Nous sommes jeeeeeudi ! Et devinez qui est la plus heureuse de publier ce matin ?! (je lève les mains bien haut!)
Bon mis à part le fait que je sois en train de péter une durite (merci confinement), je voulais vous informer de plusieurs choses;
La première, je reprends le travail mardi prochain (le 12) je ferais donc vraiment au mieux pour publier de manière régulière mais, entre ça, ma famille, les travaux et notre vie (bah oui je ne suis pas qu'une femme à lunettes devant son ordinateur) je vous préviens d'avance que si jamais un jeudi il n'y a pas de publi... please, ne me tuez pas !
La deuxième, j'ai littéralement rêvé de ce chapitre. Mon histoire est, enfaite, partie de là. Et du coup... j'ai adoré l'écrire. J'espère qu'il vous plaira autant que le reste !
La troisième sorry but not sorry pour la façon dont je vous ai abandonné la semaine dernière ! Ca a créé chez plusieurs d'entre vous une impatience folle et j'avoue que j'aime bien vous torturer :3
J'vous laisse enfin lire,
On se retrouve en bas,
Disclaimer : Les personnages appartiennent à S. Meyer… je ne fais que m'amuser avec !
Chapitre 12
Il s'en allait ?
- Edward ? Qu'est ce que…
- On s'en va, me coupa-t-il, ses yeux profondément ancrés dans les miens.
Mon cœur s'arrêta dans ma poitrine. On s'en allait ? Mais où ? Quand ? Pourquoi ?
- On s'en va ? répétai-je idiotement, incertaine de bien comprendre ce qui était en train de se passer.
Edward, assit sur le lit, me dévisagea quelques secondes. Un sourire très discret étirait ses lèvres roses, mais ça n'était pas cela qui me perturbait. A ses cotés, deux sacs de voyages étaient posés sur le lit, dont un ouvert et vide. Il se leva alors que les questions explosaient dans mon pauvre cerveau malmené.
- Edward... suppliai-je presque, désireuse de comprendre. Il s'est passé quelque chose ?
- Je t'ai demandé un Week-end… Tu te rappelles ?
Je hochai la tête lentement, ralentie par la situation qui se dressait devant moi.
- On part. Toi et moi.
Mon souffle se coupa.
- Mais… nous sommes jeudi Edward !
- C'est réglé.
- Réglé ?
- La fille de ton patron est apparemment une de mes fans. Il a été assez facile de le convaincre de te libérer en échange de quelques autographes pour sa fille et ses copines.
Je m'entendis déglutir, incertaine de savoir comment réagir.
- Mais... elle ne veut plus le voir depuis des années !
- Apparement le fait qu'il lui envoie une photo de moi dans son bureau l'a faite changer d'avis.
- Tu es venu à mon travail ? m'égosillai-je, n'en croyant pas mes oreilles.
- Mardi. Ta pause déjeuner avec Rosalie a été bien utile.
Mes sourcils se froncèrent. Rose avait été, une fois de plus, de mèche avec lui ? Depuis quand ma meilleure amie était devenue la sienne ? Mon silence créa une hésitation en lui. Il s'approcha de moi prudemment, presque au ralenti. Mon cerveau fulminait, oscillant entre joie et incrédulité. Comment sa réalité avait-elle pu rencontrer la mienne ? Tout semblait si… facile pour lui ! Il avait l'air de suffire qu'il claque des doigts pour obtenir absolument tout ce qu'il voulait !
- Tu n'es pas contente ? demanda-t-il avec tant de sérieux qu'il me fallut prendre quelques secondes pour ne pas me mettre à rire.
- Et bien je... je suis… ahurie, avouai-je en fouillant son regard. Tu es… tu as été soudoyé mon patron !
Qu'allait-il penser de moi, désormais ? Je l'imaginai déjà lundi à la première heure me passer le savon du siècle, râlant dans sa moustache trop longue pour mon propre bien. Cette vision d'horreur me fit frissonner.
- Oh je t'assure qu'il était absolument ravi de me rencontrer, avoua Edward dans un sourire arrogant. On aurait dit qu'on était au matin de Noël.
- Je n'en doutes pas, grognai-je, levant délibérément les yeux au ciel.
Le comportement de mon patron le mardi après midi -oscillant entre une humeur moins maussade qu'à son habitude et appels téléphoniques en cascade- m'avait perturbé bien que je ne comprenne pas pourquoi… tout était limpide désormais. Edward abaissa son visage à hauteur de mien, verrouillant son regard débordant de joie et de fierté au mien. Mes pensées explosèrent me demandant comment avait-il pu préparer tout ça dans mon dos aussi facilement.
- Tu ne me demandes pas où est Gribouille ? finit-il par me demander, ses yeux toujours verrouillés aux miens.
Je me sentis rougir, la culpabilité mordant mon être. Quel sorte de maîtresse étais-je devenue pour que mon chat ne m'effleure même pas les pensées une seule seconde quand Edward m'annonçait que nous partions pour le Week-end ?
- Je...
- Il est chez Rosalie, me coupa Edward avec un sourire de victoire. Elle était plus qu'heureuse de le récupérer le temps de notre… absence.
- Oh, étonnant, ironisai-je en levant les yeux au ciel une nouvelle fois.
Je grimaçai. Voudra-t-elle me rendre mon chat après ça ? J'avais de sérieux doutes.
- Tu avais dit qu'un Week-end serait parfait, me rappela Edward dans un sourire.
- C'est vrai, admis-je presque grognon.
L'air vraiment fier qu'il arborait m'agaçait prodigieusement. Il savait qu'il était en train de gagner. Certes, je n'étais pas assez bête pour louper un week-end avec lui à cause de ma fierté mais j'avais réellement envie de lui faire du mal aux vues de tout ce qu'il faisait subir à mon pauvre cœur depuis que j'étais rentrée. Il laissa passer un silence, me laissant le temps d'assimiler toutes les informations qu'il me donnait au compte de gouttes.
- J'ai tout organisé, se défendit-il avec une moue adorable qui me fit immédiatement oublier mes envies de torture le concernant. Tu n'as qu'à te laisser… porter, et profiter du soleil le temps de ce Week-end rien que pour nous.
- Du soleil ? m'intéressai-je, récoltant un léger rire de sa part.
Il hocha la tête, les yeux pétillants de malice.
- Quel genre de soleil ?
- Eh bien, tu as 30 minutes pour faire ton sac, m'indiqua-t-il en jetant un coup d'œil à la montre de son poignet. Tu verras ensuite quel genre de soleil nous attends.
Je me mordis la lèvre, retenant le sourire qui voulait manger mon visage entier. La perspective de passer un Week-end entier au soleil seule avec Edward m'effleura et cela seul suffit à me dérider complètement.
- Avant que tu ne souris fièrement parce que je cède, je veux te dire que tu es incroyablement culotté, débitai-je devant son air victorieux.
- Je sais, avoua-t-il en souriant d'avantage. Mais ton expression la tout de suite en vaut le coup.
Je grognai, pour la forme, parce que mon cœur battait déjà trop vite. Ses lèvres effleurèrent les miennes, faisant sursauter mon ventre dans un spasme délicieux.
- Et je n'aime pas les surprises, boudai-je contre sa bouche quand il m'embrassa une nouvelle fois.
- Tu t'habitueras.
Je retins un rire nerveux, me disant que, non, je ne m'habituerais certainement jamais à ce genre de surprise de sa part. Comment pourrais-je ?
- Prépare ton sac, on s'en va d'ici dans trente minutes.
Il quitta la chambre, emportant son propre sac pour rejoindre le salon. Je me mordis la lèvre sans bouger quelques secondes, souriant comme une idiote. Cet homme était fou, et j'étais littéralement folle de lui.
