Disclaimer : l'univers principal et la plupart des personnages appartiennent à J.K. Rowling. Je ne fais que m'amuser avec ^^


Bonjour !

Merci à tous ceux qui suivent cette histoire :D

Voilà le chapitre 18, j'espère qu'il vous plaira !

N'hésitez pas me donner votre avis :)

Bonne Lecture à vous !

The Proud Hufflepuff


CHAPITRE 18

30 Décembre 1977

Tous les deux enlacés, Sirius et Ethel dormaient profondément.

Ce fut ainsi que les trouva Hinny le lendemain matin. Il était 11 heures passé et aucun d'eux n'avait montré signe de vie, inquiétant leurs amis Remus et Mary. Les voyant si apaisés l'elfe décida de les laisser tranquille, un moment encore. Après avoir entendu les cris de la veille, elle était si rassurée de voir sa jeune maîtresse allait bien. Elle disparut donc dans son petit "pop" se disant qu'elle irait les réveiller avant le déjeuner.

Finalement elle n'en aura pas eu besoin puisque suite au départ de l'elfe, Ethel s'éveilla doucement. Elle se sentait bien. Elle n'avait pas envie de bouger. Pourtant peu à peu, les souvenirs de la veille lui revinrent. Ethel ouvrit alors difficilement ses paupières pour tomber sur la silhouette toujours endormie de Sirius.

Délicatement, elle essaya de s'éloigner pour attraper sa montre posée sur sa table de chevet. Cependant à peine avait-elle commencé que Sirius renforçait sa prise sur elle. Elle soupira doucement à la fois de contentement et de frustration avant de se faire plus violence. Ethel réussi donc à mettre la main sur sa montre et ses yeux s'écarquillèrent devant l'heure.

Il était 11 heures passé ! Et le reste des septièmes années qui arrivaient cet après-midi ... Elle secoua donc le plus doucement possible l'épaule de Sirius toujours accroché à elle et l'appela :

- Sirius …

- Hmmm …

- Faut te réveiller !

- Pas envie … marmonna-t-il.

- Y a pas le choix, soupira la jeune femme, il est 11 heures et les autres arrivent cet après-midi !

Sirius ouvrit faiblement les yeux et soupira. Il serait bien resté plus longtemps dans le lit après leur soirée tourmentée. Sans rien dire, il libéra la jeune femme de ses bras. Ethel se leva immédiatement du lit et se saisit de ses vêtements de la veille. Elle s'enferma dans la salle de bain, en revint quelques instants plus tard habillée.

- Tu comptes rester ici toute la journée ou bien ? dit-elle en s'attachant les cheveux.

Pour toute réponse, Sirius grogna en fixant le chouchou jaune moutarde. Il allait tous les faire disparaître, quitte à se mettre à dos Dorcas. Ethel haussa des épaules et soupira :

- Soit, traîne si tu veux … Mais soit dans la salle à manger pour midi, s'il te plaît.

La jeune femme partit de la chambre laissant un Sirius bougon. Ethel se dirigea sans plus attendre dans le petit salon. Elle espérait que Remus et Mary ne s'étaient pas trop interrogés sur leurs absences respectives. Lorsque la châtaine les trouva, le couple enlacé lisait. D'un ton enjoué, elle les salua :

- Bonjour !

- Ah tiens, tu es réveillée toi ? s'étonna la née-moldue.

- Yup, fit-elle en s'affalant dans un fauteuil.

- On a cru que vous hiberniez toi et Sirius, plaisanta Remus.

- Sirius n'est pas réveillé ? s'étonna faussement Ethel.

- Non … dit lentement Remus.

Ce dernier et sa petite amie lui lançaient des regards sceptiques. Ethel sut qu'elle ne les trompaient pas. Elle fut tentée de détourner les yeux mais c'était prendre le risque de confirmer leurs doutes. Aussi elle continua de les regarder leur demandant :

- Vous avez bien pris votre petit-déjeuner ?

