15.

(Chapitre surprise !)

Scott + Jackson

Je fus réveillé par le soleil et la première chose que je vis fut un haut plafond magnifiquement orné qui n'était pas celui de ma chambre.

Je me redressais doucement en éloignant les couettes duveteuses quand une décharge douloureuse, dans le bas de mon dos, m'arracha un geignement plaintif.

Putain, il y était pas allé de main morte cette nuit ! J'avais mal partout et j'étais vraiment épuisé…

Les images de la nuit dernière me revinrent subitement en mémoire ainsi que les souvenirs des caresses et des baisers échangés et je n'avais pas besoin de me voir pour savoir que j'étais aussi rouge qu'une tomate sur le point d'exploser.

Je couvris mon visage avec mes deux mains en secouant la tête en espérant que ça ferait disparaître ma gène.

Je jetais un regard furtif, à travers mes doigts, à la silhouette endormis à côté de moi qui semblait être joyeusement prisonnière du pays des rêves.

Une partie de moi avait encore du mal à croire à ce qui s'était passé la nuit dernière et j'en venais à songer que j'avais totalement rêvé les dernières heures.

Mais la douleur dans le bas de mon dos ne laissait pas vraiment de place au doute.

Je me fis violence pour ne pas succomber à la paresse et m'emmitoufler sous les couettes avec lui, et tentais de sortir du lit sans faire de bruit.

Une fois les deux pieds posés sur le sol, je me dirigeais vers l'immense salle de bain de Jackson pour me doucher.

Mon dieu mais ça servait à quoi d'avoir une salle de bain aussi grande qu'un vestiaire municipal juste pour une seule personne ? Les riches avaient vraiment une drôle de façon de penser…

Une fois sous le jet d'eau chaude, je commençais à me détendre enfin et essayais tant bien que mal de remettre de l'ordre dans ma tête.

Je devais reconnaître que c'était plus que bienvenu de ne pas attendre des plombes que l'eau chaude n'arrive.

Je regardais un peau autour de moi et je me mis à ricaner tout seul au nombre affolant de produits qu'il possédait rien que pour la douche.

Je me demandais si ce n'était pas trop de travail inutile pour quelqu'un de déjà magnifique naturellement.

Je finis par sortir de la salle d'eau, parfaitement propre avec le même parfum boisé que lui et c'est là que je pris conscience de l'aspect que j'avais en rencontrant mon reflet.

J'avais des marques bleutés qui fleurissaient un peu partout sur mon corps avec des traces de morsures superficielles.

Seul mon visage et mes avant-bras étaient épargnés. Je grognais face à l'aspect que je donnais en pestant intérieurement contre Jackson.

Dios mio, il n'avait vraiment aucune pitié ! La concentration principale de marques se situait au niveau de mon cou. J'avais l'impression d'avoir servis de repas à un vampire !

Je levais les yeux au ciel en grommelant avant de sortir de la salle de bain en me demandant comment j'allais pouvoir dissimuler tout ça.

Cette marmotte était toujours en train de roupiller et il était tellement beau en cet instant que mon sourire fleurit instantanément, toute colère brusquement oubliée.

Mon estomac commençait a gronder alors je me mis en tête de faire au moins le petit-déjeuner en attendant son réveil.

Ça me permettait de faire un peu le point dans ma tête et de m'entraîner à lui gueuler dessus tout en ignorant son magnifique corps et son air de play-boy.

Je descendis à la cuisine et farfouillais dans les placards à la recherche d'idées. Je n'étais pas un excellent cuisinier mais je savais quand même me débrouiller un tant soit peu. Solitude d'enfant d'infirmière oblige sans doute, je pouvais quand même faire les choses les plus basiques.

Putain, ça se voyait qu'il était riche ! Son frigo dégueulait de nourriture colorée et fraîche, ses placards étaient garnis de produits coûteux et d'accessoires de cuisine dernier cri.

Même la vaisselle avait l'air plus précieuse et plus cher que ma propre vie ! C'était bien simple, si je cassais quelque chose dans cette pièce, mon existence entière ne suffirait pas à rembourser ne serait-ce qu'une seule cuillère.

J'eus une brusque hésitation, je ne voulais pas prendre le risque de passer pour un sans-gêne et m'incruster mais mon estomac criait famine et ça lui ferait surement plaisir d'avoir un petit-déjeuner à son réveil.

Je me mis en tête de faire des toasts, des œufs brouillés et du bacon. C'était classique, simple à faire.

Je venais à peine de finir la cuisson des morceaux de bacon et m'attaquais maintenant aux œufs brouillés avec une concentration exemplaire.

- Mathilde, je vous avais dis de ne pas venir aujou-…

Sa voix mourut dans sa gorge au moment où nos regards se croisèrent.

Une femme se figea brusquement à l'entrée de la cuisine et écarquilla les yeux. Je ne savais pas vraiment qui d'elle ou moi étions le plus choqué.

Elle semblait être un peu plus jeune que ma mère, avec un chignon parfait et une tenue tout aussi sophistiquée. Elle était également entourée par une effluve florale qui allait parfaitement bien avec la douceur de ses traits.

