Bonjour à tous !
Eh oui, la fin est arrivée. J'espère que ce chapitre vous plaira autant que les autres vous ont plu. Il reste tout de même un épilogue, qui sera publié la semaine prochaine.
Disclaimer : Rien ne m'appartient, sauf Anna et Elena. L'œuvre originale appartient à Kurumada.
Chapitre XIII : Pour Athéna !
Quelque chose se prépare, pensa Anna. C'est le jour J.
Nous étions à la mi-septembre. Ce matin, le soleil était venu éclairer le Sanctuaire, mais il avait été vite remplacé par des nuages noirs et menaçants. La pluie menaçait de tomber à tout moment. Avec peut-être un orage à la clé. Qui sait ?
Anna s'était mise en haut des escaliers menant au Palais d'Athéna pour éviter la cohue qu'il était devenu. Tous ses guerriers s'activaient à rendre Anna invincible ces derniers jours. Elle n'en pouvait plus de leurs entraînements interminables, de leurs conseils en veux-tu en voilà, et de leurs mises en garde. Certes, elle savait qu'il ne fallait pas sous-estimer les trois Bronzes, mais elle avait foi en ses capacités à vaincre Seiya. Après tout, elle n'était pas seule. Elle sourit en pensant à tous ceux qui étaient désormais devenus ses amis.
Les choses n'avaient pas tant changé depuis la soirée dansante. Les différents couples roucoulaient. Au grand désespoir de Saga, Kanon et Thétis s'étaient mis en tête de faire des rendez-vous en couples pour que « Saga puisse enfin devenir ami avec Rhadamanthe/son beau-frère ». Aioros avait arrêté de fuir à la simple vue de Shaïna, et passait tout son temps avec elle à lui faire les yeux doux. Cela avait choqué son frère Aiolia au début. « On était pas comme ça, Shaka et moi, au début, si ? » « Non, 'Lia, vous étiez pires que cela », s'était amusé le Scorpion. Ce qui avait mené à une véritable dispute entre gamins du bac à sable pour savoir qui était le couple le plus niais. Personne n'avait pu répondre à cette question.
Aldébaran faisait activement la cour à une Scylia déjà conquise. Celle-ci avait avoué à sa Déesse qu'elle adorait quand son Chevalier était romantique. Elle avait d'ailleurs demandé une promotion à Athéna, qui avait refusé tout net. Devant le visage confus de la jeune fille, Anna lui avait proposé quelque chose de mieux. Elle savait par son Chevalier du Taureau que Scylia était une férue de lecture. Anna lui avait alors proposé de faire une formation chez Elena Dimapoulos, la bibliothécaire du village, afin de l'aider et de reprendre plus tard l'affaire quand Elena en aurait décidé ainsi. La nouvelle avait été bien accueillie par la jeune fille et par la bibliothécaire. Elena avait rapidement pris Scylia sous son aile afin de lui apprendre son métier. Scylia était très épanouie dans son métier, et n'hésitait pas à venir discuter avec Anna de lecture.
La bibliothèque était d'ailleurs de plus en plus fréquentée par les Chevaliers. Camus et Marine s'y rendait une fois par semaine pour discuter avec Elena. Aphrodite, qui s'était mis en tête de faire craquer le Phénix avant la fin d'année, venait demander conseil à la veille femme, qui lui contait avec plaisir les techniques de drague de son époque. Tous les coups étaient permis, et Ikki commençait tout doucement à quitter le pays du déni pour réaliser qu'un Chevalier des Poissons l'attendait. Shun se rendait aussi souvent qu'il le pouvait à la bibliothèque avec un Angelo récalcitrant à la vue des livres. Andromède tenait absolument à apprendre la culture japonaise à son chéri, et d'apprendre pour lui-même la culture italienne.
Si Dohko était de plus en plus présent lors du travail d'Athéna, June s'était aussi invité dans la partie. Elle s'occupait de certains dossiers avec Jabu, qui la laissait faire. Elle avait décidé sur un coup de tête que sa meilleure amie et belle-sœur ne devrait pas être seule autour de vautours (Shion et Dohko). Elle s'incrustait donc de temps à autre dans le travail d'Athéna, pour le plus grand bonheur de son hôtesse.