Je préparais mon sac, ne sachant pas vraiment ce que je devais prévoir. Edward ne répondait pas à mes questions sur l'endroit où nous allions, ni sur ce qu'il avait prévu. Je pris deux maillots de bain, des sous-vêtements, deux robes et un pantalon deux hauts à bretelle et un pull léger -au cas où-. Edward m'indiqua seulement que, là où nous allions, il faisait chaud -plus chaud qu'ici et qu'on allait certainement se baigner la plupart du temps. Je rassemblai rapidement mes affaires de toilettes, persuadée que j'allais quand même oublier quelque chose.
- Je suis prête, l'informai-je en regagnant le salon, mon sac avec moi.
- Bien, tu es à l'heure !
Je levai les yeux au ciel devant son air impressionné.
- Les femmes sont capables d'être à l'heure.
- De celles que j'ai connu, tu es la seule à l'être.
- Oh.
- C'est une première, se moqua-t-il en s'approchant de moi.
Je posai mon sac sur ma table de salle à manger, lui lançant un regard curieux.
- Il y en a eu beaucoup ?
Il fronça légèrement les sourcils une seconde avant de comprendre de quoi je parlais.
- Des retards ? Ou des femmes ? s'amusa-t-il en arrivant à ma hauteur.
Je lui lançai un regard noir qui le fit rire. Ô douce mélodie à mes oreilles.
- Assez pour savoir que je veux que tu sois la dernière, lança-t-il, un sourire enjôleur sur les lèvres.
Malgré mon envie de rester impassible, je sentie mes joues me chauffer. La manière qu'il avait de dire des choses aussi importantes de manière aussi légère me désarcenais. Ses yeux fouillèrent les miens, retrouvant doucement son sérieux.
- Quelques histoires sans importance avant mon mariage avec Tanya, me confia-t-il en haussant les épaules. Et donc… Tanya… puis toi.
Je me mordis la lèvre.
- Seulement ? souris-je, heureuse qu'il n'eut pas été un coureur de jupon.
- C'est déjà bien, s'indigna-t-il avant de sourire.
J'étais surtout touchée et heureuse d'être la seule depuis son divorce. Cela avait un gout vraiment particulié à mes yeux.
- Et toi ? finit-il par demander, visiblement curieux.
- Oh, je… rien de très croustillant.
- Tu m'as dit que tu avais vécu une rupture il y a... deux ans ?
Le souvenir de nos mails me revinrent, me faisant sourire. Ceux-là provoquaient toujours en moi un sentiment assez incroyable : l'impression que cela était une autre vie tout en me rappelant que j'avais correspondu avec cet Edward ainsi pendant des semaines.
- Oui, finis-je par répondre. Avec Jacob. On a été ensemble presque trois ans avant que je ne rompe. Je n'étais pas heureuse… C'était juste pas… pas la relation que j'attendais.
J'eus un sourire ironique en me disant que Jacob n'était finalement pas simplement Edward. Notre relation avait débutée lors d'une énième fête organisée par Rosalie. J'avais certainement trop bu, et Jacob était séduisant : grand, musclé, peau matte et yeux noirs. Son sourire m'avait charmée et nous avions continuez à nous voir régulièrement pendant plusieurs mois avant d'officialiser notre relation. J'étais bien avec lui, mais il me manquait… quelque chose. Cette chose que j'avais eu avec Edward dès les premiers instants sans même l'avoir cherchée.
- Et à part lui ? demanda Edward, me sortant de mes pensées.
- Quelques histoires sans importance. Personne n'a jamais vraiment… compté, confiai-je avant de sourire doucement.
Je pris quelques secondes pour l'observer me dévisager avec cette intensité folle qui était la sienne. Jamais personne n'avait été comme lui; jamais aucune relation n'avait été comme la notre.
- Avant toi, ajoutai-je timidement.
La douceur inonda ses traits et sa bouche se posa sur la mienne pour m'embrasser tendrement, faisant s'accélérer brutalement mon cœur.
- Tant mieux, murmura-t-il sur ma bouche, son pouce caressant ma joue.
Je le laissai m'embrasser encore une minute, savourant la douceur et la l'intensité de son étreinte. Non, il était clair que jamais aucune de mes relations n'avait été comme celle-ci.
- Allez ! On s'en va ! s'anima-t-il en relâchant ma bouche.
Je le suivis jusqu'à l'extérieur, souriants tous les deux comme deux idiots quand je refermais la porte derrnière nous. Ce qu'il m'offrait avec ce Week-end dépassait absolument tout ce qu'on m'avait jamais offert : du temps, et surtout de l'attention.
Dean nous attendait devant la maison, un sourire sur les lèvres. Celui-ci s'agrandit quand je lui adressai un regard noir.
- Vous étiez au courant ?
- Evidement ! s'amusa-t-il en récupérant mon sac pour le mettre dans le coffre.
- Il y a-t-il quelqu'un sur cette Terre qui ne soit pas ton complice ? m'agaçai-je en fusillant Edward des yeux.
- Pour l'instant, je n'ai pas encore soudoyée ta mère, avoua ce dernier, une lueur de défit dans les yeux.
Je grognai, ne pouvant m'empêcher de sourire tout de même en m'installant dans la voiture. Ma mère m'avait appelé le soir suivant les Oscars. Papa avait du lui prendre le téléphone pour qu'elle se calme quand je lui avais annoncé que j'étais avec Edward. Je ne voulais plus le lui cacher, et surtout, elle allait voir des photos de moi, de nous, partout d'ici très peu de temps. Je voulais lui dire moi même avant qu'elle ne l'apprenne par la presse.
De retour à mon travail le lundi suivant le Week-end des Oscars, la situation avait été étrange. Si, aux premières heures, Cindy de la réception avait été la seule à me regarder comme une bête curieuse, cela avait rapidement fait le tour du bureau et des collaborateurs. A ma pause café de l'après-midi, Brie, qui s'occupait de la comptabilité était venue me demander si cela était bien moi, avec Edward Cullen.
J'avais échafauder un plan pour éviter cette conversation une bonne partie de la journée, mais, une fois en face de la situation, je n'avais pus que balbutier des choses incompréhensibles, lui demandant de simplement respecter ma vie privée. Je n'avais pas confirmer, ni infirmer tout cela, mais le fait que tout le monde n'ose même plus venir me parler le reste de l'après-midi m'avait confirmer qu'ils étaient tous au courant.
Le reste de la semaine avait passée dans une ambiance un peu étrange : tout le monde me regardait toujours avec curiosité, se demandant surement comment une fille comme moi avait pu être en compagnie d'Edward Cullen aux Oscars. J'avais essayé de justifier cela en disant qu'il n'était qu'un ami avant de laisser tomber cette idée, constatant que personne n'en tenait compte. Peu importe ce que je pouvais dire, chacun des collaborateurs de l'entreprise avait sa propre idée pour toute cette histoire.
Avec le temps, cela se tasserait : les commérages, les chuchotis dans mon dos, les silences sur mon passage. Le jeudi après-midi je n'y prêtais déjà plus attention. Je pouvais encaisser tout cela si c'était les seules répercutions sur ma vie professionnelle.
- On est arrivés, murmura Edward dans mes cheveux, me faisant rouvrir les yeux.
Je m'étirai mollement, me rendant compte que je m'étais assoupie le temps de la route jusqu'à l'aéroport. Edward plaça sa casquette sur ma tête, et me tendis des lunettes de soleil.
- On ne sait jamais, expliqua-t-il avec un petit sourire presque désolé.
Je mettais les lunettes de soleil, repoussant le sentiment emprisonnant ma poitrine. On sortit de la voiture pendant qu'Edward remontait la capuche de son sweat sur sa tête et mettait ses lunettes de soleil.
