Une fois arrivée dans l'hôtel, je m'assois sur l'un des canapés à l'entrée. Je suis tellement impatiente et angoissée. Je ne peux pas croire que je m'apprête à la retrouver après tant d'années. Je suis un peu en avance mais je préférais attendre ici qu'à l'appartement d'Edward. Celui-ci est à son bureau et je ne le reverrai pas avant trois jours. Cela ne me changera pas beaucoup de la dernière semaine. Nous ne nous sommes pas adressé la parole depuis notre dispute. Edward a totalement déserté l'appartement. Il ne me rejoint plus la nuit et j'ignore même s'il souhaite mettre fin à notre contrat. Je m'en veux tellement depuis cette dispute. Je n'arrive plus à me concentrer en cours. Parfois, la journée je profite de l'absence d'Edward pour me faufiler dans son lit et respirer son odeur dans les coussins. Je lui ai même volé l'un d'eux sans quoi je n'arriverais pas à m'endormir le soir. Je ne sais pas si Edward l'a remarqué. De toute façon, même s'il le remarquait je ne suis pas sûre qu'il s'en soucierait. Il me déteste et je le sais. Ce qu'il a dit ce soir-là, Edward voulait me faire mal. C'était une dernière tentative de m'atteindre. Il pense que rien ne peut m'atteindre venant de lui mais c'est faux. Ce mot qu'il a prononcé, lorsqu'il m'a traité de pute, m'a marqué et je n'entends plus que ça dans mes rêves. Je ne peux pourtant lui en vouloir, c'est ce que je voulais, c'est moi qui l'ai poussé à bout. Hier soir, j'étais si stressée à l'idée de retrouver Mary que je n'ai pu m'endormir. A 3h du matin, j'ai craqué, je suis sortie de ma chambre et me suis dirigée doucement vers la chambre d'Edward. Arrivée devant sa porte, je n'ai pas pu, je m'en voulais trop. Je n'ai pas pu entrer, alors je suis repartie me coucher et j'ai serré fort son coussin contre moi. Je ne lui ai pas parlé de ce que je ferai ce week-end. Il ne sait pas pourquoi je m'absente pendant trois jours. Ou peut-être le sait-il ?
« Bella ! M'appelle une voix que je reconnais et qui emplit immédiatement mon cœur.
Je me tourne et je la vois courir vers moi et atterrir dans mes bras. Je n'en reviens pas, je la tiens enfin dans mes bras. Elle a tellement grandi. Je pleurs, je pleurs de joie et les émotions que je ressens à cet instant sont indescriptibles. Je dépose des baisers mouillés sur ses cheveux et Mary me serre de ses petits bras. Je m'écarte un peu pour la regarder à travers mes larmes. Elle a grandi et est beaucoup plus mince que lorsque je l'ai quittée. Mary a hérité des gênes de ma mère, elle a des cheveux châtain clair et des yeux aussi bleus que l'océan. De mon côté, je tiens plutôt de Charlie :
- Tu as tellement grandi, je souris.
Mary me regarde de ses yeux émerveillés :
- Bonjour, me salue une femme qui était restée jusque là en retrait.
Je tiens Mary contre moi et la salue :
- Vous devez être Leah.
- Oui, je suis ravie de rencontrer la sœur de Mary. Elle parle tellement de vous.
Imaginer Mary parler de moi me réchauffe le cœur mais le brise également. Ma sœur a besoin de moi et je n'ai pas été là depuis si longtemps :
- Nous avons fait croire à ses camarades qu'elle est malade, elle ne pourra donc pas participer à la sortie avec nous. C'est plus prudent, m'explique-t-elle.
- Bien sûr, je vous remercie pour tout ce que vous faites.
Leah me sourit :
- Je viendrai la chercher ici dimanche si ça vous va. Le bus partira à midi.
- Bien sûr.
Elle se penche vers ma sœur :
- Amuse-toi bien !
Elle me sourit une dernière fois et nous laisse.
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« Arrête de piquer mes frites, râle Mary.
Je rigole et pique une autre de ses frites juste pour l'embêter. Il semble que Mary a du caractère. Elle ne se laisse pas faire et je pense que c'est une bonne chose. Je pense aussi que ce n'est pas son choix, et qu'elle ne pouvait pas survivre à l'horreur de notre vie sans ce caractère :
- Alors raconte-moi tu es toujours amie avec Sarah ?