Kiki venait aussi souvent lui rendre visite. Anna s'occupait volontiers de lui en compagnie du Scorpion et du Bélier. Quand le garçon avait appris la mise en couple de sa chère Déesse et du Chevalier du Capricorne, il avait poussé un scandale de tous les diables. Il réquisitionnait Anna à chaque fois que Shura s'approchait d'elle. Ce que le petit ignorait, c'est que Shura ne quittait plus d'une semelle la Déesse Athéna. Il s'en allait donc un moment, le temps que Kiki soit occupé à autre chose, et venait récupérer sa belle.
En pensant à sa nouvelle relation avec l'espagnol, celui-ci vint s'installer à ses côtés sur les marches d'escalier. Il embrassa sa chevelure emmêlée et la prit dans ses bras. Anna poussa un soupir d'aise, et se blottit contre son compagnon. Celui-ci lui demanda :
- Pas trop stressée ?
- Non, ça ira. Parce que je sais que vous êtes avec moi. Que tu es avec moi, dit-elle en plantant son regard dans le sien. Je veux juste que vous ne leur fassiez pas trop de mal.
- Même pas un tout petit peu ? La taquina le Capricorne.
- Eh bien... Juste leur faire la leçon quoi. Je leur réserve une petite surprise pour la suite.
- Ah ! Ta terrible menace du cachot... S'amusa Shura.
- Arrête de me taquiner. Tu sais que j'avais peur des cachots quand j'étais jeune. J'avais toujours peur que Saga ne m'y enferme pendant des mois, et je ne voulais pas faire mes besoins dans un seau.
- Tu sais que nous ne vivons plus au Moyen-Âge, pas vrai ?
- Que tu crois ! Tu as déjà visité les cachots ?
- ... Non, avoua Shura, perplexe.
- Eh bien, ça n'a pas l'air d'avoir évolué depuis un petit temps. D'où la menace du cachot pour les Bronzes.
Alors que Shura allait répondre, le tonnerre gronda au loin. Anna se raidit dans ses bras, puis se dégagea gentiment pour se relever. Elle regarda au loin les yeux dans le vague, et dit :
- Ils arrivent...
Il n'en fallut pas plus à Shura pour courir à l'intérieur du Palais prévenir le Grand Pope et Jabu. Ils commençaient à bien s'entendre, tous deux désireux de protéger Anna plus que tout autre chose. Alors que Jabu s'était attendu à lui faire le sermon du siècle, c'était Shura qui s'était présenté à lui pour lui prouver son amour et sa foi envers Anna, et non Athéna. Les deux jeunes hommes étaient devenus alors amis, et apprenaient à se connaître.
Mais il n'était plus temps de penser à ces choses-là ! Les Bronzes arrivaient. Shion appela tous les Chevaliers présents à se mettre à leur poste. Le but était de retenir Hyôga et Shiryu dans les premiers temples, puis de les amener à la Déesse pour qu'elle les punisse comme il faut. Seiya, de son côté, se battrait contre Athéna.
La dite Déesse fit son apparition, et observa ses Chevaliers. Ses amis et amies, ainsi que ses deux émissaires, qu'elle avait littéralement adopté dans la grande famille qu'elle s'était construite petit à petit. Elle déclara :
- J'ai une confiance toute en vous, mes amies et amis. (Elle fit un clin d'œil à June) Vous avez carte blanche pour arrêter les Chevaliers du Dragon et du Cygne. Ne leur faites juste pas trop de mal, qu'il soit capable de voir leur frère être puni lui aussi. Pour Athéna ! Cria-te-elle, le poing levé.
- Pour Athéna ! Répétèrent-ils tous en chœur, le poing levé aussi.
- Soyez prudents..., leur sourit-elle. A vos postes.
Les guerrières et guerriers, tous vêtus de leur amure, s'en allèrent le regard concentré. Il passèrent devant Anna, qui leur touchait le bras ou la main pour les encourager. Quand Jabu et Shura furent seuls avec leur Déesse, elle leur intima de s'en aller.
- Anna, commença Jabu, sache que tu seras toujours la meilleure Athéna, quoi qu'il arrive.
- Je ne perdrai pas, lança-t-elle en le regardant droit dans les yeux.
- Nous le savons, ma douce, répondit Shura calmement. Nous voulons juste que tu saches que tu as notre soutien indéfectible.
- Et quand il dit « notre », il ne parle pas que de nous deux, mais de tout le monde, lui assura son meilleur ami.
