Chapitre 17 : L'Enclave
Stepan se réveilla doucement, ses paupières étaient lourdes et il bougeait son corps avec difficulté. Tout portait à croire que quelque chose le gênait dans ses mouvements. Lorsqu'il parvint à se réveiller complètement, il commença à comprendre ce qu'il se passait.
Le jeune homme était debout dans une espèce de cage qui le maintenait dans cette position. Le reste de la pièce était vide de tout meuble. On lui avait enlevé son équipement et il portait une simple tenue de civile.
Il grogna de colère et gigota pour exprimer son mécontentement. Il devait sans doute y avoir des caméras pour le surveiller. Ainsi, il comptait là-dessus pour faire venir le chef de ces kidnappeurs. Stepan avait quelques doutes à ce sujet mais il pensait que l'Enclave était derrière tout ça. Ils lui avaient sans doute déjà pris le JEK.
Son petit manège attira rapidement un homme dans sa cellule. Il avait un visage sévère mais essayait de paraître amical. Il semblait être capitaine ou commandant. Bref, un haut gradé de l'organisation. Il lui parla sur un ton décontracté.
-Bonjour Stepan. Vous devez vous doutez de l'endroit où vous êtes.
-J'ai bien une idée. grommela l'aventurier.
-Vous feriez mieux d'être plus coopératif, sinon je ne vous sortirais pas d'ici. répondit l'homme sur un ton enjoué.
Stepan fronça les sourcils et essaya de se calmer. Même si cela s'avérait être un piège, ça pourrait valoir le coup d'essayer.
»Bien. Je vais vous faire sortir de cette cage et vous récupèrerez vos affaires. Mais il va falloir être bien gentil.
-De toute façon je n'ai pas trop le choix… et j'imagine que le lieu est rempli de vos soldats ?
-Tout à fait. sourit l'homme. Ah et vous pouvez m'appeler Vincent. Capitaine Vincent Welfer. fit-il avec une légère courbète de la tête et un clin d'œil amusé.
Le jeune garçon haussa légèrement un sourcil mais ne dit rien.
Le capitaine tint parole et ouvrit le carcan qui retenait Stepan. Il lui indiqua de le suivre, ce que fit le jeune homme, tout en restant sur ses gardes. Il n'aimait pas suivre comme un petit chien cependant, il n'avait pas d'autre possibilité pour l'instant.
Après quelques passages entre les soldats de l'Enclave qui lui jetaient des regards noirs, ils arrivèrent dans un vestiaire et le capitaine lui montra un casier du menton. L'aventurier attendit quelques secondes avant de s'avancer vers ce qu'il lui avait indiqué. Il y trouva ses affaires, toutes ses affaires… hormis le JEK bien entendu. Stepan interrogea l'homme du regard tout en commençant à équiper son armure assistée.
-Ah oui, il doit manquer le JEK. C'est un de nos hommes qui l'a pris. Vous devez vous souvenir de celui qui a intervenu au laboratoire de votre père ? Eh bien c'est l'autre colonel qui était sur place qui a pris le JEK.
-Lui ? Évidemment… murmura le garçon. Ce connard était là aussi…
Il serra le poing de rage tout en maudissant ce type. Ces deux hommes lui avait pris son père. Celui qui lui avait tiré dessus était mort, mais l'autre n'en était pas moins fautif. Il le regretterait, Stepan s'était juré de s'en assurer de ses propres mains.
-Bon, j'espère que vous allez continuer à me suivre sagement.
-Vous m'emmenez où au juste ? Vous êtes le guide de l'Enclave ? J'ai droit à une visite avant d'acheter un appartement ?
Le gradé éclata de rire tandis que des soldats les observaient d'un regard méfiant.
-Non ! Rassurez-vous ! Mais le président Eden en personne désire vous voir.
Stepan fut déstabilisé quelques instants. Pourquoi ce type voulait-il le voir ? Ils étaient ennemis, ne croyait-il donc pas que l'aventurier essaie de le tuer ? Même si la présence de gardes dissuadait quelque peu le jeune homme, face à son pire ennemi, il n'hésiterait pas une seule seconde à se sacrifier pour buter cet enfoiré. Il perdrait la vie sans avoir tuer le colonel Automn, mais il aurait sauvé de nombreuses personnes en anéantissant le président Eden. Il termina d'enfiler son armure, puis il équipa son casque avant de lâcher d'une voix déformée :
-Pourquoi ?
