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-Qu'est-ce que tu lui as fait boire ! Hurla le nain en agrippant le guerrier par le col.
-Un antidote. Répondit ce dernier en montrant la dague grossière du gobelin.
L'elfe saisit l'arme et la renifla, avant de renâcler devant la puanteur de la mixture toxique la recouvrant. La Forestière attira l'attention du Berserker et lui fit une rapide explication. Quelque peu déçu de ne pouvoir frapper l'Épéiste, le Nain le lâcha avec un petit grognement.
Le Drow quant à lui essuya les gouttes de sueurs qui perlaient sur son front et son visage reprit rapidement sa couleur habituelle. Le Guerrier du Désert poussa un soupir de soulagement, l'antidote avait été administré à temps.
Le Mage toussota avant de se relever complétement, utilisant son bâton comme appui. Son regard ambré se posa sur le Guerrier du Désert. Bien qu'il fût reconnaissant à l'humain de lui avoir sauvé la vie, le Mage ne lui faisait pas encore confiance.
-Que fais-tu ici ? Demanda-t-il.
-Je viens vous éviter une mort certaine au cas où tu ne l'aurais pas remarqué. Répondit l'Épéiste.
-Comment savais-tu que l'on serait en difficulté ? Dit l'Amazone.
Le Guerrier fixa le sol, embarrassé par la question, il ne voyait pas comment répondre à la question et il y avait plus urgent.
-Pour le moment, je ne peux pas répondre. Il y a autre chose dans cette crypte. Et c'est beaucoup plus dangereux que des gobelins.
Interloqué, le groupe réitéra sa question. Le Drow donna une réponse :
-Je crois savoir comment il sait tout ça.
Les aventuriers dévisagèrent le lanceur de sort surprit.
-De quoi parles tu ? Demanda le Nain.
-Je parle de l'esprit qui l'accompagne. Dit le Drow en plissant les yeux.
Le Guerrier du Désert se raidit. Le Mage n'était pas le premier à pouvoir sentir la présence de Sable, mais il ne pensait pas qu'un rang obsidienne en soit capable.
-Un esprit ! S'exclama l'Elfe des bois. Tu parles sérieusement ?
Le Mage hocha la tête. L'équipe se mit à fixer sévèrement l'Épéiste. Le jeune homme, mal à l'aise, il se mit à transpirer.
-Je pense qu'il vaudrait mieux que je me montre. Dit le Djinn.
Le Guerrier du Désert acquiesça avec un soupir.
-Alors gamin, tu as perdu ta langue ? S'impatienta le Berserker Nain.
C'est alors qu'une voix ancestrale résonna.
-Surveille la tienne le barbu.
C'était comme si le son provenait de partout à la fois. Les mots foutaient l'air avec la force d'une bourrasque. Les aventuriers balayèrent toute la pièce du regard.
L'air sembla se distordre, un tourbillon de poussière se condensa formant peu à peu une silhouette, le Djinn se matérialisa devant les yeux écarquillés du groupe. De son corps, seul son buste était visible, ses jambes étaient remplacées par un nuage de sable. L'esprit avait l'apparence d'un humain, sa peau était de couleur ocre, son crâne était tatoué et son menton arborait une longue barbe noire.
