Je ne possède aucun des personnages du films.

UA : A la suite d'une mission périlleuse, Yoda et Qui Gon décident qu'Obi Wan a besoin de prendre du temps hors de Coruscant pour s'apaiser. Une mission de protection sur Mandalore, semble être l'opportunité parfaite. [FAITES UN VŒU 2020 - Forum Papotage, Ecriture, Lecture et Bonne humeur]

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Cette fic a été écrite pour Emilie Kalin dans le cadre du défi "Faites un vœux 2020" du groupe "Papotage, Ecriture, Lecture et Bonne Humeur". Pour bien débuter cette année, Emilie avait envie de lire une fic avec "un récit sur l'histoire d'amour entre Obi Wan et Satine (une personne visée, et c'est fait exprès… après c'est comme tu le sens côté temps à disposition)"

Mais si, mais si j'ai du temps. Alors je crois aussi qu'il doit y avoir une BD mais je n'ai jamais eu le temps de la lire même si je connais les grandes lignes de ce qui se passe. on va dire que c'est ma version ;)

En espérant que cela te plaise et vous plaise !

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


MISSION SUR MANDALORE

Chapitre 16

Ce fut une étrange impression mêlant à la fois bien-être et culpabilité qui réveilla Obi Wan en sursaut trois heures plus tard. Son cœur battait fort et ses douleurs étaient encore vives, mais le jeune jedi tenta de les maîtriser avec la Force. Des doigts qui lui effleurèrent la joue le firent sursauter et il se redressa d'un bond. Satine sursauta avec lui.

- Ça ne va pas ?

- Satine ? Mais qu'est-ce que tu fais là ?

- Tu ne te rappelles pas ? Demanda la jeune femme en s'asseyant à ses côtés. Tu avais mal et même un peu fièvre, dit-elle en passant sa main sur son front avant de jouer avec sa mèche de padawan.

- Mais tu es resté ?

- Bien sûr, dit-elle en lui souriant. En plus, tu n'as pas eu le temps de répondre à ma question.

- Une question ?

- Tropz m'a conseillé d'aller passer quelques jours hors de ce palais.

- Je ne sais pas si une bonne idée, ta sécurité…

- Sera assurée par une garnison et par toi.

- Moi ?

- Je ne suis pas la seule à avoir besoin de repos. Tu as vu comme tu étais ce matin ?

- Satine, ce n'est pas important.

- Pourquoi ta douleur et ton épuisement ne seraient-ils pas importants ?

- Parce que je ne vais pas ramener la Paix sur une planète toute entière.

- Tu permets que je puisse le faire… et je sais que la vie d'un jedi n'a pas vraiment d'importance pour son Ordre…

- Non, ce n'est pas ça…

- Je sais, mais on vous interdit tous sentiments, toutes attaches, c'est bien pour que votre sacrifice n'affecte personne ?

- Satine…

- Sauf que tu as de l'importance pour moi et que je ne veux pas te retrouver dans un état pire que celui de ce matin, ta peau si pâle qu'elle en était translucide, ta fièvre qui te faisait trembler. Les médecins ont bien dit que tu étais fragile, que tes blessures n'étaient pas guéries. Je t'en prie… Une semaine de repos dans une villa avec une atmosphère apaisante, cela ne peut faire de mal ni à toi, ni à moi.

- Elle a raison, trancha une voix qui fit sursauter les deux jeune gens.

- Maître ! S'exclama Obi Wan en bondissant sur ses pieds dans un geste trop brusque.

Son corps épuisé n'apprécia pas ce changement de position précipité et un vertige le fit vaciller. Qui Gon eut juste le temps de le récupérer par la taille pour le ramener contre lui avant qu'il ne s'effondre. Le jeune padawan se raccrocha à son maître et frémit doucement.

- Je suis désolé…

- De quoi ? D'être épuisé ?

