La fin des vacances sonnait pour Sebastian et Ciel.
Ils faisaient leur valise dans la chambre d'hôtel.
-Sensei, a quelle heure est notre avion ? demanda Ciel.
Ciel m'appelait toujours « sensei » mais il avait retrouvé beaucoup de sa mémoire.
Je me disais que le reste reviendrait tout seul.
-Il est à 20h00.
-On va devoir dormir dans l'avion ? demanda Ciel.
-Oui si tu veux. Mais on ne pourra pas boire de sang dans l'avion alors profites en maintenant.
-J'ai encore du mal avec cela. Je gérais bien ma nouvelle vie, sensei ?
-Oui tu gérais très bien, ne t'en fait pas. J'espère que tu en as appris assez sur mon passé. Tu vas pouvoir passer le permis. Si on te kidnappe, tu pourras t'en aller, plaisanta Sebastian.
-C'est le risque quand on a des parents assez riches comme moi. Ce n'est pas comme dans mon enfance alors ca va.
-Tes souvenirs reviennent apparemment, je suis content.
On ferma la chambre à clé puis on se dirigeait vers l'ascenseur.
Malheureusement nous n'avions pas pu réaliser notre fantasme.
On croisa le majordome de l'hôtel.
-Je sais ce que vous êtes tous les deux.
-Pardon ? demanda Sebastian.
J'espérais qu'il n'avait pas deviné ce qu'on était vraiment et qu'il pensait à autre chose.
-Vous n'avez pas de reflets et puis la photo, vous êtes un vampire.
-Enfin vous délirez. Les vampires cela n'existe pas, répondit Sebastian.
-Vous êtes mort il y a bien longtemps. Sur la photo, c'était vous !
Je décidais de dire la vérité, sachant que personne ne le croirait.
-Sensei, on n'a qu'à dire la vérité. De toute façon, qui le croira.
-C'est vrai, nous sommes des vampires. Mais vous pouvez le dire à tout le monde que vous passerez pour un fou.
-Je ne le dirai à personne mais je voudrais que vous me transformiez comme vous.
-Vous êtes sérieux ? demanda Ciel.
-Si vous voyez la vie de vampire comme dans un manga, c'est fantasmé. Lui il pensait pareil. Finalement, il a bien compris que c'était différent.
-Cela, c'est bien vrai, sensei. C'est moins cool d'être un vampire, répondit Ciel.
-Je ne vous transformerai pas, restez humain mais tenez.
Je lui tendais un bon pourboire.
-Pour votre travail.
Puis on alla dans l'ascenseur.
-Je n'ai pas de reflets sensei, c'est un peu perturbant.
-Tu t'y referas. Tu t'y es vite fait quand je t'ai transformé.
-On pourra s'arrêter pour que je mange ? demanda Ciel.
-Oui, on ira dans un coin isolé sur la route.
On alla à la réception rendre les clés.
-Vous avez passé un bon séjour ?
-Oui.
Je lui rendis la clé de la chambre.
-Nous allons fermer définitivement.
-Ah vraiment ? demanda Sebastian.
Heureusement que nous y étions aller avant, sinon Ciel n'aurait vus un bout de mon passé.
-Oui, l'hôtel n'attire plus beaucoup de gens et a un passé étrange. Les gens ont dit voir des vampires à une époque, des fous sans doute ! s'exclama la réceptionniste.
-Des fous, oui, dit Sebastian.
Je mentais à la réceptionniste, mais à l'époque il n'y avait que nous alors cela me donnait une réponse de qui ils avaient vus.
On quitta l'hôtel et je conduisais.
Ciel regardait la fenêtre.
-C'était vous le vampire et votre ex-copain ? demanda Ciel.
-Oui, on a été repérés apparemment. C'est triste qu'ils ferment mais on y a été avant.
-Personne ne le croira s'il dit ce nous sommes ?
-Non personne le croira, répondit Sebastian.
-Sensei, j'ai faim.
-Ok on s'arrête.
Je m'arrêtais sur une route plus isolée ou personne ne nous verrait.
Ciel planta ses dents dans mon cou.
Il n'y allait pas dans la douceur.
-Ciel, je t'ai déjà dit de me faire moins mal.
Il avait fallu reprendre depuis le début pour lui apprendre des choses normales pour un vampire.
C'était comme un second apprentissage.
Ciel bu à sa faim mais me fit une autre demande :
-Sensei, j'ai envie de vous.
Ciel avait toujours été très directe dans ses demandes.
-Tu peux m'appeler par mon prénom. Cela me rappelle quand tu étais au lycée.
-Vous n'avez pas envie de moi, sensei ? Vous aimiez beaucoup quand je vous appelais comme cela.
-C'est vrai mais j'aimais aussi quand tu m'appelais par mon prénom, répondit Sebastian.
Je décidais de répondre favorablement à sa demande.
Ciel me masturba et je devenais dur.
-Tu veux que je te prenne ici, tu es sûr ? Ce n'est pas très confortable ni romantique.
-Vous êtes un grand romantique, sensei mais là je veux juste que vous preniez.
-Très bien. Viens sur moi, je ne serai ni doux, ni romantique. Tu veux du sexe brut, tu vas en avoir.
Je pénétrais Ciel sans une once de douceur.
-Vous êtes trop bourrin, sensei, se plaignit Ciel.
-Je croyais que tu ne voulais juste te faire prendre.
Je devenais plus violent avec Ciel.
-Un peu moins vite, Sebastian.
-Tu veux ma version romantique ?
-Oui, Sebastian.
Je me stoppais et l'embrassa.
-Je préfère cela que devoir te prendre comme un bourrin. Tu sais ce que font un plus un, Ciel ?
-Deux, pourquoi ?
-Deux est égale à toi et moi, Ciel.
-Pour un prof de mathématiques, c'est léger, se moqua Ciel.
-J'aurai essayé au moins.
Je prenais Ciel, plus doucement cette fois-ci.
-Je vous aime, Sebastian.
Le tutoiement avait pris beaucoup de temps, je serai patient envers Ciel.
On finit par jouir tous les deux et à mon tour, je lui demandais à manger.
J'avais l'habitude des poches de sang mais au choix, je préférais Ciel autant au lit que pour le goût de son sang.
Je le mangeais puis je repris la route.
A l'aéroport, on enregistra les bagages et dans l'avion, nous étions à côté.
Mais Ciel semblait nerveux.
-C'est la seconde fois que tu prends l'avion, c'est vrai.
Je le rassurais en lui prenant la main.
-Merci, sensei.
Je souriais à Ciel.
