Suite aux explications de Quinlan, tout le monde resta silencieux un long moment. Son histoire était incroyable et le fait qu'il ait survécu relevait du miracle. Cassiopea se laissa le temps d'assimiler toutes ces informations. Elle ne regrettait en rien d'avoir quitté l'Ordre, même si cela signifiait qu'elle avait manqué le retour de son Maître. Elle était juste heureuse de le savoir en vie et de l'avoir finalement retrouvé. Elle regarda Obi-Wan et ne put s'empêcher de se sentir à nouveau coupable d'être partie sans lui dire un mot. Il avait toujours été là pour elle. D'aussi loin qu'elle s'en souvienne, il avait fait partie de sa vie et l'année qu'elle avait passée à ses côtés en tant que Padawan resterait à jamais l'une des plus belles de toute sa vie. Elle lui prit la main et tenta de lui transmettre au mieux ses pensées à travers la Force. Au regard et au sourire qu'il lui renvoya, elle sut qu'il ne lui en avait jamais vraiment voulu.

« Excusez-moi, dit subitement Sor. Il y a quand même quelque chose que je ne comprends pas là. Au final, lequel des deux était ton Maître ? Parce que, je suis désolé, mais vos histoires de Jedi, ce n'est pas toujours clair.

- Il n'a pas tout à fait tort, commenta Obi-Wan, une fois que l'hilarité générale s'était tarie. D'un œil extérieur, je pense que ça peut paraître assez étrange.

- Vu de l'intérieur aussi, ajouta Quinlan. Je te rassure que ce n'est clair pour personne.

- Non parce que, poursuivit le Twi'lek. Madame ne nous a jamais vraiment raconté ce qu'il s'était passé ni même à quoi ressemblait sa vie au Temple.

- D'accord, d'accord, abdiqua Cassiopea en riant. J'avais quatorze ans quand je suis devenue Padawan et Quinlan était mon Maître.

- Le meilleur qui soit !, fanfaronna le concerné.

- Danger public, manque de respect stratosphérique, tendances suicidaires, dédain total du Code et de ses règles, sens de la préservation proche du néant, lista Cassiopea. Je continue ?

- Je pense qu'ils ont compris le message, grommela Quinlan en tentant de frapper Obi-Wan qui riait sous cape.

- En clair, reprit Cassiopea. Je pense qu'il était la dernière personne dans la galaxie à qui il était sage de confier une adolescente déjà considérée par l'Ordre comme étant à problèmes.

- Toi ?, dit Navo l'air choquée. À problèmes ?

- Par là j'entends que j'ai très tôt montré des signes de rébellion vis-à-vis du Code et que m'attribuer un Maître comme Quinlan n'aurait pas dû être considéré comme un choix judicieux.

- Maître Yoda a fait ce choix, rappela le Kiffar. Et je pense que Windu n'était d'ailleurs pas au courant.

- Il a failli faire une attaque en l'apprenant, confirma Obi-Wan.

- C'est bien ce que je pensais.

- Je disais donc, reprit Cassiopea en assénant une tape sur l'épaule de son Maître. Que je ne sais pas ce qui lui est passé par la tête étant donné que, en plus d'être à la limite de l'expulsion en permanence, ce spécimen avait également entamé une relation amoureuse avec sa précédente Padawan et que tout le monde le savait.

- Ce n'est pas censé être anti-Code ça ?, demanda Matylda.

- Bien sûr que si, mais il n'avait aucun respect donc, tu vois ce que je veux dire.

- Tu es vraiment entrain de me descendre là, Cassy. Je croyais que j'avais été un Maître formidable.

- Pour moi, lui répondit la jeune femme avec un sourire. N'importe qui d'autre serait parti en courant.

- Je confirme, lâcha Ann-Mary ce qui eut pour effet de relancer le fou-rire général.

- Merci, Annie, dit Quinlan. J'apprécie ton soutien.