Dean nous accompagna jusqu'au hall d'embarcation. Heureusement pour nous, on ne croisa aucun paparazzi. Plusieurs personnes dévisagèrent Edward, et j'en soupçonnai même certaines de l'avoir prit en photos. Sa main dans la mienne, il ne leur préta aucune attention, se contentant d'avancer à travers l'aéroport d'un pas rapide.
Une fois dans l'avion, je commençai réellement à pester et à m'impatienter. Edward m'avait formellement interdit de regarder le panneau d'embarcation et m'avait mit des écouteurs, avec de la musique absolument divine dans mes oreilles pour que je reste sourde face aux annonces de l'aéroport. L'obstination dont il faisait preuve pour garder notre destination secrète était tout bonnement impressionnante.
Quelques minutes après le décollage, il me retira enfin les écouteurs. Je soupirai théâtralement en observant autour de nous. Nous étions en première classe, évidement. La partie de l'avion dans laquelle nous nous trouvions était très loin d'être pleine. Deux couples et trois hommes en costards occupaient les petites cabines individuelles ou doubles. Je repliai mes jambes sous moi en me tournant vers Edward qui allongea les jambes devant lui. J'étais tentée d'interpeller une hôtesse pour lui demander notre destination mais, finalement, j'osai admettre que cette petite escapade me faisait le plus grand bien… et que la surprise d'Edward était… divine, peu importait finalement où nous allions.
- On arrive dans combien de temps ? finis-je par demander après une minute.
Le sourire qu'afficha Edward noua mon ventre délicieusement.
- Dans 13h, à peu près.
- 13h ? répétai-je, abasourdie.
Il hocha la tête, observant mes réactions le sourire aux lèvres.
- Nous allons faire... 13h de vol, pour un Week-end ?
A nouveau, il hocha la tête. Je me sentis presque déçue, bien que je ne sache pas où nous allions. A ce rythme là, nous allions passer la moitié de notre Week-end tous les deux dans cet avion !
- Tu as l'air déçue, remarqua-t-il en se tournant un peu plus vers moi.
- Non c'est… je ne suis pas déçue c'est juste…
Je haussai les épaules, ne sachant comment m'exprimer sans le vexer.
- J'aurai aimé passer plus de temps juste… toi et moi, avouai-je me sentant rougir.
- Ca faisait un moment, remarqua-t-il en braquant son regard sur mes joues brulantes.
Je lui lançai un regard noir, ce qui le fit rire délibérément. Prenait-il vraiment plaisir à me voir rougir aussi facilement ? Sa main saisit la mienne sur l'accoudoir entre nous, puis ses doigts se mêlèrent aux miens avec douceur.
- On va avoir du temps ensemble, ne t'en fais pas pour ça, reprit-il après un instant.
- Je ne crois pas qu'avec 26h de vol nous allons avoir… assez de temps, boudai-je.
Pleinement consciente d'avoir le comportement d'une enfant capricieuse, je tentai de reprendre contenance et baissai les yeux sur nos doigts liés. Peu importe le nombre d'heures qu'il m'offrait, cela ne serait certainement jamais assez à mes yeux. Si j'avais pu, j'aurai certainement passé ma vie entière simplement dans ses bras. Une étincelle dansa dans ses yeux quand je relevai mon regard vers le sien.
- Alors heureusement que tu ne reprends que mercredi, murmura-t-il.
Mon cœur s'arrêta.
- Pardon ?
- J'aurai peut-être pu te prévenir, avoua-t-il en haussant les épaules négligemment.
Son sourire et ses yeux brillants de joie et d'excitation mêlés le rendait vraiment irrésistible. Cependant, je n'en revenais pas de ce qu'il venait de m'avouer !
- Tu as dit à mon patron que je ne revenais que mercredi ?
- Je lui ai demandé, me corrigea-t-il visiblement fier et amusé en fouillant mon regard.
J'étais totalement soufflée. Personne ne pouvait faire ça ?! Si ?
- Je n'ai jamais réussis à avoir ne serait-ce qu'une journée ! m'écriai-je avant de baisser d'un ton quand les personnes autour de nous nous jetèrent des coups d'œil désapprobateurs.
Edward étouffa un rire contre mes doigts qu'il amena à sa bouche pour embrasser chacune de mes phalanges.
- Je suis sérieuse, grognai-je. Comment as-tu fait ? Qu'est ce que tu as pu proposer pour qu'il me libère si… facilement en échange ?
Son regard avait ce soir quelque chose de totalement irrésistible. Pourquoi n'arrivai-je pas à lui en vouloir vraiment ? Si j'avais pu, je l'aurai tué et embrassé, le tout certainement en même temps.
- Ok… il… ton patron écrit à ses heures perdues.
Les yeux ronds comme des soucoupes, ne pouvant imaginer mon patron écrire autre chose que des chiffres sur des contrats (que je lui ridigeai cependant la plupart du temps) je restai silencieuse, attendant sans aucune patience qu'Edward poursuive.
- Il écrit des sortes de scénarios… J'lui ai donc, en échange de ton temps, proposé d'y jeter un coup d'œil.
- Tu… tu vas lire les… scénarios de mon tyran de patron ?
- C'est déjà fait.
- Tu les as lu ?
- Oui.
- Et ? Alors ? C'est comment ?!
- C'est… un peu bizarre… mais pas si mauvais.
J'éclatai de rire nerveusement, consternée par le petit jeu d'Edward avec mon patron; et ce dernier écrivait ? Lui ? A croire que cet homme était apparemment autre chose qu'un patron né pour me torturer ! Après quelques secondes, je respirai, tentant de garder mon calme pur ne pas qu'Edward ne me prenne pour une folle furieuse.
- Donc, repris-je après m'être gratté la gorge, tu as accepté de lire ce qu'il écrit en échange de… d'un long Week-end ?
- Oui.
- Simplement ?
- Oui.
- Mais qui fait ça ? m'exclamai-je en retenant mal mon hystérie. Edward ! Tu n'aurais pas pu deman…
Ses lèvres sur les miennes firent taire mon cerveau et mes mots moururent à l'instant où sa langue pénétra dans ma bouche dans un baiser dévastateur. Toutes mes volontés de lui résister s'envolèrent immédiatement.
Il était bien trop doué à ce jeu là, mais, surtout, je n'avais aucune envie de lui résister. Cette surprise -peu importe où nous allions- était probablement la chose la plus folle mais la plus belle que l'on est fait pour moi. Je n'avais aucun droit, ni aucune envie de la gâcher. Je m'agrippai à ses cheveux, me retenant de gémir honteusement au milieu de ce vol en direction de… je ne savais où ! Progressivement, sa bouche relâcha la mienne, me laissant le goût amer de la déception : maintenant, j'avais incroyablement envie de lui.
- Vas-tu encore râler ou simplement commencer à profiter de ce Week-end avec moi ? demanda-t-il sur mes lèvres en se reculant.
Son souffle brulant et saccadé me fit perdre encore plus la raison. J'étais prête à ce qu'il me déshabille immédiatement, peu importe les personnes autour de nous.
- Je… profiter, me résignai-je en retrouvant son regard sombre.
- Bien, approuva-t-il en se tortillant sur son fauteuil pour se mettre plus à l'aise. Maintenant cesse de me regarder avec ces yeux là. Je ne te toucherai plus.
Mon regard glissa sur son entre-jambe avant de retrouver le sien. Je retins un rire devant le sourire sur ses lèvres.
- Je ne peux décemment pas t'embrasser de la sorte sans que ça ne me fasse rien.
- Nous sommes dans un avion, lui rappelai-je, ignorant la chaleur qui me brulait les joues.
- Justement. Ca ferait désordre que je te fasse l'amour ici.
