CHAPITRE 19
La soirée se termina sur les coups de 3 heures du matin. Nous avions énormément parlé tous ensemble. Nous leur avions expliqué plus en détail ce qui se passer maintenant.
Nous avions eu le soutien de tout le monde. Malgré la situation, ils étaient tous heureux pour nous sauf Jessica qui était parti plus tôt. Elle nous avait fait clairement comprendre par son comportement et ses réflexions qu'elle n'approuvait pas notre situation.
Du coup, elle était partie vers 23 heures. Sa réaction ne m'étonnait pas plus que cela et ne me fit rien de spécial n'étant pas de grandes amies toutes les deux. Au moins j'avais autour de moi des gens fiables sur qui je pouvais compter à tout moment. C'était rassurant.
Vu l'heure qu'il était, nous préférions tous rester dormir chez Jake. Ça avait été un peu compliqué pour l'organisation – étant donné qu'il vivait dans un studio de 25m², composé d'un coin chambre avec un lit deux places qui donnait sur le salon avec la télé et le canapé qui pouvait se convertir en lit, un petit coin cuisine et la salle d'eau – mais au final nous y étions arrivés.
Edward et moi dormions dans le coin chambre, Kate et Angie dormait sur le clic clac du salon tandis que Seth et Jake avait sorti les sacs de couchage et dormaient à même le sol, ce qui ne devait pas être très confortable.
Je m'endormis rapidement, serrait contre Edward, sa jambe entre les miennes, sa main droite posait sur mon sein gauche sous mon pyjama tandis que sa tête était calé dans mon cou. Ses baisers puis son souffle sur ma nuque m'emmenèrent au royaume de Morphée.
J'avais passé une nuit (enfin une nuit c'est vite dit) assez tendue.
Laissez moi vous expliquer : dormir dans les bras d'Edward était indescriptible. J'aimais sentir ses bras me serrer contre lui, entendre les battements de son cœur, sentir son odeur autour de moi …
Cependant toutes ses choses me mettent dans des états pas possible encore plus depuis que je suis enceinte. J'ai l'impression que ma libido a augmenté en flèche surtout que ça fait 3 semaines que nous n'avons rien fait.
On se faisait des bisous, des câlins mais cela n'allait jamais plus loin. Avec son boulot, mon accident, la séparation avec ma mère, l'annonce à Jake, nous n'avions pas eu l'esprit à cela. Trop de fatigue, de stress. Je savais que ce n'était pas bon pour le bébé toutes ses angoisses et par conséquent mon chéri était très protecteur.
Tout cela ne nous a pas permis de nous retrouver et j'ai l'impression que c'est ce qui nous manque … nous avons besoin de nous retrouver physiquement … j'en ai besoin. Mais bien sûr ce n'étais ni le lieu ni le moment étant donné toutes les personnes présentent autour de nous. Encore une fois, il allait falloir que j'attende, que je sois patiente sauf que je ne savais pas si j'allais y arriver.
Je n'en pouvais plus d'attendre, je ne savais pas pourquoi, qu'est-ce qui provoquait ce
feu en moi maintenant mais j'avais besoin de sentir sa peau nu contre la mienne, sa bouche, ses mains sur moi. J'avais besoin de le sentir en moi, de sentir qu'il m'aime tout autant que je l'aime, de sentir qu'il sera toujours là pour moi, qu'il ne m'abandonnera pas, j'avais besoin de me fondre en lui. J'avais besoin de lui tout simplement.
Me reconnectant à la réalité, je remarquais que Kate et Seth était partie. Ils nous avaient dit qu'ils devait partir tôt le lendemain matin ayant des repas familiales auxquels ils devaient être présents.
Jake en avait profité pour rejoindre Angie dans le canapé-lit. Je me doutais bien que dormir par terre ne devait pas être confortable.
Je regardais ma montre et vu qu'il était 10h. Je regardais les deux loustiques et je voyais qu'ils dormaient à poings fermés. En même temps, avec la cuite qu'ils avaient pris la nuit dernière c'était pas étonnant.