- Nous avons passé quatre ans ensemble, poursuivit Cassiopea. Dont une année de Guerre des Clones. Ensuite, le Conseil lui a confié cette fameuse mission d'infiltration et il a dû partir sans moi. Comme il me restait peu de temps avant d'être prête à passer mes Epreuves, ils m'ont assignée un autre Maître et j'ai embarqué avec Obi-Wan pour ma dernière année en tant que Padawan. Après, j'ai fini par apprendre ce qu'il s'était passé et vous connaissez la suite. Je suis partie deux ans avant la fin de la République.

- Et tu n'avais jamais revu aucun Jedi ?, demanda Sélène.

- Pas avant Ann-Mary, non. Et j'ai déjà été surprise d'apprendre qu'elle était en vie alors, imaginez maintenant. Comment êtes-vous arrivés ici d'ailleurs ?

- Nous étions complètement désespérés de ne pas réussir à te retrouver, expliqua Wolf. Ta balise n'émettait plus et nous n'avions aucune piste. C'est à ce moment qu'Ann-Mary nous a parlé d'Obi-Wan. Nous l'avons contacté et, une fois que nous lui avions expliqué la situation, il a immédiatement accepté de nous aider et il a appelé Quinlan.

- Je ne savais pas qu'il était en vie, ajouta Ann-Mary. Ça a été un véritable choc.

- Une fois qu'ils étaient tous les deux sur la base, poursuivit Wolf. Quinlan a fait son truc bizarre avec la veste que Hell avait laissé derrière lui sur Jedha et il a réussi à remonter sa piste.

- J'ai toujours trouvé la psychométrie très efficace, commenta Cassiopea. Pourquoi vous ne m'avez jamais appris ça ?

- Parce que c'est un truc de Kiffar et que, aux dernières nouvelles, tu es encore bien humaine.

- Vous auriez pu essayer. Je suis douée pour apprendre des techniques complexes.

- Pas au point de changer d'espèce et je t'ai déjà appris assez de choses interdites comme ça.

- Il faudra nous en dire plus à ce sujet, dit Wolf. Une fois la piste de Kro Var établie, nous sommes immédiatement partis. Obi-Wan, Quinlan, Ann-Mary, Matylda et moi. Nous sommes tombés sur des types vaudous hyper-bizarres mais ils n'étaient pas trop nombreux alors ils ne nous ont pas posé problème trop longtemps. Finalement, c'est Matylda qui a repéré ta signature la première et nous avons fini par te trouver dans cette cave.

- Je t'avais dit que c'était en toi et que tu parviendrais à te connecter à la Force, dit Cassiopea à l'attention de son amie.

- Ne m'en parle pas, je n'arrive toujours pas à comprendre comment j'ai fait. Qu'est-ce-qu'il t'est arrivé là-bas, Cass ? Tu étais dans un état abominable quand nous t'avons trouvée.

- Qu'est-ce-que cette ordure t'a fait subir ?, gronda Wolf.

- Je ne sais pas trop, à vrai dire. C'est assez étrange.

- Comment ça ?, demanda Ivan.

- En fait, quand il m'a emmenée, j'étais grièvement blessée. Sans soins immédiats, je serais morte, ça ne fait aucun doute.

- Mais alors, comment as-tu fait pour survivre ?, demanda Ann-Mary, incrédule. Nous avons regardé, il n'y a plus aucune trace de tes blessures.

- Il m'a sauvé la vie.

- Quoi ?!, crièrent-ils tous d'une même voix.

- Je ne me l'explique pas plus que vous. Il m'a conduite chez les fameux types vaudous. Ce sont des Modeleurs, un peuple primitif qui maîtrise un aspect inconnu de la Force. Leur chamane m'a soignée. Le seul souci c'est qu'ensuite, ils n'ont plus voulu nous laisser repartir. Ils voulaient faire de moi une sorte de guide divin ou je ne sais quoi. Alors nous avons dû nous battre pour nous échapper. S'il n'en restait plus beaucoup à votre arrivée, c'est parce que nous les avons pulvérisés.

- Ensemble ?, s'enquit Ann-Mary.

- Nous n'avions pas vraiment le choix et, c'est très étrange, mais j'ai eu l'impression que j'avais combattu avec lui toute ma vie. Et il n'y a pas que ça. Après les soins de la chamane, j'étais inconsciente mais il fallait à tout prix que nous quittions leur camp alors il m'a réveillée. Il m'a touchée à travers la Force, je n'avais jamais ressenti quelque chose de semblable. Je ne suis pas certaine de ce que c'était, vu que je n'étais pas dans mon état normal, mais je suis certaine que ce n'était pas naturel.

