Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.


Yuuri regarda son adversaire. Quelque chose avait changé dans le regard du jeune matelot. Il avait du mal à croire qu'il avait le même garçon devant lui. Il porta une main sur son tore. Il ne saignait plus. La magie l'avait soigné, c'était pratique, bien qu'il se demandait comment la terre gérait les personnes comme lui. Il n'avait pas reçu une lettre étrange à ses onze ans. Donc il n'y avait pas d'école comme dans Harry Potter. Par contre ses vêtements était déchiré.

« Pourquoi Rikku…
- Je serai matelot, je réaliserai le rêve de mon frère et le mien. Il a été tué par un mazoku, car nous étions moins puissants, presque semi-mazoku… Je dois le venger, tuer un mazoku puissant avec une épée, j'attendais presque ça... »

Le garçon se mit à l'attaquer avec force, les leçons de Conrad aidant Yuuri. Mais ce n'était pas que grâce au soldat semi-mazoku qu'il arrivait à tenir. Morgif semblait le protéger. En témoignait ses gémissements déterminés. Ses mouvements étaient presque incontrôlés. Mais Morgif n'était pas infaillible. Il sentit l'épée du garçon toucher son bras gauche. Il grimaça. Il concentra un peu de sa magie sur la blessure.

« Rikku, je pourrais punir ses mazokus, ils t'ont fait du mal. Mais je te promets que je peux faire quelque chose pour toi.
- Des promesses en l'air. Les mazokus peuvent mentir. J'ai toujours pensé qu'un jour ça arriverai. Je connais la légende de Morgif. Donc je savais qu'en devenant mousse sur le bateau qui faisait la navette, je trouverai un mazoku en quête de l'épée maudite par nos ancêtres. Vous voilà. Quelle aubaine.
- Tu n'es pas toi-même Rikku. Reprends-toi.
- Ah la foule… Elle m'encourage, prépare tes dernières volonté mazoku ! »

Rikku se remit à attaquer Yuuri avec plus de violence, les cris de la foule lui donnant le rythme de chacun de ses parades. Il n'allait pas pouvoir tenir le coup. La douleur de son bras droit diminuait, certes. Mais ça n'allait pas l'aider dans l'immédiat dans son combat.

« Mon destin peut changer si je te tue. Je ne serai plus un simple mousse utilisé pour les basses besognes. Je serai bien vu par les humains certes, mais je serai bien vu. Les miens m'ont trahis c'est normal que j'en fasse de même... »

Morgif adait Yuuri du mieux qu'il le pouvait. L'épée maudite grognait de façon féroce. Elle ne laisserait pas son nouveau propriétaire mourir. Le maoh pouvait sentir cette détermination qu'avait l'objet. Qu'il ai une conscience, Cela n'étonnait pas vraiment le souverain. Il supplia l'épée de ne pas tuer son adversaire. Il n'était pas dans son état normal. Pas du tout. Il devait faire quelque chose. Mais ce n'était pas facile de réfléchir en se défendant. Ce garçon était à peine assez âgé pour aller au collège. Il ne devait pas lui faire du mal. Quand une voix dans sa tête résonnait. Une voix presque dangereuse. Elle n'était pas sa propre voix. Sa voix intérieure était souvent plus douce.

« Tu peux le faire… Seul toi peux le faire... »

C'était l'épée qui lui parlait. Il l'avait vite compris. Mais il ne comprenait pas très bien ce qu'elle voulait dire. Pouvait-il défaire l'emprise de la haine sur ce garçon. Le tout sans le tuer il ne méritait pas la mort. Il devait vivre, traverser les mers pour lui.

« Ma valeur en tant mazoku sera plus grande si je réussis à te vaincre... »

Yuuri respira avant de se mettre en position de frappe de la balle. Comme s'il était en plein match de base-ball. En prennant son épée à deux mains, le coup serait assez fort pour assommer le garçon. Même s'il utilisait le plat de son arme.