D'un point de vue extérieur, la situation était étrange…

Une femme blanche, blonde, aux yeux bleus et aux airs bourgeoises devant un ado qui est typé espagnol dans une cuisine super chic, on aurait dit le début d'une blague de mauvais goût…

- Je suis pas un squatteur, ni un cambrioleur madame. Ne pus-je m'empêcher de me justifier.

- Tu es un ami de Jackson ? Demanda-t-elle toujours surprise.

- Hm… Oui madame.

Elle me regarda de haut en bas avant de s'approcher doucement comme si elle craignait de m'effrayer.

- Tu es le garçon qu'il a embrassé sur le terrain de crosse, hier ?

Le rouge me monta à une vitesse faramineuse au point d'en avoir la tête qui tournait.

Je finis par acquiescer timidement. Elle me fit un sourire doux et s'arrêta à mon niveau avant de fixer ce qui trônait dans la poêle.

- Tu prépares le petit-déjeuner ?

- Hm… Oui… Vous en voulez ? Demandais-je stupidement.

Elle haussa les sourcils un court instant et finit par hocher la tête positivement. J'ouvris le frigo pour prendre des ingrédients supplémentaires tout en essayant d'ignorer le regard fixe sur mon dos.

Je me mettais en pilotage automatique par prudence. Je n'osais même plus respirer normalement. Je me contentais de préparer à manger bêtement comme un robot sous son regard attentif.

Un silence, un peu gênant, envahit la cuisine. Je ne savais pas bien quoi faire pour meubler sans paraître trop étrange.

- Tu cuisines souvent chez toi ? Questionna-t-elle pour détendre l'atmosphère sans doute.

- Oui, ma mère n'est pas souvent à la maison alors…

- Qui est ta mère ? Je la connais peut-être.

- L'infirmière en chef du Beacon Hills Hospital, Melissa McCall.

- Vraiment ? Tu es le fils de Melissa ? Demanda-t-elle en se redressant sous la surprise.

- Oui, je suis Scott.

- Eh bien enchantée Scott McCall, je suis Susan Whittemore, je suis l'avocate principale de l'hôpital de Beacon Hills et la maman de Jackson.

J'en étais sûr !

Cette prestance, ça ne pouvait être que la mère de Jackson. Même si elle n'étais pas sa mère biologique, Jackson lui ressemblait quand même beaucoup.

Elle me tendit sa main et, inconsciemment, je la pris.

- On a engagé un nouveau cuisinier ? S'enquit une voix masculine.

Un homme entra dans la pièce et je n'eus aucun mal à le reconnaître.

David Whittemore était un homme qui paraissait super froid et imperturbable en toute circonstance.

La première fois que je l'avais vu, j'avais eu le sentiment qu'il n'était pas une bonne personne mais c'était surement parce qu'il avait permit à mon père d'obtenir ma garde.

Il me fixa un moment et me fit un petit sourire chaleureux. Je commençais à comprendre qu'il devait être quelqu'un qui savait parfaitement dissocier sa vie professionnelle de sa vie personnelle.

- J'ai l'impression de t'avoir déjà vu ?

- C'est le petit-ami de notre fils, David. Il s'agit de Scott McCall.

Il haussa les sourcils en fixant sa femme qui lui fit un doux sourire et reposa son regard sombre sur moi. Malgré les rides qu'il arborait, il restait quelqu'un de très élégant.

- Que fais-tu de bon ? Demanda-t-il en jetant un œil dans l'assiette de sa femme.

- Des œufs brouillés et du bacon, vous en voulez ?

- Ma foi, volontiers ! Ça me permettra de me requinquer avant le travail.

- Je croyais que tu ne devais pas travailler aujourd'hui, David. Grimaça Susan.

- Le devoir m'appelle, chérie. Et le tiens aussi.

Elle poussa un soupir et ignora la remarque avant de planter sa fourchette dans une tranche de bacon.

J'imaginais que, pour des avocats de renom comme eux, ça ne devait pas être simple de se retrouver en famille.

On finit par se mettre à table et ils me questionnèrent à propos de ma scolarité, mes amis et même Jackson.

- J'imagine que notre fils ne t'a pas beaucoup parlé de nous. S'enquit David.

- Il n'est pas très bavard sur les sujets personnels.

- Ça c'est sur. Bougonna Susan.

- J'espère qu'il ne t'a pas trop fait de misère, il peut être quelqu'un de très… fougueux.

Je faillis recracher mes œufs brouillés tant j'avais envie de rire. En effet « fougueux » c'était un bon mot pour le caractériser.

Je les rassurais avec un sourire et David changea de sujet pour d'autres plus léger.

Le couple Whittemore était vraiment agréable. Très loin des clichés habituels des richards insupportables et arrogants de San Francisco ou même de Jackson, en vérité.

En parlant du loup… Il entra dans la pièce avant de se figer en nous voyant.

Il sortait de la douche et arborait son parfum boisé si caractéristique, il portait l'une des tenues les plus simple que j'ai vu sur lui t-shirt uni, jeans simple…

Même avec seulement ça il me faisait baver avec ce sex-appeal débordant. Le Monde était parfois si injuste…

Il s'installa à côté de moi avec un air confus plaqué sur son visage et je lui déposais une assiette devant le museau.

