vos avis ;)
Bon, pas une grande avancée dans ce chapitre, certes, mais la fin arrive à grands pas... *snif*

A la semaine prochaine pour la suite, d'ici-là, n'hésitez pas à me donner vos pronostics pour la suite et fin de cette enquête !

- La Fouineuse -