Chapitre 17 : L'inconnu.

Cette petite cavité creusée à même la roche qui abritait une statue de la Déesse n'aidait pas beaucoup à l'éveil du pouvoir héréditaire. L'eau était d'une température glaçante, mais il fallait y faire abstraction, faire preuve d'une grande concentration capable de plonger le corps humain dans un état second où les cinq sens étaient doublement éveillés et où l'esprit gagnait en sagesse et en pureté. C'était de la méditation basique mais indispensable pour l'héritière du trône.

Cela faisait un certain temps que Zelda n'avait pas prié, elle voulut se rassurer en se disant que c'était la raison de son nouvel échec. Mais elle savait la vérité au fond d'elle : elle avait beau prier de tout son cœur, avec une volonté infaillible, le résultat était le même, et ce depuis sa plus tendre enfance. Une décennie démoralisante pour la princesse sur ce point.

Elle se décida à terminer cette énième séance dans un soupir, elle recula jusqu'à sortir de l'eau, son corps tremblant de froid. Ce fut à ce moment précis qu'Impa arriva.

- Princesse ? fit-elle.

- Non, toujours rien, cela n'est pas surprenant, répondit Zelda.

- Il vous attend, Princesse, dans la bibliothèque, comme vous l'aviez demandé.

- Très bien, merci Dame Impa.

Quelques minutes plus tard, la princesse s'était changée et s'était vêtue de sa robe royale. Elle arriva au lieu de rendez-vous. Link l'attendait, assis seul à une table, il lisait une lettre qu'il tenait entre ses mains.

- Bonjour, dit Zelda en s'installant face au héros.

Elle se rendit compte que cela pouvait bien être la première fois qu'elle le saluait. L'Hylien, plongé dans sa lecture, releva la tête et la salua d'un hochement de tête.

- Que lis-tu ? lui demanda-t-elle.

Link, surpris par la question, reposa la lettre sur la table.

- C'est… une lettre d'excuse d'un dirigeant… Disons qu'il a manqué de respect à son supérieur, alors le roi l'a incité à écrire ces mots, répondit le héros.

Pour les deux élus, c'était vraiment étrange de se parler ainsi, comme si rien ne s'était passé. Mais il valait mieux cela pour avancer. Repartir de zéro. Leur voix était d'une neutralité grandiose, la princesse ne ressentait plus aucun mépris, jugement ou angoisse avec son chevalier servant, désormais, il était une personne comme les autres, et c'était déjà une belle avancée.

- Edward a été enfermé dans une geôle pour une durée indéterminée sans même discuter de son cas. D'ailleurs, il faut impérativement que je te parle de toute cette histoire.

- Que suis-je censé savoir ?

Zelda jeta un œil autour d'elle pour vérifier que personne ne l'épiait ou ne l'écoutait. Elle demanda au héros de lui jurer de ne rien raconter à son père. Celui-ci jura. Puis, elle se lança dans ses explications. Link l'écoutait attentivement, jamais elle n'avait été aussi sérieuse devant lui.

- Te souviens-tu de ce qu'Edward t'avais écrit sur la main ? commença-t-elle avec une voix calme chuchotant à moitié.

- Bien sûr, oui, confirma le chevalier.

- Je pense que c'est un message caché que l'on a voulu me transmettre…

L'Hylien regarda la paume de sa main, il ne comprenait pas.

- Sur… ma main ? Mais Edward a simplement voulu me faire passer pour un fou, car il est jaloux…

- Jaloux ?

- Votre Altesse, le poète s'est épris de vous.

Zelda soupira, elle trouvait cette hypothèse totalement absurde car elle n'était fondée sur aucune preuve. Au début, la princesse y voyait un jeune homme très aimable mais banal car c'était un noble, cela dura jusqu'à ce qu'il s'en prenne au capitaine évidemment.

- Je t'en prie, Link ! C'est ridicule !

- Mais cela pourrait tout expliquer… insista le héros.

- Justement, non, avais-tu remarqué le petit symbole en plus des phrases sur ta paume de main ?

Il essaya de se souvenir, il passa son index sur sa main pour essayer de reproduire le signe, et malgré l'état dans lequel il était ce jour-là, il parvint à se remémorer du tracé.

- Exactement, fit Zelda.

Elle lui expliqua ensuite que ce symbole lui était familier car elle l'avait aperçu sur un mur du château ainsi que sur un bout de parchemin qui Revali avait découvert. Les informations pénétraient à une vitesse phénoménale dans la tête de Link qu'il se sentit vite perdu.

- Cependant, je doute qu'Edward soit derrière la totalité de nos découvertes, continua la princesse, nous avons aperçu une étrange silhouette à deux reprises au même moment où Revali et moi découvrions le symbole. J'en conclus que celle-ci est liée à toute cette histoire, comprends-tu ?

Il acquiesça d'un timide signe de tête.

- Cette silhouette… Edward peut très bien en être l'identité, releva Link.