Ils avaient sortis l'artillerie. Plus nous parlions, plus la soirée avançaient, plus ils enchaînaient les verres. Je me doutais que c'était pour se détendre après le début de soirée mouvementée et concernant Jake, je savais qu'il avait besoin de digérer tout ce qu'il avait appris. J'aurais pu, j'aurais fait la même chose.
Je sentis Edward bouger et me rapprocher de lui. Nous avions gardé la même position qu'en se couchant. C'était notre position préférée.
Je sentis sa main droite – qui avait glisser sur mon ventre – se reposer sur mon sein. Rien que la sensation de sa main sur mon sein mit mes sens en alerte. Le manque me faisait perdre légèrement la tête. Je me voyais être prise sauvagement sur ce lit en levrette, le sexe de mon homme s'enfonçant de plus en plus profond dans mon intimité luisant de désir pour lui et m'emmenant au 7ème ciel.
Rien que de penser à cela, mon ventre se contracta et je sentis une première coulée de désir humidifiait mon entre jambe. Je revins à la réalité quand je sentis contre mes fesses, l'érection matinale de mon homme preuve qu'il était déjà disposé à une petite activité physique intense.
Alors sans réfléchir, je me frottais contre lui obtenant un grognement de sa part. Rien que ce son me fit continuer ma manœuvre.
Bells …
Hum …
Arrête … Stp …
Je savais qu'il était réveillé maintenant et plus je me frottais à lui – ignorant ses recommandations – plus son érection durcissait contre mes fesses. Il ne devais pas être très à l'aise …
Tout à coup, il me saisit par les hanches me faisant arrêter mon manège et me chuchota ...
Mais …
ma puce, arrête stp de faire cela, tu sais qu'on ne pourra pas continuer dans tous les cas …
Mais je n'avais pas envie de me stopper pas cette fois. Je me retournais de façon à être en face de lui. Il avait les yeux braquait sur moi et me regardait comme si j'étais la septième merveilles du monde. Il n'y avait que lui pour me faire ressentir cela.
J'en ai envie
Moi aussi … mais nous ne pouvons pas
Si .. il faudra juste être discret
Ma chérie je ne te ferais pas l'amour avec tes amis dans la pièce
Bon j'avoue : faire l'amour avec mon homme alors qu'il y avait Jake et Angie juste à 2 mètres étaient tendus mais bizarrement assez excitant …
Jake et Angie ont pris une telle cuite hier soir qu'ils ne sont pas près de se réveiller et si on est silencieux ça devrait passer …
Bells … non …
Mais ça fait 3 semaines qu'on a rien fait … 3 semaines que tu ne m'as pas VRAIMENT touché … j'ai besoin de te sentir sur moi et en moi … tu n'en as pas envie ?
Sensuellement, je caressais son visage, ses lèvres, son cou. Mes lèvres suivaient le chemin de mes mains. Je le sentais tendus et je savais que ce n'était plus qu'une question de temps avant qu'il cède. Je connaissais mon homme par cœur.
Bells …
J'ai besoin que tu éteigne ce brasier qui grandit en moi …. J'ai besoin de toi .. je veux sentir mes mains sur moi, ta bouche sur moi, je veux te voir dans ta jouissance … je veux te sentir …
Je pris sa main et la fit glisser dans mon bas de pyjama sous mon boxer. J'étais déjà humide.
Je suis en feu … regarde je suis déjà prête pour toi
Oh putain
Tu vois dans quel état je suis …
Et toi regarde le mien
Il prit ma main et la fit passer dans son boxer. Son sexe était dur et énorme. Lui aussi était prêt. Ça faisait tellement longtemps qu'on avait pas fait l'amour qu'un simple touché, une simple parole nous émoustillait.
Je t'en prie, prends moi
…
Je te promets de rester silencieuse … je t'en prie fais moi l'amour …
Et sans m'en rendre compte, Edward se positionna entre mes jambes. Il me regardait avec tellement de désirs dans les yeux que me cœur cognait si fort dans ma poitrine. J'aimais quand il avait se regard. Ce m'excitait encore plus de le voir dans cet état.
Il m'embrassa tendrement mais ce baiser petit à petit prenait de l'ampleur et devint si fougueux que je me retint de pousser un fort gémissement. Rester silencieuse allait être compliqué.