- As-tu bien dormis, mon fils ? Demanda Susan l'air de rien.

- Peu. Lâcha-t-il en me lançant une œillade.

Je rougis instantanément et tentais de le dissimuler derrière ma tasse mais, au petit sourire de sadique de Jackson, il m'avait grillé.

- En tout cas, je suis fier de toi Jackson. Tu as très bien joué ce match. S'enquit David.

Je ne savais pas vraiment le dire avec certitude mais il semblait il y avoir une gêne entre ces trois là. Je ne parvenais pas à comprendre pourquoi il semblait y avoir un tel mur entre eux.

Susan et David affectionnait vraiment beaucoup leur fils vu la manière dont ils me parlaient de lui tout à l'heure. Jackson n'était pas très causant sur le sujet mais j'avais fini par lui tirer quelques vers du nez. Il aimait beaucoup ses parents même s'il se refusait à l'avouer.

Le manège dura quelques minutes avant que Susan et David ne débarrasse le plancher comme si quelqu'un les chassait.

Une fois juste nous deux dans la cuisine, mon corps se détendit et je fixais Jackson sans comprendre. Il poussa un soupir et haussa les épaules en continuant à manger comme si rien ne s'était passé.

Je n'étais pas dupe pour autant son corps s'était détendu aussitôt ses parents hors de notre champs de vision.

Si je comprenais les raisons subites de ma détente une fois le couple Whittemore parti, je n'étais pas tout a fait sûr des siennes.

- Il vient de se passer quoi ?

- Rien, oublie.

- Mais…

- J'espère que ton cul ne souffre pas trop. Minauda-t-il en croquant dans un fruit.

Il me fixait comme si j'étais quelque chose de délicieux et ma rougeur revint en un éclair. J'avais des frissons partout et je me demandais sincèrement comment il pouvait réussir à toujours m'avoir de cette façon.

- Je préfère pas en parler… Grognais-je face à son sourire.

- Va falloir que tu t-y habitue, j'ai pas fini de t'embêter avec ça.

- Tu ne t'entends pas avec tes parents ? Demandais-je malgré ma gêne évidente et surtout pour changer de sujet.

Je n'arrivais pas à comprendre comment me parler de ses parents biologiques pouvait être plus faciles que ses parents adoptifs. Plus ça allait et moins de comprenais.

- Laisse tomber, on fait quoi aujourd'hui ? Grogna-t-il.

Son sourire et son regard moqueur avait brutalement disparu. J'étais dévoré par la curiosité mais je ne voulais pas le mettre mal à l'aise, non plus.

Je décidais donc de lâcher l'affaire et haussa les épaules en terminant mon assiette.

- J'en sais rien, Stiles est avec son père, Isaac en raid et Liam doit repartir en fin de journée alors je pensais aller lui dire au revoir…

- T'es en train de me dire qu'on va devoir se trimballer ce gars ?

- Euh… Ben t'étais pas prévu.

- Comment ça, « j'étais pas prévu » ? S'écria-t-il courroucé. C'est les vacances, tu croyais quand même pas qu'on allait les passer séparément ?!

Et le voilà qu'il s'emportait déjà tout seul pour rien. Je dû faire appel à toutes les forces du Destin pour ne pas lever les yeux au ciel.

- Viens si tu veux mais t'as pas intérêt a jouer les insupportables.

- Comme si je l'étais. Lâcha-t-il avec arrogance.

Oui genre… totalement. Cette pensée dut être assez évidente parce qu'il se contraria automatiquement.

- Puisque c'est comme ça je viens pas. Bouda-t-il.

- Ben viens pas alors ! Râlais-je tout autant.

- Mais t'y va pas non plus. Ordonna-t-il.

- Quoi ? Comment ça ?

- Tu crois que je vais te laisser être seul avec ce type ? T'es fou ?

Il m'agrippa le cou et en moins de temps qu'il n'en faut pour dire « Quidditch » on commença à se chamailler comme des gosses.

Il y avait encore beaucoup de choses que je ne savais pas sur Jackson mais j'avais au moins toutes les vacances pour découvrir les quelques secrets qui faisaient de lui l'homme dont j'étais tombé amoureux.

Fin Scott + Jackson.


Isaac + Cora

- Je savais pas que tu connaissais Allison. S'enquit Cora avec une neutralité absolue.

Elle avait le regard braqué sur moi, les bras croisés sous sa poitrine et semblait avoir attendu un bon moment que je sorte de la douche pour m'embusquer comme un prédateur.

Je me frottais le visage avec la serviette qui avait servi à sécher mes cheveux et me dirigeais vers mon armoire en feignant la nonchalance.

- Alors ? S'impatienta ma petite-amie.

- Oui je l'a connais.

- Comment ?

- Je l'ai rencontré il y a quelques années chez Scott, leurs parents sortent ensembles. Soupirais-je.

- Elle est cool ?

Je la fixais un instant mais elle ne montra absolument rien.

- Oui elle est cool. Lançais-je en haussant les épaules.

- Et elle est jolie ?

- Oui plutôt.

J'avais dis ça de la manière la plus innocente possible pour ne pas m'attirer ses foudres mais ce fut peine perdue, elle me fixa comme un aigle fixait ses proies.

- Tu lui parles souvent ?

