Peter x Fem!Reader / Commande Wattpad
Tu avais l'impression que ton corps entier était en train de mourir. Cela faisait mal, mais mal, tellement mal… Ta nature de loup-garou luttait de toutes ses forces contre le venin de vampire qui était injecté dans tes veines, mais celui-ci était fort, trop fort, et tu ne pouvais qu'hurler de douleur alors que ton corps se battait de toutes ses forces contre cette intrusion.
Puis… puis soudainement, tu eus l'impression que ton organisme tout entier claqua, intégrant le venin en toi, le remodelant pour qu'il s'accorde avec ta nature de louve – et – et soudainement, tu réussis à t'échapper des sangles qui te gardaient allongée. Tu oublias la moindre notion de retenue – la seule chose qui te restait, c'était la douleur que tu avais eue, l'impression que tu allais totalement mourir, et tu ne voulais qu'une chose : les tuer. Tous. Jusqu'au dernier. Et tout était plus simple, maintenant. Tu tuas tous les scientifiques qui croisaient ton chemin, tous ceux qui étaient responsables de ton état et qui te donnaient faim – la faim était horrible.
Et, soudainement, tu sortis du tunnel et vis pour la première fois depuis des mois la lumière du jour, si puissante, si belle, si forte. Elle te ferait presque oublier que tu étais à moitié nue, couverte de sang, et que désormais, tu n'étais qu'une créature hybride, un mélange d'un vampire et de la louve alpha que tu étais autre fois.
Mais malheureusement, tu ne pouvais pas l'oublier. Tu étais incapable de te contrôler, et dès que tu sentais l'odeur si métallique et boisée du sang, le vampire en toi prenait le dessus sur ta raison, et tu tuais, tu tuais, et tu tuais. Alors, dans l'espoir de retrouver ta famille et de l'aide, tu retournas à Beacon Hills, espérant que quelqu'un pourrait, enfin, faire quelque chose pour toi. Autant dire que ton frère et votre père furent plutôt en colère ; mais pas de ta nature, non, tu fais que tu ne sois pas revenue vers eux plus tôt, et peu à peu, grâce à leur aide, et celle de toute la meute, tu réussis à reprendre le contrôle sur toi.
Mais, malheureusement, tu étais incapable de rester loin du danger.
Alors que tu étais tranquillement en train de te balader dans la forêt, laissant et ta louve et ton vampire respirer les effluves des arbres, une odeur de sueur, de douleur et de sang arriva brutalement à ton nez. Sans réfléchir, tu te transformas, suivant l'odeur à toute vitesse, et arrivas juste à temps pour empêcher un oméga de se prendre un coup de patte qui aurait été mortel. Surpris, les trois autres alphas qui étaient là, visiblement pour tuer l'autre loup, eurent un moment de surprise, et tu en profitas pour gronder de toutes tes forces. Ils parurent hésiter un instant, avant de finalement battre en retraite.
Après un grognement, tu laissas ton corps reprendre forme humaine, et te retournas vers l'oméga.
- T'es qui, toi ? demandas-tu, à la fois perplexe et curieuse en le voyant perdre lui aussi ses attributs de loup, pour laisser apparaître un homme plutôt pas mal… si tu oubliais toutes les plaies qui parcouraient son corps, faisant de petites traînées rouges sur le sol de la forêt.
- Peter, enchanté, réussit-il tout de même à dire, et avec un sourire charmeur alors que le lien se faisait dans ton esprit. Et toi ?
Peter était l'oncle psychopathe de Derek, et la meute t'en avait un peu parlé – mais ils avaient oublié de dire qu'il était franchement canon.
- Harleen Stilinski, mais tout le monde m'appelle Leen.
Sans laisser à Peter le temps de dire quoi que ce soit, tu le soulevas, le prenant comme un sac à patates sur ton épaule en faisant fi de ses protestations, et te mis à marcher.
- Pas que je ne te sois pas reconnaissant, mais on va où ? demanda-t-il entre deux gémissements de douleur, alors que tu faisais quand même l'effort de ne pas trop le secouer.
- Chez moi. J'ai pris un appart pour pas embêter Stiles et notre père, et je crois que là, tu as un peu besoin d'être soigné. Ça te va ?