- Nous avons parlé à Obi-Wan et à Quinlan des symptômes que tu avais en sa présence, dit Matylda. Ils ne savent pas ce que c'est.

- En tout cas, ajouta Obi-Wan. Ce que tu décris m'a tout l'air d'y être lié.

- Maintenant que vous le dites, continua Cassiopea, songeuse. Je n'ai plus rien ressenti sur Kro Var. Aucun tremblement, pas de malaise, rien.

- Ça ne nous explique toujours pas pourquoi tu étais dans cet état, commenta Wolf. S'il t'a sauvé la vie, alors je ne comprends plus rien.

- Moi non plus justement. Une fois que nous nous sommes échappés du camp des Modeleurs, il nous a ramenés dans sa planque, vu tout ce qu'il y avait là dedans, je pense qu'il s'y rend souvent. C'est à ce moment que les choses ont dégénéré. Il m'a jetée dans une espèce de cage électrifiée et il est devenu complètement fou. Il m'a d'abord frappée avec des Eclairs de Force et ensuite… je ne saurais même pas vous décrire ce que c'était. Ça venait de lui, j'en suis certaine mais c'était comme si on m'enfonçait des aiguilles dans le corps et qu'on aspirait toute la vie que j'avais en moi. C'était affreux. J'ai vraiment cru que j'allais mourir. Et puis ça s'est arrêté. Ensuite, je me souviens vaguement de vous avoir vus là-bas et je me suis réveillée ici.

- Mais…, dit Matylda après un silence horrifié. Ça n'a aucun sens. Pourquoi t'aurait-il sauvé la vie si c'était pour te tuer ensuite ?

- Parce qu'il est malade, voilà pourquoi !, hurla Sor.

- Je ne pense pas justement, dit Cassiopea. J'ai réussi à bien l'observer avant de m'évanouir et, je peux me tromper, mais je crois qu'il n'avait pas conscience de ce qu'il faisait.

- Comment ça ?, demanda Ann-Mary.

- Ses yeux étaient entièrement noirs et il n'avait pas l'air de contrôler la Force qui s'échappait de lui, on aurait dit qu'elle avait une conscience propre. Je crois qu'il était en transe ou quelque chose du genre.

- Ça te dit quelque chose ?, demanda Obi-Wan à Quinlan.

- Difficile à dire, répondit ce dernier. D'après ce que j'ai compris, on parle d'un Sith originel et non d'un Jedi noir. Je n'en ai jamais rencontré auparavant mais je sais qu'ils sont dotés de pouvoirs immenses dont nous n'avons même pas conscience. Leur façon de voir la Force étant radicalement différente, il se pourrait que cette dernière se comporte différemment avec eux jusqu'à entrer en interaction. En tout cas, Matylda a raison. S'il t'a sauvé la vie, il devait avoir une raison. Il cherchait quelque chose et c'est probablement aussi pour cela qu'il t'a enlevée. Autrement, il serait allé te livrer à Palpatine. Il avait un objectif en tête et il avait besoin de toi vivante pour l'atteindre. Vu sous cet angle, il n'avait donc aucune raison de s'en prendre à toi, du moins pas au point de te pousser à la limite de la mort. Il a dû perdre le contrôle sur la situation ce qui explique l'attaque. Il était peut-être bien en transe. Quelque chose nous échappe et c'est probablement en lien avec cette étrange connexion que vous partagez. Il va nous falloir creuser ça.

- Vous avez dit qu'il était parti quand vous êtes arrivés ?, demanda Cassiopea.

- Oui, répondit Matylda. Et tout son attirail était éparpillé au sol, voire détruit.

- Il s'est arrêté, dit doucement Cassiopea. Je sais que j'étais à deux doigts de mourir, je l'ai senti. Mais il a dû stopper son attaque.

- S'il était en transe, dit Ivan. Quelque chose a dû le réveiller et il est parti. Je suis d'accord avec Maître Vos, il va nous falloir creuser tout ça.