Anna eut les larmes aux yeux. Elle prit son frère et son chéri dans ses bras, et les serra fort. Les deux garçons lui rendirent son étreinte. Après un court moment, Anna les relâcha. Elle avait les yeux brillants, et leur dit :
- Soyez prudents tous les deux.
- Toi aussi, sois prudente, dirent-ils en même temps avec de s'en aller.
Les Bronzes étaient arrivés il y a plus d'une heure. Dire que Hyôga et Shiryu galéraient à vaincre les Ors était un euphémisme. Certains ne faisaient aucun effort pour contrer leurs attaques, qu'ils qualifiaient de faibles, comme Ikki et Kanon. D'autres, comme Shun, Angelo et Aphrodite, s'en donnaient à cœur joie pour leur donner plus de coups qu'il ne le fallait. Pour les Chevaliers du Cancer et des Poissons, cela était tout à fait normal. En tant qu'ex-assassin, ils défendaient leur Déesse avec ferveur. Pour Andromède, c'était une toute autre histoire.
Hyôga l'avait insulté de tous les noms en le voyant arriver, mais surtout quand Shun lui avait annoncé, sur une boutade, que Saori n'aurait jamais accepté qu'il sorte avec Angelo, Hyôga l'avait attaqué plus violemment, insultant « Masque de Mort » par la même occasion. Shun était dans une colère noire. Comment pouvait-il insulter Anna de traîtresse et Angelo de violeur ?! Andromède n'était pas pour la violence gratuite. Il se battait toujours avec un but. Mais aujourd'hui, à bas les principes ! Il combattait le Chevalier du Cygne avec une violence rare, effrayant au passage ses frères d'armes. Shun avait beaucoup appris aux côtés d'Anna et d'Angelo, il voulait défendre leurs idéaux et le monde tels qu'ils le voyaient.
Si Hyôga commençait à faiblir face à la volonté de fer des Chevaliers d'Athéna, Shiryu n'en menait pas large. Son Maître, Dohko, avait tenu à lui donner une bonne leçon aidé de Shion. Le Dragon commençait à douter sérieusement du bien fondé de leur plan. Il avait tenté de raisonner son Maître en lui disant que Saori était l'unique Athéna. Cela n'avait fait qu'énerver Dohko et les Chevaliers alentour. Rhadamanthe était venu mettre son grain de sel en disant que même lui voyait la valeur d'Anna. Pourquoi pas eux ?
Seiya avait été épargné par tous ces combats. Il montait les escaliers en courant. Personne n'avait tenté de l'arrêter, ce qui l'avait surpris. Confiant, il avait passé les premiers temples sans encombre. Plus il montait, plus le doute se faisait ressentir dans son esprit. C'était trop simple. Beaucoup trop simple. La pluie avait commencé à tomber dru, mais il ne s'en rendait même pas compte tant il était absorbé dans ses pensées. Pourquoi les Chevaliers d'Or ne l'avaient-ils pas arrêté ? Pourquoi les femmes Chevaliers l'avaient-elles fusillé du regard le plus noir qu'il ait jamais vu, mais l'avait laissé passer ? Que faisait un Juge des Enfers et une Marina de Poséidon au Sanctuaire ? Anna avait-elle eu besoin de renforts de peur de se faire battre par ses frères et lui ?
Non, ce n'était pas cela. Seiya n'avait beau pas être très vif, il commençait doucement à comprendre que tous étaient préparé à leur venue. Comment avaient-ils pu savoir qu'ils allaient venir aujourd'hui et non un autre jour ? Est-ce qu'Anna l'attendait dans le Palais d'Athéna ?
Il traversa la temple des Poissons et continua son chemin avant de s'arrêter net dans sa course effrénée. Elle se tenait devant le temple, le sceptre d'Athéna à la main. Elle portait une magnifique robe blanche, et le regardait d'un air sévère. La pluie avait complètement mouillé ses cheveux, mais elle n'en avait que faire. Elle se retourna et entra dans le Palais. Seiya, surpris, finit par la suivre peu de temps après.
Il la trouva assise sur le Trône d'Athéna, droite comme la justice. Elle le regardait toujours aussi sévèrement, et ne souriait pas. Elle s'adressa enfin à lui, d'une voix froide :
- Chevalier de Pégase.
- Anna.
- C'est Athéna pour toi, comme pour les autres.