- Oui Hinny a été très généreuse, ne t'inquiète pas.

Elle hocha la tête satisfaite avant de se décider à rendre visite à l'elfe. La jeune femme n'était pas idiote et savait très bien qu'elle avait dû tout entendre. Que ce soit dans la cuisine ou de sa petit chambre exigu qui se trouvait non loin.

- Quand la Doge trouve Hinny, elle s'activait dans la cuisine pour le déjeuner. Ethel s'assit à table de manière à la voir et l'elfe lui demanda de sa petite voix :

- Vous vouliez quelque chose Miss Ethel ? Un thé peut-être ?

- Non ça ira merci … Je voulais te parler à vrai dire.

- Oh bien sûr, Miss Ethel peut tout dire à Hinny.

- Bien, bien … soupira-t-elle.

La jeune femme ne savait pas par quoi commencer. Aussi elle finit par lâcher :

- Je suppose que tu as entendu les cris hier soir ?

- Oh oui Miss Ethel, Hinny a entendu mais Hinny n'a pas écouté. Hinny était tout de même rassurée de vous voir aller bien ce matin, avec votre ami Sirius.

- Tu es venue dans ma chambre ce matin ? s'étonna la châtaine.

- Oui Miss Ethel, mais uniquement pour m'assurer que vous alliez bien et rassurer vos amis. Ils étaient inquiétés de ne pas vous voir. Hinny a mal fait ?

- Non, c'est gentil Hinny. J'aimerais tout de même que tu gardes tout ça pour toi s'il te plaît.

- Il n'y aucun soucis Miss Ethel. Hinny ne dira rien.

L'elfe retourna à ses tâches laissant Ethel à ses pensées. Elle était encore chamboulée de ce qui s'était déroulée la veille. La jeune femme ne savait pas dans quel état se trouvait Sirius, mais elle était heureuse qu'il ait pu se livrer. Il avait déposé les armes et elle espérait qu'il irait mieux par la suite.

- Miss Ethel, dit l'elfe interrompant sa jeune maîtresse, il est midi. Vos amis sont dans la salle à manger. Ils vous attendent pour commencer.

La jeune femme ne releva pas le fait qu'elle avait passé plusieurs minutes à réfléchir et partit directement dans la salle à manger. Elle y retrouva Mary, Remus et Sirius. Elle s'assit sans demander son reste et Hinny arriva quelques secondes plus tard avec le repas. Celui-ci se déroula plutôt silencieusement.

Ethel ne regardait pas Sirius, de peur de provoquer les interrogations du couple. Tandis que lui cherchait à tout prix le regard de la jeune femme. Remus et Mary, surpris par ce manège, n'osaient intervenir et se contentaient de manger leur repas.

Après le repas, ils s'installèrent dans le salon. La situation était toujours aussi tendue. La Doge se mit même à espérer l'arrivée imminente des autres septièmes années. Elle sentait constamment le regard de Sirius sur elle et ça la rendait mal-à-l'aise.

Mary chuchota quelques mots à Remus. Plusieurs secondes plus tard, le couple était parti. Sirius et Ethel se retrouvaient donc seuls pour la première fois depuis ce matin. La jeune femme n'osait toujours pas regarder le brun.

- Ethel …

Elle leva les yeux vers lui. Il l'observait inquiet. La châtaine restant silencieuse, il la questionna :

- Quelque chose ne va pas ? J'ai fait quelque chose ?

Ethel ne répondit rien, pensive. Elle cherchait ses mots. Elle ne voulait pas vexer le brun ou que ses paroles soient mal interprétées. Seulement c'est son silence qui le fut, Sirius marmonna en détournant le regard :

- Je savais que je n'aurais rien dû te dire …

La Doge se réveilla aux paroles de son ami. Ce n'était absolument ce qu'elle voulait qu'il pense ! Instinctivement elle se leva, le rejoignit sur le canapé où il était assis et lui attrapa les mains :

- Ce n'est pas ça du tout Sirius. Je ne regrette pas du tout ce qui s'est passé hier soir.