Je mordis ma lèvre pour ne pas rire en me rasseyant à ma place à mon tour, repoussant mon désir et les tremblements de mon corps.
- Tu ne veux toujours pas me dire où on va ? finis-je par demander après plusieurs minutes à admirer la vue du couché du soleil que l'on laissait sur L.A. depuis le hublot sous nos yeux.
Son rire rauque éclata, faisant sursauter mon cœur et affolant mon cerveau bien trop défaillant pour être en bonne santé. Il m'ignora, continuant d'observer la vue splendide que nous avions au dessus du désert. Petit à petit le soleil descendait en cette fin de journée, rendant le ciel absolument sublime.
Je soupirai théâtralement, récoltant un sourire à tomber de sa part pendant qu'il me jetait un coup d'œil amusé avant de reporter son attention sur l'extérieur. Il avait l'air de vraiment apprécier cette situation que lui seul contrôlait à mon plus grand désarroi.
- Italie, lâcha-t-il après une minute.
Son visage se tourna vers le mien tandis que je me concentrai tout juste assez pour ne pas me mettre à crier hystériquement. Il me fallut plusieurs longues secondes pour calmer le volcan d'émotions en moi. Qui emmenait sa petite amie en Italie pour un simple Week-end ? Je me raclais la gorge, essayant de contrôler les rires nerveux et probablement effrayants qui menaçaient de sortir de ma bouche.
- D'accord, répondis-je juste en me rasseyant calmement à ma place.
Ses doigts se nouèrent doucement aux miens. Un tremblement secoua mon corps entier.
- Juste d'accord ? s'inquiéta-t-il face à mon comportement on ne peut plus étrange.
Regardant l'écran devant nous, un peu plus loin, je m'entendis déglutir quand son pouce passa sur ma paume dans une caresse.
- Isabella ?
- Je… je me demande juste ce que tu vas faire pour mon anniversaire, avouai-je en observant l'écran sans le voir.
- Ton anniversaire ? répéta-t-il, ne comprenant pas.
- Une voiture hors de prix ? Tu vas m'offrir une maison ? Oh non, j'ai trouvé ! La lune ?
Mon ironie le figea. Si l'atmosphère était légère jusqu'à cet instant, sans que je ne sache vraiment pourquoi, maintenant je commençai à me sentir en colère. Je serrai les dents, retenant mes mots et mes émotions soudain trop vives. Il m'offrait un Week-end en Italie ? Nos réalités étaient tellement éloignées l'une de l'autre que j'en avais le vertige. Comment pourrais-je lui rendre un quart de tout ce qu'il m'offrait ? Quel sorte de cadeau pourrais-je bien lui faire à son anniversaire ? A Noël, si lui m'offrait un voyage en guise de premier Week-end ?
Je l'entendis inspirer profondément pendant qu'il se tournait vers moi dans un calme qui me fit trembler.
- Je ne comprends pas, avoua-t-il.
- Qu'est-ce que tu ne comprends pas ? demandai-je, sentant ma voix trembler.
- Regarde-moi.
Me pinçant les lèvres, je retrouvai son regard profond. Les émotions des dernières semaines allaient certainement finir par me rendre dingue, et, maintenant, ce Week-end en Europe… Quand son regard clair mais pertubé verrouilla le mien, je regrettai immédiatement d'avoir été aussi piquante avec lui. Il ne méritait clairement pas que je m'en prenne à lui de la sorte mais tout était tellement… trop.
- Explique-moi, me demanda-t-il après quelques secondes de silence où mon cerveau fulminait au point de me donner mal à la tête.
Les larmes brulèrent mes yeux contre ma volonté alors que la culpabilité me faisait trembler.
- Excuse-moi... je... je n'aurai pas dû te dire ça, murmurai-je en secouant la tête.
- Le problème n'est pas… que tu l'aies dit, mais pourquoi.
J'inspirai lentement pour me calmer en fouillant son regard maintenant inquiet. Son être entier était crispé, me faisant lourdement frissonner.
- C'est… Edward tu… tu as carrément soudoyé mon patron pour m'emmener en Week-end et tu… tu me payes ce voyage en Italie, en première classe et je n'ose pas…
- Alors ton problème c'est… l'argent ? s'étonna-t-il en fronçant les sourcils.
Incapable de continuer à soutenir son regard, mes yeux se baissèrent sur nos mains toujours liées.
- Tu… je suis ici et maintenant à des milliers de kilomètres de… ma réalité. Je… jamais je ne pourrais me payer ce genre de voyage juste pour un Week-end. Jamais.
Le soulagement passa en lui, détendant subitement son corps tendu.
- Isabella c'est…
- Tu vas me dire que ça n'est que de l'argent ? demandai-je en retrouvant ses yeux.
- Ca l'est, soutint-il en transperçant mon regard.
Je laissai passer un silence, essayant de rassembler mes pensées et calmer mes émotions.
- Ca n'est que de l'argent, répéta-t-il avec insistance. Je ne peux pas… changer ce que je suis et…
- Ca n'est pas ce que je te demande, le coupai-je.
- Ce train de vie est ce que je suis Isabella. Je peux me rendre à l'autre bout du monde en un claquement de doigts si je le veux et pour moi ça n'est… rien.
- Je ne pourrais pas m'y habituer.
Il eut malgré lui un sourire tendre qu'il repoussa au mieux.
- Je ne te demande pas de t'y habituer. Jamais. J'aime… j'aime que tu râles parce que je dépenses mon argent pour nous… mais je ne veux pas que ça te mette mal à l'aise.
Je soupirai, me rendant compte à quel point mes réactions étaient disproportionnées.
- Je ne pourrais jamais te rendre le quart de tout ce que tu m'offres, m'expliquai-je en me sentant rougir.
- Je ne veux pas que tu penses me devoir quoi que ce soit !
- Edward…
- Ce… ce qu'on vit, toi et moi, c'est… ça vaut infiniment plus que tout ce que je pourrais dépenser durant toute ma vie pour toi.
Ma respiration se coupa à ses mots et mes yeux me brulèrent. Depuis quand étais-je devenue une fontaine à émotions ? Qu'avait-il fait de moi ?
- Je suis désolée... je… c'est juste… c'est… difficile à... accepter, bafouillai-je en baissant les yeux à nouveau.
Deux doigts se posèrent sous mon menton, m'obligeant à relever les yeux vers son visage emprunt de sérieux et d'une émotion indéchiffrable.
- Qu'est-ce qui est difficile à accepter ?
- Je…
- Le fait que l'argent se sera jamais un problème ? Ou le fait que je sois amoureux de toi au point d'avoir envie de t'offrir la lune sachant que ça ne serait, à mes yeux, toujours pas assez ?
La brulure de ses mots inonda mon corps entier tandis que mon regard se noyait dans le sien, littéralement. J'eus presque envie de pleurer, mes sentiments incroyablement forts mélangés aux battements désordonnés de mon cœur devenu fou me rendant émotive à souhaits. Les centaines de mots que je réfrénai depuis des mois inondèrent brutalement mon cerveau et ma bouche, mais, pourtant, aucun n'en sortit pendant un moment. Edward fini par soupirer avant d'embrasser mes lèvres furtivement, coupant mon souffle et faisant sursauter mon cœur à nouveau.
- Je ne te demande pas de t'y habituer reprit-il doucement. J'espère même que tu ne t'y habitueras jamais et que tu ne prendras jamais tout ça comme… un dû. J'aime celle que tu es Isabella, rien ne changera ça… Et j'aimerais surtout que tu rentres dans ta petite tête que tu ne me devras jamais, jamais rien.
- Edward…
- Jamais, insistât-il.