- Elle est beaucoup plus grande, je doute que ce soit lui…

- Mais il aurait très bien pu…

- Link. Je sais qu'il t'a fait du mal et que tu veuilles lui rejeter la faute, mais nous ne sommes pas sûrs qu'il soit le véritable coupable.

Le héros ne répondit rien, mais son silence en disait long sur ses pensées et la colère qu'il gardait contre le poète. Pour lui, cela ne se discutait pas, il était un Yiga infiltré au château. Quand il partagea enfin cette hypothèse avec Zelda, celle-ci soupira.

- Ce que tu peux être têtu ! s'exclama-t-elle.

Il haussa les épaules.

- Tu me dis qu'il est jaloux, puis ensuite qu'il est un Yiga, je ne te suis plus. Tu n'es pas objectif du tout, de plus, s'il était un membre du clan Yiga, pourquoi t'aurait-il prévenu de leur attaque à la Cité Gerudo ?

- La vraie question, c'est : comment était-il au courant de l'attaque, corrigea Link.

L'Hylienne se leva de sa chaise en s'appuyant sur la table, déterminée à connaître la vérité, car tous ces mystères pouvaient potentiellement représenter un danger pour elle, Link et la famille royale.

- Très bien, il n'y a qu'une seule personne capable de nous donner des réponses…

Une fois la forêt des pommes dépassée, le trio s'apprêtait à traverser le pont de Misth, direction le Nord-est, vers la région d'Ordinn. Ils ne devaient pas faiblir car le plus dur n'était pas encore passé.

- Ah ! Ce jour-là, j'ai bien cru que ma cuisine allait prendre feu ! rit Adrien.

- Tu rigoles j'espère ! Vous aviez vraiment tous cru que je n'avais aucun talent dans le domaine culinaire ? s'exclama Daniel.

- C'était la première fois que je te voyais ! Tu n'avais pas une tête à cuisiner.

- Dîtes-moi que je rêve… Je cuisine autant que Maëlle à la maison !

- Pas assez à mon goût, fit la concernée qui marchait en avant des deux hommes.

Adrien éclata de rire.

- Tu ne l'as pas vu venir celle-là, hein ?

- Ferme-la, Ad', lui dit-il.

C'était ainsi depuis le début du voyage, il y avait deux heures environ, les deux maris riaient ensemble, et leur sujet de discussion variait beaucoup Maëlle préférait presser le pas pour arriver le plus vite possible au relais le plus proche afin d'y manger rapidement pour ne pas arriver trop tard au pied de la montagne, là où ils allaient passer la nuit. Cependant, la châtaine risquait de se fatiguer plus vite à marcher aussi rapidement. Les deux hommes le remarquèrent et baissèrent le volume de leur voix afin d'en parler.

- Sinon, comment ça va, elle ? demanda le mari de Suzanne.

- Elle n'a pas beaucoup dormi, cette nuit… avoua Daniel.

- Insomnies ?

- Ne m'en parle pas ! Depuis toute cette histoire, ça n'arrête pas et ça m'inquiète beaucoup…

Adrien plaça le sac de voyage qu'il portait sur son autre épaule.

- En même temps, il ne vous a pas facilité la vie non plus, en disparaissant, ajouta-t-il.

- Elle déprime, j'ai tout essayé pour la refaire sourire, mais rien à faire, évidemment que la disparition de Brad m'affecte, mais je pense qu'il ne faut jamais perdre espoir, alors j'essaie de rester fort, pour elle.

- Vous formez un très joli couple, déclara Adrien.

- Tout ce que je veux, c'est qu'elle soit heureuse. Nous avons réussi à prendre les commandes du village de Tabanta, c'était notre premier projet commun, ensuite, nous avons fondé la famille que nous voulions, et aujourd'hui, nous avons tous les deux quarante ans et j'ai l'impression que tout ça est oublié à cause de ce malheur… expliqua Daniel.

Son beau-frère fut désolé pour eux, mais il n'était pas du genre à laisser tomber sa famille, ce voyage en était la preuve.

- C'est quelque chose qu'elle n'a pas accepté au fond d'elle, elle refuse d'y croire.

- J'aimerais tellement la revoir rire, s'amuser, retrouver cette joie de vivre sur son visage…

- Mais tu retrouveras tout ça, car on va le retrouver, ton fils, crois-moi ! assura Adrien.

Maëlle se retourna et marchait désormais à reculons.

- Dîtes-moi, le relais est à combien de temps d'ici ? demanda-t-elle.

- Je dirais une bonne heure, répondit Adrien.

- Très bien. Oh ! Et parlez moins fort quand vous discutez, j'ai des oreilles comme vous !

Elle se remit dos à eux.

- On a parlé si fort que ça ?

- Elle entend à des kilomètres, Ad' ! Je ne sais pas comment elle fait…

La famille arriva devant le pont de Misth qui traversait une rivière venant des marécages de Lanelle. La construction était entièrement en bois et de nombreuses planches manquaient à la structure. Cela ne rassura pas Maëlle qui passa en première en entendant le bois craquer et en sentant les poutres bouger sous ses pieds.