Donc elle pensait savoir quelque chose et voulait que j'avoue on ne savait quoi...

Cora n'était pas le genre de fille a tourner autour du pot sauf quand elle n'était pas sûr de vouloir connaître les réponses.

Je ne lui avais jamais parlé de mes discussions avec Allison parce que je savais qu'elle se serait énervée et qu'elle aurait voulu savoir ce qu'on se disait mais je ne voulais pas lui montrer.

Ni à elle, ni à personne d'ailleurs.

- De temps en temps. Hasardais-je.

- Pourquoi ?

- Parce que c'est mon amie.

- Ce n'est pas la mienne.

- Oui mais c'est la mienne.

Je n'aimais pas du tout la manière qu'elle avait de me faire comprendre que, parce qu'elle ne la connaissait pas, je n'avais pas le droit de lui parler non plus.

Je ne faisais absolument rien de mal ou de regrettable dans son dos, je parlais juste avec une amie.

Je savais bien que la contredire ne ferait que l'énervait mais je ne savais pas comment le lui expliquer.

- Vous parlez de moi ?

- Pourquoi tu veux qu'on parle de toi ? Demandais-je confus après un moment.

- Donc vous ne parlez pas de moi ?

- Tu veux qu'on parle de toi ?

Elle réfléchit un moment.

- Je pense que les deux me gonflerait tout autant.

- Je discute simplement avec une amie, je ne fais rien de mal et je ne te suis pas infidèle, si tu te poses la question.

Autant entrer directement dans le vif du sujet.

Son regard s'assombrit nettement et, si j'ignorais qu'elle pouvait être méfiante jusqu'alors, ce n'était clairement plus possible de l'ignorer à présent.

- Mais… je suis pas inquiète. Mentit-elle difficilement.

Ça l'inquiétait mais elle préférait mourir plutôt que de l'avouer. C'était du Cora tout craché.

- Je préférais être honnête, sait-on jamais.

- Il se passe vraiment rien entre vous ? Demanda-t-elle ne plissant le regard.

- Rien du tout, Cora.

Elle me regarda un moment avec un air pensif sur le visage avant de quitter ma chambre sans un mot.

Elle finit par revenir et prit mon visage en coupe avant de m'embrasser. Elle s'apprêta à repartir quand je l'arrêtais net.

- Cora, tu es ma petite-amie, j'ai pas besoin d'un rappel. Je dialogue juste un peu avec une amie, tu n'as vraiment pas à t'en faire là-dessus.

Elle passa par toute une palette d'émotions avant de planter son regard pénétrant dans le mien.

- Je te fais confiance là-dessus, Isaac. Je ne suis pas inquiète.

Elle m'embrassa à nouveau, avec un petit sourire cette fois-ci, et quitta ma chambre avec plus d'assurance que son départ précédent.

Je finis par pousser un petit soupir avant de m'affaler sur le lit et d'ouvrir mon ordi.

[A.A : Devine qui est arrivée première au concours de tir à l'arc au classement national ? :D

I.L.H : Ça c'est génial ! ça veut dire que tu peux tirer sur qui tu veux sans craindre les flics ?

A.A : Si seulement c'était possible mais c'est pas le cas, je suis toujours aussi désespérément soumises aux lois des mortels xD

I.L.H : Courage, tu finira par trouver un moyen d'obtenir l'immunité diplomatique :D ]

Peu importe dans quel état j'étais, chacune de mes discussions avec Allison, même les plus superficielles, me redonnait le sourire.

Je ne faisais rien de mal, je ne faisais que discuter avec elle de temps en temps. Ça n'avait rien de romantique, enfin pas vraiment.

Elle comptait rester en France de toute façon et je ne comptais pas la suivre ou quoi que ce soit d'autre.

J'étais bien où j'étais à Beacon Hills avec Cora, la famille Hale et mes frères de cœur. Je ne comptais pas changer mes habitudes.

J'avais juste besoin d'Allison pour mon équilibre personnel mais je ne voulais pas qu'on se méprenne à son sujet alors je préférais ne rien dire à personne.

Scott me ferait la morale, Stiles irait de ses petits commentaires et Cora en ferait tout un foin alors Allison restait un de mes secrets.

Je ne savais même pas si on se reverrait un jour alors bon… C'était vraiment pas si grave.

L'important, c'était que ces moments étaient thérapeutiques pour moi, un peu comme une bouffée d'oxygène. J'en avais seulement besoin de temps à autres.

J'envoyais un rapide texto à mes amis pour les rejoindre au parc et m'empressais de mettre mes baskets quand mon ordinateur m'indiqua que je venais de recevoir un nouveau message d'Allison.

[A.A : Isaac, ma mère a décidé de partir faire ses recherches sur les roches en Russie pendant 3 ans :O

I.L.H : C'est super :D Elle doit être ravie !

A.A : Elle attendait cette opportunité depuis tellement longtemps !

I.L.H : C'est pour quand le départ alors ?

A.A : Cet été, ce qui est chiant c'est que la ville est plutôt haut en altitude et qu'il n'y aura pas beaucoup de réseaux…

I.L.H : T'inquiète, on trouve toujours un moyen de communiquer même si ce sera plus rare.