- Tu n'es pas la Déesse Athéna, tu n'es qu'une imposture.
- C'est pourtant moi que les Dieux ont choisi pour devenir la nouvelle Athéna. Dame Athéna elle-même m'a choisi. Pourquoi ne veux-tu pas le comprendre ?
- C'est impossible, s'entêta Seiya. La seule et véritable Athéna est Saori. Vous allez payer pour l'outrage que vous lui avez fait.
- Oh... S'étonna faussement Anna. Et tu vas essayer de me vaincre, je présume ?
- Je ne vais pas essayer, non... Je vais le faire ! S'exclama Pégase.
Anna soupira :
- Très bien. Tu l'auras voulu, Chevalier !
Elle se leva de son Trône, et appela son armure (enfin celle d'Athéna, se dit-elle) à elle. La statue derrière elle diminua en taille et vint se poser en armure d'Or sur la Déesse. Seiya était impressionné. Comment arrivait-elle à faire un tel prodige, alors qu'elle n'était même pas Athéna ? Peu importe ! Il fonça droit sur elle, et l'attaqua.
Anna resta droite et impassible. Une fois Seiya arrivé à elle, elle mit le sceptre de sa Déesse entre eux, se protégeant de son attaque. Cela ne fit qu'énerver un peu plus Pégase qui s'acharna sur la Déesse.
Anna sourit de façon espiègle. Ce garçon était vraiment un imbécile. Il pensait pouvoir fissurer le bouclier de Dame Athéna. Imprudent, pensa-t-elle. Elle vit une ouverture chez Seiya, et le frappa de son sceptre dans les côtes si violemment qu'il s'envola dire bonjour au mur d'en face. Anna sourit de plus belle. Cela allait être un combat intéressant, finalement.
Seiya eut à peine le temps de se relever que déjà le cosmos d'Anna le ramenait vers le sol. Celle-ci courut droit sur lui, et l'attaqua. Comme en entraînement, elle visait essentiellement les zones les plus vicieuses. Ses Chevaliers lui avait appris quelques tours de passe-passe pour affaiblir son adversaire, sans en faire de trop. Elle recula alors, et laissa Seiya se remettre de ses coups.
Le Chevalier de Pégase remarqua que quelque chose clochait. Anna souriait de plus belle à quelqu'un derrière lui. Quand il se retourna, l'horreur le frappa au visage : ses frères en sang étaient tenus par leur Maîtres, Dohko et Camus. Il étaient entourés de tous les Chevaliers d'Or, de Shun et Ikki, des femmes Chevaliers, et de Rhadamanthe et Thétis. Jabu et Shura lançait des regards noirs aux deux jeunes hommes, et sourirent à une Anna qui, profitant de l'inattention de Seiya, le frappa au visage d'un bon coup de pied. Il valdingua de l'autre côté de la pièce.
Les Chevaliers soupirèrent d'un même mouvement. Anna s'en sortait très bien. Elle n'avait presque rien, tandis que Seiya était en sang. Mais celui-ci n'avait pas dit son dernier mot. Il commença à se battre avec ses poings, constatant que ses attaques ne valaient pas grand chose sur Anna. Celle-ci balança le spectre plus loin dans la pièce, et s'élança vers Seiya, un sourire énorme aux lèvres.
Ils se battirent à mains nues pendant de longues minutes, se rendant coups pour coups. Pourtant, la Déesse Athéna ne faiblissait en aucun cas. Son sourire était devenu dément, tandis qu'elle essuyait du sang au bord de ses lèvres. Elle attaquait de plus en plus vite, et de plus en plus vicieusement. Seiya, au bout du rouleau, décida de jouer sa carte maîtresse : appeler la Déesse Athéna à la raison.
- Athéna ! Si vous m'entendez, vous devez reprendre vos esprits ! Ce n'est pas elle votre hôte, c'est Saori ! Saori n'est rien sans vous ! Athéna, vous m'entendez ?
- Oh, elle t'entend très bien, jeune homme, dit Anna, malicieuse. Tu veux la voir Dame Athéna, Pégase ?! Eh bien, tu vas la voir !
Ce qui se passa alors resta dans la mémoire collective jusqu'à leur mort. Anna était recouverte de sang, et pas forcément le sien. D'un coup de cosmos, elle fit s'agenouiller Seiya, qui tenta de se dégager. Elle entama alors une véritable transformation, comme si l'apparence de la Déesse voulait se dévoiler.