- Je ne suis pas digne d'être votre apprenti, je ne l'ai jamais été… J'aurais mieux fais d'accepter de finir dans les mines de…

- Chut… le coupa Qui Gon… Ne dis pas ça. Tu es le meilleur des apprentis que je n'ai jamais eu. Tu ne te contentes pas d'apprendre, tu veux comprendre et tu veux te donner la possibilité de choisir en explorant ce qui t'es donné de vivre… Ne te dévalue pas.

- Mais, je vous ai trahi… vous, l'Ordre, les valeurs des jedis.

- Chut… Ecouter son cœur n'est pas une mauvaise chose s'il ne brouille pas toutes tes perceptions, et tu n'es pas tout à fait en état de raisonner pour le moment. Satine a raison. Tu es épuisé, je le sens et je le vois. Sortir d'ici vous fera du bien à tous les deux et peut-être même que ça poussera les traîtres à sortir de l'ombre.

Obi Wan ne dit rien, mais Qui Gon le sentait toujours trembler et il perçut ses jambes fléchir avant même qu'il ne s'écroule. Doucement, il le rattrapa pour ne pas qu'il s'effondre et le souleva dans ses bras sans un mot. Avec précaution, il le rallongea sur son lit et posa une main sur son bandage au ventre.

- Ça n'a pas l'air d'aller ce matin…

- Je suis tellement fatigué, souffla honnêtement Obi Wan en fermant les yeux.

- Le médecin avait dit « repos total pendant deux semaines », murmura Satine.

Qui Gon hocha la tête tout en caressant le front de son padawan. Il savait bien qu'il n'y avait pas que la fatigue liée à ses blessures. Il était bouleversé par ses sentiments et cela jouait sur son épuisement.

- Quitter ce palais nous fera du bien. Repose-toi, avec Satine nous allons préparer ça. L'idéal serait que personne ne sache que vous n'êtes plus au palais.

OoooO

La villa Dolkal était une grande bâtisse, cernée de hauts murs, entourée par un petit jardin étonnant sur Mandalore. Derrière ses épais murs noirs, faussement austère, cette dernière était un vrai havre de paix. La décoration épurée et classique tranchait clairement avec celle plus sombre du palais principal.

Qui Gon avait négocié avec le conseiller Tropz pour que personne ne soit au courant du départ de Satine à part lui et le commandant Rokaz qui avait affecté l'une de ses unités les plus expérimentées pour assurer la protection de la villa en toute discrétion.

Pendant tout le trajet, Satine et Obi Wan étaient restés particulièrement silencieux, mais le padawan semblait aller bien mieux. Son maître avait sans doute raison. Son léger malaise était sans doute plus dû aux déchirements entre ses sentiments qu'à ses douleurs physiques. Cela lui serrait le cœur de le voir dans cet état, mais Qui Gon ne pouvait pas décider pour lui, c'était au jeune homme de faire son choix, mais dans les deux cas, il serait là pour le soutenir.

Ce fut la voix de Satine qui le tira de ses réflexions.

- J'ai toujours trouvé cette villa somptueuse et apaisante, je vous montre les chambres ?

Qui Gon hocha la tête et les deux jedis emboîtèrent le pas à la jeune femme. Le calme de la villa vide contrastait de manière frappante avec l'agitation presque hystérique du palais qu'ils venaient de quitter. Satine les guida dans les couloirs, leur attribuant les deux chambres en face de la sienne. Qui Gon la remercia et posa une main sur l'épaule de son jeune padawan.

- Peut-être devrais-tu prendre un peu de repos ?

Obi Wan hocha la tête. De repos peut-être pas, mais il avait besoin d'être seul pour faire le point. Il n'y avait pas de risque pour le moment, alors s'allonger un peu ne pouvait que lui faire du bien. Le jeune homme n'eut pas conscience que l'épuisement le rattrapa et qu'il s'endormit lourdement.