- J'ai toujours dit que les gemmes nox possédaient un étrange pouvoir, affirma l'oncle.

- Et je peux savoir où tu as lu ça ? se moqua Daniel.

- Je ne l'ai pas lu ! Je l'ai vu !

Le père regarda son beau-frère puis pouffa.

- Elles attirent les âmes, Daniel ! s'exclama-t-il.

L'homme, pris d'un fou rire, détourna le regard sur la rivière, et il y vit une étrange forme jaillir de l'eau. Un octoflot venait de surgir à la surface. Soudain, il expulsa une masse rocheuse sphérique en direction du pont et de Maëlle qui continuait tranquillement sa route. Le projectile alla se briser dans les poutres de bois servant de soutien au pont déjà en mauvais état. Lorsqu'il entendit de plus en plus de craquements, le sang de Daniel ne fit qu'un tour.

- Chérie ! cria-t-il dans le feu de l'action.

Maëlle se retourna, surprise.

- Ne bouge surtout pas, lui dit-il.

- C'est pas vrai… soupira Adrien, ce pont n'est pas entretenu depuis des années…

La châtaine comprit le danger qu'elle courait, elle se retint de gémir un cri de frayeur et ne quittait pas des yeux son mari, jambes fléchies, qui s'apprêtait à aller la chercher. Le pont ne tenait plus qu'avec quelques morceaux de bois morts.

- Je vais venir te chercher doucement, toi tu ne bouges pas d'un millimètre... fit son mari d'une voix calme et rassurante.

- Je ne veux pas tomber, je ne veux tomber… marmonna-t-elle, apeurée.

- Tu ne vas pas tomber, j'arrive, reste où tu es.

- Fais attention, Daniel, fit Adrien derrière qui l'observait se rapprocher de sa femme lentement.

Maëlle avait une peur panique de la noyade, ce qui découla sur une phobie de l'eau depuis son enfance. Elle tentait de respirer, de souffler pour calmer son angoisse. Daniel n'était plus qu'à quelques mètres d'elle, elle commença à tendre ses bras pour qu'il puisse l'attraper plus rapidement.

- Très bien, ne fais pas de gestes brusques, continua son mari.

Derrière lui, l'oncle se racla la gorge.

- Daniel… fit-il d'un air tout sauf rassurant.

Le concerné tourna légèrement sa tête sur sa gauche, il y vit un second rocher projeté en l'air par la créature qui n'attendait qu'une seule chose…

Soudain, à l'impact, le milieu du pont, partie la moins solide ainsi que celle où se trouvait le couple, s'écroula sous leurs pieds, Maëlle resserra l'emprise qu'elle avait sur le bras de Daniel, mais en vain, elle tomba dans la rivière dans un cri d'effroi. Son mari prit appui sur une poutre brisée et put remonter. Une fois de retour près d'Adrien, il n'hésita pas une seule seconde.

- Daniel, qu'est-ce que tu fais ?! s'écria le mari de Suzanne.

- Elle ne sait pas nager ! paniqua-t-il.

Le courant emportait Maëlle, et d'une seconde à l'autre, le père prit de l'élan et plongea dans l'eau afin d'aller sauver sa femme. Son saut lui fit gagner quelques mètres, mais l'octoflot ne bougeait pas et ils se dirigeaient tous les deux vers lui. Paniquée, la mère ne cessait de gesticuler dans l'eau, impuissante face à la force du courant.

- Aidez-moi !

- Maëlle ! cria Daniel, dirige-toi vers la rive !

Du mieux qu'elle pouvait, elle essaya d'écouter les conseils de son mari qui, lui, tentait de venir la chercher. L'octoflot plongea soudainement, disparaissant complètement de la surface. L'homme accéléra sa vitesse de nage lorsqu'il vit que sa femme s'épuisait et qu'elle commençait à boire la tasse à plusieurs reprises. À trois mètres d'elle, il la calma.

- Je suis là, respire, dit-il en la retenant, inspire à fond, je vais te…

Tout à coup, Maëlle disparut sous l'eau, elle était comme tirée vers le fond : c'était l'octoflot qui l'emportait. Daniel attrapa sa main afin de ne pas la perdre de vue et plongea dans l'eau trouble. Ils n'y voyaient plus rien, le père décida de donner des coups de pied vers le bas dans l'espoir d'heurter la créature qui lâcherait prise. Il sentit alors une seconde main lui attraper l'avant du bras, alors il fit de même et tira de toutes ses forces. Et d'un geste brusque, Maëlle réussit à frapper l'octoflot à l'aide de son pied, celui-ci dut lâcher la châtaine qui fut aussitôt remontée à la surface par son mari.

Enfin sortie de l'eau, Maëlle put de nouveau respirer, chose qu'elle pensait ne plus jamais faire. À quelques mètres de la rive, le couple s'aida du courant pour accéder plus vite à la terre ferme.