Ses longs cheveux blonds poussèrent d'une bonne dizaine de centimètres, et devinrent roux. Ses yeux passèrent du brun aux violet. Ses tâches de rousseur disparurent pour laisser place à une peau blanche et laiteuse. Le cosmos de la Déesse parcourait le salle telle une tornade. Le sceptre d'Athéna revint directement dans sa main. C'était bel et bien Athéna qui se tenait devant eux.
La tempête se calma peu à peu. Tous les regards étaient rivés sur la Déesse. Celle-ci regardait le Chevalier à ses pieds avec de la colère dans les yeux. Elle commença à parler, d'une voix totalement différente de celle d'Anna :
- Seiya de Pégase ! Tu as demandé à me voir. Me voici donc ! Que veux-tu ?
- Athéna !? C'est bien vous ?
- Bien sûr que c'est moi, s'agaça la Déesse.
- Il faut que vous entendiez raison ! Vous devez revenir auprès de Saori. C'est elle votre véritable incarnation. C'est la bonté même, tandis qu'Anna n'est qu'une traîtresse qui vous a manipulé, les Dieux et vous ! C'est...
Seiya ne vit pas la gifle arriver. Par contre, il la sentit et en cracha même du sang. Il se tourna, surpris et confus, vers sa Déesse, qui le regardait avec colère. Elle dit bien distinctement, pour que ses paroles entrent bien dans le crâne de son futur ex-Chevalier :
- Seiya de Pégase ! Mon hôtesse est Anna. Je l'ai personnellement choisie avec l'aide des Dieux. Saori n'était pas digne de régner sur mon Sanctuaire. Ce n'était qu'une gosse riche et pourrie gâtée, qui n'avait aucun scrupule à se servir de ses Chevaliers comme des armes !
- Mais...
- Silence ! Cria Athéna. Quand allez-vous donc comprendre que Saori n'était pas méritante. Je suis la garante de la paix sur Terre. Elle n'a fait qu'attiser la guerre et la colère des Dieux ! C'est pour cela qu'elle a oublié son passé, et qu'elle est redevenue une simple humaine. Et à lire tes pensées, elle est restée la même gamine égoïste et pleurnicharde qu'elle a toujours été.
- Et vous pensez qu'Anna est plus méritante, c'est cela ? Tenta Seiya, qui sentait le cosmos d'Athéna s'insinuer dans ses veines et lui reprendre le pouvoir qu'il détenait.
- Ce n'est pas à moi que tu dois demander cela, mais à toi-même, répondit calmement Athéna. Est-ce qu'Anna Van Der Leden est plus méritante que Saori Kido dans mon rôle ? La question ne se pose même pas, voyons ! Anna est une jeune fille pleine de bonté, prête à tout pour le bonheur de ses Chevaliers. Elle est même capable de mourir au combat, s'il s'agit de leur garantir un futur meilleur. Elle se considère comme le pilier de ce Sanctuaire. Celle qui porte à bout de bras le Sanctuaire sur ses épaules pour le faire vire. Est-ce que Saori est capable d'un tel altruisme ? Ne réponds pas, c'était une question rhétorique.
- Pourtant, c'est Saori que vous avez choisie en première.., dit Seiya à voix basse, tant la douleur que lui infligeait intérieurement la Déesse de la Guerre intelligente était atroce.
- Certes, c'est Saori que j'ai choisi et c'était une erreur. Toutes mes réincarnations ont été à l'image d'Anna, sauf elle. C'est pourquoi Chevalier de Pégase, je vous punis, tes frères et toi, pour avoir trahi la confiance des Dieux. La sentence reviendra à mon père, le Seigneur Zeus.
Seiya s'écroula au sol, et cria sa douleur. Ses frères le regardaient dépités. Ils s'étaient fait avoir comme des bleus, et ils le regrettaient maintenant amèrement. Athéna s'avança vers eux. Elle sourit à Dohko et Camus, d'un magnifique sourire, et leur demanda de relâcher les deux jeunes hommes.