A.A : Oui tu as raison :)

I.L.H : En tout cas tu me ramènera des photos, hein ? Me laisse pas en rade !

A.A : De quoi tu parles ?

I.L.H : Ben de là où vous serez, ta mère et toi.

A.A : Ah non, tu n'as pas compris, je ne vais pas avec elle.

I.L.H : … Tu restes en France alors ? :o

A.A : Non, je retourne chez mon père.

I.L.H : Comment ça ? O.O

A.A : Ben je vais faire ma dernière année à Beacon Hills, avec toi quoi :)

I.L.H : MAIS C'EST GENIAL ! :D

A.A : Oui j'ai hâte d'y être. Je dois y aller, je vais manger avec ma mère. Bisous 3

A.A s'est déconnecté(e).]

J'étais vraiment très heureux ! Allison allait revenir vivre à Beacon Hills et on allait enfin se revoir.

Elle qui n'arrêtait pas de dire que son père lui manquait terriblement…

Elle qui ne cessait de me dire que la paisible vie de Beacon Hills et le climat californien lui manquait énormément.

Elle qui rêvait qu'on se revoit pour pouvoir me trimballer partout avec elle et me montrer son expérience au tir à l'arc.

Elle qui ignorait que je sortais avec Cora…

Oh merde, j'étais mal…

Fin Isaac + Cora.


Derek + Stiles

- Très bien, attend ici l'arrivée du sheriff.

La femme referma une des menottes à mon poignet et l'autre à la table d'examen avant de quitter la salle d'interrogatoire.

L'appréhension commençait à doucement monter, a mesure que les minutes défilés. Je n'avais pas revu Noah depuis ce fameux soir où il m'avait jeté hors de chez lui après la pire erreur de toute mon existence.

Je l'avais bien aperçu lors du match de crosse mais j'avais fais attention à ne pas rentrer dans son champ de vision et à être le plus loin possible pour lui éviter toute contrariété.

Je bloquais mon regard sur la table blanche et soupirais doucement. Je ne regrettais absolument pas d'avoir frappé ces quatre connards qui s'étaient à nouveau introduit dans la réserve Hale et avaient blessés Tamsin et ses louveteaux.

Je ne pensais juste pas me faire prendre en flag mais il se trouvait que ces abrutis avaient décidés de porter plainte et comme j'avais déjà un casier judiciaire, c'était leur parole contre la mienne, bien sûr.

Je me demandais si je n'étais pas quelqu'un de maudit depuis ma naissance au final pour avoir une guigne pareille…

La porte s'ouvrit et je fermais automatiquement les yeux pour ne pas faire face à cet homme que j'avais déjà profondément déçu.

Une odeur de bonbon envahit subtilement mes narines et je fronçais les sourcils en ne reconnaissant pas là l'odeur du sheriff.

- Il paraît que tu as tabassé quatre lycéens, tu as fais fort cette fois-ci, Sourwolf.

Je relevais brusquement la tête et tombé nez à nez avec le regard miel de mon petit-ami… ex-petit-ami… qui me fixait en piochant dans un petit sachet en papier d'où sortait l'odeur sucrée.

- Comment tu… ?

- Aujourd'hui c'est le jour où papa peut manger gras mais comme il a toujours tendance à exagérer, je veille au grain et j'en profite pour…

- Mettre ton nez partout.

Il se tut un moment et je regrettais soudainement de l'avoir interrompu. Il finit par me faire un petit sourire mutin dont lui seul avait le secret.

Encore aujourd'hui j'avais du mal à croire que ce garçon me fasse autant d'effet.

Stiles était vraiment quelqu'un de particulier. Il était vivant et solaire, constamment en mouvement, il était espiègle et avait beaucoup de mal a gérer son stress donc il parlait… beaucoup.

Ça ne m'avait jamais agacé comme on pourrait le croire. Il ne parlait pas pour ne rien dire. Il balançait à tout va des anecdotes vrais sur tout ce qui avait pu l'intéresser à un moment donné dans sa vie, et c'est ce qui m'avait beaucoup amusé au début.

Il était constamment dans ma tête et dans chacun de mes gestes au point de me rendre complètement fou.

Chaque fois que je le voyais je n'arrivais pas à croire que j'avais pu être aussi con à le laisser bêtement partir en faisant la pire erreur de toute ma vie.

Il me lança un étrange regard fixe et il me fallut plusieurs secondes pour me rendre compte qu'il attendait quelque chose.

- Pardon j'écoutais pas. Grognais-je.

- Tu n'écoutes jamais ce que je dis, ça ne changera pas cette fois non plus, j'imagine.

Je ne répondis rien parce qu'il n'y avait rien à répondre.

C'était très compliqué de discuter avec lui, j'avais l'impression de marcher sur des œufs en permanence.

La jouer cool, ça n'allait pas. Pitoyable, non plus… J'avais tout essayé pour le garder auprès de moi et il m'avait clairement fait comprendre que ça n'arriverait plus lui et moi.

Je n'avais surement pas le droit de penser de cette façon, c'était moi qui avait tout foutu en l'air mais ça me fendait le cœur au plus haut point de ne plus l'avoir pour moi.

Stiles ouvrit la bouche quand la porte s'ouvrit brusquement.