-Je ne sais pas trop. Il veut vous parler seul à seul. J'imagine qu'il a ses raisons et je sais qu'il est capable de se défendre, donc ça ne me pose aucun problème. souffla le capitaine.
Il avait un léger éclat de malice dans le regard. C'était assez étrange pour le jeune homme car, pour lui, c'était comme si le gradé voulait s'amuser. Non, plutôt comme s'il se considérait comme un allié de l'aventurier. Était-il une taupe de la Confrérie de l'Acier ? Le jeune homme avait de gros doute.
-Je vois… fit-il en avalant sa salive.
Alors que le capitaine Welfer allait lui parler, Stepan vit passer une tête qu'il connaissait. Les poils de sa nuque se hérissèrent quand il vit de qui il s'agissait. Le capitaine se retourna pour voir ce qui le tourmentait. En voyant la tête du colonel Automn, il comprit immédiatement et choisit d'avertir Stepan.
-Je sais que vous ne l'aimez pas mais tenez-vous, sinon les choses vont s'envenimer pour vous. Vous comprenez ?
-Mais ce type, il…
Le gradé n'eut pas le temps de répondre, le colonel Automn lui coupant la parole tandis qu'il s'approchait à grand pas.
-Tiens ! Mais c'est ce gamin ! On s'est vu au laboratoire je crois ? Stepan il me semble… Pourquoi n'est-il pas dans une cellule ? Et surtout pourquoi est-il armé ? termina-t-il avec un regard dédaigneux.
-Le président Eden souhaite le voir et il l'a jugé digne de confiance au point qu'on lui rende son équipement. Maintenant, si cela vous pose un problème, dites-le tout de suite. lâcha Welfer.
Son sourire avait laissé place à un visage inexpressif, voire dur et froid.
Le colonel Automn haussa les sourcils en grimaçant un sourire narquois.
-Pfff. Évidemment que ça me pose un problème. Toutefois, vous n'allez pas me laisser avoir le dernier mot.
-Non en effet.
-Dans ce cas, je ne vous retiens pas plus. On se verra une prochaine fois gamin. fit-il en un dernier sourire vicieux et empreint de malveillance.
Stepan serra son poing encore plus fort, la haine lui ravageait le cœur mais il ne pouvait rien faire. S'il attaquait, il se ferait tuer avant d'avoir pu torturer ce salopard.
Le gradé le regardait avec un peu d'appréhension, il savait que les deux hommes étaient capables d'en venir aux mains. Néanmoins, il vit avec soulagement que le jeune garçon n'en fit rien.
-On continue ? lança-t-il alors.
Le jeune homme hocha la tête. Il se sentait prêt et il préférait ne pas penser au colonel Automn. La rage le maintiendrait en vie jusqu'au bout. Il devait d'abord aller voir le grand chef. Même s'il ne savait pas ce qu'il allait découvrir là-bas, il ne pourrait jamais le deviner. Sa seule chance était de rencontrer ce foutu président Eden.
Après maints et maints couloirs, gardes, portes et autres choses ennuyeuses, Stepan et son guide arrivèrent enfin face à une porte à l'aspect différent. Il la contempla avec un regard froid avant de se tourner vers le capitaine de l'Enclave. Celui-ci lui fit un petit sourire malicieux avant de l'inviter à entrer.
-Vous ne venez donc pas avec moi ? Je pensais que c'était juste du bluff… À moins que ce soit là où vous allez me tuer du haut d'une passerelle ? Ou encore en me balançant dans un trou avec des Écorcheurs ? s'exclama Stepan en détaillant l'expression de Welfer.
-Vous avez beaucoup d'imagination… Mais je vous garantis, même si vous n'en tiendrez sûrement pas compte, que c'est la stricte vérité : le président Eden veut vous voir en personne et seul. Maintenant, je peux toujours vous renvoyez directement dans votre cellule si vous le souhaitez. rigola le capitaine, sa mine amusé devant le regard de marbre du garçon.
-Non merci, je tente ma chance derrière la porte. cracha Stepan avec un petit ricanement.
Le gradé de l'Enclave lui fit un dernier clin d'œil avant de le saluer tandis que le garçon s'engouffrait derrière le vaste morceau de métal qui servait de porte.