- C'est bien, continue ! Souviens-toi de ce que je t'ai appris ce jour-là, au lac Hylia, fit l'homme.

La tension enfin redescendue, Maëlle écouta son mari en effectuant quelques gestes qu'il lui avait enseigné. Il plaça une main dans son dos et une autre au niveau de son abdomen afin de la positionner correctement pour nager. Dos à eux, l'octoflot resurgit de l'eau en silence, mais aucun des deux Hyliens ne s'en rendit compte.

- Génial, tu te débrouilles très bien ! encouragea Daniel.

Le monstre s'approcha de plus en plus, mais lorsqu'il fut paré à l'attaque, une flèche lui passa au travers du corps en l'espace de quelques instants. C'était l'œuvre d'Adrien, aidé d'un arc sur la rive.

- Nom d'un moblin ! Ce que j'ai eu peur ! s'écria l'oncle en aidant Maëlle qui atteignit enfin l'herbe suivie de Daniel.

Celui-ci observa le cadavre du monstre qui flottait encore.

- C'est toi qui as fait ça ? demanda-t-il à son beau-frère.

- Je n'avais qu'une seule flèche, autant te dire qu'il ne fallait pas que je le loupe !

- Tu sais tirer à l'arc maintenant ? Et depuis quand tu en as un avec toi ?

- J'étais champion de tir à l'arc dans ma jeunesse, et sache qu'il faut toujours avoir un arc avec soi !

Maëlle restait allongée sur le sol, le temps de se remettre de ses péripéties. Essoufflée, elle regardait les nuages, elle croyait que son heure était venue, et de la pire façon qu'elle aurait voulue.

- Ça va ? lui demanda son mari.

- Je suis tombée… répondit sa femme.

- Légèrement…

Il l'aida à se relever.

- Merci, fit-elle en prenant sa main.

- Au moins, on sait où ne plus passer maintenant, non ? ajouta Adrien.

- C'est le moins qu'on puisse dire.

- Où est le relais ? Je suis trempée et je meurs de faim, dit Maëlle en s'éloignant dans la bonne direction.

L'oncle sourit.

- C'est toi qui avais dit qu'elle ne serait pas capable de tenir tout le long du voyage ? fit-il à Daniel.

- J'espère qu'il n'a pas dit ça où on l'abandonne ici, Ad' ! répondit Maëlle au loin.

Les deux hommes se regardèrent dans le blanc des yeux avant de rire.

C'était un endroit froid, glacial même, le lieu était lugubre et sans lumière. C'était un endroit que la princesse n'avait pas l'habitude de visiter. Évitant les flaques d'eau qui se présentait sur son chemin, Zelda vérifia chaque cellule dans lesquelles des prisonniers étaient enfermés. Elle et Link passèrent devant un Yiga dépourvu de ses pouvoirs, un vieil homme qui avait pourtant l'air innocent ainsi qu'une femme au regard noir. Visiblement, l'Hylienne n'était pas la bienvenue ici. Ce fut après quelques cellules vides de plus que les élus entendirent les pleurs d'un homme, isolé au fond du couloir derrière des barreaux.

- C'est lui, informa Zelda.

Link pressa le pas et la princesse le suivit. Ils s'arrêtèrent devant la cellule d'Edward, assis au sol contre un mur en train de sangloter.

- Edward, nous sommes venus te parler, débuta la blonde, les mains derrière le dos.

Le poète ouvrit ses yeux et fut d'autant plus comblé qu'effrayé de cette visite. Il se releva difficilement et se rua sur les barreaux de sa prison.

- Je vous en supplie, par Hylia, laissez-moi vous expliquez ! Sa Majesté n'a rien voulu entendre, voyez où je me trouve, de ce fait… supplia-t-il.

- Tu t'expliqueras quand je t'en donnerai l'ordre, répondit Zelda, indifférente.

Soulagé, le musicien posa son front contre un dur barreau de fer.

- Tout d'abord, Link et moi-même te sommes reconnaissants d'avoir prévenu l'assaut du gang des Yigas à la Cité Gerudo.

Le héros, en arrière, trouvait ces propos discutables mais ne dit rien. C'était dur, mais il gardait son calme et son sang-froid face à la personne qu'il voyait seulement comme son agresseur pur et simple.

- Non… non, non ! Ne le soyez pas… rectifia Edward, c'était seulement pour vous garder en vie, il voulait seulement que vous restiez vivante plus longtemps afin de parvenir à ses fins…

- Qui ça ? Qui voulait me garder en vie ?

- Je ne peux pas vous le dire, je vous le jure !

- Pourquoi donc ?

Link ne supportait déjà plus ses fausses excuses, son détournement de regard était un signe révélateur de son énervement intérieur. Le poète soupira longuement, tête baissée.

- Edward ! Pourquoi ne peux-tu rien me dire ? insista Zelda.