- Fils, qu'est-ce qu'on avait dit déjà ?

- Que si je voulais fouiner, je devais le faire en douce ? Tenta-t-il en souriant.

Le sheriff leva les yeux au ciel et referma la porte derrière lui en faisant signe à son fils de se lever.

Noah ne m'avait pas encore adressé un seul regard et je sentais ma tension monter brusquement.

Il jeta sur la table le dossier qu'il tenait et qui portait mon nom de famille ainsi qu'une série de numéros et de lettre sur la côte cartonnée.

Il s'installa sur la chaise que Stiles avait laissé pour s'adosser au mur juste derrière, joignit ses mains en poussant un petit soupir et leva enfin ses yeux sur moi.

Je savais qu'extérieurement je donnais l'impression d'être impassible mais intérieurement je n'en menais vraiment pas large…

J'avais en face de moi les deux seules personnes qui lisaient en moi comme dans un livre ouvert et que j'avais trahis. Autant dire que je n'étais absolument pas à l'aise.

Je savais que le sheriff ne ferait pas sortir Stiles de la pièce. Personne n'était capable d'un tel prodige, même pas lui et je le soupçonnais de laisser son fils exprès pour me mettre mal à l'aise.

C'était réussi et j'imaginais que je ne l'avais surement pas volé celle-là…

- J'étais au téléphone avec les avocats de ta famille et celui des plaignants. Ton oncle a proposé un arrangement à l'amiable qu'ils ont acceptés et tu pourras donc être libéré.

- Quel arrangement ? Demandais-je en fronçant les sourcils.

- Il accepte de retirer sa plainte et en échange ils doivent retirer la leur. Il avança un document devant moi et sorti un stylo qu'il posa dessus. Il faut que tu signes ceci et tu pourra t'en aller.

- Non merci, je signerai pas.

Noah haussa les sourcils tandis que Stiles fronça les siens. Je fis de mon mieux pour garder mon air neutre mais cet arrangement m'agaçait énormément.

- Écoute, ton oncle a eu une idée dés plus brillantes, tu ferais mieux de lui faire honneur et d'accepter.

- C'est très aimable à vous mais je doute que ça vienne de Peter, je pense que c'est ma mère qui est derrière tout ça.

- Peu importe qui a eu cette idée. Protesta Stiles. Accepte cet arrangement et c'est tout.

- C'est toujours non.

- Derek, tu as déjà un casier judiciaire. Le sheriff adopta son air de flic et son timbre de voix devint plus lent. Tu devras faire de la prison si tu n'accepte pas de signer ça.

- J'en suis bien conscient mais ma réponse reste toujours la même, sheriff.

Je sentais bien les rouages de cet homme carburer en essayant vainement de comprendre pourquoi je refusais.

Il était hors de question que je signe ce stupide arrangement. Je préférais encore passer par la case prison, que ma famille le veuille ou pas.

- Papa, tu peux nous laisser un moment ? Demanda subitement Stiles.

Il avait une expression neutre sur le visage mais ni son père ni moi n'étions dupe, mes refus le contrariaient beaucoup.

Noah fixa son fils d'un air pensif avant d'acquiescer et de se relever en soupirant.

- Évitez de vous entretuer c'est tout ce que je vous demande, pensez à ceux qui nettoie et qui doivent faire la paperasse. Lança-t-il avant de quitter la pièce.

Dans un même mouvement, Stiles et moi levâmes les yeux au ciel avant de nous faire face en chien de faïence.

Je ne savais pas vraiment ce qu'il avait en tête mais le connaissant il allait taper du poing sur la table, s'énerver et me dire que je ne suis qu'un incommensurable connard.

- Pourquoi tu ne veux pas signer ce papier ? Demanda-t-il posément.

- Parce qu'il est hors de question que ces connards s'en tirent avec juste un stupide avertissement.

- Donc ils méritent de passer devant la justice ?

- Oui.

- Même si ça doit t'envoyer en prison ?

Stiles était bien des choses mais certainement pas quelqu'un qui avait un self contrôle. Pourtant c'était bien ça que je sentais chez lui et ça me déstabilisait énormément.

- Si tu refuses de signer tu vas faire de la prison pour agression sur mineurs. M'expliqua-t-il d'un air nonchalant. La plainte de ton oncle deviendra public ce que ta mère veut absolument éviter si elle veut que ses affaires prospèrent et que la réputation de ta famille reste intacte.

- Ne crois pas que tu m'apprends ce que je ne sais pas déjà. Grognais-je.

- Si tu refuses de signer cet arrangement, la publicité que va faire ce scandale à ta famille va être énorme Derek et ça va se répercuter sur la plainte de Peter.

Je fronçais les sourcils en lui jetant un regard confus.

- On n'est pas à New York, ici ceux qui gagne les procès se sont les héros et les méchants perdent. C'est une mentalité très simpliste mais malheureusement c'est celle d'ici.

- Ça veut dire quoi ?

- Que Peter ne remportera pas ce procès. Parce qu'aux yeux de tous il sera juste l'oncle du type qui tape sur des lycéens.

Il n'y avais aucun jugement dans sa voix ou ses yeux mais ce qu'il me disait me mettait quand même hors de moi.