OoooO

Deux jours après leur arrivée à la villa, Obi Wan devait bien admettre que de prendre du repos lui avait fait du bien. Le jeune homme se sentait toujours déboussolé, son avenir ne lui avait jamais aussi incertain, mais il n'avait plus aussi mal, ses longs plongeons dans la Force lui permettant de soulager durablement son corps blessé.

Un long frisson le parcourut et il laissa échapper un soupir avant de prendre la direction du salon. En entrant, il vit Satine assis sur le canapé, les jambes repliées sous elle dans une position maladroite et enfantine. La jeune femme était penchée sur une tablette holocam. Elle semblait concentrée et il hésita à la déranger. Ils n'avaient rien vraiment à faire d'urgent de toute manière. Il se contenta donc de la dévisageait, attendant qu'elle le remarque et sursauta quand la main de son maître se posa sur son épaule.

Qui Gon sourit.

- Tu es nerveux ?

- Non, je réfléchissais.

Satine éteignit sa lecture et redressa la tête en direction des deux hommes.

- Vous avez quelque chose de nouveau ?

- Non, répondit Qui Gon. Les hommes du capitaine Rokaz sont discrets et efficaces, mais je vais devoir faire un tour au palais. Tropz a de nouvelles informations sur la taupe. Je ne serais pas long.

Obi Wan hocha la tête.

- Soyez prudent.

- Je le serai mon padawan, répondit ce dernier en lui souriant.

Il lui pressa doucement la nuque et quitta la pièce. Obi Wan le suivit un moment du regard avant de se retourner en direction de Satine.

- Qu'est-ce que tu lis ?

- L'histoire de Mandalore. Pour rétablir la paix, il faut que je comprenne pourquoi la guerre est aussi importante.

- Je pensais que tu connaissais l'histoire de ta planète, la taquina le jeune homme en souriant.

- Je la connais… mais il me faut des arguments et peut-être que j'ai raté quelque chose.

- Tu as besoin d'une deuxième paire d'œil.

- Je n'ai qu'une tablette… mais oui, répondit la jeune femme en souriant, pourquoi pas ?

Obi Wan sourit et se rapprocha. Il s'assit sur le canapé et Satine se rapprocha, se lovant doucement dans ses bras en activant la tablette. Le jeune padawan passa un bras par-dessus ses épaules et se plongea avec elle dans sa lecture.

...

La nuit tombait doucement. Après avoir parcourut plusieurs siècles d'histoire, Obi Wan se demandait bien comme la paix serait possible sur cette planète. Après un repas qu'ils avaient prit rapidement, il avait gagné sa chambre. Sa jambe allait bien, mais ses blessures au ventre et à l'épaule le tiraient un peu. Il était temps qu'il change les pansements. Elles étaient en bonne voie de guérison, mais la pommade apaisante finirait d'estomper la douleur.

Il commença à se déshabiller prudemment pour ne pas faire de gestes trop brusques et observa son corps dans le miroir en face de lui avant de défaire doucement ses pansements. Les plaies étaient rouges, mais nettes… enfin pour celles qu'il pouvait voir. La plaie à l'arrière de son épaule était plus difficile à atteindre. Il était d'ailleurs en train de réfléchir à comment faire quand la porte de sa chambre s'entrouvrit.

Obi Wan se retourna et fronça les sourcils en observant Satine.

- Tu as besoin de quelque chose ?

- Moi non, mais toi oui. Je vais t'aider. Tu n'as pas des yeux dans le dos.

Obi Wan sourit.

- Merci.

Il tendit la pommade à Satine et la jeune femme se glissa dans son dos. Sans un mot, elle passa la pommade sur sa plaie, appréciant de voir qu'elle était presque guérie. Ses longues méditations dans la Force accéléraient réellement sa guérison, l'emmener ici était une bonne idée.

Ses mains glissèrent sur les muscles de ses omoplates et un long frémissement la parcourut sans qu'elle puisse le retenir. Obi Wan le sentit et se retourna.