L'aventurier de l'abri 101 se retrouva dans une vaste pièce avec un seul chemin. Des escaliers se trouvaient au bout. Il ne savait pas trop s'il devait avancer ou non. Il était encore en train de se demander quoi faire quand une voix l'interpella, lui intimant de gravir les escaliers.
N'ayant pas trop le choix, il s'exécuta et arriva rapidement au bout. Il essayait de rester sur ses gardes mais l'absence de tout repère était particulièrement dérangeante. De plus, il semblait réellement n'y avoir personne dans les environs, hormis celle qui lui avait donné l'ordre de monter.
Une fois en haut, il ne trouva pas âme qui vive. Stepan fronça les sourcils et sortit son arme de son étui. Il y avait juste une immense colonne faite de la même matière que les murs et le sol. La voix l'appela encore une fois.
-Il faut que vous fassiez le tour. lui expliqua-t-elle.
Le jeune homme exécuta encore une fois cet ordre, son arme toujours à la main, braquée et chargée.
De l'autre côté de la colonne, il découvrit avec stupéfaction un ordinateur. Il allait s'en approcher quand la voix résonna de nouveau.
»Enfin je vous rencontre. On m'a beaucoup parlé de vous. J'ai également entendu tous les éloges qu'on fait de vous à la radio. Le « sauveur des Terres Désolées », ou encore le « dernier espoir de l'humanité »…
-Bon sang… Vous êtes… souffla-t-il choqué.
-Un ordinateur, oui. Vous vous attendiez à un humain n'est-ce pas ? répondit la machine avec une voix empreinte d'ironie.
-Peu importe à quoi je m'attendais. Je veux que vous répondiez à une question.
-Je ne vous ai pas fait venir pour ça. le coupa le président Eden.
-Pour quoi alors ?
-J'ai un travail pour vous.
Stepan lui jeta un regard ahuris et outré. En quoi il lui demandait une mission ? Après tout ce que ce foutu fumier avait fait, comment pouvait-il espérer que Stepan allait l'aider ?
-En quel honneur ?
-Je sais que vous êtes quelqu'un de compétent et que vous ne rechignez pas à la tâche.
J'ai besoin que vous vous serviez de quelque chose pour moi.
Le jeune homme fronça les sourcils. Le robot ne voulait pas dialoguer… Ou, en tout cas, c'était plus un dialogue unilatéral.
-Bon je vous écoute.
-Vous avez récupérez le JEK et le colonel Automn est actuellement en train d'aller le placer au Jefferson Mémorial. Mais… Disons que je ne pouvais pas lui demander pour la suite.
De quoi est-ce que le président Eden parlait ? Il ne pouvait pas faire confiance à ses hommes pour faire le sale boulot ? Ils avaient pourtant déjà bien commencé quand ils étaient venus pour son père…
»Il se méprendrait vous comprenez ? J'ai besoin que vous versiez un produit dans l'eau. enchaîna-t-il.
-Quel genre de produit ? fit le jeune homme inquiet.
-Ce produit est le VEC. C'est plutôt un virus capable d'éradiquer les super mutants des Terres Désolées, ainsi que tous ces monstres que vous appelez des goules et les autres espèces ayant mutées. Ces créatures repoussantes dévastent notre belle Amérique et rendent la vie impossible ! Nous devons nous en débarrassez pour ne garder que le meilleur de l'humanité.
Stepan ouvrit la bouche de stupéfaction et de terreur. S'il possédait un virus capable d'éradiquer des centaines voire des milliers d'êtres vivants des Terres Désolées, que se passerait-il s'il parvenait à le faire à une plus grande échelle ?
Le jeune homme pensa immédiatement à son ami Charon, à Canigou ainsi qu'au super mutant Fawkes qu'ils avaient rencontré. Ils ne méritaient pas ça ! Quant aux autres goules et super mutants des Terres Désolées, ils n'avaient pas choisi d'être ainsi. De plus, en partant d'un point de vue objectif, rien ne disait qu'ils boiraient l'eau contaminée.