Peter eut un grognement, mais hocha la tête, et tu eus un petit sourire satisfait tout le long du chemin. On t'avait dit qu'il était têtu, mais peut-être que pas tant que ça, finalement. Au bout de longues minutes, tu finis par arriver à ton appartement, bénissant le fait qu'il n'y avait personne à cette heure-là de la journée pour vous voir, toi et Peter.
- Assis toi-là, dis-tu, et enlève ton haut, que je puisse te soigner.
Peter eut un petit ricanement, mais ne rajouta rien, se contentant de s'exécuter, et tu te tournas promptement pour aller chercher ta trousse de soin d'urgence. Puis, alors que tu t'asseyais à côté de lui pour lui prendre la main et écarter son bras, un frémissement te parcourut de haut en bas… comme si tu venais de te rouler dans un pull dégageant de l'électricité statique. Et mince, mais la peau de Peter était si agréable… Tu ne l'avais pas touchée directement, en le portant, mais là, tu ne pouvais t'empêcher de remarquer qu'elle était en même temps douce et calleuse par endroits. Juste… tellement… tellement bien.
Tu relevas brièvement les yeux pour regarder Peter, et vis que ses pupilles étaient légèrement dilatées – comme si, lui aussi, avait ressenti la même chose. Une vague de chaleur te fit rougir, et tu baissas vivement le regard avec un grognement, te mettant à le soigner en essayant de ne pas remarquer à quel point tu aimais le toucher.
- Dis-moi, Leen. Il se passe quelque chose, entre toi et Peter ?
Ton visage vira au cramoisi en une seconde alors que tu tournais la tête vers Lydia, estomaquée.
- Quoi ? Peter ? Moi – non rien ! Rien du tout ! Il n'y a absolument rien entre moi et Peter ! bégayas-tu, sentant pourtant ton corps entier chauffer à l'image de l'oméga.
Cela faisait désormais plusieurs mois que Peter et vous vous côtoyiez, mais pour autant, jamais vous n'aviez ne serait-ce qu'évoqué ce qu'il s'était passé entre vous la première fois où tu l'avais soigné.
- Oh ? Si tu le dis, alors, fit Lydia, avant de s'éloigner tranquillement pour aller bavarder avec le reste de la meute.
Tu la regardas en plissant des yeux, pas certaine de bien comprendre ce qu'il s'était passé, mais tu haussas les épaules et retournas faire ce que tu faisais.
Deux jours plus tard, tu montas au grand rocher surplombant Beacon Hills en soupirant, te demandant bien pourquoi Malia t'avait dit que Derek, parmi tous, avait voulu te parler ici. Ce n'était pas quelque chose qui lui ressemblait, mais bon… Dans tous les cas, tu arrivas au sommet, mettant ta main en visière au-dessus de tes yeux pour y voir quelque chose, et…
- Peter ? fis-tu, confuse, et visiblement, il l'était tout autant.
- Qu'est-ce que tu fais là, Leen ?
- Et bien, Malia m'a dit que Derek voulait me voir, dis-tu, et Peter fronça les sourcils .
- Hein ? Mais elle m'a dit que…
Peter ne finit pas sa phrase, mais il n'en eut pas besoin, puisque soudainement, tu compris ce qu'il s'était passé : Lydia et Malia s'étaient arrangées pour que Peter et toi soyez seuls, dans un endroit éloigné, pour pouvoir être tranquilles sans le reste de la meute.
Tu échangeas avec lui un regard assez gêné, mais Peter sourit, avec un peu d'hésitation.
- Et bien, tant qu'on est là… tu viens t'asseoir ? demanda-t-il, tapotant la place vide, à côté de lui, sur le banc.
Tu t'exécutas rapidement, te sentant étrangement maladroite – alors que pourtant, avec tes sens combinés de vampire et de louve, tu ne connaissais personne de mieux équilibré que toi. Pendant quelques secondes, un silence gênant s'étala, avant que finalement, Peter prenne la parole. Et après cela, les sujets s'enchaînèrent avec une facilité déconcertante.