« Seul toi peux le faire... »

Encore Morgif qui l'encourageait. Il préférait la voix dans sa tête que ses gémissements flippants. Les mots de l'épée maudite étaient plus compréhensibles comme ça. Mais il devina que ça consommait pas mal de magie. Rapidement, il frappa le crâne de Rikku avec le plat de la lame. Surpris, le garçon tomba sur le sol. C'était le but. Un cri de joie s'échappa de la foule. Il grimaça sur le coup. Il détestait tous ces gens.

« Désolé, je devais te défaire de l'emprise qui avait sur toi, jeune homme. Je ne suis pas un manieur d'épée comme d'autres personnes ici. Mais on peut sortir d'ici. Je te le jure. »

La foule se mit à scander.

« Tuez-le ! »

Yuuri serra son épée, il ne voulait pas tuer ce garçon. Il se pencha pour vérifier son poul. Il était toujours vivant. Les mazokus avait le même pouls que les humains de son monde. Ça le rassurait.

« Damnation… Ce n'est pas un jeu. Voir des gens s'entre-tuer n'est pas spectacle. C'est de la barbarie. Rien que de la barbarie. Je ne le tuerai pas. Que ça vous plaise ou non. »

La voix du maoh était amplifiée par la magie, si bien qu'elle dépassa les réclamations de la foule qui voulait voir de sang. Il ne leur donnerait pas cette satisfaction. Jamais. Il prit le corps de Rikku doucement. Il pouvait le porter, le garçon était léger. À quel point être un mazoku pouvait si affamé.

« Je te laisserai naviguer sur un navire mazoku, je choisirai les hommes qui s'occuperont de toi. Tu seras bien traité. Je suis sûr que ta magie est plus forte que tu l'imagines. Tu ouvres déjà les yeux. C'est bien une preuve de ta force. N'abandonne pas Rikku... »

Yuuri pouvait presque le tenir quand un sifflement si fit entendre, pas loin de lui. Un sifflement qui s'approcha et finit par s'arrêter. Une flèche dans le dos du jeune garçon. Qui avait fait ça. Il regarda autour de lui. La foule était en liesse. Mais les soldats, comme celui qu'il avait vu, ne devait pas être loin. Le sang commençait à tâcher le haut du jeune garçon. Mais le souverain ne pouvait pas retirer cette chose de sa place sans savoir ce qu'il faisait était bon ou non. Il sentit son cœur se serrer.

« Vous n'avez aucune honte ! Se réjouir de la mort de quelqu'un. Mazoku ou non, ça ne veux rien dire. Je ne permettrais pas d'autres actions du genre. »

Les soldats le maintenaient e joue. Leurs arcs pointés sur lui. Le souverain savait qu'il ne pourrait pas tout éviter, même avec Morgif à ses côtés.

« Toute cette violence n'est pas saine. Vous vous rendez compte que vous êtes pires que mes ancêtres en faisant ce genre d'événements. Pourquoi vous trouvez ça bien. Ça me dépasse… Ne tirez pas. Je suis un mazoku et je sais que cette terre est nourrie de la magie de mes ancêtres. »

Il ne savait pas pourquoi il disait ça, il le sentait au plus profond de lui. Cette magie qui semblait être toujours à ses côtés comme une amie. Le bruit des combats n'avait pas cessé à ses côtés, si bien qu'un homme d'un certain âge tomba. Il était blessé. Quelque chose s'échappa de sa bouche. Une boule d'une lueur pâle. Elle fonça sur Morgif. Il ne savait pas pourquoi. Il n'aimait pas ce qui arrivait. La boule arriva et était mangée par la bouche de l'arme. C'était une âme. Il avait beau être naïf sur beaucoup de choses. Il savait à quoi plus ou moins qu'il pouvait ressembler une âme. L'arme avait mangé une âme. Celle d'une pauvre victime de ce spectacle horrible. Le visage semblait vraiment heureux. Yuuri aurait voulu qu'il évite de faire ça. Il fusilla du regard la garde qui ne fermait pas ce qui lui servait de bouche. Puis elle sembla avaler l'âme. Elle se mit à rire avec force.