- Il… Qui sait ce qu'il ferait à ce que j'ai de plus précieux à mes yeux… Il serait même capable de me tuer ! affirma-t-il, apeuré.

- Votre Altesse… Vous ne croyez tout de même pas à ses histoires… osa Link.

La princesse se tourna vers son chevalier servant.

- Je veux entendre sa version ! dit-elle.

- Je suis désolé… je suis désolé… s'excusa le noble.

- Edward, calme-toi et dis-moi qui pourrait te faire du mal.

Le concerné s'attrapa le crâne.

- Il réduira en miette mon accordéon !

- Et moi je te fais la promesse de le retrouver, ton accordéon, et en parfait état, tenta Zelda.

Edward regarda attentivement le visage de l'Hylienne. À vrai dire, il n'avait jamais vu d'aussi beaux yeux… Rares était ceux qui avaient l'opportunité de voir la beauté de la princesse d'aussi près, se disait-il. Il fit confiance à celle qu'il chérissait secrètement et finit alors par parler.

- Je ne connais pas son nom, ni son visage. Je sais juste que c'est un homme, mince et de grande taille. Mais il est masqué par un lourd casque en pointe sculpté en forme de visage terrifiant.

- Un homme masqué… bien sûr… marmonna la princesse.

Cette silhouette monstrueuse, c'était tout simplement celle d'un être humain muni d'un masque.

- Ressemblait-il à… cela ? fit Zelda en sortant ses notes sur lesquelles elle avait dessiné la forme de l'ombre humanoïde.

Le poète scruta le papier, il fronça les sourcils.

- Son masque n'a pas de cornes acérées… Sinon, c'est son portrait craché, dit-il.

Satisfaite, elle rangea son carnet et continua son interrogatoire.

- Edward, dis-moi la vérité, était-ce toi, cette ombre ?

- Qu… Quoi ? Moi ? Non ! Puisque je vous dis que je suis victime de manipulation !

- Je n'y crois pas une seule seconde, intervint Link en s'approchant de la cellule, l'air menaçant.

- Link, recule, dit Zelda.

Celui-ci fit semblant de ne pas l'entendre.

- Toute ton histoire n'explique en rien pourquoi tu as menti à Son Altesse, dans la bibliothèque, fit-il remarquer.

- Link, recule, c'est un ordre ! insista la princesse.

Le héros s'exécuta sans lâcher du regard le prisonnier.

- Il est vrai que… j'étais jaloux de vous, Sire Link. Je suis tombé amoureux de Son Altesse et je n'en ai fait qu'à ma tête. Je ne supportais pas vous voir à ses côtés constamment. Pour tout vous dire, je vous trouve indigne.

Par réflexe, Link empoigna le manche de sa lame mais cessa immédiatement son geste car il se rendit compte qu'il n'allait plus se contrôler. Mais ce comportement ne passa pas inaperçu aux yeux de Zelda qui le prit à l'écart.

- Je sais le mal qu'il t'a fait, moi aussi je lui en veux. Mais par toutes les déesses, ce n'est pas une raison d'agir de la sorte ! Écoute-moi, je ne t'en veux pas, d'accord ? Je sais que tu n'étais pas toi-même ce soir-là, c'est du passé, alors calme-toi, je t'en conjure. Cela ne nous mènera à rien.

Le chevalier se détendit et reprit ses esprits.

- Pardonnez-moi, Votre Altesse… s'excusa-t-il.

- J'ai fait des erreurs, mais je vous jure que cela n'a rien à voir avec tout ça ! continua Edward.

Zelda lui refit face.

- Il est temps de t'expliquer, nous t'écoutons, dit-elle.

- Je… J'étais obligé de faire ce qu'il me disait, il a joué avec les sentiments que je porte envers vous…

La princesse tout de même gênée ne pouvait s'empêcher de détourner le regard, elle ne pensait réellement pas que le poète officiel de la Cour pouvait véritablement s'être épris d'elle. Pourtant, Link n'était pas le premier à lui faire remarquer, Revali l'avait fait bien avant, le jour du bal.

- Il m'a demandé une première chose : il a voulu que je fasse boire du vaï meets voï à vous, Sire Link. Il voulait que Son Altesse se retrouve sans chevalier servant afin qu'elle soit plus facile à atteindre, révéla le poète. Seulement, vous n'êtes pas tombée dans le piège, Votre Altesse. Il m'a également dicté des phrases que j'ai dû écrire dans la paume de main de Sire Link afin de le faire passer pour un… indigne du rôle qu'il tient.

- Cette histoire aurait dû s'arrêter là, n'est-ce pas ? fit Zelda.

- En effet, mais comme son plan avait échoué, comme Sire Link ne s'était pas fait retiré son rôle, il me demanda une seconde « faveur », celle de vous tenir en vie jusqu'au moment voulu… J'ignore comment il fut au courant de l'attaque de ces assassins, mais en aucun cas il ne voulait que vous vous fassiez tuer ou capturer, alors, il m'a prévenu et j'ai moi-même alerté Sire Link pour qu'il ne vous arrive aucun mal. Voilà pourquoi j'ai sauté sur ce Yiga, l'autre jour. Il m'a obligé à vous espionner.