Je savais bien que c'était une possibilité mais Stiles ne s'était jamais trompé dans ses prévisions et ça me tuais de l'admettre mais il avait raison.

Pourtant, je ne pouvais pas signer ce papier. Je ne pouvais pas permettre à ces merdeux de s'en sortir comme ça.

- Je sais c'est horriblement chiant et dur a vivre mais il faut que tu signes ces papiers.

- Je ne peux pas faire ça. Marmonnais-je.

- Derek, signe s'il te plaît. Demanda-t-il doucement. C'est moi qui te le demande.

- Ils vont s'en tirer…

- Est-ce que tu me fais confiance ? Demanda-t-il subitement.

Je relevais brusquement ma tête vers lui tandis qu'il planta ses yeux dans les miens.

Il était toujours aussi beau avec sa candeur habituelle mais l'expression qu'il arborait lui donnait un air encore plus magnifique.

Il semblait avoir grandit et avoir beaucoup prit en assurance et en confiance en lui.

Cette constatation me rendait fier de lui mais aussi triste parce qu'il avait gagné cette expression loin de moi, comme si je n'avais été qu'un poids pour lui, une simple nuisance, tout au long de notre histoire.

C'était stupide et égoïste de penser que j'aurais voulu être la personne qui lui avait fait gagner en assurance mais au fond je l'étais et il le savait pertinemment.

- Je te fais confiance. Dis-je avec sincérité.

Quelque chose sembla s'allumer dans son regard mais je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. Il me fit un sourire mutin.

- Tu vas signer ça et sortir d'ici. Je vais aller voir mon père et voir ce qu'on peut faire pour protéger la réserve de Peter. Ensuite tu vas m'emmener dans une salle d'arcade et on finira au resto.

- … C'est un rendez-vous ? Demandais-je prudemment.

- Si tu veux me récupérer il faut bien commencer par là non ? Dit-il en me faisant un clin d'œil

Il prit un bonbon en forme de langue pétillante et en mordit la moitié avant de se pencher sur moi.

Je détestais les bonbons pétillants et il le savait parfaitement. Je n'eus, cependant, aucune hésitation à attraper l'autre partie tant j'étais heureux de la tournure de cette journée.

Le bonbon se scinda en deux et il me fit un sourire espiègle à nouveau avant de s'éloigner et d'attraper la poignée de la porte de la salle d'interrogatoire.

- C'est ta dernière chance Derek. Dit-il en me fixant. Tu n'auras plus d'autres occasions après parce que je te tuerais si tu me refais un coup pareil alors assure-toi bien d'être sûr de ce que tu fais.

Il quitta la pièce sans me laisser le temps de répondre, en me laissant seul avec moi-même.

Le bonbon était vraiment dégueu mais je n'arrivais pas à m'empêcher de sourire. Stiles me redonnait définitivement une chance et je savais déjà qu'elle serait différente des autres.

Après une dernière hésitation, je finis par signer ce foutu papier.

Je faisais confiance à Stiles et à Noah et je saurais me montrer digne pour récupérer la leur, quoi qu'il puisse arriver.

Fin Derek + Stiles.


Danny + Jackson

Je commençais le dernier chapitre de mes devoirs quand Jackson entra dans le bar et s'installa en face de moi avec humeur.

On était dans le café où on avait l'habitude de traîner avant et quasiment rien n'avait changé ici excepté peut-être les prix qui avaient un peu augmentés sans doute.

La première chose qui me fit tiquer, ce fut la joue rouge de mon ex-meilleur-ami.

Je fronçais automatiquement les sourcils et ne parvins pas à retenir mon air soucieux.

- Tu vas bien ?

- Putain il m'a pas loupé cet enfoiré… Grommela-t-il en bougonnant.

Je lui jetais un regard curieux alors qu'il se massait la joue. Je repris mon air neutre en me giflant mentalement pour lui avoir laissé l'occasion d'entrevoir mon inquiétude.

Il ne la méritait plus maintenant même si je devais reconnaître que sa demande m'avait beaucoup surpris.

Je ne m'attendais vraiment pas à ce qu'il m'accoste lors de la fête foraine. Il ne s'était pas excusé et m'avait simplement demandé un service mais quelque chose dans son regard m'avais vraiment rendu curieux.

- Je ne sais pas ce qui a bien pu se passer, mais je suis persuadé que tu l'as mérité. Dis-je en me remettant a écrire.

- Charmant, et ensuite on dit que c'est moi le sans cœur ?

- N'est-ce pas le cas ? Lâchais-je avec un dédain sous-jacent.

Je savais que ce n'était pas du tout dans mes habitudes et qu'on m'aurait même accusé de snobisme mais Jackson n'était pas connu pour faire attention aux états d'âme des autres et il m'avait blessé.

Même si je ne parvenais pas à lire dans son comportement tant il semblait différent, savoir qu'il avait besoin de moi m'intriguais vraiment beaucoup. Cependant, il restait le même Jackson que j'avais connu.

Il était toujours aussi personnel et, même si j'étais très curieux, ma colère n'avait jamais désenflé.

- Je me suis disputé avec Scott. Marmonna-t-il à contrecœur en détournant le regard.

- Et il t'a mit une droite ? M'étonnais-je.