« Ce n'est pas drôle Morgif. Vraiment, ce pauvre homme n'avait rien demandé.
-Il ne restait plus beaucoup de vie à cette âme, je lui ai rendu un fier service. »

L'épée lui avait répondu, dans sa tête, comme elle l'avait fait avant.

« J'en avais besoin pour pouvoir te garder en vie. Tu ne regretteras pas ce sacrifice. »

L'arme semblait s'illuminer d'une lumière inquiétante. L'arme débordait d'énergie. La chaleur sous sa paume devenant forte. Presque qu'il devina qu'un autre poserait sa main sur l'arme serait brûlé. Son repas depuis des siècles à attendre dans un volcan endormi avait rendu cette arme presque affamée. Morgif se mit à crier, que même Yuuri était surpris. Les vagues de magies s'échappant d'elle. Des éclairs visant la foule. Cette dernière se mit à fuir en hurlant que cette arme était l'épée maudite. Celle pour laquelle il faisait ce festival. Qu'elle alliait tous les tuer pour leur impudence. Et ce genre de choses.

« Yuuri ! »

Cette voix, depuis quand Conrad était là. Peut-être que leur escale avait été trop longue. Du coup, il était là. Il avait sur lui son uniforme de soldat. Il avait sûrement convaincu les humains. Le souverain était heureux de retrouver cet homme qu'il considérerait comme un second grand frère.

« Votre majesté, que faites-vous ici ? Cet endroit est dangereux. Heureusement que j'étais là… Je vais vous aider... »

Yuuri voulut lui dire de ne pas toucher l'arme, mais c'était trop tard. L'homme avait posé ses mains sur celle de son souverain et ami. Son corps solidement bâti servant d'appui au jeune roi-démon.

« Il suffit de baisser votre épée pour qu'elle cesse son attaque. Elle ne faisait que répondre à votre magie en chassant la foule.
- Mais vous allez finir brûlé par l'épée.
- Je vais bien, on dit cesser les actions de cette épée… Baissez-la doucement. Les mouvements brusques seraient un signal que le combat n'est pas fini. »

Le maoh grimaça avec force alors que la chaleur semblait de plus en plus forte. Il devait tenir sinon les mains de Conrad seront blessées. Il ne pourrait pas se le pardonner.

« Appelle-moi par mon nom… Tu pourras me stopper. Il suffit de prononcer tout mon nom. Tu le connais. Si ce n'est pas le cas, le voici. Mon nom est…
- Mullen Desoive Eligh, Morgif ! »

Une pierre apparaissait sur le front de visage sculpté. Une pierre qui brillait d'un bleu magnifique. Il supposait que c'était à cause de son affinité avec l'eau.

« Cesse cette action, c'est un ordre de ton nouveau maître. Je ne t'abandonnerais pas. Tu resteras à mes côtés tant que je suis ici. Je t'en fais la promesse. Ne prendre plus d'âme devant moi. Je t'en supplie. »

L'épée se mit à rire avant de fermer sa bouche. Le cri cessa de s'éparpiller dans la foule. L'émotion était si forte, qui manqua de le faire tomber. Il était rattrapé par Conrad qui lui sourit doucement.

« Je crois que je suis arrivé au bon moment. Heureusement que ma mission était finie et que je savais où vous alliez. »

Pour peu, il l'aurait serré dans ses bras. Il sourit s'appuya sur Morgif pour se lever. Conrad prit le corps de Rikku. Le jeune garçon était un mazoku certes, mais contrairement à lui, il n'avait pas fini de cicatriser sa blessure.