Cette révélation glaça le sang de l'Hylienne qui devait avouer que la version des faits d'Edward tenait la route malgré tout. Ce noble n'avait vraiment pas l'air de mentir.

- Pourquoi désire-t-il me garder en vie ?

- Il ne m'a rien dit d'autre, je n'ai fait qu'exécuter ses ordres… Vous devez me croire !

- Je te crois, Edward. Et toi ? demanda la princesse en se tournant vers Link.

Celui-ci, contrarié, devait se rendre à l'évidence qu'Edward leur offrait des explications claires et qui justifiaient beaucoup de choses, de ce fait, il acquiesça difficilement d'un léger hochement de tête.

- Bien. J'ai une dernière question, ajouta la blonde.

Elle sortit la découverte de Revali, le bout de parchemin.

- T'a-t-il donné des informations sur ce symbole ?

- Je…

Le poète se fit interrompre par des bruits de pas dans le long couloir des geôles. Zelda n'arriva pas à distinguer tout de suite qui s'approchait d'eux en raison de la faible luminosité du lieu. Subitement, un autre prisonnier non loin delà s'en prit au nouveau venu.

- Traîtresse ! lâcha-t-il, furieux.

La femme qui venait de débarquer s'arrêta devant la cellule de celui-ci.

- Réfléchis bien à qui sont les véritables traîtres, Yiga !

Zelda reconnut cette voix. C'était celle d'Impa. Que venait-elle faire ici ? La Sheikah aperçut dans la foulée la princesse. Étonnée de la voir dans cette partie du château, elle se précipita vers elle. Surprise de sa venue, la fille du roi lâcha malencontreusement ce qu'elle tenait en main qui tomba sur le sol humide.

- Princesse ? Mais… Que faîtes-vous ici ? s'interrogea-t-elle.

- Je vous retourne la question, Dame Impa.

Celle-ci ignora la réponse et rua son attention sur ce que l'Hylienne venait de faire tomber.

- Qu'est-ce donc ?

- Rien d'important.

Zelda ne souhaitait pas mettre Impa au courant, c'était la personne la plus proche du roi, si elle savait, son père lui aussi savait. Et elle se doutait bien que raconter cette histoire au souverain allait se retourner contre elle, on l'interdirait de sortir de l'enceinte du château. Un cauchemar. La Sheikah se baissa tout de même pour ramasser le papier. Zelda se mordit la lèvre inférieure et le cœur d'Impa sauta quelques battements lorsqu'elle lut la phrase écrite.

Je veux Son Altesse.

- Princesse… Quand comptiez-vous me mettre au courant ? fit Impa, choquée.

- Dame Impa, je maîtrise parfaitement la situation et…

La Sheikah afficha des grands yeux ronds, elle la coupa.

- Vous ne comptiez pas ?

- Eh bien… je… balbutia la princesse.

- C'est une affaire qui concerne Son Altesse, et elle ne préfère pas en parler à tout le monde, intervint Link qui prit sa défense.

- Oh ça non, je peux vous assurer à tous les deux que vous n'êtes pas la seule concernée, Princesse !

- Qui d'autre, dans ce cas ?

- Le Royaume d'Hyrule entier ! Par Hylia, dix ans… dix ans que cette affaire a été clôturée, ce n'est pas possible…

Impa commençait à s'affoler toute seule, les élus qui pensaient avoir percé le mystère ne s'attendaient pas à une telle réaction de la part du magistrat adjoint.

- Dame Impa, expliquez-moi, pria Zelda.

- Ah ! J'oubliais ! Vous étiez trop jeunes à l'époque… par Nayru mais que vous veut-il ?

- Vous connaissez ce signe ? Vous savez ce qu'il représente ? s'empressa de demander la princesse.

- C'est une signature… sa signature…

Impa recula jusqu'à heurter un mur de pierre sur lequel elle s'appuya, ce qu'elle s'apprêtait à dire la perturbait énormément mais c'était la pure réalité et il fallait s'y plier.

- Il est de retour. Le Grand Voleur Lambda est de retour…

Il s'était suicidé !

Il y a dix ans de cela, le voleur Lambda s'était suicidé, laissant derrière lui toutes les richesses qu'il avait dérobées au royaume tout entier. Certains pensaient même que sont but ultime était de s'emparer de la couronne du roi d'Hyrule. Personne ne sut pourquoi cet homme mystère qui prit comme surnom « Lambda » avait mis fin à ses jours. Comment pouvait-il encore être en vie ? C'était même le père de Link, anciennement capitaine de la garde, qui l'avait vu sauter de ses propres yeux du pont d'Hylia chevauchant le lac du même nom. Il était resté trente longues minutes à attendre de voir si le corps du voleur remonterait à la surface. Ce fut le cas, on le découvrit inerte, flottant sur le lac, pas très gaie comme vision… Mais le résultat restait le même : il était mort, c'était ce que tout le monde croyait.