- Les Archives nous donneront peut-être des réponses, suggéra Ann-Mary.

- Vous les avez toujours alors ?, s'enquit Cassiopea.

- Bien sûr, Navo planchait dessus et nous venions juste de réussir à les déverrouiller lorsque les ennuis ont commencé.

- Les ennuis ?, Cassiopea n'avait pas l'air sereine. Quel genre d'ennuis ? »

Cassiopea insista pour quitter sa chambre et pour retourner dans l'observatoire. Wolf rechigna à la laisser se lever mais elle lui assura qu'elle n'allait pas s'effondrer au premier pas et toute la troupe prit donc place dans le quartier général des Sentinels. Cassiopea se laissa tomber, soulagée, dans son fauteuil de commandement. À en croire les expressions sur les visages de ses amis, les nouvelles étaient loin d'être bonnes. Pourtant, en passant les doigts sur les symboles des Sentinels gravés sur ses accoudoirs, la jeune femme ne put s'empêcher d'être heureuse. Elle était enfin de retour chez elle et elle avait retrouvé sa famille. Ensemble, elle savait qu'ils pouvaient tout affronter.

Alors qu'elle achevait d'activer son poste de contrôle, resté éteint depuis son départ, elle leva les yeux vers Quinlan qui s'approchait d'elle en observant toute la station de contrôle qu'elle pilotait.

« Ma petite Padawan est devenue une grande rebelle, commenta-t-il. Et dire que j'avais entendu parler des Sentinels il y a des mois déjà. Mais les nouvelles nous parvenaient au compte goutte dans notre trou et nous n'avons pas eu la moitié des informations. Si j'avais su que c'était toi, je serais immédiatement parti à ta recherche.

- Je suis déjà ravie qu'on parle de nous aux quatre coins de la galaxie, commenta Cassiopea. Cela veut dire que nos actions commencent à peser lourd et que l'Empire a peur.

- Tes amis nous ont un peu raconté l'histoire de la milice, je suis tellement fier de toi, tu sais.

- Vous m'avez appris à me battre pour ce que je croyais juste, dit Cassiopea tandis que Quinlan lui embrassait le front. Je n'allais pas laisser ce monstre faire la loi et détruire ma galaxie.

- Je pense que tu pourrais réussir à le faire trembler rien qu'en lui criant dessus. Tu peux être terrifiante quand tu t'y mets.

- Arrêtez, j'ai l'impression d'entendre Sor. Il me balance ce genre de phrase une fois par jour.

- Tu t'es constituée une belle équipe, dit Obi-Wan en s'approchant. Vous avez tous l'air d'être très proches.

- Nous sommes une famille, confirma Cassiopea. Je ne sais pas ce que je ferais sans eux. »

Cassiopea acheva d'actionner ses commandes et marqua un temps d'arrêt. Elle n'avait donc pas rêvé. Tous les boucliers déflecteurs étaient levés et leur niveau de résistance était proche du seuil critique. Mon dieu, mais que s'est-il passé ? Elle pianota rapidement et trouva enfin le signalement qu'elle cherchait. Un immense Destroyer impérial se trouvait en orbite de Kidron.

« D'accord, la jeune femme fit pivoter son siège. Visiblement, nous sommes attaqués. Quelqu'un peut-il m'expliquer ?

- À toi l'honneur, marmonna Sor à l'attention de Sélène. Tu feras ça bien mieux que moi.

- Dis plutôt que tu as peur de te faire frapper, répondit cette dernière d'un air exaspéré.

- Et donc ?, répéta Cassiopea, malgré tout amusée par la situation.

- C'est le Destroyer de mon père, expliqua Sélène. Après mon pseudo-enlèvement sur Coruscant, il nous a traqués et il a fini par retrouver notre trace. Il est en poste là-haut depuis un mois. Il a déjà bombardé plusieurs fois depuis son arrivée mais les boucliers ont tenu bon jusqu'à présent et détruit au moins tous ses bombardiers. Nous n'avons pas le compte exact des chasseurs qui y sont aussi passés.

- C'est pas vrai, pesta Cassiopea.

