Chapitre 17 : On est de retour... pour vous jouer un mauvais tour.
Merci pour les reviews les petits chats! Ca me fait plaisir que mes chapitres vous plaisent!
J'ai malheureusement une mauvais nouvelle. Mes examens commencent la semaine prochaine et poster les chapitres à temps est une source de stress supplémentaire. J'ai donc décidé de mettre en pause la publication des chapitres le tems que je termine les examens (mon dernier est le 10 juin)! Il est évidemment possible que j'en poste un de temps en temps mais je ne veux rien promettre.
J'espère que vous comprendrez 3
Annoncer le retour de l'AD n'a pas été une partie de plaisir. Surtout après l'incident de l'épée de Gryffondor. J'ai dû user de nombreuses ruses et stratégies, j'ai eu l'impression d'être Fred dans « Scooby Doo » (dessin animé que je devrais faire voir aux jumeaux, ils adoreraient).
Finalement, je suis allée prendre un bain dans la salle de bain des préfets, profitant des nombreux shampooings, mousses et enchantements qui m'ont laissé oublié pendant deux heures la situation dans laquelle je me trouvais. Peu importe la crise qui est face à vous, si vous pouvez vous isoler pendant deux heures dans un bain. Faites le.
Après mon bain, j'ai été récupérée un pot d'encre que j'avais dissimulé sous une dalle en pierre qui se s'enlève. Fred et George se cachaient parfois des bièraubeurres là. J'ai été à petits pas vers la salle commune des Poufsoufle, j'avais calculé que c'était le tour de Minerva et Flitwick de faire les rondes. Ils n'aiment pas nous envoyés auprès des Carrows. J'ai écris sur le mur « Armée de Dumbledore : le recrutement continue. » Le retour a été encore plus délicat, j'ai rarement eu autant peur de me faire attraper. Je n'avais peur que McGo me trouve, ça c'est tranquille. Mais l'un des Carrow ?
Brrr. Je n'ose pas y penser.
Quand je suis rentrée dans la salle commune, j'ai trouvé un Seamus Finnigan endormis avec son livre de métamorphose ouvert sur le torse. J'ai fermé son livre et ai mis une couverture sur le pauvre gamin en remontant me coucher. Je n'ai jamais été sa meilleure pote mais je sais la douleur que c'est de ne pas savoir où se trouve son meilleur ami. Même si en l'occurrence, il s'agit de ma meilleure amie.
Je vais te tuer Hermione Granger.
Dés que tu reviens, je te tue.
Je suis allée me coucher en espérant de tout mon cœur que personne n'effacerait mon message avant que quelques élèves le voient.
ooOOOoo
Je me lève en poussant un soupir exaspéré, passant ma main dans ma masse de cheveux emmêlés. Je vais m'habiller en vitesse, impatiente de voir les résultats de ma virée nocturne. Je me débarbouille et enfile mes vêtements. J'ai décidé de mettre l'écharpe de Sherlock pour me porter chance.
Dans notre salle commune, rien ne semble avoir changé, les discussions semblent normales et cela m'inquiète. Fort heureusement, une tornade rousse me fonce dessus avec un petit cri surexcité.
- Tu l'as fais ! tout le monde en parle ! me souffle-t-elle à l'oreille.
Je fronce les sourcils et regarde autour de moi avant de me tourner vers Ginny.
- Tout le monde ? je répète. Pas les Gryffondors en tout cas.
- Tous ceux qui ont été déjeuné !
Je ne suis pas idiote, la plupart des gens sauront que c'est moi, même si ils ne pourront le prouver. J'inspire profondément, prends un sourire hypocrite et me met en route vers la Grande Salle. Entrant dans celle-ci, je constate que les discussions sont en effet très actives. Au fur et à mesure que j'avance pour rejoindre Neville, les têtes se tournent vers moi en se taisant petit à petit. Je croise le regard d'Amycus Carrow qui serre si fort sa fourchette que je crains qu'elle ne laisse une trace à jamais dans la paume de sa main. Je m'assois lentement près de Neville qui me demande tranquillement :
- Bonjour, Elizabeth. Bien dormis ?
- Plutôt bien gros zizi, je te remercie. Et toi ?
- Mon réveil était excellent, sourit-il.
Je souris en coin et entame mon petit déjeuner, ignorant les regards que je sens sur moi. De temps en temps je relève la tête pour leur offrir un haussement de sourcil arrogant, défiant quiconque de m'accuser.
