Chanson à écouter : Vianney - Je m'en vais
hello nouveau chapitre, alors on se demandait si vous écoutiez les musiques qu'on postait. Parce-que clairement moi je ne l'ai écouterait pas mais Akira elle le ferait.
Chapitre 17
Trampoline
Le soleil était déjà haut dans le ciel. Alors que j'étais assis avec Mabel après avoir retiré toutes les feuilles du toit, on buvait notre limonade en fixant Bill qui aidait à porter de nouvelles marchandises avec Moos. Je lâchai un soupire audible qui fit réagir ma sœur.
- Vois le bon côté des choses, grâce à lui tu as moins de corvées !
Je me tournai vers elle :
- Il fait semblant, tu le sais très bien. Il est fourbe.
Mabel lui fit signe par la fenêtre :
- Je l'aime bien ce Bill moi.
Je mis ma tête dans mes bras :
- C'est ça le problème, ce n'est pas lui ! Ce n'est pas toi qui doit supporter sa vraie personnalité !
Mabel me lança un regard vicieux :
- Non toi tu l'aimes ! Au fait ça en est où, vous avez conclu ? Même si je ne suis pas sûre que le séduire en agneau marche. Après tu avais l'air crevé quand t'es venu dans ma chambre, sans parler de l'incident de la baignoire.
Je la fixai, la bouche ouverte recrachant ma limonade :
- MABEL !
Ma sœur éclata de rire :
- Quoi ? Je me demande juste, comment ça se fait que tu débarques torse nu dans ma chambre. Pour ensuite prendre un bain avec celui qui t'as mis en rogne.
Je soupirai :
- J'ai voulu me venger et ça a failli mal finir et j'ai préféré fuir, et puis arrête. C'est lui qui m'a poussé dans l'eau !
Ma sœur comprit un truc avant que deux mains viennent obscurcir ma vision :
- Coucou Pinetree.
Je me détendis avant de baisser ses mains voyant ma sœur avec des yeux pleins de paillettes, un sourire idiot de fangirl sur le visage.
Je remis les mains de Bill sur mes yeux :
- Tu me dis quand la folle est partie ?
Bill les retira, riant avant de poser ses bras sur mes épaules, réveillant la douleur dans mon dos :
- Oh laisse ta sœur s'amuser un peu, tu as quoi de prévue tout de suite Dippynou ?
Je tournai la tête :
- Comment tu m'as appelé !?
Mabel éclata de rire :
- Dippynou c'est trop mignon.
Je serrai les poings et lui sourit.
- Ne fait pas trop le malin Billounet ! Ça va se retourner contre toi !
Avouais-je fier de moi, le blond agrippa mon menton pour me provoquer alors que Mabel nous fixait toujours, mais au moment où je pensais qu'il allait arrêter, je me sentis poussé contre la table. Je me rattrapai dessus pour ne pas tomber de ma chaise et encore une fois je sentis ses lèvres contre les miennes, je sursautai… Il y avait ma sœur juste derrière.
- Dipper ?
La voix qui venait de résonner n'était pas celle de Mabel, je repoussai Bill violemment, essuyant ma bouche puis me retournant. Je tombai nez à nez avec mes deux oncles, je restai un long moment figé avant de réaliser… Ils ont tout vu…
Mon oncle Stan qui était bouche bée se mit à hurler :
- C'EST QUOI ÇA !
Mabel vint s'interposer avant qu'il ne m'agrippe. Me reculant, je baissai la tête. La situation ne pouvait pas être pire. Ah si… Il ne manquerait plus qu'il sache que celui qui m'a embrassé s'appelle Bill Cipher…
Je fixai oncle Ford qui semblait plus calme :
- Allons, allons. Il faut bien que jeunesse se passe, ne nous énervons pas.
Je me sentais mal, les larmes venaient toutes seules.
- EXPLIQUE TOI DIPPER !
J'étais perdu, je ne voulais pas que ça finisse comme ça. Encerclé, je finis par pousser Ford et m'enfuir lâchement en larmes. Je n'entendis pas Bill et Mabel me courir après, ni Bill m'appeler avant de s'arrêter à la lisière de la forêt.
- Di… Dipper ! Attends… Dipper.
Je courus dans la forêt sans m'arrêter, pleurant juste tout ce que je pouvais, je ne sais même pas quel sentiment me hantait, la colère ? La honte ? La tristesse ? Et c'était ça qui me faisait le plus mal. Je ne savais même plus à qui en vouloir, à Bill pour être Bill, à Mabel pour avoir incité Bill à m'embrasser, à mon oncle ou à moi pour avoir si facilement baissé ma garde devant mon pire ennemi. Je n'aurais jamais dû toucher cette statue. Tout est de ma faute.