- Oui, elle est gentille. Et sa mère est très gentille aussi. Elle fait les meilleurs gouters qui existent. Sarah sait que c'est la seule raison pour laquelle je traîne avec elle.
Je ris. Elle a tellement changé. Je la regarde manger son cheeseburger. Nous avons visité une partie de la ville ce matin et nous sommes arrêtés dans un restaurant pour reprendre des forces. Mary a du mal à manger à une main mais essaie de le cacher. Son bras gauche est dans le plâtre et elle ne veut toujours pas m'expliquer comment elle s'est vraiment fait ça. Elle prétend être tombée dans les escaliers mais je sais que Mary n'a pas hérité de ma maladresse et surtout elle ne sait pas mentir. Si Mary paraît forte et avoir du caractère, elle a du mal à cacher sa crainte lorsqu'un inconnu, comme les serveurs par exemple, nous aborde. Elle est tout de même plus forte que moi et j'en suis heureuse. Plus elle sera forte, moins Forks pourra la briser. Ce n'est de toute façon plus qu'une question de semaines à tenir :
- Est-ce que Jacob va nous rejoindre ce week-end ?
Mary aime bien Jacob. Le père de celui-ci était le meilleur ami de Charlie. Nous connaissons donc Jacob depuis que nous sommes nées. Il serait heureux de voir Mary mais alors je devrais lui expliquer mon comportement ces derniers temps et je n'y arriverai pas :
- Non, il est très occupé avec le garage. Ce week-end ce ne sera que nous.
Mary sourit et retourne à ses frites :
- Ta professeur a l'air gentille. Elle dit que tu as un don.
Mary ne lève pas ses yeux de son cheeseburger :
- Je ne sais pas trop.
Elle a l'air gêné :
- C'est ce qu'elle dit. Je suis sure qu'elle a raison.
- Oui mais…
Elle se tait et joue avec ses frites. Elle a l'air triste et je comprends :
- Qui t'a dis le contraire ?
- Sally.
Mary n'ose pas me regarder, j'attrape son menton et la force à me regarder :
- Ne les écoute pas. Tu sais bien que ce ne sont pas de bonnes personnes.
- Qu'est-ce que tu en sais ? Explose-t-elle.
Je suis sans mot :
- Tu n'as jamais vu mes dessins.
Elle se renfrogne à nouveau dans ses frites et j'essaie de ne pas pleurer. Il ne faut pas. Mary a le droit de m'en vouloir et de penser que je l'ai abandonnée :
- Maman adorait dessiner ça ne m'étonnerait pas que tu tiennes ça d'elle. Quand tu étais petite, maman avait peint une toile. Il a suffit de quelques minutes d'inattention et elle t'a retrouvé en train de coller des gommettes dessus.
Mary relève la tête et rigole. Elle est heureuse que je lui rappelle ce temps, je le sais parce que parler de ce temps me rend heureuse :
- Elle a dit fièrement que nous avions une deuxième artiste dans la famille.
Mary hausse les épaules et ne cesse pas de sourire. Elle est plus calme et je suis soulagée. C'est ce que je veux faire. Je veux la rendre heureuse. Je veux la faire sourire. Je veux la sortir de Forks et lui offrir une meilleure vie. Elle le mérite, on le mérite toutes les deux. Je me rends alors compte que moi aussi j'ai droit à une meilleure vie. Après tout, ce n'est pas de notre faute si nos parents sont morts et si la vie a fait que nous nous sommes retrouvées dans le foyer de mauvaises personnes. Je pense alors à Edward. Est-ce qu'il pourrait être cette vie meilleure qui me tend les bras ? Et alors que je pense à lui, il apparaît dans mon champ de vision. Il est là, dans ce restaurant, il se tient droit devant l'entrée. Ses hommes ont dû me suivre. Je ne peux pas lui en vouloir d'avoir été curieux. Il a le regard plein d'espoir. Il regarde Mary et sourit, puis il ancre ses yeux dans les miens. Il attend mon accord. C'est à ce moment-là que je choisis d'être heureuse. Je décide d'arrêter de me battre contre les sentiments que j'éprouve. J'arrête de me battre contre cet homme et accepte qu'il entre dans ma vie, en tant qu'Edward et non plus mon client. Je baisse les barrières, hoche la tête et lui souris. C'est le signal. Il avance doucement :
- Mary, je sais que j'avais dis qu'on ne serait que toutes les deux. Ca te va si Edward nous accompagne ?