N'étant pas en état pour lui répondre quelque chose de censé, je posai mes mains dans sa nuque et l'attirai doucement contre moi pour l'embrasser. Surprit, il mit une seconde avant de répondre à mon baiser avec toute la douceur dont il était capable. Dans notre échange, j'essayai au mieux de lui faire comprendre tout ce que je n'étais pas en état de lui avouer. J'étais amoureuse de lui, irrévocablement amoureuse de lui, et jamais de tels sentiments de m'avaient ne serait-ce qu'effleurer. Un gémissement vibra contre ma langue quand elle retrouva la sienne. A bout de souffle, après une minute, je finis par me reculer pour poser mon front contre le sien, savourant les yeux clos les sentiments extraordinaires qui me parcourraient. Je pris quelques secondes pour reprendre mon souffle, ignorant mon cœur battant beaucoup trop fort et trop vite.
- Est-ce que ça veut dire que tu ne râleras plus ? murmura-t-il contre ma bouche, m'effleurant à peine.
Mon rire vibra sur ses lèvres, le faisant sourire plus que de raison.
- Alors… on va en Italie ? finis-je par dire après un instant.
- En Sicile, enfaite... Là où j'ai grandis.
L'émotion et la joie se mêlèrent dans ma poitrine, me faisant sourire certainement idiotement.
Il m'emmenait chez lui.
La chaleur italienne était encore omniprésente alors qu'il était presque minuit. Le décalage horaire de 9h allait certainement me tuer. Nous avions atterrit à Trapani, et, après presque 30 minutes de route au milieu des collines d'oliveraies et des vignes en compagnie du chauffeur de la famille d'Edward (mesure qu'il m'avait expliqué avoir prise après la dépression de sa maman pour lui faciliter la vie), la voiture se gara devant une grande propriété absolument grandiose située en impasse, dans les collines, tout au bout d'une route sinueuse.
Une immense maison ocre éclairée par plusieurs grosses sources de lumières aux pieds des murs étaient bordée de palmiers. Aucun voisin à l'horizon et je n'avais pas vu de maison depuis plusieurs kilomètres malgré la nuit. Le sentiment d'être absolument seuls au monde était déroutant. Le spectacle était magnifique, et, jamais de ma vie je n'avais eu la chance d'admirer une bâtisse aussi belle.
- C'est ici que tu as grandis ? m'exclamai-je en sortant de la voiture après Edward.
- Pas vraiment. On est sur les hauteurs de Trapani, qu'on voit là bas, m'expliqua-t-il en désignant l'horizon plongé dans la nuit où plusieurs sources de lumières m'apparaissaient, dessinant une petite ville en contre bas. J'ai offert cette maison à mes parents après Fast. On habitait plus bas, dans une propriété un peu plus… modeste. Ma mère n'a pas voulu la vendre au vu du nombre de souvenirs que l'on à dedans, ils la gardent pour quand notre famille vient.
Edward récupéra nos sacs, et salua le chauffeur, dans un italien parfait, qui remonta dans la voiture pour repartir après avoir fait demi-tour. Je pensais que nous allions entrer dans la maison ocre mais Edward la contourna, accédant à un petit portail qu'il déverrouilla à l'aide de son emprunte digitale. Je restai silencieuse malgré ma curiosité débordante de lui demander où nous allions maintenant. Le vol avait été long et morphée m'avait lâchement ignoré, ne me laissant dormir que quelques trop maigres petites heures, et très mal, malgré le confort de nos places dans l'avion.
Depuis l'épisode du Bel'Air, mon sommeil était agité et trop peu important en nombre d'heures pour que je sois en état d'être en forme ce soir. Je n'avais qu'une envie : me coucher et dormir des heures durant. Pourtant mon cerveau retourné n'avait pas l'air d'accord, pour lui, resté à l'heure de L.A., nous étions le matin.
On longea un joli chemin arboré éclairé par de douces lumières ici et là avant de découvrir après un virage un deuxième superbe bâtiment ocre, lui aussi, à l'écart de la maison principale, sur le coté droit du terrain arboré. Plusieurs baies immenses laissaient passer la douce lumière allumée de l'intérieur. Plusieurs arbres et arbustes cachait la maison du reste de la propriété, en faisant un petit coin secret et intime. Immédiatement, je succombai au charme de cet endroit.
- Edward c'est…
- C'est pas mal hein ? s'amusa-t-il en ouvrant une des baies de la maison pour y entrer.
- C'est… plus que pas mal, approuvai-je en entrant à mon tour. Tout est… c'est superbe.
L'intérieur est aussi beau que l'extérieur, tout était crème et les meubles en bois foncé naturel avait un charme fou. Il flottait une douce odeur de vanille qui me détendis immédiatement. Au fond, une petite cuisine en bois avec un superbe ilot trônait, me laissant rêver de cuisiner dans cet endroit pour Edward. Un grand canapé marron et une table basse donnait sur une vue magnifique du terrain arboré et doucement éclairé ici et là. Sur la gauche du studio pratiquement tout ouvert, un énorme lit à baldaquin trônait. Je m'y approchai lentement, hypnotisée par la beauté des lieux.
- Ma mère à tout rénover en arrivant ici. C'était une sorte de… vieille entrepôt. Elle a voulu en faire un endroit à moi pour quand j'y viens. Histoire que j'ai un peu… d'intimité.
- C'est adorable et… vraiment très réussit. C'est magnifique.
- Je trouve aussi, approuva-t-il avec un sourire.
Une énième baie donnait une vue sublime sur le terrain joliment éclairé, la piscine avec débordement au loin et sur les collines que l'on devinait sur toute la droite de la propriété. Avais-je déjà vu de ma vie un endroit pareil ? Ou ne serait-ce qu'espérer un jour y entrer ? Certainement que non.
Mes doigts effleurèrent les couvertures sur le lit qui sentaient bon le linge propre. Edward posa nos sacs sur un petit bureau derrière lui avant de m'approcher pour m'enlacer, collant mon dos contre son torse ferme. Etais-je au paradis ? En tout cas, cela en avait le gout.
- Veux-tu manger quelque chose ?
Je secouai la tête en étouffant un bâillement.
- J'ai juste envie de me coucher et de dormir pendant trois jours, marmonnai-je en étouffant un rire. Mais je crois que mon cerveau est resté aux horaires d'L.A. Il a envie de faire un plongeon dans cette piscine et d'aller se promener dans les vignes.
Edward éclata de rire en embrassant mes cheveux.
- Le décalage horaire, se moqua-t-il en me faisant tourner dans ses bras. Mais, si t'en as envie on peut aller se baigner… Mes parents dorment surement.
- Ils sont… là ? réalisai-je soudain.
Mon cerveau était vraiment hors jeu.
- On est chez eux, me rappela-t-il dans un sourire moqueur. Et les lumières n'auraient certainement pas été allumées avant notre arrivée si ma mère n'était pas venu tout préparer pour que tout soit… parfait, comme elle le fait toujours.
- Je… c'est sûr, admis-je en me sentant rougir de ma bêtise.
- Si tu ne te sens pas prête à les rencontrer… ça peut attendre, on a le temps.
- Non je… c'est juste que je n'avais pas prit ça… en compte, avouai-je en rougissant à nouveau, sentant mon cœur s'accélérer.
Il se pencha vers moi et embrassa mes lèvres posément. Son geste suffit à me détendre, mes épaules retombèrent mollement alors que je me laissai aller à sa douceur.
- Je vais prendre une douche, murmura-t-il en se reculant.
- D'accord, acquiesçai-je déboussolée par le désir naissant qui me tordait déjà les entrailles.
- Tu peux me rejoindre, si tu veux, ajouta-t-il dans un sourire à se damner.