Plus je réfléchissais, plus je m'enfonçais dans la forêt, qu'est-ce que j'aurais pu faire d'autre ? J'avais besoin d'être seul pour l'instant, alors que je courais aveuglé par les larmes, je continuai jusqu'à ce que ma respiration me fasse mal. Je finis par tomber dans une crevasse, ce qui m'a sonné sur le coup :
De leur côté, Bill voulait aller me retrouver mais Mabel le stoppa :
- Laisse-le, il a besoin d'être un peu seul… Il reviendra quand il se sera calmé.
Le blond fixa la forêt, avant de suivre Mabel.
Je me réveillai alors que le soleil commençait à se coucher, ma tête me faisait mal et je saignais.… Ma vision mit du temps avant de découvrir l'endroit où j'étais. Au-dessus de moi le ciel était visible mais de chaque côté de longues paroi rocheuses et lisses m'entouraient, formant un long couloir. Je me relevai difficilement… Il valait mieux rester là pour ce soir… Je trouverai un moyen de sortir demain mais pour le moment je n'en n'avais pas trop envie... Je m'assis dans un coin en boule, je commençais à me dire qu'être parti n'était pas une si bonne idée, mais maintenant c'était fait.
De leur côté au Mystery Shack, Mabel était terriblement inquiète, assise sur le canapé à regarder l'horloge tout comme mes deux oncles. Stan faisait les 100 pas alors que Ford commençait à perdre patience.
- On devrait aller le chercher !
Mabel se rassurait :
- Je suis sûr qu'il va bientôt revenir… Ça ne serait pas la première fois qu'il s'absente longtemps…
En haut dans le grenier, Bill fixait la forêt à travers la fenêtre triangulaire, il finit par descendre rejoindre le groupe :
- Qu'est-ce qu'on attend ! Il faut aller le chercher !
Ford semblait d'accord alors que Stan s'énerva :
- Ne vient pas nous dire quoi faire le blondinet ! Si vous n'aviez pas fait vos cochonneries à découvert on n'en serait pas là !
Bill le fixa, croisant les bras pour cacher ses poings qui tremblaient, le regardant méchamment. Il allait répondre quand Mabel s'interposa de nouveau :
- Arrêtez de vous chamailler ! Il faut aller chercher Dipper !
Bill acquiesça en même temps que Ford mais Stan restait réticent.
- Vous n'êtes pas obligé de venir !
Cria le triangle avant de sortir, suivi de Mabel et de Ford.
Stan resta figé avant de venir les rejoindre.
- Gay ou pas, ça reste mon neveu !
Mabel en sourit, ils partirent donc tous à sa recherche.
Pendant ce temps j'étais toujours dans ma caverne, depuis quelques instants j'entendais des sortes de grognements, qui venaient de non loin de là, comme si je n'étais pas seul. C'était angoissant, les grognements se rapprochaient, je décidai de prendre le chemin inverse, m'enfonçant entre les parois. Est ce que c'était une bonne idée ? Le problème avec les cavernes c'est qu'il n'y avait qu'une entrée, donc potentiellement qu'une sortie aussi, mais si je sortais, je serais à découvert. Je m'aventurai donc avant de me faire repérer par des créatures terrifiantes.
J'avançai jusqu'à trouver une sortie à la grotte où j'étais, mais dans ma précipitation je marchai sur quelque chose qui me fit trébucher violemment. Je n'eus le temps que de distinguer quelque chose de long s'enfuir avant qu'un cri strident ne se fasse entendre dans la nuit. Je commençai à courir me précipitant dehors, je courais tout droit dans un instinct de survie qui m'étonna moi-même. Je l'entendis derrière moi : quelque chose me poursuivait. Je le savais quoi qu'il arrive, si je m'arrêtais, j'étais mort.
De leur côté, ma famille et Bill me cherchaient, évidemment le cri de la créature fut si puissant qu'il l'entendirent aussi. Le démon blond comprit immédiatement, quittant le groupe discrètement pour les semer. Il attendit d'être assez loin avant de léviter pour me retrouver plus vite.
Je courais encore, il fallait que je monte dans un arbre ou que je me cache. Alors que je pensais à ça, une goutte d'eau tomba sur mon visage. Je levai la tête. Une deuxième, puis une troisième et enfin un torrent, il se mit à pleuvoir violemment, il ne manquait plus que ça. En plus mes jambes commençaient à me lâcher, je le savais, je ne tiendrais pas longtemps… Soudain je reconnus le chemin, heureux je me précipitai, ce qui me valut de glisser sur la boue, tombant face contre terre.