« Tu crois qu'on peut contrôler un mazoku avec de la magie humaine ?
- C'est possible, il faudrait que le mage humain soit puissant et qu'il regarde un long moment le mazoku. Ce garçon est un mazoku, mais un mazoku aux racines moins nobles. Donc moins puissant. Mais il s'en sortira. Sortons. Je le porte. Gunter le soignera. »

Yuuri se dirigea vers la porte par laquelle il était rentré. Il passa la pièce qui n'était pas si petite. C'était juste la foule qui l'avait rendu minuscule. Il se dirigea vers le couloir avec l'arcade. Là, il croisa divers combattants qui pensait leur blessure. Il salua l'homme à la cicatrice qui lui rendit avec un petit sourire. Il avait perdu un bras dans la bataille. Il marcha jusqu'à croiser l'homme transgenre.

« Jeune homme…
- Ne me maudissez pas, je suis un humain plutôt bon. Je n'ai rien fait aux mazokus.
- Laisse-moi t'aider. Les mazoku sont assez ouvert aux questions du genre. N'hésite pas à passer
- Okura, c'est mon nom. J'espère que tes soldats seront me laisser passer. Je suis un humain après tout. Je n'ai aucune garantie de rentrer vivant dans votre château. Qui plus, je suis sensible à la malédiction qui pèse sur votre arme ? Votre ami est sûrement semi-mazoku pour être moins touché…
- Je ne souhaite aucune guerre avec les humains, sachez-le. Cette épée est là pour cesser le conflit que des humains ont commencé.
- Je réfléchirai... »

L'homme transgenre parti sans un mot, laissant Yuuri avec ses pensées. Il serra contre lui ce qui lui serait de fourreau à Morgif.

« Mon père humain était amoureux de mère…
- il était maudit ?
- Non, il a vécu assez vieux pour un humain. Presque nonante ans.
- Les humains chez moi peuvent parfois vivre plus vieux.
- Je n'en doute aucunement. Mais mon père a bien failli être celui de Wolfram, sauf que mère n'est pas du genre à se fixer à long terme... »

Yuuri hocha la tête, il suivit Conrad jusqu'à un bateau encore plus grand que celui qu'il avait prit à l'aller. Sur le pont, il avait une jolie femme. Elle hurla.

« Votre majesté ! »

Impossible pour Yuuri de se tromper. C'était elle, ça ne pouvait être qu'elle. Cecilia était là. Il écarquilla les yeux devant la tenue de la dame. Elle était certes belle, mais comment faisait-elle pour ne pas s'attirer les ennuis avec une telle tenue. Elle portait une espèce de bikini qui ne couvrait pas grand chose de chair. Il grimpa à l'échelle et vit Gunter, Yozak et Wolfram qui le regardait.

À bord, il était câliné par la dame. Elle frottait sa joue contre la sienne

« J'ai arrêté mon aventure pour l'amour pour vous voir votre majesté. Vous et mon petit Wolf. Vous êtes si mignons ensemble. J'espère que vous avez pu avancer dans votre relation. Je suis sûre qu'un jour j'aurai un petit-fils. Il serait tellement mignon...
– C… Comment ? Lâchez-moi. Je suis juste attaché à vos fils. Plus à Wolfram, il est vrai. Mais on a rien fait de bizarre. Je ne suis toujours pas sûr que je finirai avec un garçon pour compagnon. »

Conrad se baissa un moment puis regarda sa mère.

« Mère, nous avons un mazoku blessé. Je suis sûr que vous pourrez l'aider grâce à votre magie. Aidez-le mère.
- Bien sûr. »

Conrad se releva avec un regard mauvais, il se dirigea lentement vers Yozak. Gunter sauta en arrière. La colère du soldat semblait être effrayante, même pour un mazoku. Il saisissait par le col de la robe Yozak.

« Quelle était ton attention en envoyant Yuuri dans sa bataille. Il aurait pu se tuer. C'est ça que tu voulais ? Tu étais déçu que je vous accompagne pas, c'est ça Yozak ? Réponds-moi. »

L'espionne posa un regard sur son ami. Yuuri ne savait pas comment se finirait cette dispute. Mais il ne se mettrait pas entre eux, trop dangereux...