J'ose jeter un coup d'œil à Rogue qui ne me regarde pas mais semble en effet contrarié. Le pire c'est Minerva qui me fixe droit dans les yeux avec un air désapprobateur et un poil inquiet. Ce côté inquiet me fait froncer les sourcils et je décide de repousser mes propres inquiétudes dans un coin sombre de mon cerveau.
Le déni.
- Watson, susurre une voix doucereuse dans mon dos.
Ce n'est pas le ton sucré de Rogue, c'est une tournure de voix dangereuse, aiguisée, un peu comme l'anti freeze. Sherlock m'a expliqué que c'était utilisé comme poison car ça avait un goût sucré.
- Professeur Carrow ? je souris en me tournant vers lui, avalant en vitesse mon thé, me brûlant la gorge au passage.
- Le directeur désire vous voir.
- Bien sûr. Dois-je l'attendre près de son bureau ?
- Je vais vous accompagner.
Je ne perds pas mon sourire mais je vois du coin de l'œil que Neville a relevé la tête et serre les poings.
- Quel honneur. Je vous remercie, je réponds, attrapant mon sac et suivant le Carrow, indiquant à Neville de ne pas nous suivre avec un froncement de sourcils.
Je déglutis et suis Amycus, pas rassurée pour une mornille.
- Alors comme ça on fait des inscriptions aux murs pendant la nuit ? m'accuse le Carrow d'un ton sucré mais menaçant.
- Je vous demande pardon ? je demande d'air innocent.
- Ne faites pas l'idiote avec moi, siffle-t-il froidement.
- Je crains ne pas savoir de quoi vous parler, je réponds en faisant la moue.
Amycus attrape mes cheveux sèchement, les tirant de toutes ses forces, me forçant à relever la tête vers lui. Instinctivement, j'attrape sa main, essayant de me débattre en le regardant droit dans les yeux.
- Ne faites pas l'idiote avec moi, répète-t-il entre ses dents. Tout le monde sait que c'est vous. Rogue a peut être étouffé l'incident avec l'épée de Gryffondor… Mais il ne pourra pas une seconde fois ! J'espère que le directeur vous donnera ce que vous méritez.
- Lâchez moi, je lui réponds froidement.
Je suis sur la pointe des pieds mais Carrow tire de plus en plus mes cheveux, tenant de son autre main sa baguette. Je continue de me débattre, ayant peur qu'il finisse par me soulever par les cheveux. Je sais que je pourrais l'en empêcher, je sais que je pourrais le tuer. Mais je signerais mon arrêt de mort.
- Sinon quoi ? me demande-t-il avec amusement.
Je déglutis et ne réponds pas.
- Amycus, claque une voix profonde derrière nous.
Carrow me repousse sèchement et je retombe contre le mur en pierre, cognant l'arrière de mon crâne. J'inspire profondément et tourne la tête vers Rogue qui s'approche à grands pas, me jetant un regard dégoûté.
- Il s'agirait de ne pas l'abimer tout de suite, s'amuse Rogue.
Je serre les dents et remets mes cheveux en place le plus soigneusement possible.
- Vous vouliez me voir Monsieur le Directeur ?
- Suivez moi, ordonne-t-il froidement en se dirigeant vers son bureau. Vous pouvez nous laisser Amycus.
J'ai presque envie de faire un doigt d'honneur à l'abruti mais parviens à me retenir.
Une fois dans le bureau de Rogue, je me détends – étrangement – et réalise que je retiens mes larmes depuis quelques minutes. Je ravale celles-ci, enfonçant ma honte et frustration aussi loin que possible et suis du regard l'ancien maître des potions.
- Miss Watson, il me semble avoir été clair en début d'année.
- Ah bon ? Quelle partie ?
- Celle où je vous ai dis de ne pas vous faire remarquer, siffle Rogue entre ses dents. Et pourtant vous avez désobéi une première fois. J'ai été clément. Et vous avez désobéi une deuxième fois.
Je serre les mâchoires et baisse la tête. Je sens que si je le regarde dans les yeux mon regard me trahira. L'occlumancie de Rogue est déjà dangereuse.
- Avez-vous écrit ce mot sur le mur en face de la salle commune des Poufsoufle ?
- Je ne sais pas de quoi vous parlez.
- Miss Watson savez-vous que je suis un occlument ?
- Oui, je le sais, je réponds tranquillement.