La sensation de sa langue jouant avec la mienne était fantastique.
J'agrippais fortement ses cheveux pour le rapprocher encore plus de moi ce qui provoqua le frottement de nos intimités – encore recouverte de nos vêtements.
Edward émit un grognement tellement sexy. Nous oublions complètement que nous étions pas seul dans la pièce tellement nous étions pris dans notre frénésie.
Il abandonna mes lèvres pour me déshabiller et retirer son boxer avant de me pénétrer avec lenteur. Le sentir progressait en moi avec une telle lenteur me mit au supplice.
Plus vite, je t'en prie … je vais me consumer si tu n'accélères …
Et avant que je ne puisse finir ma phrase, il me donna un violent coup de rein qui le fit atteindre le fond de mon intimité. Je lâchais un cri qu'il étouffa avec un profond baiser.
Il resta immobile le temps que je m'adapte à sa présence en moi. Il déposa des baisers dans mon cou, sur ma poitrine et rien que cela me fit bouger les hanches lui faisant comprendre qu'il fallait qu'il se mette en mouvement.
Ses pénétrations étaient remplis de douceur, de tendresse. Il était en train de me vénérer et ce constat me fit monter les larmes aux yeux …
Edward …
Ressens ma chérie …
Je ressentais. Il était en train de me montrer qu'il était là pour moi, qu'il resterait près de moi jusqu'à ce que je ne le désire plus (ce qui n'arrivera jamais tant que je serais en vie). Il me montrait son amour, son dévouement pour moi. Il fit remonter la couette sur nous pour nous créer un cocon où l'on pouvait s'exprimer.
Je t'aime ma chérie
Edward … je …
Ressens … seigneur …
Il y avait un trop plein d'émotions. Nous allions bientôt exploser. J'aurais voulu que ça dure, que nous rattrapions le temps perdu mais nous ne pouvions pas.
C'était trop intense, trop fort. On se confiait à l'autre, on se rassurait, on se faisait la promesse d'être toujours là l'un pour l'autre, qu'on abandonnerait pas et qu'on ne s'abandonnerait pas.
J'avais le souffle coupé et la respiration d'Edward était particulièrement intense.
Mon dieu Edward …
Viens pour moi …
Plus fort … j'y suis presque
Il accéléra ses coups de rein. J'entendais le lit qui commençait à grincer mais je m'en foutais complètement. Ça n'avait aucune importance. Seul notre plaisir était important et je le sentais qui monté et qui n'allait pas tardé à exploser.
Je vais …. putain …
Bells … lâche toi …. viens
Oh ouuiii … Edwwaarrdd
Merde … Belllaaaa
Nous venions d'atteindre l'orgasme en même temps. J'avais étouffé mon cri contre son épaule tandis que lui me l'avait carrément mordu étouffant le sien. La douleur ne m'avait même pas atteint au contraire elle avait décuplé le plaisir que j'avais ressenti.
Nous étions en train de reprendre notre respiration dans le cou de l'un et l'autre. Au bout d'un moment, Edward se retira à regret de mon intimité nous faisant râler en concert. Il m'embrassa avec délicatesse avant de poser sa tête sur ma poitrine. Je tournait légèrement la tête afin de voir si nous avions été discret et effectivement par un grand miracle nous l'avions été. Jake et Angie dormait toujours profondément. Le souffle de mon homme sur mes seins et ses caresses m'emmenèrent encore une fois au pays de Morphée …
Nous nous étions réveillés quelques heures plus tard. Jake et Angie étaient assis sur le canapé devant deux verres d'aspirine et complètement à la ramasse.
Salut bien dormi ?
Mouais … j'ai juste très mal au crâne
Faudrait que tu penses à ralentir un peu Jake
Mouais … et toi Bells ça été cette nuit ?
Rien que de repenser à cette nuit enfin plutôt à notre début de mâtinée, je sentis mon visage rougir légèrement avec un petit sourire rêveur …
Oui très bien ne t'inquiète pas
Cool alors
Nous parlions encore un peu tous les quatre tranquillement tout en prenant un petit déjeuné tardif. J'aimais l'ambiance qui régnait. J'étais calée confortablement dans les bras d'Edward, sa main câlinant tranquillement mon ventre. J'avais remarqué qu'il adorait faire cela et j'aimais qu'il le fasse. C'était comme s'il se connectait à notre enfant en lui faisant savoir que son papa sera toujours là.