- La bonne nouvelle, poursuivit Sélène. C'est que son opération est solitaire, l'Empire n'est pas au courant et il est donc sous-équipé. De plus, il a tenté de négocier avec nous et nous avons réussi à cacher le fait que tu n'étais pas là. Il n'a donc jamais rien su pour ton enlèvement – ce qui confirme par ailleurs l'hypothèse de Quinlan concernant le Sith – et pense donc que tu as juste passé les dernières semaines à le snober.

- Qu'est-ce-qu'il veut ?, demanda Cassiopea.

- Moi, répondit simplement Sélène. Il voulait me récupérer et t'emmener avec. Comme je n'arrivais pas à voir d'autre solution, j'ai décidé de le suivre. Je l'ai contacté et je me suis arrangée pour qu'il abandonne l'idée de te prendre pour prisonnière.

- Comment as-tu fait ça ?

- Elle lui a fait du chantage, intervint Sor, surexcité. Et elle lui a sorti qu'il pouvait toujours aller se faire voir s'il croyait qu'elle allait rentrer pour redevenir une petite fille modèle.

- Je ne l'ai pas dit dans ces termes mais je lui ai fait comprendre que j'avais changé de camp. Pour le reste, j'avoue lui avoir fait du chantage ou, comme je préfère le dire, de belles manœuvres politiques.

- Alors comment se fait-il que tu sois toujours là ?, s'enquit Cassiopea. Tu avais l'air déterminée.

- Je l'étais mais Sor m'a empêchée de partir.

- Après avoir d'abord été le pire des imbéciles, précisa Navo.

- Je me suis excusé pour ça ! J'étais sur les nerfs.

- Il n'y a aucun problème, dit calmement Sélène. Tu avais parfaitement raison. Bref, le fait est que je ne suis pas partie. Sor a jeté son dictionnaire d'insultes au visage de mon père et, depuis, il est en stand-by au-dessus de nos têtes.

- Les boucliers ne tiendront plus longtemps, intervint Wolf. Nous sommes entrain de nous préparer à lancer une attaque. J'ai peur que nous n'ayons pas le choix.

- Je vois, Cassiopea était songeuse. Je suppose que cette situation était inévitable. Quelqu'un allait bien finir par nous trouver. L'avantage, Sélène a raison, c'est qu'il s'agit d'une attaque solitaire. Il ne s'attendait certainement pas à tomber sur de tels moyens de défense.

- Vu sa réaction devant les boucliers, approuva Navo. Je suis d'accord.

- Alors nous pouvons supposer qu'il ne s'attend pas non plus à notre puissance de frappe.

- Tu penses qu'il faut attaquer ?, demanda Wolf.

- Je pense que nous n'avons pas le choix. Il faut nous débarrasser de lui. Vu qu'il est venu de son propre chef, nous pouvons espérer qu'il ne s'en vante pas non plus à son retour. Surtout si nous lui mettons une belle dérouillée. Connaissant l'Empereur, il prendra d'abord soin de s'occuper de son cas et de le punir pour son échec avant de s'occuper de nous. Vénusii-Arcadia espérait rentrer avec les honneurs, sauvant sa fille et ramenant l'ennemie publique numéro un aux pieds de l'Empire. En rentrant bredouille et avec sa petite flotte détruite, il fera certainement profil bas. Il finira par parler, mais il lui faudra trouver un moyen détourné pour révéler ses informations à Palpatine. Pendant ce temps, nous pourrons nous réorganiser et remonter nos défenses. S'ils nous attaquent vraiment, nous devrons être prêts. Je pense que les Archives pourront nous aider, il faudra nous y mettre dès le Destroyer parti. S'il y a bien une chose qui peut résister à un Ravageur ou à un canon à ion, ce sont les cristaux Kyber. Il existe peut-être un moyen pour canaliser leur puissance.

- Tu es toujours aussi en forme, constata Navo avec plaisir.

- Si Palpatine croit qu'il peut encore une fois s'en prendre à ma famille, il se met le doigt dans l'oeil, dit Cassiopea. Je vais lui faire ravaler sa fierté à ce pseudo-Seigneur Sith. »