Le sommeil refusait de venir à lui.
Il faut dire que cette journée avait été riche en rebondissement...
Revoir Takao , se présenter officiellement à Takao, faire équipe avec Takao, prendre la défense de Takao, faire de Takao son ombre...
Perdu dans ses pensées, il ne réalisa même pas que toute ses souvenirs de la journée étaient parasité par le garçon aux yeux de faucon...
Et surtout...
Un sentiment de frustration terrible et inexplicable s'empara de lui...
...Surtout, ce type qui était venu tout gâcher...
Serrant contre lui son lucky item de la journée (dont il était content que Takao ai pris soin pendant son match test contre Miyaji senpai) le nouveau shooting guard de Shutoku se perdit dans ses souvenirs...
(flash back)
Midorima venait de sceller son « pacte » d'ombre et lumière avec Takao quand soudain, le téléphone du brun avait sonné.
Respectant l'intimité de son équipier, Midorima l'avait laisser s'éloigner dans les vestiaire pour prendre l'appel.
Cependant, quand le « faucon de Shutoku » était revenu, c'était d'une voix gêner que le point guard l'avait interpeller :
- hmm...Shin chan ?
- Oui Bakao ?
- Je vais devoir y aller...
- Déjà ? Pourquoi ?
- Soichi est en route , il viens de m'appeler pour me dire qu'il serai là d'ici 5 minute.
- Pourquoi il viens là ce type ?
- Soichi est une personne importante pour moi Shin chan. Il veille sur moi et...
- Tss...Tes fréquentations ne me regardent pas nanodayo ! Je pensais juste que tu resterait un peu...
- hein ?
- Non rien... laisse tomber...
Ils s'échangèrent un bref regard et Takao semblait avoir été sur le point de dire quelque chose quand soudain, une nouvelle voix s'était élever dans le gymnase...
« Nari, c'est donc là que tu attendait ? C'est bien. Tu est prêt ? »
Reportant son attention sur le nouvel arrivant, c'est sans la moindre difficulté que Midorima reconnu le type qui avait accompagner Takao au club.
Le gars qui semblais suivre Takao comme un garde du corps.
Midorima ne savait pas pourquoi, mais il détestait ce type...
Tentant de faire bonne figure pendant que son ombre accueillait (trop) chaleureusement l'indésirable, Midorima demanda :
- On peu savoir ce que vous êtes venu faire ici ?
- Comme Nari a du vous le dire, je suis venu le chercher pour le ramener chez lui.
- Parce qu'il ne peu pas le faire seul peut être ?
- Non.
- Hein ?!
- Je n'ai rien a te dire de plus. Mais je suis responsable de Nari. Mais toi, qui est tu pour lui ?
- …
Voyant que le vert semblait hésiter à répondre, le plus âgé des trois adolescent laissa apparaître un furtif sourire avant de déclarer : « Je me disais bien...Maintenant si tu permet, nous allons partir. J'aimerais le ramener chez lui avant qu'il fasse trop sombre. »
Sur ces mots, indésirable avait inciter le point guard à le suivre.
Ce que le petit brun avait fait après avoir saluer Midorima d'un sourire un peu embarrassé...
Après ça, le gymnase de Shutoku s'était retrouvé submerger par le silence...
(fin du flash back)
Et à présent, c'était la chambre du shooter qui était plonger dans le silence tandis que son esprit se noyait dans d'intarissables questions...
Qui était vraiment ce « Soichi » pour Takao ?
Pourquoi Takao avait il besoins d'être raccompagner à la fin de l'entraînement ?
Pourquoi un type s'en était pris à Takao le jour de leur rencontre ?
Quel était le prix a payer pour utiliser les yeux de faucons de Takao ?
Qu'es ce qui avait motiver le faucon à accepter de devenir son ombre ?
Pouvaient ils vraiment devenir un duo ombre et lumière aussi redoutable que le premier tandem du possesseur du titre ?
Tellement de questions, si peu de réponse et la seule certitude qu'il n'était certain de rien tourmentaient l'esprit du miracle aux cheveux vert.
Tendis qu'il tournais et se retournait dans son lit, il se rendit finalement compte que toutes ses pensées ne tournais qu'autour de son ombre.
Un garçon qui , pour lui , était pour l'instant, un parfait inconnu.
Instinctivement, les paroles de Miyaji lui revinrent en tête et le visage du Shooter miracle s'empourpra.
D'un geste brusque à ce souvenir, le vert attrapa un oreiller pour étouffer un juron.