- Comment pouvez-vous être sûre que c'est bel et bien lui qui a écrit sur ce parchemin ? demanda Zelda qui suivait comme elle pouvait Impa dans les couloirs du château suivie de Link. Ce que je veux dire, c'est que quelqu'un aurait très bien pu reproduire son symbole, pour se faire passer pour lui…

- C'est impossible, Princesse ! Cela fait à présent des années que personne ne s'était risqué à faire une telle chose, tout le monde sait que se faire passer pour le Grand Voleur Lambda était un crime des plus graves que l'on peut commettre à Hyrule ! répondit la Sheikah.

- Et pourquoi pas cette fois-ci ? fit Link.

Cela fit s'arrêter nettement le magistrat adjoint dans sa course.

- Car personne n'est aussi rusé que le véritable Lambda !

Le trio arriva jusqu'à une intersection dans les couloirs. Sans hésiter, Impa prit la direction de droite.

- Dame Impa ? Nous n'allions pas jusqu'à votre bureau ? s'interrogea Zelda qui s'apprêtait à prendre la direction de gauche.

- Je vais prévenir Sa Majesté ! Ce qu'il se passe est beaucoup trop important pour qu'il ne soit pas au courant !

Ce moment devait arriver, c'était certain. La princesse la supplia de faire demi-tour.

- Je vous en prie, Dame Impa, pas ça…

- Ce n'est pas contre vous que je le fais, mais comprenez que vous êtes en grand danger, la plus grande menace d'Hyrule hormis la Calamité vous en veut je ne sais pour quelles raisons… Désolée, Princesse, mais je suis obligée…

L'Hylienne baissa la tête, dépitée, elle savait qu'Impa ne changerait pas d'avis. Celle-ci les invita, elle et Link, à l'attendre dans son bureau. Les élus rejoignirent donc le lieu en question.

- Condamnée à rester bloquée ici, à prier en vain… Je ne le supporterai pas, déclara Zelda qui s'avança jusqu'à la fenêtre du bureau.

- Si cela peut vous aider, Votre Altesse, je peux essayer de convaincre votre père, proposa Link qui refermait la porte.

- C'est gentil Link, mais je doute fortement qu'il soit aussi facilement influençable. Il te faudrait des arguments de taille pour le faire changer d'avis.

Le héros réfléchit.

- Je pourrais lui dire que si ce voleur devait chercher dans un premier endroit pour vous trouver, c'est bien ici, et puis, je ne suis pas votre chevalier servant pour rien, pourquoi m'aurait-il nommé ainsi si vous restez sans besoin de protection ? En sachant qu'il n'était pas au courant du retour de cet homme.

- C'est vrai, mais tu ne connais pas mon père…

- Je peux toujours essayer ?

Zelda se tourna vers le bureau d'Impa sur lequel multiples documents étaient posés en désordre. Tous avaient un point de commun : ils avaient un lien avec les Yigas. Cela capta l'attention de la blonde qui trouvait étrange qu'Impa s'intéressent autant à ce gang d'assassins. Surtout lorsque le roi avait interdit toutes sortes d'études sur eux au château depuis dix ans.

- « Bilan de semaine une », « Bilan de semaine deux », « Bilan de semaine trois », Link, tu as vu ça ? s'exclama la princesse qui s'assit à la place respective du magistrat adjoint.

Le chevalier s'approcha.

- « Aucun meurtre de commis cette semaine, ils sont furieux. Mon territoire de chasse se situe à présent à Firone, je suis accompagnée. Je ne pourrai pas faire semblant encore longtemps. Des mois que je vois des innocents se faire assassiner sans pitié. Si je ne tue pas, on me soupçonnera. Je dois trouver une solution pour éviter de commettre de telles atrocités ». C'est ce qui est écrit sur le « Bilan de semaine cent vingt-quatre », fit la princesse.

- Il y en a autant ?

Zelda remarqua un placard sous le bureau, lorsqu'elle l'ouvrit, elle vit une pile de documents similaires. Cinq cents onze. C'était le total des bilans qu'Impa avait en sa possession. Les élus n'en crurent point leurs yeux. Soudain, la porte s'ouvrit brusquement.

- Link ? Princesse ? Vous fouillez dans mes affaires ? fit la Sheikah, de retour de la salle du trône.

Les deux élus ne répondirent rien.

- Qu'avez-vous trouvé ? s'inquiéta-t-elle.

- Pourquoi vous intéressez-vous autant aux Yigas ? demanda Zelda dans la foulée.

La concernée accourut vers tous ses papiers qu'elle avait oubliés de ranger, elle les attrapa précipitamment sans les trier.

- Ce sont des affaires qui ne vous concernent pas, Princesse ! Contrôlez votre curiosité s'il vous plaît, termina sèchement la femme.

