Hello ^^

J'étais censée poster ce chapitre il y a quelques jours, mais des soucis avec mon PC m'ont obligée à retarder la publication. Je n'ai donc pas avancé les suites des fictions "Histoire de famille" et "Seconde chance" comme je l'aurai voulu, ainsi que la traduction de "Pénitence". Mais je m'y remet, donc la suite aura un peu de retard, mais sortira ^^

Ce chapitre ne traite que de Klaus, son passé et ses ambitions. Je répond à plusieurs questions qui se posaient depuis un bon moment, et je commence à introduire le final (qui sera traité dans les deux prochains chapitres).

Comme précisé plus tôt, cette fiction aura 22 chapitres et un épilogue, dont la plupart sont déjà écris.

Enjoy ^^


Klaus voyageait depuis plusieurs jours, dans la vieille charrette qu'il avait volée dans un village voisin. Un châle passé sur les épaules, l'épée dissimulée à l'arrière du chariot, il se faisait passer pour un simple marchand itinérant. Dans le chariot, ses armes, quelques sacs de grain et le corps de la jeune constellationiste récemment soignée. Elle était profondément endormie, la blessure lui ayant couté toute son énergie.

Opale et Saphir, les deux jeunes guérisseuses qu'il gardait enfermées dans une salle de sa forteresse, avait soigné la jeune femme en quelques mouvements. D'abord réticente à l'idée de venir en aide à leur geôlier, elles avaient changé d'avis en voyant l'état de la pauvre jeune femme blonde, captive, comme elles, et l'avait soignée. Pour les récompenser, ayant de toutes façons perdu la forteresse, Klaus leur avait rendu leur liberté.

Il roulait depuis plusieurs jours, et la jeune femme n'avait toujours pas reprit connaissance, mais il savait qu'un tel traumatisme laisserait des séquelles. Lucy s'en remettrait, et lui serait fort utile.

Il avait perdu son armée, sa forteresse principale, et la plupart de ses forces guerrières. Mais son plan suivait son cours, tout allait bien se passer. Il était normal qu'il perde tout, il savait qu'à la seconde où il quitterait la forteresse avec Lucy, Peet s'empresserai de prendre sa place. Mais le petit n'était pas assez fou pour s'opposer à lui, et quand ils réagiraient, il sera trop tard !

Après un moment, il aperçut les palissades du village où il se rendait. Ce village n'avait pas de nom et n'était sur aucune carte. Il se trouvait à proximité de Crocus, sans toutefois être repérables par de potentiels marchands qui circulaient autour de la capitale. Klaus y avait vu le jour et y avait vécu pendant de longues années. Cet endroit était son refuge en cas de dernier recours, le lieu dont il n'avait parlé à personne, pas même ses plus fidèles lieutenants. La discrétion était l'élément majeur de son plan.

Klaus se dirigea vers l'entrée et se fit reconnaitre du gardien, qui esquissa un sourire

- Ben dit donc ! On t'a pas vu depuis un moment ici ! Va falloir que tu nous racontes !

Klaus promit, et l'homme ouvrit la porte des palissades, laissant entre le voyageur et son chariot. Une fois à l'intérieur, Klaus fut accueilli par quelques personnes, images de son passé, attirées par la curiosité. Klaus était un guerrier puissant et rusé, son retour signifiait forcément quelques choses ! Telles des hyènes, les habitants les plus curieux s'attroupèrent autour du chariot en quête de réponses.

Klaus fit un sourire de circonstance, tendu. Ces vautours ne lui avaient pas manqué, mais caché ici, personne ne le retrouvera !

- Klaus Klaus ! Que fais-tu ici ?

- Où étais-tu ?!

- Tu es revenu définitivement ?

- Tu es seul ? Qu'est ce qu'il y a dans le chariot ?!

Klaus soupira un instant puis regarda un a un les villageois. La voisine qui crachait dans son dos, l'ancien instituteur particulièrement sévère avec les élèves peu doués, un ancien camarade de classe qui lançait des rumeurs sur lui afin de le faire punir, et tous les autres, coupables de toutes sortes de geste injustes envers lui.

- Je suis revenu de manière temporaire. J'étais à l'étranger, afin de commercer, et j'y ait rencontré ma fiancée. Elle se repose, derrière, dans le chariot, mais elle est malade, et c'est contagieux. Je vais prendre soin d'elle chez moi, puis nous quitterons le village.

Il fit taire les commentaires d'un geste de la main, s'arrêta devant sa « maison » et appela ses domestiques. Une véritable nuée de serviteurs émergèrent de la maison et firent reculer les villageois. Le regard noir d'un garde lourdement armé suffit à faire fuir les plus craintifs, et Klaus en profita pour rejoindre le bas de son chariot. Il prit sa jeune captive dans ses bras et la porta jusqu'à l'intérieur de sa demeure, laissant ses domestiques refermer la porte derrière lui.

Il ignora lesdits domestiques et se dirigea vers l'étage, déposant la jeune femme sur un lit. Il ordonna à une femme de chambre de rester avec elle, et verrouilla derrière lui. Lucy ne bougerait pas d'ici avant un long moment. Il devait la convaincre de le suivre, et ce serait long, connaissant le caractère de la jeune constellationiste. Mais Klaus était convaincant, c'était même son plus grand atout.

Enfant, il était la risée du village. Chétif, pas particulièrement brillant à l'école, assez associable, orphelin, il n'avait pas d'amis, et une bonne quantité d'ennemis, ayant la fâcheuse habitude de se créer des problèmes. La plupart des élèves l'évitaient, persuadés qu'il était porteur de la maladie qui avait couté la vie a ses parents, et les autres l'humiliait pour le plaisir. Partir avait été la meilleure décision de sa vie.