Une autre idée interpella le jeune homme : si le président Eden voulait juste éradiquer toutes vies des Terres Désolées ? Y compris humaines ? Les robots n'ont pas besoin d'eau et rien ne dit qu'il compte garder en vie ces collaborateurs… Ce serait terrifiant, mais pas infaisable d'autant plus que les robots ont, pour la plupart, une grande force de frappe.
-Vous croyez vraiment à ce que vous dites ?
-Voyons. Réfléchissez. N'ai-je pas raison ? Ces créatures tuent tout ce qui bouge sans distinction. Les Terres Désolées sont un enfer à cause d'elle.
-Et qui me dit que vous ne voulez pas aussi détruire les humains avec votre virus ?
-Voyons… Je vous dis que c'est un virus capable de tuer toutes vies ayant mutées. Pas des humains. Je ne vous pensais pas aussi méfiant. s'étonna le robot. J'ai plus eu des retours selon lesquels vous faisiez tout travail pourvu qu'il y ait une récompense et que ce soit gratifiant pour l'humanité.
-Pas à ce prix-là. soupira le jeune homme en rengainant son arme.
Il savait qu'il n'en aurait pas besoin.
-Vous ne voulez pas retrouver notre bonne vieille Amérique ?
-Bordel ! Mais qui vous a programmé pour sortir des inepties pareilles ?! s'énerva Stepan.
-Puisque vous le demandez. Ce sont les anciens dirigeants de ce monde qui m'ont créé. Je suis né pour accomplir leurs désirs et pour restaurer les temps anciens. Je suis le gardien de la paix, je suis le pouvoir, je suis le président Eden. Cependant, vous semblez émettre des doutes, je le détecte dans votre regard. Auriez-vous une suggestion ? Ou encore une explication sur ce que j'interprète mal de mes créateurs ? Après tout, vous êtes un humain, vous pouvez éventuellement comprendre des choses qui sont liées aux sentiments humains… Bien que je juge que ces sentiments sont plus une gêne qu'autre chose.
-Président Eden. Écoutez-moi. Ce que vous ne comprenez pas c'est que rien ne sera plus jamais comme avant. Il n'y a aucun moyen de revenir au temps de vos créateurs. Vous devez être bien mal informé de la situation au dehors pour croire ça. De plus, rien ne justifie le massacre d'innocents, pas même la survie de l'humanité. Les goules et les super mutants, bien que d'atroces meurtriers pour la plupart, ne sont pas tous des monstres. Ils n'ont même pas choisi ce qui leur arrive. Ils sont des victimes au même titre que tous les survivants de l'humanité. Ce que n'ont jamais compris les politiciens de l'ancien temps c'est que la survie ne réside pas en leur seule personne ni en la présence d'une machine, ni en l'extermination d'un supposé ennemi. Non. La survie de l'humanité c'est tous les êtres qui la composent et qui luttent pour elle. La vie d'aujourd'hui ne peut ressembler à la précédente. Nous ne pouvons plus vivre ainsi, nous devons certes parfois nous battre pour notre survie, mais on doit essayer le plus possible de ne pas nous entre-déchirer. Nous devons préivilégier le dialogue. Nous ne devons pas reproduire les erreurs du passé. Ensuite, au même titre qu'un être humain, vous ne pouvez juger de qui doit vivre ou mourir. Vous êtes conçus par des humains, vous êtes donc aussi faillible que nous. Je ne prétends pas avoir la solution exacte au problème de l'humanité, cependant, je juge de mon point de vue. Ainsi, pour moi, l'extinction des goules, des super mutants et autres créatures issues de mutations vivant dans les Terres Désolées n'est pas la solution adaptée.
Stepan ôta son casque d'armure assistée pour s'essuyer le front. Il avait quasiment dit ça d'une traite. Il s'était étonné lui-même de son éloquence et de ses propos. Lui qui, parfois, décrochait à peine un mot, même à ses amis… Il repensait aussi à toutes les fois où il avait préféré garder son opinion pour lui.
Aujourd'hui, il avait décidé de s'exprimer. Surtout, il espérait secrètement avoir convaincu le président Eden. Certes, c'était une machine, mais il semblait réellement soucieux de bien faire. En fait, il était même loin de l'idée du sombre dirigeant infâme et peu scrupuleux qu'avait d'abord eu le jeune homme. Le robot croyait simplement bien faire. Cependant, cela n'effaçait pas non plus ses crimes.