- Ça ne va pas ?

- Si, si, répondit la jeune femme en baissant les yeux pendant que le rouge lui montait aux joues.

Le jeune homme fronça les sourcils, mais lui tendit une bande.

- Tu m'aides ?

Satine la prit en hochant la tête et, sans dire un mot, elle l'aida à panser son corps blessé. Quand se fut fait, Obi Wan lui sourit.

- Merci.

- De rien, murmura-t-elle en redressant la tête.

La jeune duchesse savait qu'elle n'avait plus rien à faire dans sa chambre et qu'elle n'avait pas à laisser ses mains sur son torse, mais ce soir, elle n'avait pas envie de s'éloigner et quand Obi Wan posa ses mains sur le siennes, elle frissonna et se laissa porter par le moment.

Oubliant ce qu'il était et pourquoi il était là, sur cette planète, Obi Wan se pencha sur Satine. Sa longue chevelure dorée, son regard plus bleu que le ciel… sa présence proche, si proche… ses mains sur son torse… Il glissa deux doigts sous son menton et lui redressa la tête pour lui donner un baiser. La jeune femme lui répondit et le prit doucement par la nuque pour le ramener vers elle. Les deux jeunes gens échangèrent de longs baisers passionnés et Obi Wan posa les mains dans son dos. D'un geste, il fit glisser ses doigts sur les lacets de sa fine chemise de nuit et les dénoua. Cette dernière se défit et glissa sur le sol, révélant le corps nu de la jeune femme qu'il tenait toujours dans ses bras. Satine frissonna, mais ne cessa pas de l'embrasser. Le jeune homme posa ses mains sur sa taille et les fit remonter, caressant son corps d'albâtre avec tendresse. Satine se cambra et Obi Wan se pencha un peu plus. Ses lèvres glissèrent dans son cou et Satine glissa les mains dans ses cheveux tout en frissonnant de désir.

Obi Wan continua de l'embrasser et se redressa. Doucement, il glissa les mains sous elle pour la porter jusqu'au lit sur lequel il l'allongea avant de la surplomber. Satine sourit et laissa même échapper un léger rire qui lui attira un grand sourire de la part d'Obi Wan.

Cette dernière lui rendit et l'agrippa par la nuque pour le gratifier d'un long baiser. Obi Wan la laissa faire pendant que sa main explorait doucement son corps. La jeune femme se cambra quand ses doigts caressèrent sa poitrine, effleurant au passage son mamelon. Un feu violent s'empara de son ventre. Satine ne savait même pas qu'on pouvait ressentir un tel désir pour quelqu'un.

Obi Wan continua à la caresser puis, il quitta tendrement ses lèvres pour l'embrasser dans le creux du cou, lui arrachant un soupir de plaisir. Son corps se tendait de plus en plus vers lui, bouillonnant de désir et elle gémit lorsque que ses baisers glissèrent et que ses lèvres se posèrent sur ses seins.

Satine ferma les yeux et l'agrippa pour le ramener vers elle. Obi Wan déposa un dernier baiser sur la pointe de son sein avant de se redresser un peu pour la regarder. Elle était si belle… Son corps offert frémissait de plus en plus sous ses doigts et il la laissa faire lorsque ses doigts empressés se mirent à défaire son pantalon. En retour, le jeune homme fit courir ses mains sous son corps jusqu'à ses hanches, les glissa sous ses fesses et la ramena vers lui d'un petit mouvement sec. Le soupir de plaisir qui s'échappa des lèvres de la jeune femme scella cet amour brûlant qui les consumait depuis des semaines.

Unis, ne formant plus qu'un seul corps, ils se laissèrent aller, continuant à s'échanger de longs baisers tout en s'abandonnant l'un à l'autre, oubliant totalement qui ils étaient et ce qu'on pouvait attendre d'eux… Pour cette nuit qui s'annonçait, ils n'étaient plus que deux corps irradiant de plaisir…