Nous prîmes la route du retour vers 14h ne souhaitant pas prendre les embouteillages et désirant nous reposer tranquillement chez nous, dans notre cocon.
Le trajet avait été beaucoup plus détente que l'aller. Main dans la main avec mon chéri en regardant le paysage tout en écoutant un morceau de classique. Il me lâchait seulement lorsqu'il devait passer les vitesses. C'était reposant.
Une fois arrivé à la maison, nous nous dirigions directement vers notre chambre afin de reprendre plus librement ce que nous avions entamé ce matin. J'avais adoré mais ça n'était pas assez et je savais que pour Edward non plus. Le manque physique était toujours là et je savais qu'il ne nous quitterait jamais.
Nous avions tout le temps envie l'un de l'autre et il allait falloir qu'on apprenne à prendre du temps pour nous deux encore plus avec un enfant qui allait nous prendre tout notre temps et notre attention. Nous ne devions pas nous oublier en tant que couple.
Nous avions fait l'amour toute les nuit sans se retenir de gémir et de crier. J'avais d'ailleurs eu peur un moment que les voisins appellent la police pour tapage nocturne.
Ce voyage nous avait fait du bien. Nous avions pu mettre les choses au clair entre nous. Chacun avait pu dire ses peurs, ses doutes, ses envies et cela dans le respect et la tolérance de l'autre.
Je me sentais beaucoup plus sereine et apaisée au jours d'aujourd'hui. Je profitais pleinement de ma vie, de mon homme, de ma grossesse. Je me liais de plus en plus au bébé. J'aimais me regarder dans le miroir afin de voir l'évolution de mon ventre. Edward avait tenu à prendre mon ventre en photo tout les moins pour garder en souvenir la vision de ce dernier grandir de jour en jour.
Il était au petit soin avec moi. Nous nous amusions souvent à parler à notre enfant et à chaque fois cela me faisait monter les larmes aux yeux. J'adorais le voir parler à son bébé. Il était tellement attendrissant et précieux. Je pouvais déjà sentir tout l'amour qu'il ressentait pour cet enfant à naître. C'était merveilleux.
Edward continuait son stage de psychologie dans le cabinet où il travaillait actuellement. Il était rentré un soir m'annonçant qu'il lui avait proposer un poste à plein temps dans leur cabinet dès la fin de stage étant très satisfait de son travail. Il avait été tellement fier que nous avions fêter cette nouvelle dignement.
Pendant ce temps là, j'avais annoncé au président de mon Université que je décidais de prendre une année sabbatique étant enceinte et souhaitant passé du temps avec mon enfant. Il ne m'avait absolument pas juger et comme j'avais validé ma première année au la main finalement, je pouvais me permettre de mettre mes études de côtés pour quelques temps. Je pensais les reprendre une fois que mon enfant pourra entrer en crèche – soit pas avant ses 2 ans. J'avais vraiment envie de profiter de mon bébé plutôt que de le confier à une inconnue pendant que je serais en cours.
Ma mère n'avait pas été souvent à la maison quand j'étais enfant. Travaillant constamment pour nous faire vivre. Et je savais que cela avait été difficile pour elle. Élever sa fille seule sans personne pour l'aider, ne pouvant compter que sur elle-même. Je commençais à comprendre ma mère. Peut-être que le fait que j'en sois bientôt une y jouait.
Je ne savais pas comment j'aurais fait si j'avais du mener cette grossesse toute seule, l'élever, passer du temps avec lui alors que je devais penser à son avenir et donc travailler pour subvenir à ses besoins.