- Alors c'est quoi ?

Il avait prononcé cette phrase la voix grave, les yeux rivés au loin sur ce fameux vase qui lui avait valu les foudres de la jeune femme. Celle-ci lui attrapait d'ailleurs le menton pour river son regard dans le sien. Elle ne voulait plus de le voir se renfermer après hier soir. Le cœur battant, elle tenta de lui expliquer :

- Le problème n'est pas ce qu'il s'est passé hier. Je suis contente que tu ai pu te confier à moi. Le problème est ce qui peut se passer aujourd'hui …

- Mais tu as peur de quoi au juste ? fit-il incertain On n'a rien fait de mal.

- Sirius, on a dormi ensemble …

- Et alors ?

Il ne voyait pas le problème. Pourquoi Ethel devait-elle compliquer les choses ? Il n'aurait pas pensé qu'elle puisse réagir ainsi. Il attendait donc son explication de pied ferme quand elle commença :

- Les autres …

- On s'en fout ! coupa Sirius. On a besoin l'un de l'autre, on le sait non ? Alors pourquoi je devrais me priver de toi pour eux ? S'ils ne comprennent pas, ça n'est pas mon souci !

- Mais ils pourraient mal juger la situation alors que nous sommes qu'amis ... Si ça remonte aux oreilles de mes parents …

- Sommes-nous réellement que de simples amis ?

Ses yeux écarquillés, le souffle coupé, Ethel n'en revenait pas. Avait-il vraiment dit ça ? A quel jeu jouait-il ? Sirius posa une main sur sa joue et lui sourit doucement :

- Ethel ... Après hier soir, il faut qu'on voit les choses en face … Ta réaction le prouve bien. Nos actions l'un envers l'autre, nous n'avons pas les mêmes avec les autres ... On ne se comporte pas comme de simples amis et je n'ai pas envie de le faire …

La jeune femme le regardait indécise. Il avait raison, elle le savait … Pourtant elle n'était pas aussi libre que lui, elle avait sa famille et les obligations qui allaient avec. La Doge ne pouvait pas faire comme s'ils n'étaient pas là, comme si son père n'occupait pas une position délicate.

- Mais Sirius … Avec ma famille, je ne peux pas me le permettre. Je ne peux pas agir comme bon me semble. Il faut que je reste discrète et ça, c'est dangereux …

- Je n'ai pas envie de résister à ça, tu m'apaise Ethel … Je ne sais pas exactement ce que c'est, mais après hier soir je ne veux pas y renoncer … Je ne m'étais jamais senti aussi bien et c'est grâce à toi …

Ses yeux l'observaient avec espoir. Sirius lui lançait une ancre. Devait-elle la saisir ? Jeter tout à la mer pour lui ? Arrêter de se préoccuper des rumeurs, de la discrétion, de l'image qu'elle dégageait … et par extension mettre en péril l'ombre dans laquelle s'était cachée sa famille.

Elle ne voulait pas les abandonner, comme elle ne pouvait pas abandonner Sirius … Elle avait tant voulu qu'il s'ouvre et il était là, honnête.

- Je ne résisterais pas Sirius … souffla-t-elle.

Le visage du brun s'illumina alors d'un grand sourire. Celui-ci frappa Ethel en plein cœur, elle ne l'avait jamais vu aussi heureux … aussi beau. Ce fut donc à regret qu'elle prononça tout de même :

- Mais on doit quand même faire attention à ce qu'on fait devant les gens … Pas de signes d'affection trop intime, pas de mains sur la joue, pas d'étreinte …

Ethel avait le visage inflexible. C'était le genre de choses qu'elle ne pouvait pas se permettre en public, il devait l'accepter … Le visage de Sirius se fit pensif. Il ouvrit la bouche pour répondre mais la cheminée s'illumina de vert le coupant dans son élan.