« Miyaji san dit des choses complètement absurdes et indécente, nanodayo! » songea t'il avec agacement.
Perdu comme il était dans ses divagations, le vert ne fit pas vraiment attentions à ce qui l'entourais jusqu'à ce qu'une voix féminine ne l'interpelle...
« Shintaro ? Je peu entrer ? »
Relevant le visage de son oreiller, c'est de sa voix la plus posée que le vert répondit : « c'est ouvert mère, entrez »
obéissant à l'injonction qui lui avait été faite, une femme entra.
Elle avait le même regard et la même couleur de cheveux que son fils.
Une fois dans la chambre, la jeune femme s'assit sur le lit et pris la parole :
- Shintaro.
- ...
- Shin, mon lapin regarde moi.
- Mère je vous ais déjà dit de ne pas m'appeler comme ça !
- Navré mon grand. Mais je savais que c'était la seule façon de te faire réagir.
- …
- Shintaro...tu m'en veux encore ?
- Votre repas est dans le micro onde. Celui de père aussi. Vous devriez aller manger.
- Shintaro... Ne soit pas comme ça... Tu sais que les opérations que fait ton père sauvent des vie. Et moi je...
- Et vous « réparez les esprit et les âmes » oui , merci, je sais. vous me l'avez déjà répété des centaines de fois.
- Shintaro , mon cœur... écoute, je suis désolé...Je sais que tu voulais qu'on se fasse une soirée tout les trois mais... Oh ! Mais c'est «Mr Freezy » ?
Rivant son regard sur le pingouin en peluche que sa mère venait de désigné, le shooter miracle répondit de façon évasive :
- C'était mon lucky item du jour. Vous pouvez le reprendre pour vos patient je n'en ai plus besoin.
- Quoi ? Ne dit pas de bêtise mon chéri, comme si je pouvait te prendre ta peluche favorite...
- Je me fiche de ce truc ! C'était juste mon lucky item ! Ce n'est pas comme si passer aujourd'hui, j'allais en faire grand cas ! J'ai 16ans nanodayo ! Et je...
- Mais tu est très seul...
- Tsss quel rapport avec...
- Shintaro...Je sais , et tu sais très bien ou je veux en venir. Tu est peut être grand mon garçon mais au fond, tu reste toujours mon petit garçon dont j'ai toujours raté tout les match et qui à peur des gens...
- Je n'ai pas peur des gens ! Et je ne suis plus un enfant ! Je...
- Vraiment ? Alors pourquoi a tu besoin de trouver du réconfort dans cette peluche que t'a offert ton premier capitaine ?
- Je n'ai pas besoin que cette peluche m'apporte du réconfort ! Je ne suis pas un de vos patients ! Et vous êtes mal placer pour parler de Nijimura senpai ! Lui il se souciait des miracles ! Il se souciait de moi ! Cette peluche il me l'avait offerte après que je me soit blesser à mon premier match officiel ! Match au quel, ni père, ni toi n'avez assister ! Nijimura est monter dans l'ambulance avec moi et a veiller sur moi toute la journée ! Rappelez moi quand vous êtes venue me voir ?
- Shin...
- 82heure après. Il vous a fallut 3 jour pour aller voir ton propre fils. Alors que père et vous travailliez dans l'hôpital.
- Shintarô...Nous étions...
- 3 JOURS.
- …
- Je n'ai pas besoins que vous vous justifiez pour père et vous de votre absence de l'époque. Je vis dans le présent. Mais cessez d'essayer de me traiter comme un petit garçon quand ça vous arrange. Continuez plutôt de jouer les mères par procuration avec les enfant et adolescents qui vous servent de patients. Parce que disons le clairement, si j'ai eu une figure parentale dans ma vie, ça à été Nijimura Senpai.
- …
- …
- Je vois... désolé Shintaro. Mais tu sais... ton père et moi... nous t'aimons de tout notre cœur et...
- tss... Les enfant ça vous allait bien de les faire mais vous ne vouliez pas vivre avec...
« Retire ça tout de suite ! »
Surpris par la colère de sa mère (d'ordinaire si calme) l'adolescent la fixa d'un ai interdit.
Ce qui donna l'opportunité à la mère de famille de déclarer d'un air déchirant : « Shintaro, je ne suis peut être pas la mère de l'année et j'ai bien conscience que les carences sociales dont tu souffre est dù en grande partie au fait que tu ai du t'élever et t'instruire de façon autodidacte. Cependant, ne vas pas insinuer un seul instant que c'est le développement que ton père et toi voulions pour toi ! Nous avons toujours chercher à t'offrir le meilleur et... »
à ce stade , Midorima ne pu plus se retenir et interrompis sa mère...