Il ne me laissa pas le temps de répondre qu'il repoussa une lourde porte en bois certainement très âgée que je n'avais pas vu à gauche de la tête de lit. Il s'engouffra dans ce que je devinais être la salle de bain, laissant la porte ouverte derrière lui. Quelques secondes, je l'admirai retirer son sweat avant de soupirer. Cet homme allait probablement me rendre dingue et totalement dépendante de sa personne -si ça n'était pas déjà le cas.
Pendant une minute, je pris le temps de respirer profondément et de m'étirer pour soulager mon corps un peu endoloris par le trajet en avion (probablement le plus long que j'ai fait jusqu'à aujourd'hui).
Je retirai mes chaussures que je balançai plus loin et avançai timidement vers le coin cuisine. Je restai quelques secondes figée dans l'hésitation, un peu perdue au milieu de cette cuisine que je ne connaissais pas. Avais-je le droit d'ouvrir les placards ? De me servir dans le frigo ?
Après un instant, je soupirai avant de chercher discrètement un verre. Après deux portes de placard, je trouvai enfin mon butin et me servait de l'eau. Mon cerveau tournait à mille à l'heure mais mon corps me semblait épuisé, comme après une nuit blanche, ce qui, en soit, était le cas. Mon regard navigua sur la pièce pendant que je buvais. Tout était somptueux, et ce studio à taille humaine était vraiment agréable. Avec curiosité, je jetai un coup d'œil au frigo, constatant avec surprise et plaisir qu'il était plein. Un plateau de sushis frais attira mon attention et mon ventre me rappela à son bon plaisir.
La mère d'Edward avait l'air d'être une femme prévenante et vraiment adorable. Malgré le fait que rencontrer officiellement ses parents m'angoissai un peu, la façon dont Edward décrivait sa mère et les attentions qu'elle avait laissé dans le studio avant notre arrivée me rassurai. Une personne aussi attention ne pouvait définitivement pas être un monstre !
- Tu ne m'as pas rejoints, constata Edward en débarquant dans la cuisine à son tour, me faisant sursauter.
- Excuses-moi, m'empressai-je de dire en reposant mon verre dans l'évier à mon coté. Je n'ai pas vu le temps passer. J'avais soif et j'ai…
- Isabella, c'est rien, s'amusa-t-il en s'approchant.
Son parfum m'atteignit en même que la vision de rêve de son torse nu, encore humide et musclé à souhaits sous mes yeux. La serviette qui couvrait ses hanches était trop petite… ou bien trop grande. Ma seule envie désormais était de lui enlever pour pouvoir l'admirer comme bon me semblait. Le mélange de l'odeur de sa peau et de son gel douche allait me faire perdre la raison.
- Tout va bien ? demanda-t-il après quelques secondes de silence où j'étais incapable de détacher mes yeux de son corps parfait.
Je me raclais la gorge en retrouvant ses yeux, essayant de retrouver contenance, sans y arriver, évidement.
- Oui, murmurai-je en luttant pour ne pas fermer les yeux quand son pouce caressa ma joue, puis ma bouche.
Automatiquement, mon souffle s'accéléra.
- Tu sais que tu n'es pas obligé de rencontrer mes parents immédiatement, souffla-t-il lentement, me laissant le temps d'assimiler chaque mot.
- Nous sommes chez eux, lui fis-je remarquer doucement.
- Oui, mais je ne t'oblige à rien. Si tu as besoin de quelques jours, ou quelques semaines… ils peuvent attendre, ils l'ont dit eux-mêmes.
- Et si ils ne m'aimaient pas ? m'inquiétai-je à voix basse.
- Aucun risque, rétorqua Edward en retenant un sourire. Ca serait impossible qu'ils ne t'aiment pas Isabella.
- On ne sait jamais, marmonnai-je en baissant les yeux sur sa bouche.
- Tu n'es pas une profiteuse, tu es bien élevée, intelligente et tu me rends heureux. Je ne vois absolument pas de raison qui pourrait faire qu'ils ne t'aiment pas.
A ses mots, je me sentie rougir. Son regard tendre et son sourire bienveillant me rassurèrent et me firent du bien. J'étais capable de rencontrer ses parents, pour lui, je me sentais capable d'absolument tout affronter. A nouveau, son pouce caressa ma lèvre, me faisant trembler contre lui.
- Et tu as osé venir me rencontrer à une soirée de promotion, me rappela-t-il, je ne peux pas croire que tu n'oseras pas simplement rencontrer mes parents.
Un sourire s'épanoui sur nos lèvres en même temps. J'avais osé, oui. Et si c'était à refaire, je le referais mille fois.
- C'est vrai, admis-je après quelques secondes où l'on se dévisagea.
- Bien. On en reparlera demain. Je crois qu'il faudrait qu'on dorme un peu.
Doucement, je me hissai sur la pointe des pieds pour m'approcher un peu plus de lui, multipliant les zones de contact entre nos corps. Le sien me parut brulant à travers le fin tissus de mon chemisier.
- Je vais aller prendre une douche, l'informai-je alors qu'un sourire étirait ses lèvres.
- D'accord. Je vais aller m'habiller, murmura-t-il doucement, son nez effleurant le mien.
Sa caresse dura quelques secondes avant que ses lèvres n'effleurent les miennes avec légèreté. Son étreinte resta trop superficielle pour mon désir naissant et il se recula avant que je ne puisse faire quoi que ce soit, disparaissant à travers la maison pour rejoindre la chambre. Je pris une minute pour calmer ma respiration saccadée avant de regagner la chambre à mon tour. Quand j'y pénétrai, il fouillait le grand dressing dissimulé dans le mur, me tournant le dos. Les mains encore tremblantes, j'ignorai son corps presque nu et me servis dans mon sac pour récupérer mes affaires de toilettes avant de filer dans la salle de bain.
Quand j'entrai dans la douche, l'eau chaude tombant en pluie me détendis et les battements irréguliers de mon cœur se calmèrent. Je me lavai les cheveux soigneusement, prenant le temps de profiter de cette douche absolument superbe. J'étais au milieu d'une salle de bain de rêve, avec un homme de rêve dans la pièce d'à coté, le tout dans une région de rêve… que pouvais-je demander de mieux ?
Je sursautai quand deux bras m'entourèrent, avant de sourire sans pouvoir m'en empêcher. Son odeur emplit la pièce, faisant s'envoler des papillons dans mon ventre. L'eau chaude coula bientôt sur nos deux corps enlacés.
- Je croyais que tu devais t'habiller, remarquai-je, ignorant mon cœur qui accéléra sa course.
- Je le croyais aussi, murmura-t-il contre mon oreille. Mais j'ai pensé à ton corps nu sous cette douche…
Il inspira profondément, pressant un peu plus son corps contre le mien. Le désir s'insinua brutalement sous ma peau, allumant mes terminaisons nerveuses d'un seul coup.
- Je ne pouvais décemment pas t'y laisser seule, conclut-il en soupirant.
- Quelle galanterie, m'amusai-je, essayant d'ignorer ses mains qui glissaient le long de mon ventre pour remonter vers ma poitrine.
Un frisson me secoua de la tête au pied quand il effleura ma peau sensible de ses pouces, coupant ma respiration. La vapeur s'éleva dans la salle de bain, rendant l'air presque irrespirable.
- Je ne crois pas que la galanterie fasse partie de ce que je compte te faire.
Le sourire dans sa voix ne m'échappa pas et je me mordis la lèvre quand ses mains quittèrent ma peau pour rassembler mes cheveux trempés dans son poing. Ses lèvres se posèrent sur mon épaule qu'il embrassa avant de remonter le long de ma peau jusqu'à atteindre le dessous de mon oreille. Sa langue sur ma peau finit d'allumer le brasier dans mon ventre, rendant mon cœur fou.
- Tu n'as pas idée de toute ce que j'ai envie de te faire, soupira-t-il contre ma peau, le souffle court.