- Vous vous comportez étrangement pour que cela ne me concerne pas, remarqua la princesse.

- Comment ai-je pu oublier de ranger cela… l'ignora Impa.

Elle apporta toute la pile de documents qu'elle portait jusqu'à une armoire où elle la rangea soigneusement, à l'abri de la vue de tous.

- Que suis-je encore censée savoir, Dame Impa ? Je sais que vous me cachez des choses, vous et mon père.

- Il y a beaucoup plus urgent à s'occuper ! Le plus grand voleur de l'histoire d'Hyrule est en ce moment même dans la nature alors…

- Que cela me concerne moi, ou ma famille, j'estime avoir le droit de connaître la vérité ! coupa l'Hylienne. Qu'avez-vous comme lien avec les Yigas, Dame Impa ?

- Avec tout le respect que je vous dois, Princesse, merci de cesser de fouiller dans mes affaires.

- Répondez à ma question, je vous prie, insista Zelda.

Le ton commençait à monter. Impa ne s'était jamais fâchée ainsi, c'était visiblement un sujet auquel elle apportait beaucoup d'importance. Link préféra sortir de la pièce pour éviter d'assister à une dispute soudaine. La Sheikah rejoignit son bureau.

- Non, je ne puis y répondre, Princesse.

- Je me moque que cela soit pour ma sécurité ! Je ne suis plus une enfant, j'ai bientôt dix-sept ans, et je ne tolérerai pas qu'on me cache des choses sur ma propre famille, je trouve cela insensé ! lâcha Zelda.

- Princesse, soyez raisonnable, on m'a interdit de vous en parler, ce n'est pas en insistant de la sorte que je le ferai ! Vous m'obligez à vous demander de sortir de mon bureau, je vous prie.

- Je ne sortirai pas tant que je ne connaîtrai pas la vérité.

La fille du roi croisa les bras et prit un air déterminé à rester dans la pièce.

- Voyez comment vous agissez, Princesse… La curiosité excessive est un vilain défaut. S'il vous plaît, veuillez cesser de me poser des questions à ce sujet, continua Impa.

- Comprenez que j'ai l'impression d'être toujours ignorante de la situation !

- Et comprenez que si ça ne tenait qu'à moi, vous connaîtriez la vérité depuis bien longtemps !

Soudain, la porte s'ouvrit. C'était le roi en personne accompagné de Link qui attendait sagement jusqu'à ce moment dans le couloir.

- Je constate que vous ne lâcherai décidément pas l'affaire, ma fille. Nous en avons déjà parlé, il y a des choses que vous ne devez pas savoir…

Zelda crut qu'il avait terminé sa phrase, par réflexe, elle s'excusa.

- Pardonnez-moi, père je…

- Disons plutôt : des choses que vous ne deviez pas savoir jusqu'à présent, continua soudainement le souverain.

Surprise, la princesse releva les yeux sur son père.

- Je discutais avec Link. Il paraît que vous aviez peur que je vous interdise de sortir du château ? fit-il.

- Je… oui, répondit timidement Zelda.

- Sachez, ma fille, que je ne peux faire une telle chose. Avez-vous oublié votre devoir de prêtresse ? Vous devez vous déplacer jusqu'aux sources pour y prier. Link a raison, que vous soyez ici ou ailleurs, le Grand Voleur Lambda n'y verra aucune différence. Ce ne sont pas des murs de pierre qui l'arrêteront, vous pouvez me croire.

Le héros fit signe de la tête à la princesse comme pour lui dire de ne pas s'inquiéter, elle fut d'une part soulagée, elle remercia le capitaine d'avoir pu convaincre le roi.

- Quant à cette histoire, je vous aurais prévenue, la vérité ne vous satisfera pas. Mais vous avez raison, vous faîtes partie de la famille royale, vous avez le droit d'être au courant. Vous avez de la chance que votre chevalier servant soit si convaincant. Si vous tenez tant à la connaître, racontez-lui, Dame Impa, finit Rhoam Bosphoramus Hyrule.

Celle-ci conseilla à Zelda de s'asseoir. Le roi repartit aussitôt et Link, lui, voyait la princesse insister pour qu'il entende aussi les mots d'Impa. La Sheikah s'apprêtait à leur raconter une histoire qui datait d'il y a de cela des années déjà.

Tout avait commencé ce jour-là, lors des funérailles de la défunte reine d'Hyrule.

Bonjour ! Alors, comment avez-vous trouvé ce chapitre ? Je suis conscient que le rythme est assez particulier… On apprend des choses importantes, et l'instant d'après on passe sur autre chose de complètement différent qu'on s'apprête à nous révéler encore une fois. C'est peut-être trop ? Je ne sais pas, mais j'ai ce chapitre en tête depuis un moment et sa structure avec, donc je l'assume. Et puis après tout, est-ce que ça vous a dérangé ? Je me fais peut-être des idées hein x)

Bref, merci d'avoir lu et bonne journée ! ^^