Il avait eu du mal à quitter le village de son enfance, malgré les souvenirs sombres qui y régnaient. Mais il avait fini par vendre sa maison, ses biens, et était partit sans se retourner. Entrant dans une guilde noire réputée, en tant que porteur d'armes, il avait été pris d'admiration pour un guerrier puissant qui l'avait pris sous son aile. Lui apprenant la maitrise des armes et de la manipulation, le premier lieutenant de la guilde s'était formé un apprenti qui, un jour, deviendrait son propre second.

Il lui avait tout apprit, et avait même partagé avec lui ses rêves de grandeur. Mais, alors qu'il se tenait parmi les plus grands guerriers de ce monde, il fut assassiné sur ordre de son propre chef. Il était devenu trop puissant… Klaus avait ainsi apprit sa dernière leçon : pour régner, il faut être le plus grand prédateur, n'avoir personne au-dessus de soi.

Rusé, il s'était fait passer pour un docile guerrier auprès d'une guilde voisine, et était monté vers les hauteurs assez rapidement. Devenu le meilleur guerrier de la guilde, respecté pour son apparente sagesse, il avait provoqué en duel à mort son propre chef. Incapable de refuser cette provocation devant ses soldats, il avait accepté, et Klaus l'avait tué. Il s'empara ainsi du pouvoir par la force, mais ce n'était pas suffisant. Klaus se souvenait des leçons de son ancien professeur, particulièrement de la dernière. Il devait régner seul.

Il réfléchit alors à un plan, particulièrement bien organisé, afin de devenir le maitre du monde. Il se fit un nom, puis classa ses objectifs. Un à un, il les remplis, et, bientôt, il ne resta plus que le dernier : trouver une constellationiste. Il avait alors fait pister toutes les constellationistes, et avait trouvé Jude, en quête de sa fille, et tout à fait prêt à la marier au premier homme utile qu'il croiserait. Il lui avait offert son aide contre la main de sa fille, prétendument pour l'argent et la gloire. De son côté, il avait acquit cette maison et avait embauché du personnelle.

Lucy était la dernière pièce de l'échiquier, la solution pour dominer le monde. Et Jude avait failli tout détruire, ne comprenant pas l'importance qu'avait sa fille sur cette terre. Une constellationiste avait un don puissant, particulièrement rare et utile. Il dominerait le monde grâce à elle. Mais avant cela, il devait la convaincre de lui obéir.

Klaus savait que convaincre la jeune femme ne serait pas chose aisée. Il était doué pour manipuler les gens, rusé et fourbe, suffisamment pour toujours arriver à ses fins. Mais pour que la jeune femme remplisse correctement sa tâche, il allait devoir lui expliquer son plan dans les moindres détails. Et il était presque impossible de manipuler une personne qui avait toutes les cartes en main.

L'ancien chef des Loups du Nord avait de multiples idées en tête afin de la convaincre. Il commencerait par tenter la corruption, la promesse de richesse et de grandeur, là-haut, à ses côtés. Mais il savait que la jeune femme refuserait : elle était l'héritière d'une immense fortune, possédait un titre, des terres, et était déjà amoureuse. Puis, il tenterait de la raisonner, lui faisant croire que c'était la meilleure solution, ou bien même que ses projets étaient bien fondés, dans le but de sauver le monde ou une bêtise du genre. Peut être qu'il pourrait l'apitoyer avec son passé douloureux, lui faire croire qu'il voulait épargner à tous les petits orphelins un tel destin. Mais la jeune femme risquait fort de ne pas mordre à l'hameçon.

La dernière option qu'il resterait alors au guerrier serait de la convaincre de la manière forte. Pour faire céder une personne, quelle qu'en soit la raison, il faut appuyer sur ses points faibles. Et Lucy en avait, des points faibles. Tous les membres de Fairy Tail, plus particulièrement ses proches, étaient de potentiels points de pression afin de « convaincre » la jeune femme.

Il commencerait par lui promettre que lorsqu'ils domineraient le monde, Magnolia et tout ses habitants seraient épargnés. Une fille parmi tant d'autres, surtout asservie à sa compagne de domination, ne représenterait pas une menace. C'était une concession à faire afin d'obtenir le pouvoir. Et si cela ne marchait pas, alors il attaquerait les proches de Lucy et ferait pression sur elle. Elle était de ceux qui feraient n'importe quoi pour leurs proches, même sacrifier le monde entier pour les sauver. L'amour rendait aveugle, et Lucy allait l'apprendre à ses dépens.

Perdu dans ses pensées, il n'entendit pas l'un de ses serviteurs approcher. Plus tôt, lors de son arrivée, il les avait briffés sur le comportement à avoir pour les prochaines semaines. Lucy était la maitresse de maison, ils lui devaient respect et soumission, mais elle était assignée à domicile et ne pouvait faire passer aucun message à l'extérieur. Ils devaient prendre soin de sa santé comme une véritable princesse, mais uniquement tant qu'elle restait à l'intérieur de la résidence. De nombreux gardes avaient été postés aux quatre coins de la résidence afin de s'assurer qu'elle ne pourrait pas quitter les lieux.

Les serviteurs n'avaient pas cherché à savoir qui elle était, si elle était vraiment sa fiancée, si elle était vraiment malade, où bien la raison de sa présence. Ils s'étaient contenté d'acquiescer et de se mettre au boulot. Lucy était désormais sa prisonnière.

Un jeune homme s'approcha timidement de lui, puis se racla la gorge

- Monsieur. Votre invitée est réveillée.