Comme pour appuyer ses paroles, son corps se pressa un peu plus contre le mien, me faisant ouvrir la bouche pour essayer de respirer un peu mieux -ce qui ne marcha pas le moins du monde. Mes jambes tremblèrent quand il passa son pied entre les miens pour me faire écarter les cuisses. L'eau tombant sur nos corps me donnait la sensation que j'allais pouvoir m'envoler après ça.
- Penches toi, ordonna-t-il, sa voix rauque semblant s'insinuer sous ma peau pour atteindre mon bas ventre directement.
Je m'exécutai en silence, prenant appuis sur mes mains contre les pierres froides du mur de la douche pour ne pas perdre l'équilibre. Allais-je prendre feu malgré l'eau tombant doucement sur nos corps enlacés ? J'en avais bien l'impression. Son corps glissa contre le mien lentement, me faisant fermer les yeux sous la pression beaucoup trop grande dans ma poitrine.
- Tellement docile, apprécia-t-il sans s'en cacher.
Je soufflai son prénom dans un gémissement quand ses mains voyagèrent de mes seins à mon bas ventre, me faisant gémir honteusement. Mon désir remonta par vagues brulantes quand son corps glissa dans le mien lentement, sans d'autres préliminaires. Un soupire de soulagement passa entre mes lèvres.
J'avais la sensation qu'il ne m'avait pas touché depuis une éternité alors que ça ne faisait que vingt-quatre heures. Comment avait-il pu me rendre accro à son corps et sa présence en si peu de temps ? Pourquoi avais-je toujours, et ce depuis le départ, le sentiment que je le connaissais depuis toujours ? Même mon corps semblait en être accro, reconnaissant le sien automatiquement.
Lentement, son corps quitta le mien avant d'y revenir tendrement, un grognement étranglé se coinçant dans sa gorge, passant par dessus le bruit de l'eau tombant autour de nous. Ses mouvements amples et lents devinrent rapidement de plus en plus profonds. Mon cœur allait certainement s'arrêter à force de battre aussi vite et mon ventre exploser d'une seconde à l'autre tant le désir que je ressentais était intense. Chaque petite partie de mon corps me paraissaient en feu.
Jamais aucune étreinte n'avait été aussi intense. Jamais personne n'avait contrôlé mon corps de la sorte, de ses mains sur mes hanches et de sa bouche effleurant de temps en temps ma nuque. L'eau autour de nous ne faisant qu'amplifier le sentiment irréel qui entourait notre étreinte. Une de ses mains glissa le long de mes hanches pour accéder à mon intimité qu'il caressa lentement.
La sensation suffit à me faire basculer violement. Notre paroxysme nous percuta de plein fouet en même temps, me faisant presque crier sous l'assaut brutal de l'intensité du plaisir qui me secoua. Si les bras d'Edward ne m'avaient pas retenue puissamment contre lui, je serais probablement tombée tant mes jambes tremblaient.
Il me fallut de longues secondes avant de retrouver mes esprits. Et, même quand Edward se retira avant de me faire tourner dans ses bras, je gardais les yeux fermés, profitant de son souffle chaud et encore irrégulier contre mon visage et de la douce sensation qui berçait mon corps et mon âme. J'aimais profondément ces instants, juste après l'amour. Ces longues minutes où j'avais la sensation que nous étions invincibles, et que rien ni personne ne pourrait jamais nous séparer. Ses longs doigts massèrent ma nuque délicatement avant que ses lèvres n'effleurent les miennes dans une lente caresse.
- Tu me rends heureuse, murmurai-je le plus doucement possible sur sa bouche, sentant mon cœur s'accélérer à nouveau à ces mots que j'avais pensé mille fois sans jamais oser les dire. Tellement heureuse…
Ses mains dans ma nuque glissèrent dans mon cou, son pouce passant sur ma bouche. Immédiatement, je me sentie rougir, pleinement conscience de ce que je venais de dire. Une nouvelle fois, son pouce passa sur mes lèvres, me faisant ouvrir difficilement les yeux. Je battis des paupières plusieurs fois, l'eau m'aveuglant quelques secondes. En tombant directement dans ses deux lacs sombres empli d'une émotion indéchiffrable, un long frisson me secoua. La tendresse de son visage était inédite et jamais ses yeux n'avaient étés si profonds.
- Je suis vraiment heureux avec toi, souffla-t-il à son tour, son regard ne quittant pas le mien une seule seconde.
On resta un moment à se dévisager, perdu dans la contemplation de l'autre, me noyant dans mes propres sentiments pour lui. Quand la température de l'eau baissa, signe que nous avions vidé le ballon d'eau chaude, on sortit de la douche, s'enroulant dans deux grandes serviettes moelleuses. Aucun de nous ne prononça un mot pendant qu'Edward m'essuyait délicatement les cheveux, prolongeant la sensation de flottement et de douceur qui nous entourait depuis notre étreinte.
Sa main dans la mienne, il nous ramena dans la chambre, puis nous allongea dans les draps propres et frais du lit. Nue contre Edward, j'inspirai profondément son odeur en me blottissant un peu plus contre lui, son front contre le mien.
Ses doigts caressèrent ma joue, me faisant fermer les yeux alors qu'un soupire de contentement passait mes lèvres. Jamais de ma vie je n'avais été autant à ma place qu'à cet instant. Sa bouche se posa sur la mienne la seconde d'après, faisant sursauter mon ventre qui se contracta délicieusement au contact chaud de ses lèvres contre les miennes. Son baiser fut incroyablement lent et doux, et je me laissai porter, appréciant la chaleur de ses bras qui se refermèrent autour de moi. La respiration rapide, il quitta ma bouche avant de se reculer légèrement pour m'observer. Ses yeux sombres étaient emplis d'une émotion tellement profonde que j'eus du mal à soutenir son regard.
- Comment c'est possible d'avoir encore autant envie de toi ? demanda-t-il doucement, son souffle chaud balayant mon visage.
Je m'appuyai un peu plus contre lui, embrassant la commissure de ses lèvres lentement.
- Je ne sais pas, répondis-je doucement en sentant mon corps s'éveiller à nouveau, le désir me faisant frissonner.
Il inspira profondément pendant que j'embrassai ses lèvres à nouveau sans m'attarder. Ses mains remontèrent dans ma nuque, me massant le cuir chevelu du bout des doigts. Je fermai les yeux, profitant de sa caresse en remontant un peu plus contre lui, posant mon front contre le sien.
Doucement, je passais une de mes jambes par dessus son corps pour me retrouver sur lui, mon bassin frôlant le sien délicieusement. Ses mains prirent mon visage en coupe avant de m'approcher à nouveau, se soulevant légèrement pour pouvoir m'embrasser. Quand ses lèvres se posèrent sur les miennes et qu'il m'attira dans une nouvelle étreinte, je sentis en moi quelque chose que je n'avais jamais ressentit auparavant : la certitude d'avoir trouvé ma place.
Je battis des paupières plusieurs fois, la lumière du soleil se levant caressant ma peau doucement. Je n'avais aucune idée de l'heure qu'il pouvait bien être mais, il faisait déjà bon. J'observai une seconde la baie au pied du lit ouverte qui laissait passer un petit peu d'air de l'extérieur avant de froncer les sourcils. Cette baie avait-elle été ouverte toute la nuit ? Jetant un coup d'œil autour de moi, je constatai qu'Edward n'était plus dans le lit. Je m'étirai mollement, m'asseyant dans le lit en ramenant le drap contre ma poitrine pour cacher mon corps nu.
Dehors, la lumière de ce début de journée tirait sur le rose et le orange, rendant les couleurs du ciel et du jardin superbe. Je découvrais la propriété des parents d'Edward pour la première fois au levé du jour et le spectacle était grandiose. Au moment où je commençai à me sermonner de ne toujours pas bouger, Edward passa la baie pour rentrer dans la chambre, un sachet blanc dans la main droite. Le sourire qu'il eut en me découvrant réveillée me coupa le souffle.