Je me rendais compte que ma mère avait fait du mieux qu'elle pouvait avec les moyens qu'elle avait. Même si une part de moi lui reprochait d'avoir passer son temps libre à s'amuser plutôt qu'à passer du temps avec moi, une autre ne pouvait que lui dire « merci » parce que je n'avais jamais manqué de rien. J'avais un toit sur ma tête, des vêtements sur mon dos, à manger dans mon assiette, la matériel pour réussir à l'école. Alors certes, j'avais pas son attention, son temps libre mais j'avais son amour. Elle m'avait aimé à sa manière. Et je l'aimais pour cela.
Elle m'avait terriblement manqué – tout comme mes 2 amours. J'avais besoin d'eux dans ma vie, c'était ma famille.
Nous avions repris le contact le jour de mon anniversaire et c'était le plus beau
cadeau que mon chéri m'avait fait ..
FLASHBACK
Nous étions samedi 18 septembre et nous allions fêter mon anniversaire. Nous avions préféré le fêter le samedi. Même si mon anniversaire était le 13, cette année cela tombait à lundi et du coup pas pratique pour réunir tout le monde sachant qu'ils ne vivaient pas tous à Seattle et que le lendemain beaucoup travaillait ou allait en cours.
21 ans.
21 ans en couple avec l'homme de ma vie et bientôt maman que rêver de plus.
J'étais heureuse même si certaine chose manquait à ma vie : la confirmation de la paternité d'Edward et l'absence de ma famille.
Nous en parlions très peu avec mon chéri car il savait comme cela me faisait du mal. J'avais réussi à avoir les petit au téléphone au début du mois grâce à Phil qui avait convaincue ma mère de me laisser leur parler.
Cela m'avait fait tout autant du bien que du mal. Cela faisait 1 mois que je ne l'ai avait pas vu. Je n'avais même pas été présente pour les 1 ans de mon petit frère le 19 Août et ça avait été un déchirement. J'avais pleuré toutes les larmes de mon corps pendant des heures dans les bras d'Edward qui essayait comme il pouvait de me réconforter.
Je sortis de mes pensées en entendant sonner à la porte d'entrée . Tout le monde avait été convié. J'étais contente que tous mes proches prennent du temps pour venir fêter mon anniversaire.
Les invités arrivaient un par un pour me faire la bise et me serraient dans leur bras. Carlisle, Esmée, Emmett, Rosalie, Jasper et Alice étaient les premiers arrivés comme d'habitude. Suivit de près par Jake, Angie, Kate et Seth qui avaient fait le déplacement depuis Vancouver. J'étais heureuse de les revoir et de les présenter à ma seconde famille.
La pièce était remplis de joie, de crie, de rire c'était géniale. Même s'il me manquait une part importante de ma vie, je prenais sur moi et profitais du moment présent.
Une fois tous les invités installés dans le salon – où l'on avait du mettre une seconde table et beaucoup plus de chaises pour accueillir tout le monde – la sonnerie de la porte retentit une nouvelle fois. C'était étonnant. Qui ça pouvait être ? Tous les invités étaient déjà là …
Tu vas ouvrir ma puce ?
Euh .. oui j'y vais
Je me dirigeais vers la porte. Quand je l'ouvris, j'ai cru que mon cœur allait exploser, mes larmes coulèrent sans que je puisse rien faire. Une tornade brune me sautait dans les bras
Belllaaa !
Oh mon dieu … ma chérie
Je serrais aussi fort que je le pouvais ma petite sœur qui pleurait elle aussi dans mes bras. J'étais accroupie par terre. Je sentis les petits bras d'Edgard essayaient de me faire un câlin. Je le pris et l'incluais dans notre étreinte. Sentir leurs odeurs de bébé, leurs bras autours de moi, entendre leur voix, les voir tout simplement était fabuleux.
Edward arriva et fit entrer Phil et ma mère dans l'appartement nous laissant dans l'entrée profiter de nos retrouvailles.
Merci Renée d'avoir accepter de venir
Merci à toi de m'avoir invité et de m'avoir fait comprendre certaine chose …
Je relevais la tête en entendant ses paroles.
C'est grâce à toi qu'ils sont là
Hum …
Oui … Edward m'a appelé dans la semaine pour me dire que vous fêtiez ton anniversaire samedi et que nous devions être là, que c'était important, que nous étions ta famille et que nous devions te soutenir quoi que tu puisses faire comme choix dans ta vie.