Elle regarde Edward, sourit timidement, hoche la tête et lui laisse une place à côté d'elle.
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Cet après-midi là, nous visitons la ville et Mary a l'air de bien s'amuser. Si au début, elle était plutôt méfiante et fuyait Edward, celui-ci a su la mettre en confiance. Edward a l'air heureux aussi et c'est tellement bon de le revoir comme ça. Nous atterrissons dans un des parcs de la ville et Edward nous achète des glaces. Nous nous promenons dans le parc et Mary repère des écureuils. Edward et moi nous asseyons sur un banc de façon à pouvoir garder un œil sur elle. Mary essaie d'approcher doucement l'écureuil. Elle essaie de ne pas l'effrayer. Je la regarde et je suis fière de ce qu'elle est. Après toutes ces années, j'avais peur de ce qu'elle serait devenue mais elle est forte et douce. J'entends Edward rire en regardant Mary, je le regarde et je le trouve magnifique. Son sourire et son rire m'avaient tellement manqués :
- Elle t'aime bien, je lui avoue.
Il me regarde d'un air doux et sourit :
- Elle est géniale. Elle te ressemble beaucoup. Vous êtes aussi têtues l'une que l'autre, rit-il.
- Edward, je m'excuse. Je m'excuse pour tout.
Il pose son doigt sur mes lèvres :
- Oublie tout ça.
Je suis reconnaissante, il ne m'en veut plus et cela me soulage :
- Elle repart quand ?
- Après-demain.
- Elle n'a pas voulu me dire comment elle s'est fait cette fracture de l'épaule, m'indique-t-il.
Je regarde par terre :
- Elle m'a menti. Elle m'a dit qu'elle était tombée dans les escaliers.
Je souris mauvaise :
- Je sais à quel point c'est facile de tomber dans les escaliers quand on habite chez ces personnes.
Edward marque une pause :
- Tu crois qu'ils lui font du mal ?
Je secoue la tête :
- J'ai un doute. Patrick et surtout Sally sont les pros de la violence psychologique plus que physique.
Edward pose sa main sur la mienne et entrecroise nos doigts :
- Je ne sais pas. Tant qu'elle refusera de le dire, rien ne sera sûr.
- Venez dormir à la maison ce soir. On commandera tout ce qu'elle veut manger.
Edward me regarde avec espoir :
- D'accord.
Je souris. Après tout, mon appartement est un taudis et celui d'Edward est impressionnant. Je veux offrir un week-end magique à Mary, grâce à Edward je le peux. Il se lève de notre banc et va rejoindre ma sœur qui semble-t-il a réussi à dresser cet animal. Il ne reste plus qu'à s'assurer qu'elle ne rentre pas à Forks avec une maladie.
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« Ta sœur a bien failli incendier cet appartement. Lorsqu'il s'est avéré que l'arme qu'elle a utilisée était des lasagnes Arthur que tu as vu plutôt a mis toute sa force pour ne pas exploser de rire.
- C'est injuste ! La cuisine n'a jamais été mon truc, je me défends.
Nous rions. Nous sommes dans le salon et jouons à la Bonne paye. Nous avons mangé des pizzas à la demande de Mary et Edward est en train de gagner cette partie :
- Bells a toujours été maladroite.
Ce surnom ranime des souvenirs en moi :
- Elle était sans arrêt à l'hôpital à Forks.
Cette fois-ci, je ne rigole plus. Edward a perdu son sourire mais tente de ne pas le montrer, il détourne l'attention :
- Bells ?
- Oui, c'est comme ça que papa l'appelait.
- Tu t'en souviens ? Je m'étonne.
- J'étais petite mais je m'en rappelle. Papa et maman sont dans mes rêves parfois.
Elle baisse les yeux. Je regarde Edward et celui-ci ne sait pas plus que moi comment réagir :
- C'est injuste, tu as encore fais un 6, se plaint Mary.