- Salut, lança-t-il en approchant du lit lentement.
Vaguement, il me fit penser à un félin ayant trouvé sa proie préférée. Il posa le sachet qu'il tenait sur le coté du matelas.
- Salut, murmurai-je en l'observant monter sur le lit jusqu'à se retrouver à ma hauteur, son regard étincelant dans le mien.
Les sourires qui étirèrent nos lèvres furent certainement semblables. Cette nuit avait été différente de toutes celles que nous avions vécues auparavant. Et nos corps s'étaient aimés des heures durant, insatiables l'un de l'autre. J'en étais douloureusement courbaturée ce matin, et le manque de sommeil était lourd mais j'étais heureuse, incroyablement heureuse.
- Tu as bien dormis ? demanda-t-il, ses yeux clairs fouillant les miens.
Je hochai la tête, perturbée par sa proximité et son parfum unique. Une de ses mains dégagea une mèche de mon visage qu'il glissa derrière mon oreille délicatement.
- Et toi ? finis-je par demander après un instant à l'observer.
- J'aurai aimé dormir plus mais ma petite amie était infatigable.
Je ravalais le rire qui voulait passer mes lèvres et arquai un sourcil.
- Je suis sûre que tu as pourtant tout fait pour qu'elle s'endorme rapidement.
Le sourire qui étira ses lèvres fit s'accélérer mon cœur.
- J'ai absolument tout essayé, s'amusa-t-il en m'adressant un regard de braise qui me fit rougir jusqu'à la racine des cheveux.
Il étouffa un rire avant d'embrasser ma bouche furtivement.
- C'était plutôt génial, admit-il en se reculant.
- Malgré la fatigue ?
- La nuit qu'on a passé vaut absolument toute la fatigue du monde, souffla-t-il, charmeur.
Malgré tout, la sincérité de son regard fit fondre mon petit cœur tout mou qui s'accéléra. On échangea un regard, puis un énième baiser avant qu'il ne se redresse. Il reprit le petit sachet qu'il tenait en rentrant et me sourit.
- Petit déjeuner ? proposa-t-il en me tendant sa main libre.
Je hochai la tête avec entrain, avant de sauter du lit. Je tentai d'ignorer son regard sur moi tandis que je cherchais des vêtements propres dans mon sac.
- Ca ne te dérange pas si je vais prendre une petite douche avant ?
- Tu veux que je vienne ? demanda-t-il.
- Cinq minutes d'humanité Edward, s'il te plait, le sermonnai-je avant de rire.
Son souffle dans ma nuque me fit frissonner avant même qu'il ne me touche.
- Cinq minutes seulement alors, approuva-t-il avant d'embrasser la peau nue de mon épaule. Après cette nuit… Il est clair que je ne pourrais certainement plus me passer de toi longtemps.
Je levai les yeux au ciel malgré le rougissement de plaisir qui inondait mes joues. Je me tournais pour lui faire face, mes sous-vêtements et ma robe dans les mains.
- J'avoue que moi non plus, soufflai-je en retrouvant son regard d'une intensité rare.
Un doux sourire étira ses lèvres avant qu'il ne se penche pour m'embrasser calmement, prenant le temps de gouter mes lèvres avant que ma langue impatiente n'effleure la sienne.
- Je croyais que tu devais prendre ta douche, murmura-t-il contre mes lèvres.
- J'y vais ! m'exclamai-je en le relâchant, repoussant au mieux mon désir pour lui qui semblait prendre encore plus de place que la veille.
Mais que m'avait-il fait pour que je le désire chaque jour un peu plus ?!
On prit le petit déjeuner sur la terrasse, observant la nature s'éveiller doucement. J'admirai la vue absolument incroyable que nous avions d'ici tout en finissant de boire mon thé. L'immense domaine était entouré de vignes et d'oliveraies couvrant plusieurs kilomètres jusqu'à la mer, un ruban d'azur scintillant à l'horizon. Le jardin verdoyant se mêlant à la vue magnifique sur la vallée me donnait la sensation que la propriété était sans fin.
- Vivre ici doit être… incroyable, commentai-je après un instant à admirer l'horizon.
- Ca l'est. Mes parents sont heureux ici. Et à l'abri des regards indiscrets.
Je hochais la tête, jetant un coup d'œil à Edward. Assis sur le même canapé aux coussins blanc de la terrasse que moi, sa tasse de thé entre les mains, il était encore plus beau que d'habitude. Depuis que nous étions arrivés, et avec la nuit que nous avions passés, j'avais totalement oublié qui il était, et tout ce qui lui, nous tournait autour. Je repoussai un soupire et le sentiment d'angoisse qui enserra ma poitrine lentement, voulant reprendre possession de mon corps. Temps que nous serions ici, je ne voulais pas repenser à tout ce qui se passait autour d'Edward. Je voulais oublier, ne serait-ce que quelques jours pour profiter pleinement de lui et de nos sentiments l'un pour l'autre.
- Je devrais aller les voir, d'ailleurs, reprit-il après une minute. Si je ne vais pas les saluer ma mère va débarquer.
L'amusement dans sa voix me fit sourire et allégea immédiatement mon cœur. J'hésitai une seconde à parler, glissant mon doigt sur le rebord de ma tasse.
- Tu veux que… tu veux que je t'accompagne ? demandai-je timidement, sentant mon ventre se nouer malgré mon envie de les rencontrer.
Son regard revint à moi et un doux sourire étira ses lèvres.
- T'en as envie ?
- Oui.
Et c'était sincère. Son sourire s'agrandit, mangeant presque son visage entier. Le sentiment de joie qui me saisit fut incroyable.
- On pourrait aller se baigner après, proposa-t-il en jetant un coup d'œil vers la piscine.
Cette beauté à débordement semblait m'appeler depuis que nous nous étions installés sur la terrasse. Il était à peine dix heures, mais le soleil commençait déjà à me donner chaud. Et me baigner avec Edward était un projet vraiment très agréable et tentant.
- On pourrait aussi aller nous promener à Trapani ce midi, manger dans un restaurant du port et profiter du beau temps pour flâner ?
Son programme était vraiment très alléchant, mais, pourtant, quelque chose me chiffonnait.
- Tu… tu peux ? osai-je demander doucement.
Ses sourcils se froncèrent très légèrement. L'incompréhension flottant sur son visage me mit un peu mal à l'aise.
- Je, je veux dire... sortir et vivre… normalement ?
- Ici, oui. Il y aura peut-être quelques curieux, mais on peut sortir comme tout le monde.
Je hochai la tête, consciente de l'ampleur de ce qu'était sa vie et sa célébrité.
- Si ça te fait peur d'être vue avec moi comme ça on peut…
- Non ! Non… ne t'inquiètes pas pour ça. J'me sens prête.
Un sourire sincère étira ses superbes lèvres. Son regard où le soleil tombait directement verrouilla le mien quand il posa sa tasse vide sur la table. Il se releva lentement, toujours le même sourire plein de joie sur la bouche.
- Prête ? demanda-t-il en tendant sa main vers moi.
Je saisis ses doigts qui se nouèrent aux miens lorsque je me relevais et lissai ma robe rouge.
Oui, j'étais prête.
Je tiens à préciser que mon rêve était cette scène sur cette terrasse, au milieu de cet environnement de rêve.
J'espère vous avoir donné envie de partir en Sicile ! Et, oui, j'ai un problème avec l'Italie ^^'
On se retrouve très vite !
Passez une bonne semaine et on oublie pas de commenter si on veut lire la suite !
J'vous embrasse,
Tied.