Je me relevais tout en gardant mes trésors près de moi et ma mère me prit automatique dans ses bras. Ça faisait tellement longtemps que je n'avais pas sentis les bras de ma mère m'enlaçaient. Je me sentais comme une petite fille dans ses bras.
Je te demande pardon ma chérie pour ma réaction, mon comportement et surtout mes paroles. Je n'avais aucun droit de te juger comme je l'ai fait. Mais j'avais tellement peur que tu reproduises mes erreur.
Mais Edward m'a fait comprendre que tu n'étais pas moi et qu'il n'était en aucun cas ton père. Malgré ton passé, tu es une femme forte, intelligente, si belle, attentionnée, qui a de l'amour à distribuer et tu es entourée, soutenue, tu n'es pas seule comme je l'étais.
Tu seras une magnifique maman et pardonne moi d'avoir dit le contraire. Je sais que tu seras toujours là pour elle ou lui, tu le feras passer en priorité. Tu lui donneras tout ce que je n'ai pas pu te donner. Il ou elle aura une vie remplit d'amour, de tendresse et il sera protéger comme je n'ai pas pu le faire
Maman …
Non écoute moi. Parler à Edward m'a fait du bien. Je me suis rendu compte que j'avais besoin de parler. Finalement, c'était peut-être plus moi qui avait besoin d'une thérapie que toi. Je sais que je n'ai pas été la meilleure mère du monde mais ne doute jamais de l'amour que j'ai pour toi. Je t'aime et je t'aimerais toute ma vie. Je suis fière de la femme que tu es devenue et je remercie chaque jour le Seigneur de t'avoir rendu l'amour de ta vie. Il est bon pour toi. Il est ta moitié et je sais que vous aurez une famille magnifique.
Excuse moi aussi pour t'avoir privée de ton frère et de ta sœur, ils n'avaient pas à payer de ma bêtise. Je sais à quel point tu les aimes et ils t'aiment tout autant. Ils ont besoin de toi tout comme toi. Tu es leur modèle et je suis fière de la grande sœur que tu es pour eux.
C'est pour quoi nous somme là aujourd'hui. Nous sommes ta famille et notre devoir est de soutenir, d'être présent dans chaque étapes importantes de ta
vie. Et je te promets que je ne te décevrais plus. Je serais dorénavant toujours là pour toi, pour vous et pour mon petit fils ou ma petite fille qui va arriver.
A ce moment précis, j'étais heureuse, complète. Tous les gens que j'aimais, qui comptais pour moi été réunit autour de moi.
Je serrais ma mère aussi fortement que je pu. Je savais qu'il allait que nous prenions du temps pour parler mais pour l'instant, je voulais savourer sa présence et notre réconciliation.
J'entendais mon frère babillait dans les bras de mon homme pendant que Victoria rigolait avec Alice et Angie. Ma sœur était très sociable. Elle adorait aller vers les gens, rire, s'amuser. Elle profitait de son enfance et j'adorais voir ça.
Je me séparais de ma mère et me dirigeais vers Edward. Phil prit Edgard dans ses bras et s'en alla vers le salon. Je me jetais sur les lèvres de mon chéri en essayant de lui faire transmettre tout ce que je ressentais.
Je t'aime tellement si tu savais …
Je t'aime aussi
Merci … Merci d'avoir fait ça … merci de me rendre ma famille .. merci d'être toi … merci de m'aimer comme tu le fais …
Tu sais que je ferais tout pour toi mon ange. Je savais que ta famille te manquait. Je te connais et cela se voyait, se ressentait. Il était hors de question que tu fasses tes 21 ans sans ta famille, sans tes 2 amours.
Je t'aime et je t'aimerais jusqu'à mon dernier souffle
Je t'aime aussi
Nous nous embrassions tendrement avant de nous diriger vers notre famille parce que toutes les personnes qui étaient présentes dans cette pièce c'était notre famille. Je savais que je pouvais compter sur toutes ses personnes.
Cet anniversaire était l'un des meilleurs que j'ai passé de ma vie et cela grâce à l'homme de ma vie. Je ne pouvais l'aimer que d'avantage.
