Nouvelle journée tournage. Colin ne tournait que ce matin, le reste de l'après midi étant réservé aux scènes d'autres personnes. J'arrive un peu plus tôt qu'hier, j'en profite pour m'assoir à côté de Hooper avec mon thermos de thé en attendant l'arrivée des acteurs. J'aperçus Colin au loin sortir de son van toujours avec son peignoir et ses cheveux bien plaqués en arrière. Il avait toujours ses lunettes sur le nez mais les retira au moment de s'approcher du plateau. Il s'avança vers Hooper et moi en nous saluant d'un chaleureux sourire et geste de la main.

- Comment allez vous, Sa Majesté ? Demanda Hooper avec un large sourire.

- Très bien ! J'ai été faire un royal pipi et fumé une royale cigarette, c'est bon pour moi !

Je luttais pour contrôler mon rire, et Colin me regarda avec beaucoup de malice. Matinée agitée encore. Colin jouait tour à tour des scènes avec Geoffrey et Bonham Carter. Nous accueillons tous avec joie la pause du midi. Colin et moi sortions fumer une cigarette accompagnés par Bonham Carter. Quand cette dernière nous laissa, Colin commença :

- Je vais aller retirer mon accoutrement et faire une sieste dans le van . Je veux être en forme pour ce soir. Tu as quoi de prévu cette après midi ?

- Pas grand chose. Je vais assister les scènes entre Geoffrey et Jennifer normalement.

- Ok. On se retrouve dans mon van quand tu as fini ?

- Oui !

Je passais une bonne après midi avec toute l'équipe. C'était si agréable de travailler avec des gens sympathique et en prime une amie de longue date. Mais je me surpris à regarder très souvent en direction du van de Colin en ayant une effroyable envie d'aller me blottir contre lui. Une heure ou deux avant la fin de la journée, alors que discutais avec Hooper sur le cadrage de la scène que nous venions de tourné, je sentis une main tapoter mon épaule, c'était Colin, habillé en Colin (Col roulé noir et jean foncé) qui me tendais une cigarette.

La fin de journée arriva enfin, et j'avais prévu mon coup. Avant de rejoindre Colin dans son van, il fallait que je me change aux toilettes. Je ne voulais pas éveiller les soupçons de mes collègues en m'habillant trop classe pour une journée banale. Combinaison bleue marine au col échancré, dévoilant délicatement une partie de ma petite poitrine. Tout le monde semblait partis. Je savais que Hooper restait dans son bureau jusqu'à assez tard pour bosser, il fallait donc être vigilants. Je tape à la porte de son van, j'entends aussitôt Colin dire « Entre ». Je le surpris en train de se recoiffer. Il avait gardé son col roulé et son jean mais avait surmonté le tout avec une veste de costume. Il était très élégant. Il se tourna vers moi et me fit un sourire toutes dents dehors. Il posa son peigne et mis ses lunettes. J'entrais davantage dans le van en regardant de plus près le costume d'officier réalisé pour le tournage. Il s'approcha de moi et m'embrassa délicatement sur les lèvres.

- Il faut qu'on fasse attention en sortant ... Hooper a pour habitude de rester assez tard, lui dis-je inquiète.

- Ne t'inquiète pas, on va passer par la sortie de secours ... et puis s'ils nous voient quand même, qu'importe !

Ce n'était pas faux. J'étais heureuse d'apprendre qu'il ne cherchait pas spécialement à me cacher du regard des autres. Une fois sur le parking, nous prenions chacun notre voiture, Colin allait devoir me suivre pour connaître le chemin. Quand nous arrivions à certains feux rouge, je m'amusais à lui faire des signes « peace » ou « let's rock » et je le voyais sourire dans mon rétro en reproduisant mes gestes. J'avais hésité entre amener Colin sur un parking public ou dans mon parking privé, sachant qu'il était suffisamment grand et vide pour accueillir la voiture d'une personne non résidente. J'optais pour la deuxième solution. Apres tout ... pourquoi pas ?

Nous voilà garés côte à côte, et Colin me dit en sortant de sa voiture :

- C'est marrant, je ne connaissais pas ce parking.

- Normal, il est privé. On est dans ma résidence.