Je suis ravie de ce changement de sujet :
- Je t'avais prévenu qu'il ne fallait pas me défier à la Bonne paye, lance Edward vainqueur.
- Je crois que c'est le moment d'aller se coucher. Edward ne va plus pouvoir marcher si ses chevilles enflent davantage, je me moque.
Edward montre une mine faussement outrée et Mary accepte :
- J'aurai ma revanche, dit-elle boudeuse.
- Repose-toi bien et sois en forme demain car nous allons visiter autant de musées que tu pourras en supporter.
Mary adore l'art et évidemment cette nouvelle ne peut que la réjouir :
- C'est vrai ? On ira aussi voir l'exposition Chihuly Garden and Glass au Seattle Center ? Espère-t-elle.
Edward sourit :
- Bien sûr, et surtout nous irons voir l'œuvre la plus intéressante qui existe à Seattle, elle est signée Mary Swan et on m'en a dit beaucoup de bien.
Mary rigole et je l'accompagne malgré elle dans la chambre qui lui est dédiée. Elle prendra la mienne ce soir, j'irai dormir avec Edward. C'est mon choix et cela n'a pas l'air de déplaire à l'intéressé. Mary est émerveillée par l'appartement d'Edward. Elle m'assure qu'un jour elle habitera dans un tel endroit et je l'espère pour elle. Tout sera mieux que l'endroit dans lequel elle habite à Forks. Je la borde et elle s'endort immédiatement. Elle doit être épuisée et j'avoue l'être aussi. Je descends rejoindre Edward :
- Quel charmeur ! Elle est conquise !
Edward sourit et vient m'encercler de ses bras :
- Mais je le suis aussi.
Edward ne dit plus rien et me regarde. Il ne s'avance pas pour m'embrasser et je comprends. J'approche mes lèvres des siennes et il s'écarte un peu :
- Bella, je….
Il hésite :
- Si l'on s'embrasse cette fois-ci, je veux que ce soit en tant que Bella et Edward. Je ne veux plus être ton client. Je t'aiderai bien sûr, quelque soit la somme d'argent dont tu aies besoin n'y pense plus mais je veux que tu sois avec moi parce que tu le veux…
Cette fois-ci c'est moi qui pose un doigt sur ses lèvres pour le faire taire :
- Tu as toujours été bien plus qu'un client Edward. Aujourd'hui, je t'ai laissé rencontrer Mary et cela veut dire que tu fais partie de ma vie, celle de la vraie Bella Swan. Je ne t'inclus pas que dans mon lit mais dans ma vie, dans ma famille, dans mes secrets, dans mon histoire.
- Je ne veux plus que tu t'éloignes de moi, je ne peux plus te perdre Bella.
Edward a l'air si fragile à cet instant. Ses yeux me supplient de toujours rester auprès de lui. Je ne peux lui promettre cela alors j'avance mes lèvres des siennes et je dépose un doux baiser. Edward s'arrête comme pour savourer ce baiser et me sourit. Je prends sa main et le guide vers sa chambre. Je l'invite à s'asseoir sur le lit et il attend, intrigué par ce que j'ai en tête. Je veux tout partager avec lui. Ce que je lui ai dis et vrai, Edward fait désormais partie de moi. J'enlève mon pull et mon t-shirt et je n'ai plus que mon soutien-gorge :
- Je veux tout te dire Edward.
Je m'arrête mais Edward caresse doucement ma joue comme pour me donner la force qui me manque. Je me tourne alors pour qu'il voie mon dos. Pour la première fois, j'accepte qu'on le voit. Je ne me cache plus, j'ai besoin d'en parler, j'ai besoin de le dire à Edward, alors je m'assois à côté de lui et me lance :
- Tu sais que mes parents sont morts dans un accident de voiture et que Mary est allée dans cette famille, chez Patrick et Sally. Patrick est policier et c'est aussi le collègue de James. Le couple ne voulait pas de moi, c'est donc James et Jane qui m'ont accueillie. Au début tout allait bien et puis James a dévoilé son vrai visage. Il buvait, beaucoup.
Je m'arrête, les images affluent dans ma tête :
- Tout devenait une bonne excuse pour me frapper. Il adorait me torturer petit à petit. Il connaissait mes points faibles et s'en amusait. Mary te l'a dit, tout le monde croyait que j'étais maladroite.