« mais moi, je ne voulais pas le meilleur ! Je voulais une famille ! Je voulais avoir des parent ! »
ces mots étaient sortis de la bouche du shooter avant qu'il ne puisse même le réaliser.
Et quand il le fit, il s'en voulu instinctivement en découvrant l'expression sur le visage de sa mère.
Dès lors, un épais silence pris place entre le shooter et sa mère.
Alors qu'il cherchait ses mots pour rattraper ce qu'il venait de dire, le miracle eu la surprise de voir sa mère se rapprocher de lui et le prendre dans ses bras.
Il s'apprêtait d'ailleurs a protester mais sa mère le priva de cette opportunité en prenant la parole :
- Shintaro...Mon garçon... Je te demande pardon...
- …
- Tu sais, ton père et moi on... Ce n'est pas facile pour nous après …
- Je sais...
- Mais nous t'aimons Shintaro. Ton père ne c'est juste jamais remis de Shoota ...Et... Moi non plus... Travailler comme nous le faisons est notre façon de nous protéger de nos douleur passer et...
- comment il était ?
- Hein ?
- Shoota. Comment il était ? Je lui ressemble à ce point ? Au point que vous cherchiez toujours à me fuir tout les deux ?
- …
- mère ?
- Je suppose... si il avait survécu... vous vous ressembleriez sûrement comme deux goutte d'eau physiquement
- j'aurais voulu le connaître plus...
- je sais Shintaro.
- Dites mère...
- oui ?
- Vous n'êtes jamais déçu ? Que ce soit moi et pas Shoota qui...
- Shintaro, ne finis pas cette phrase.
- Mère ?
- Shintaro, comment veux tu comparer ? Shoota était...nous l'aimions de tout notre cœur et sa perte nous à laisser inconsolable on ne peu pas le nier. Mais … Shintaro, comment veux tu qu'une mère puisse envisager ce genre de chose ? Préférer qu'un de ses deux fils soit vivant plutôt que l'autre ?
- …
après un nouveau silence, midorima rendit l'étreinte à sa mère avant de murmurer : « désolé mère...ma question était... »
cependant, la mère de famille l'interrompit en douceur …
« ne t'excuse pas mon trésors... c'est la solitude et le sentiment d'abandon qui ont guider ton questionnement. Et pour ça, tu as raison, je suis en faute. J'aimerais tellement que tu soit heureux Shintaro... que tu te trouve de vrais amis sur qui compter et une personne cher à ton cœur ...»
en disant ça, la mère du miracle aux cheveux vert une légère bise sur le front du joueur de shutoku.
Comme elle le faisait quand il était tout petit...
ceci fait, elle se redressa et pris la direction de la sortie de la chambre.
Arriver au seuil de la pièce cependant, la mère du shooter se stoppa et déclara :
« mon cœur... je regrette de ne pas avoir été là ce soir pour t'accueillir et je sais que ton père aussi. Alors je me disait... Samedi prochain...ça te dirais que je prenne ma journée pour que l'on la passe ensemble ? Je pourrais convaincre ton père et nous pourrions faire des choses comme de vrai parents devrait le faire...ça te plairait ? »
cette questions pris de court le miracle qui ne pu que bafouiller maladroitement : « si...si vous n'avez rien de mieux à faire je...enfin... au pire j'irais faire des paniers avec Takao ou... »
cette phrase piqua la curiosité de Mme Midorima qui demanda d'un air surpris :
- « takao » ? qui es ce ?
- Un camarade de mon club de basket.
- Alors c'est ton ami ?
- Hein ?
- Shintaro tu t'es fait un ami ? J'adorerais le rencontrer.
- il...ce n'est pas encore un ami. Juste un camarade de basket.
- Tu m'en dira temps.
- Que veux tu dire ?
- Que si tu n'avait pas déjà envie d'être son ami tu n'aurait même pas mentionner son existence.
Cette réflexion scandalisa l'adolescent qui en perdit ses mots.
Amuser par la réaction de son fils Mme Midorima se permit un léger sourire avant de déclarer : « alors faisons ça : samedi, journée en famille. Attends toi à ce que je te pose des questions sur ton club et ce … Takao . »
Ayant lâcher ces mots, Madame Midorima sortit définitivement de la chambre .
Laissant son fils seul avec sa peluche lucky item et une seule question en tête : pourquoi n'avait il pas pu s'empêcher de parler de takao ?