Colin me pris le bras et nous étions enfin en route pour notre belle soirée. Pietro m'accueillait très chaleureusement en me prenant dans ses bras et il serra énergiquement la main à Colin qu'il reconnu vaguement. Comme je lui avait demandé au téléphone, il nous avait préparé une table complètement à l'abris du reste de la salle, séparé par un large paravent. Colin me tira ma chaise pour me faire m'assoir en premier et s'assit en face de moi.

- Nous y voilà enfin !

- Oui ...

Assez naturellement, nous n'évoquions pas du tout le travail ce soir là. Comme enfin débarrassé de ce sujet. Nous faisions finalement connaissance. Il me raconta d'abord son enfance puis sa vie de couple et surtout il me parlait de ses enfants. Il me montrait beaucoup de photos d'eux et me répétait qu'il était très fier. Je lui racontais à mon tour mon enfance en France, puis mon choix de faire mes études à Édimbourg et comment j'ai du déménager à Londres principalement pour être plus proches des différents réalisateurs qui me contactaient. Je lui racontais aussi toute l'histoire avec Hugh et la perte de temps qu'il m'avait causer. J'étais tellement à l'aise avec lui que je lui avoua aussi ma peine de ne pas avoir pu fonder une famille. Pendant une grande partie du repas, il me tenais la main en me la caressant avec son pouce. Et il m'est arrivé plus d'une fois dans la soirée de prendre du recul et de me dire « Ouah, est-ce que tu te douterais un jour de sortir avec Colin Firth dans ton restau préféré ? » ... la vie était étonnante parfois.

À la fin de la soirée il me raccompagnait jusqu'à devant le hall de mon immeuble. Je lui demanda la fameuse question, relativement pleine d'espoir :

- Tu ... tu veux rentrer ?

- Non, il ne vaut mieux pas.

- Colin ... tu sais, nous ne sommes plus des adolescents ... si tu veux rentrer ...

Il se rapprocha de moi et m'embrassa. Puis il me chuchota « pourquoi pas, alors ? ». Je lui pris la main et nous rentrions tous les deux dans l'immeuble. Je remerciais mes derniers investissements de temps dans le rangement de mon appart et la disparition des affaires de Hugh, quand nous entrions, l'appartement était impeccable. Seul détail, j'avais laissé un soutien-gorge sur le dossier du canapé que je m'empressais d'attraper. Il souriais malicieusement. Je m'éclipsais quelques secondes le temps de ranger mon vêtement et en rentrant dans le séjour, Colin regardais une photo de moi et Kate que j'avais accroché au mur. Je lui demandais :

- Tu ... tu veux boire quelque chose ?

- Un café, je veux bien.

Je lui commençais à sortir les capsules d'expresso quand il arriva derrière moi en me caressant les bras.

- Ton appart est vraiment très beau, j'aime beaucoup.

Je me tournais alors vers lui pour le remercier quand celui-ci m'attrapa le visage et m'embrassa fougueusement. J'entourais mes bras autour de sa nuque et appuyais le baiser. Il me susurra alors « laisse tombé pour le café ».

Tout en nous embrassant sauvagement, je le menais petit à petit vers la chambre. Nous tombions de tout notre poids sur mon lit sans s'arrêter de nous embrasser. J'étais à califourchon sur lui et nous continuions encore de nous embrasser plus que jamais. J'en avais tellement rêver ... ! Il se redressa et m'invita à me lever. Il retira chaque bouton de la combinaison et j'étais déjà en sous vêtements devant lui. Il sourit de satisfaction et je lui retira son col roulé aussitôt puis chaque bouton de son pantalon pendant qu'il dégrafait mon soutien-gorge. Je commençais à me mettre à genoux devant lui mais me retint en attrapant mon bras :

- Je t'assure que je n'ai vraiment pas besoin de cela ...

Il me pris dans ses bras tendrement et s'asseyait sur le bord de mon lit en m'invitant à m'assoir sur lui. Tout en m'asseyant progressivement sur son sexe, je caressais ses cheveux et sa tête se trouvais au niveau de mes seins qu'il s'empressa de caresser. L'avantage quand on a l'âge que j'ai et quand on l'âge qu'il a ... c'est que le sexe est décomplexé, les choses sont beaucoup moins sacralisées. Nous avons jouis coup sur coup, je n'avais pas ressentis cela depuis une éternité. Je me demandais même si je l'avais déjà ressentis, d'ailleurs ! Nous nous sommes endormis lovés l'un contre l'autre pleinement satisfaits.