- Me mentir serait idiot et une perte de temps.
Il a raison.
- En effet, je soupire en levant les yeux vers lui.
Et je pense qu'à ce stade, il n'en a rien à foutre d'avoir des preuves pour m'accuser.
Rogue me tourne le dos, regardant par la fenêtre d'un air pensif. Ses cheveux sont plus longs qu'avant, encore plus gras que d'habitude, sa peau est cireuse et ses traits sont tirés. Le mec a l'air au bout de sa vie. Littéralement. Limite un cadavre en vie.
Soudainement, je sens une sensation désagréable dans mon cerveau. Je fronce les sourcils et me lève d'un bond. Rogue s'est tourné face à moi et me regarde avec concentration.
Parfait le mec utilise la Force à la Star Wars. Magnifique. Parfait.
D'un coup, je suis face à Dumbledore, un an en arrière, entrain de le supplier de me laisser dire à Harry ce que je sais sur Drago tandis que Dumbledore me demande de lui faire confiance. Je revis ce souvenir comme si j'y étais, impuissante, mais consciente que Rogue vit ce souvenir avec moi. Quand il sort de ma tête, Rogue semble surpris, abattu.
- Sortez Watson.
Mais… Et le mot sur le mur? Il pourrait vérifier tout aussi simplement qu'en entrant dans ma tête. Je me lève lentement.
- C-c'est tout ?
- Je n'ai pas besoin de preuve pour vous accuser. Les Carrow non plus. Tâchez de vous en souvenir.
Ça sonnait comme une menace mais je le prends comme un conseil. J'hoche la tête et sors du bureau à grands pas. Je fonce dans la salle commune ignorant les personnes qui m'appellent. Je vais directement dans mon dortoir et jette presque ma tête sous le jet du lavabo. Je reste comme ça quelques secondes puis essuie mon visage et jette un coup d'œil au miroir. La touffe de cheveux que Carrow a attrapé semble sortir du lot. Mes cheveux sont secs, abimés. J'ai toujours aimé mes cheveux, j'ai les mêmes que ma mère. Mais aujourd'hui mes cheveux sont une menace : on peut trop facilement m'attraper par ceux-ci.
- Elizabeth tu vas bien ? me demande prudemment Lavande.
- Lavande. Je peux te demander un service ?
Elle me regarde avec inquiétude.
- Peut être ?
- Je ne connais pas les sorts de coiffure et ce genre de choses. J'aimerais que tu me rases le crâne.
Avant qu'elle n'ait le temps de me dire non, je poursuis.
- Ils repousseront. Tout ira bien. Je pense juste que…
- Avec plaisir, me répond-elle.
Je fronce les sourcils et la regarde.
- Ah bon ?
- Je me suis rasée le crâne avant d'arriver à Poudlard, à 11 ans. Ma mère m'a fait ça pour qu'ils repoussent encore plus fort. De toute façon, si quelqu'un peut porter cette coiffure, c'est toi. Assieds toi sur le bout du lit.
Je la regarde et obéis sans discuter. Elle fouille dans ses affaires et en sort une espèce de tondeuse magique : pas de fils électrique, pas de batterie et le bruit est presque inexistant. D'abord, Lavande me coupe grossièrement les cheveux qui tombe lourdement au sol. La réalité de ma décision m'attrape à la gorge et je suis d'un coup effrayée à l'idée de regretter ma décision. Un flash de la sensation de Carrow m'attrapant par les cheveux me convainc rapidement que j'ai bien choisis. Lavande passe ensuite la tondeuse sur mes cheveux courts et finit par épousseter les petits cheveux qui me restent sur les épaules. Elle se met face à moi et sourit.
- Ça te va très bien.
Je me lève lentement et m'observe mon reflet. La fille que je vois dans le miroir me plaît. Ses cheveux rasés lui donnent l'air dur, autoritaire et presque militaire. Je remonte les manches de ma chemise puis passe lentement ma main sur mon crâne, un sourire naissant avec la sensation de liberté et de légèreté.
Mon sourire s'élargit en imaginant la réaction de mon père.
Je croise le regard de Lavande dans le miroir qui m'observe en souriant.
- Moi aussi j'ai un service à te demander, Elizabeth.
- Ah ?
- Je veux rejoindre l'armée de Dumbledore, me dit Lavande d'un ton ferme.
Je lui fais un clin d'œil.
- Je ne vois pas de quoi tu parles…. Mais je pense pouvoir aider.