Sirius se recula ôtant sa main de la joue d'Ethel. Celle-ci se décala également installant une distance plus raisonnable. Ils échangèrent un dernier regard avant que la fumée ne révèle le nouvel arrivant, Sirius hocha alors la tête montrant son accord. Ethel en souffla imperceptiblement de soulagement.

Elle accueillit donc Lily avec un grand sourire et l'enlaçant. Elle fut rapidement suivie par Marlène et Dorcas. Les jeunes filles s'étaient retrouvés chez cette dernière avant d'arriver. Ethel parla quelques minutes avec elles alors que Sirius était parti chercher Remus et Mary.

Lorsque le brun revint, il les trouva assises sur les canapés conversant allègrement. Remus et Mary s'installèrent sur les places restantes d'un canapé. Sirius s'avachit sur le fauteuil habituel et ne put s'empêcher d'observer Ethel. Son sourire embaumait son cœur.

Ignorante des regards du brun, Ethel profitait de ses amies. Elle était heureuse de les retrouver. Elles discutèrent joyeusement de leurs vacances et de la fête à venir.

Finalement la cheminée indiqua l'arrivée imminente d'une nouvelle personne, James et Peter débarquèrent donc dans le petit salon. Les filles assistèrent donc à des retrouvailles de Maraudeurs en bonne et due forme. Ils se serraient chacun dans leur bras s'affublant de leurs surnoms habituels, le tout dans les rires et les cris.

- Lunard ! Patmol ! s'exclama James. Je vois que vous avez bonne mine, cela veut donc dire qu'Ethel ne vous pas trop torturés !

- Torturer ? Mais je ne torture personne moi ! protesta la châtaine. Je suis une hôte exemplaire !

- Sauf quand il est question de vase à 115 Gallons, taquina Sirius

Le brun lui lança un clin d'œil mais cela fit grogner la jeune femme. Ethel ouvrit donc la bouche pour riposter mais quelqu'un la coupa.

- Oui, confirma Remus, on s'en souvient de celui-là.

La châtaine était éberluée. Si même le préfet s'y mettait alors elle était foutue. Elle ferma la bouche renfrognée. Pour se remettre de cette taquinerie aberrante, Ethel se leva et indiqua :

- Venez, je vais vous montrer vos chambres avant que je ne change d'avis et ne vous fasse dormir dans le caveau familial.

Le rire de Sirius éclata dans le petit salon. Il reconnaissait bien là la susceptibilité de la jeune femme. Ethel marcha la tête haute et se dirigea vers la porte entraînant les autres. Au passage elle sentit une vague caresse frôler son poignée. La jeune femme cacha son sourire, reconnaissant le toucher de Sirius.

Elle guida ses amis au deuxième étage où ils s'attribuèrent les pièces. Dorcas et Marlène prirent une chambre chacune, tandis que James et Lily prenaient la décision de dormir ensemble. Peter, lui, prit l'ancienne chambre de Remus puisque celui-ci avait pris la décision avec Mary de dormir avec elle.

Ethel laissa ses amis s'installer tranquillement et retourna dans sa chambre. Elle attrapa le plaid que lui avait offert Sirius et à peine s'était-elle enroulé dedans que ce dernier débarquait dans sa chambre. Il ferma la porte derrière lui puis se dirigea immédiatement vers elle. Il l'attira simplement contre son torse et plaça sa tête dans son cou. Sans rien dire, Ethel glissa sa main sur sa tête et lui caressa les cheveux. Le brun soupira de contentement et la jeune femme sourit incertaine. Qu'est-ce qui avait pu lui passer par la tête cette fois-ci ? Était-ce sa famille ? Ou était-il simplement heureux qu'elle ne l'ai pas rejeté ?

Ethel ne se posa pas plus la question et fit asseoir Sirius sur son lit. Celui-ci l'entraîna directement avec lui et la serra dans ses bras. La châtaine se laissa faire et cajola le jeune homme sans se douter que cela deviendrait une habitude, bien plus récurrente qu'elle ne le pensait …