Avant qu'ils n'aient eu le temps de se relever, Athéna leur fit subir le même sort qu'à leur frère. Elle leur retira l'intégralité de leur cosmos, sous leurs cris de douleur. Elle n'y alla pas de main morte, voulant les faire souffrir le moins possible, comparé à Seiya qu'elle avait limite torturé. Quand les deux jeunes garçons s'évanouirent, elle sourit avec bienveillance à ses Chevaliers :
- Ca devrait les retenir un moment. Shion, pourriez-vous les conduire aux cachots, s'il vous plaît ? Avec l'aide de vos hommes, bien sûr. Mais avant que vous ne partiez, j'ai quelque chose à vous dire.
Les Chevaliers regardèrent leur Déesse avec admiration. Celle-ci leur rendit leur regard et leur fit une révérence :
- Merci à vous tous d'avoir eu la foi en Anna et moi. Je ne saurai comment vous remerciez pour tout ce que vous avez fait pour nous. Nous vous en sommes infiniment reconnaissantes. Je vais laisser place à Anna dès à présent. Attention, elle risque d'être un peu affaiblie. Venez là, Jabu, Shura. Venez la soutenir. Je vous laisse à présent. Merci !
Athéna ferma les yeux, et reprit la forme d'Anna. Ses cheveux redevinrent blonds, mais gardèrent leur taille. Ses tâches de rousseur réapparurent sur son visage. Elle s'effondra dans les bras de Shura et Jabu. Elle papillonna des yeux, qui avaient repris leur couleur brune.
Anna s'accrocha à ses deux Chevaliers et observa les alentours. Ah, visiblement, Athéna n'y était pas allée de main morte. Les trois Bronzes gisaient au sol. Elle les observa un instant, avant d'éclater de rire.
- Pourquoi tu ris, imbécile ?
- C'est juste... Vous avez vu leur tête ?, rit Anna. Ils se sont tous coupés les cheveux courts. Il n'y a que les filles avec un chagrin d'amour qui font ça.
Anna était prise d'un fou rire incroyable. Certains Chevaliers se joignirent à elle, tandis que les autres souriaient à leur Déesse. Tous avaient eu peur qu'après sa transformation en Athéna, son caractère ait changé. Au contraire, elle était resté la même Anna que tous aimaient.
- Bon, c'est pas tout ça, mais il faut emmener ces trois guignols dans les cachots, fit remarquer Angelo.
- Oh ! Je peux venir avec vous, Shion ? Demanda un Shun extatique. Je veux découvrir le nouvel environnement de mes très chers frères !
- Euh, Shun... Ça va ? Demanda Ikki.
- Bien sûr qu'il va bien, banane, lui dit Aphrodite. Regarde donc ! Tes frères sont vaincus, Athéna nous est revenue saine et sauve, et ! Le soleil est réapparu dans le ciel.
Ils se retournèrent alors pour voir le soleil percer les nuages gris. La tempête était enfin passée. Anna sourit franchement et fit la bise aux deux garçons qui la soutenaient. Elle défaillit un instant, et Jabu lui dit :
- Avec ça, je pense qu'on peut annuler le dîner de ce soir...
- Ah non, sûrement pas ! S'exclama Anna. Il faut fêter ça dignement ! Après, soirée dvd pour tout le monde.
- Ce n'est pas raisonnable, Déesse, s'amusa Dohko, qui aidait Shion à transporter les Bronzes.
- Mais si ! Ne vous inquiétez pas pour moi. Une petite sieste et je serai remise d'aplomb. Shura, mon preux Chevalier, emmène-moi dans ma chambre et reste avec moi, s'il te plaît.
- Tout ce que tu voudras, ma douce.
Le soir, un grand dîner fut organisé. Athéna invita même ses serviteurs à manger avec eux, ce qu'ils refusèrent tous poliment. L'ambiance était au rendez-vous, et Anna embrassa chacun de ses amis pour les remercier. Les filles l'invitèrent dans un câlin collectif et l'enlacèrent chacune leur tour. Shion décida de porter un toast à sa Déesse. Il cria haut et fort :
- Pour Athéna !
- Pour Athéna !, lui répondirent tous en chœur, le sourire aux lèvres.
Voilà, j'espère que les aventures d'Anna vous auront plu. Je n'ai pu m'empêcher d'éclater de rire à la fin. Qui d'autre qu'Anna ferait une remarque sur la coupe de cheveux de ses adversaires ? Cette jeune fille est très bizarre, je vous le concède (ou c'est moi qui ai un problème). N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé en commentaires. On se retrouve la semaine prochaine pour l'épilogue.
Yacchan
(Publié le 27 juin 2020)