Je m'arrête :
- Tu en as parlé à quelqu'un ? Demande Edward prudent.
Je hoche la tête :
- J'ai essayé d'en parler à mon professeur de littérature en qui j'avais confiance. Il se trouvait que c'était un bon ami de lycée de James et qu'il avait quelques tâches sur son casier judiciaire à faire retirer, il en a profité. Quand il l'a su James est devenu fou et m'a menacée de tuer Mary si j'en parlais à nouveau à qui que ce soit. Patrick et James s'en sortent toujours. Jane et Sally ne sont pas plus gentilles, bien au contraire. Jane a échappé aux coups de James grâce à moi. Il n'avait plus besoin de la cogner puisque j'étais là.
Je m'arrête et je sens Edward qui effleure les marques que j'ai dans le dos :
- Ca c'est un cadeau que James m'a fait la dernière fois que je l'ai vu. Nous avions fini les cours et j'étais à trois jours de mes dix-huit ans. Je travaillais dans un magasin à ce moment-là. James avait besoin d'argent pour son alcool. Je m'envoyais en l'air avec le fils du patron, Mike Newton. Ce soir-là, James nous a surpris en train de le faire derrière le magasin. Il était fou. Il m'a tirée par les cheveux pour me faire entrer dans sa voiture. Ce pauvre Mike ne savait même pas quoi faire. Il m'a ramenée chez lui en me traitant de pute. Je crois que jusque là James n'avait jamais vu quoi que ce soit de sexuel en moi. Et ça m'allait. Ce soir-là ça a changé.
Je sens Edward se tendre davantage à côté mais je sais qu'il faut que je continue :
- Il m'a roué de coups, m'a battu avec sa ceinture et m'a laissée dans ma chambre. Il est descendu boire. Jane n'était pas là ce soir-là, elle travaillait. Je croyais qu'il en avait fini mais il est remonté et s'est jeté sur moi. Il m'a embrassé de sa bouche dégoutante imbibée d'alcool et il a commencé à toucher mes seins, tout en tenant une main sur ma bouche. Il me répétait comme toujours que si je mouftais, je savais ce qui arriverait. Mais je n'ai pas pu cette fois-ci. Il pouvait me battre mais pas ça. Alors quand il s'est relevé pour enlever son jean, il tanguait et j'en ai profité pour frapper son entrejambe avec mon genou et j'ai couru. J'allais descendre les escaliers quand il m'a attrapée par les cheveux. Il avait beaucoup trop bu, il n'avait pas complètement l'avantage sur moi. J'étais comme possédée, je l'ai poussé au dessus des escaliers et il est tombé. Il a fait une bonne chute. J'ai pensé qu'il était mort.
Je m'arrête. Edward s'accroupit devant moi et essuie les larmes qui coulent sur mon visage. Le sien est crispé, je peux sentir la rage qu'il essaie de contenir :
- J'étais sûre qu'il était mort et j'étais…
J'hésite :
- Soulagée.
C'est là que je dévoile ce que j'ai toujours eu peur de dire à Edward :
- Je me suis enfuie, je l'ai laissé là, pour mort. Je n'ai pas appelé les secours. Il m'avait fait tellement de mal, je sais que c'est mal mais je voulais me sauver. Il n'est pas mort mais aurait pu l'être et je n'ai rien fais.
Edward me coupe d'un baiser pressant. Il entoure mon visage de ses mains :
- Arrête mon amour, arrête. Tu n'as rien fais de mal. James aurait mérité de crever.
Je hoche la tête et il embrasse mon front. Il essaie d'essuyer mes larmes de ses pouces. Edward se lève, me prend dans ses bras comme une marié et me porte jusqu'au lit. Il vient s'allonger à côté de moi et je pose ma tête sur son torse :
- Merci d'avoir partagé ça avec moi, Bella. Je suis là maintenant. »
Edward caresse mes cheveux et je m'endors là, dans ses bras. Il ne peut plus rien m'arriver.
Je tiens vraiment à vous remercier pour vos reviews. J'espère que ce chapitre vous aura plu. Je sais que j'ai mis du temps à faire en sorte que Bella s'ouvre à Edward mais c'est compréhensible après tout ce qu'elle a vécu. Encore merci !