FIN FLASHBACK
A partit de ce moment-là, toute ma famille s'impliqua dans cette grossesse.
Ils avaient voulu participer à l'arriver de l'enfant.
Ma famille s'était occupé de tous ce qui était vêtements, jouets et ils avaient acheté tous ce qu'il était nécessaire pour la cuisine et la salle de bain (biberons, appareil de stérilisation, table à linger, serviette, baignoire …). Bien sûr, nous avions – Edward et moi – aussi acheté pleins de petites choses pour notre enfant : des bodys, des bavoirs. Ne sachant pas si c'était une fille ou un garçon, nous avions acheté des vêtements neutres pour l'instant et une fois qu'il ou elle sera né, nous achèterions en fonction.
La famille d'Edward s'était chargé de l'aménagement de la chambre de notre enfant. Nous avions attendu d'être à 6 mois de grossesse pour s'en occuper.
Début Novembre, les quelques travaux pour la chambre commença. Nous allions transformé la chambre d'ami pour notre bébé. Elle faisait 12 m² et elle était assez grande pour se transformer plus tard en une chambre d'enfant. Il y aurait assez de place pour mettre un lit une place, une armoire, un bureau pour ses devoirs de l'école mais bon pour l'instant nous allions déjà en faire une nursery c'était un bon début.
Les murs avaient été repeint dans des tons de beige pour que cela reste assez neutre. Des nuages avaient été dessiné sur les murs. Des étoiles parsemaient le plafond. Quand nous éteignons les lumières, on se serait cru dans le ciel et j'imaginais parfaitement mon enfant s'endormir paisiblement dans son lit douillet. Nous avions mit un parquet chauffant au sol pour qu'il y est toujours une température ambiante dans cette chambre.
Les parents d'Edward nous avait offert la chambre complète que nous avions choisit. C'était magnifique. Un berceau blanc trônait au milieu de la pièce entouré de voile blanche. Une grande armoire était placé sur le côté gauche de la chambre pour nous permettre de ranger la multitude de vêtements que notre bébé possédait déjà. Une petite bibliothèque près de la fenêtre avec de multitudes de livres. Un fabuleux rocking-chair dans un bois vernis était près du berceau. Je me voyais déjà avec mon bébé dans les bras en train de le bercer ou Edward lui donnait son biberon tout en lui caressant son magnifique visage. Il allait être heureux dans cette chambre. Je le savais.
Jake aussi s'impliquait dans cette grossesse. Il avait acheté plusieurs petits vêtements. Ils m'appelaient une fois par semaine pour prendre des nouvelles.
Avec Edward, nous avions décidé d'ouvrir un compte de banque pour notre enfant et d'y mettre de l'argent dessus tous les mois afin qu'à sa majorité, il puisse avoir les moyens de financer ses études, sa voiture, éventuellement un appartement sans avoir à prendre de crédit.
Toute la famille nous avait suivi y compris Jake. Chaque membre mettait 50 euros par mois sur ce compte et les grands-parents et nous, nous y mettions 100 euros. Si on calculait cela faisait une belle somme d'argent : 45O euros par mois, 5400 euros par an et donc 113 400 euros lors de ses 21 ans. Sans compter les Noël, les anniversaires. Je ne m'inquiétais pas vraiment pour son avenir. Je savais qu'il ou elle serait largement à l'abri du besoin.
Concernant Jake, nous lui avions dit que si jamais il n'était pas le père de cet enfant, il n'était pas obligé de mettre de l'argent dessus. Mais il avait insisté en disant qu'il voulait participer qu'il soit le père ou non. Cela nous avait fait plaisir.
L'entente entre lui et Edward était un peu meilleur mais je savais qu'il ne fallait pas trop pousser non plus. Il y avait toujours se doute qui planait au dessus de nos têtes. Ce qui créait quelques fois des légères tensions entre Edward et Jake, Edward et moi, Jake et moi et même Alice et moi.
Toutes les personnes au courant de ce « secret » étaient – on peut le dire – un peu sur tension et même si elles s'impliquaient énormément dans la venue du bébé, elles demeuraient cependant de plus en plus stressés au vu de la date d'accouchement approchée …