Mais, évidemment, cela ne pouvait pas rester comme cela : à un moment, tu te penchas, sans faire exprès, et ta cuisse effleura celle de Peter. Il inspira soudainement, alors que tu le regardais, retenant ton souffle… et finalement, les choses dérapèrent. Tu étais à peu près sûr que Peter avait fait le premier pas, et sans comprendre comment, il te fit l'amour, juste là, alors que le soleil se couchait. Et puis cela continua à l'appartement.
Et le jour d'après. Et toute la meute appris que vous sortiez ensemble tellement vos odeurs étaient liées, et peut-être même que vos loups furent incapables de se retenir eux aussi. Et comme une chose peut mener à une autre… Et bien, tu te retrouvas à annoncer à Peter que tu étais enceinte.
Ce n'était pas réellement prévu dans vos plans, mais cela devint la chose la plus importante pour vous au fur et à mesure que le bébé grandissait dans ton ventre. Et mince, mais tu avais l'impression que ce n'était pas un bébé, mais un monstre. Les semaines passaient, et ton ventre grossissait à vue d'œil, pour le bonheur de toute la meute.
Mais… mais tout ne fut pas beau jusqu'à la fin. Tu entamais du huitième mois de grossesse tranquillement, installé dans le jardin de la maison où Peter et toi aviez déménagé, pas si loin du loft, lorsque soudainement, une odeur vint te piquer le nez. Elle était amère, piquante, désagréable, et tu en rendis presque ton petit-déjeuner alors que tu te levais lourdement, tous les sens en alerte. Instinctivement, tu portas une main à ton ventre, regardant autour de toi – et – et…
Tu le reconnus instantanément. C'était un des scientifiques qui avait fait des tests sur toi, ceux qui avaient conduit à te transformer en hybride. Edwin quelque chose.
Néanmoins, son nom fut la seule chose auquel tu eus le temps de penser, puisque trois détonations retentirent, et tu basculas au sol brutalement, le noir t'envahissant soudainement.
- Fais demi-tour !
Stiles pila brutalement au cri de Peter, et tous les loups – et autres – de la meute regardèrent ce dernier comme s'il avait disjoncté. Mais Peter se tenait le ventre, le visage tordu par une grimace de douleur. Il avait l'impression de s'être pris des coups de couteaux dans le ventre. Sans plus hésiter, Stiles fit brusquement demi-tour, et ils rentrèrent à la maison de Peter et Harleen aussi vite que la limitation de vitesse le leur permettait.
Peter avait la sensation d'être en train d'être coupé d'une partie de lui-même, et c'était la chose la plus douloureuse qui lui ne soit jamais arrivée. C'était… tout simplement indescriptible. Au fur et à mesure qu'ils approchaient de la maison, sa douleur augmentait, et lorsqu'il sortit de la Jeep, il manqua d'en vomir – avant d'apercevoir Harleen.
Harleen, qui était allongée dans le jardin, l'herbe autour d'elle plus verte mais rouge. Peter eut l'impression que son cœur arrêta de battre, et il ne se remit en marche que grâce au reste de la meute qui se précipita vers l'hybride.
Peter eut presque l'impression de ne pas vivre la scène. Deaton fut appelé en vitesse, et il arriva le plus rapidement possible – et le bébé réussit à être sauvé. Peter le prit dans ses bras, toujours abasourdis et incapable de suivre ce qu'il se passait. La seule chose qu'il était capable de penser était que Harleen se vidait de son sang et qu'il n'avait rien pu faire pour l'empêcher, parce qu'il n'avait pas été là. Rapidement, ils emportèrent Harleen chez Daeton, qui la mit sous perfusion en retirant les balles coincées dans son corps. Et puis…. L'attente commença, alors qu'Harleen pompait des litres et des litres de sang.
Tu ne sus pas réellement ce qui te réveilla. Une odeur, peut-être. Une sensation. Tu peinas un moment à ouvrir les yeux, mais finalement, tu parvins à te redresser dans ton lit… et ton regard se posa sur Peter, qui avait les yeux écarquillés. Et il avait un petit paquet dans ses bras – un paquet qui sentait comme vous, un mélange parfait. Peter se leva doucement pour se rapprocher de toi, et tu pus voir le petit être endormi dans ses bras.
- Leen, je te présente Thalia. Elle a dix jours, murmura-t-il, et l'émotion te submergea.
Ce fut presque autant que lorsque vous vous marièrent, quelques mois plus tard. Presque.