-Je vois… Je vais prendre en compte votre opinion, bien que cela e paraisse un raisonnement assez étrange. Mais, dans ce cas, que puis-je faire pour essayer de réparer mes erreurs ?
Le jeune garçon eut le souffle coupé. Il avait quasiment réussi !
-Renoncer à votre projet d'empoisonnement et stopper toutes les tueries de l'Enclave !
- Je sais que vous pouvez le faire !
-Je vais faire cessez les machinations de l'Enclave. Toutefois, je vais quand même vous confier le VEC. Vous serez alors le seul juge de la survie de l'humanité le moment venu. Oh et je vais aussi vous laisser fuir. Mais ne tardez pas…
Le jeune homme garda le silence avant de hocher la tête. C'est sans doute la seule chose qu'il obtiendrait du président Eden. Mais que comptait-il faire ensuite ? Il le laissait s'échapper ? En plus il lui laissait le VEC. Stepan avait plutôt plancher sur le fait qu'il le tuerait s'il refusait et qu'il demanderait à un de ses hommes les plus idiots de faire le job. C'était vraiment bizarre. Stepan n'aurait jamais jugé avoir tant de pouvoir de ralliement sur les gens, ni même sur les machines…
L'aventurier secoua la tête et ne chercha pas plus longtemps. Il prit la décision de fuir par la porte indiquée par le président Eden. Cette dernière, après quelques couloirs vides, le mena à l'extérieur de la base de l'Enclave. Voilà qui explique bien des choses ! pensa-t-il. Ils étaient cachés sous terre ces enfoirés !
Ni une ni deux, Stepan commença à s'élancer vers la liberté. Il fit quelques pas et entendit un grondement sourd. Le sol se mit à vibrer et le jeune garçon, mut par son instinct de survie, se mit à courir le plus loin possible de la porte.
Une misérable minute plus tard, une explosion retentie, suivit par d'autres, et la montagne commença à s'effondrer sur elle-même. Le souffle le propulsa plus loin, forçant le jeune homme à se couvrir la tête. Ce qu'il fit comme il put. Il roula au sol et se recroquevilla pour être une plus petite cible. Le jeune homme ne parvenait pas à croire que le président Eden avait fait sauter l'Enclave. Il pensa également au gradé qui l'avait amené jusqu'au président Eden. Avait-il été informé par le président que l'Enclave allait sauter ? Était-il assez important pour le président Eden pour avoir été informé ? Trop de question se bousculaient dans sa tête, il n'arrivait plus à réfléchir.
Une main se posa tant bien que mal sur son épaule et le jeune homme sursauta. Il se retourna avec précipitation, puis aperçut avec stupéfaction ses amis Canigou et Charon, ainsi que le super mutant Fawkes. Il ne voyait pas le visage de la goule, caché par son casque d'armure assistée, mais il pensait deviner le soulagement qu'il ressentait.
Canigou vint se frotter contre lui en rampant et en couinant. Fawkes lui fit un grand sourire.
-Eh bien ! On était venu vous aider mais on dirait qu'on arrive un peu en retard ! s'exclama le super mutant.
-Tu vas bien Stepan ? demanda la goule en s'agenouillant pour se protéger un peu mieux du brasier.
-Je vais bien. J'ai fait… une étrange découverte. Mais pour l'instant, il vaut mieux qu'on s'éloigne d'ici.
-Tu as raison allons-y !
Le groupe se leva et commença à prendre la direction de la Citadelle. Cependant, Stepan s'arrêta en voyant que Fawkes ne les suivait pas.
-Qu'est-ce que vous faites ?
-Je ne suis pas sûr de vous être utile. Je risque de vous attirer des ennuis et… je comprendrais si vous ne vouliez pas faire équipe avec un monstre comme moi.
-Vous plaisantez ? soufflèrent Charon et Stepan en même temps. Vous faites partie de notre équipe ! On ne va pas vous laisser seul.
-En plus vous m'avez déjà aidé à venir jusqu'ici je vous rappelle. ajouta la goule en souriant derrière son casque.
Le super mutant esquissa un semblant de sourire et hocha la tête. Il semblait heureux que le groupe l'ai accepté. Ils se remirent en route, les craquements de la montagne retentissants derrière eux. Ils devaient retourner à la Citadelle pour faire leur rapport à l'aîné Lyons.