- Ouais… tout ça parce que j'ai dis que son petit pote de merde était un con fini.

- Qui ça ?

- Celui de San Francisco…

- Je croyais qu'il était reparti le lendemain du match. Lançais-je en pleine confusion.

- Ouais mais c'est pire que s'il était encore en ville ! Ils sont toujours au téléphone ensembles et ça me gonfle ! Craqua-t-il. Ces deux là sont pires que les deux belles-mères par intérim que je me farcis déjà !

- Tes deux belles… Tu parles d'Isaac et Stiles ? Demandais-je de plus en plus surpris.

- Pff, euh aussi ils me soulent ! Ronchonna-t-il. Putain, pas moyen de faire trois mètres sans les avoir dans le champ de vision.

- Mais quel rapport avec Liam ? C'est un chic type.

- J'ai fais part à Scott que le fait qu'il soit collé serré avec ce pauvre gars h24 m'énervait profondément. Ça n'a pas plus à monsieur et il m'a frappé. Expliqua-t-il en soupirant.

Je pariais tout ce que j'avais que ça ne s'était pas réellement passé de cette façon.

Scott n'avait jamais été très porté sur la violence, c'était un chouette gars un peu simplet par moment mais foncièrement gentil.

Je fixais Jackson avec neutralité et il finit par pousser un profond soupir irrité et un grognement contrarié.

- Il est parti il y a une semaine, quel est l'intérêt de s'envoyer des sms tous les jours ? T'as plus rien a dire au bout d'un moment, non ?

- Vous ne vous envoyez jamais des textos, tout les deux ?

- Moi je sors avec, c'est pas pareil ! Gronda-t-il en serrant les poings.

J'étais plutôt surpris qu'il le revendique avec autant de naturel. Jackson n'avait jamais été très porté sur les romances et tout ça. Même a l'époque où il sortait avec Lydia, il ne marchait qu'au sexe.

C'était très étonnant de voir que ce type qui, il n'y a pas si longtemps, réfléchissait avec son pénis et allait au gré de ses envies sans se soucier des autres, était devenu aussi fidèle et énamouré d'un garçon qui avait juste l'air un peu idiot.

Je m'attendais à ce qu'il finisse avec le même accord que celui en vigueur avec Lydia mais Jackson s'était sagement contenté de Scott et ce, depuis leur mise en couple officielle et rien que ça, c'était un véritable exploit.

Il ne fallait vraiment pas se fier aux apparences, Scott McCall était décidément un garçon plein de surprises.

- Pff… il avait qu'à pas laissé son tel en vu aussi… Grommela Jackson en étudiant le menu.

- Ne me dis pas que t'as fouillé dans son téléphone ? Demandais-je incrédule.

- Ben si. Fit-il comme s'il ne voyait pas le problème.

Je levais les yeux au ciel en passant ma main sur mon visage. Ce type était toujours aussi désespérant.

- Donc c'est effectivement de ta faute. Lâchais-je en soupirant.

- Je vois pas où est le problème, il n'avait rien à me cacher, ils n'ont même pas parlé de moi !

- Tu n'es pas le centre du Monde, Jackson.

- Je suis le sien, je sors avec ! Râla-t-il avec mépris.

L'espace d'un court instant, j'eus beaucoup de peine pour ce pauvre Scott qui devait affronter seul la jalousie maladive de Jackson et sa vision étroite et parfaitement égoïste de la vie de couple.

Je pris une profonde inspiration et le fixais droit dans les yeux.

- Jackson, tu ne dois pas fouiller dans ses affaires, tu lui donnes le sentiment que tu ne lui fait pas confiance.

- Je lui fais confiance ! Protesta-t-il avec véhémence.

Je savais pertinemment que ce n'était pas le cas mais je n'étais pas tout à fait sûr qu'il en ait réellement conscience.

- Je fais juste pas confiance aux autres, c'est tout. Marmonna-t-il en fixant son regard sur la table.

- Qui ça ?

- Tous. Répondit-il catégoriquement. Ses amis, surtout les deux cons là… Son entourage… Sa mère ne m'aime pas. En fait, tout ce qui peut l'approcher de près ou de loin.

Il avait une manière d'en parler qui le rendait vulnérable et incertain.

J'avais brusquement l'impression de revoir mon Jackson, mon ami et j'eus une brusque bouffée de nostalgie.

Cet abruti fini me manquait bien plus que je ne voulais me l'avouer mais il ne fallait pas que je succombe, je savais que, quoi qu'il pouvait arriver, il ne pourrait jamais changer.

Pourtant les paroles de Scott au Jungle n'avait jamais cessé de tourner dans mon esprit. Peut-être qu'il avait raison et que Jackson avait juste besoin qu'on lui montre le bon chemin.

Je refusais de le reconnaître à voix haute parce que ça sous-entendait que je n'avais pas vraiment agis comme un véritable ami jusque là.

Je savais pertinemment que c'était faux et que jamais Scott ne l'aurait même envisagé alors j'espérais secrètement mais je n'étais pas encore certain de savoir si c'était une très bonne idée de recommencer avec lui.

On ne s'en rendait pas forcément compte mais ce cycle sans fin était terriblement épuisant pour l'un comme pour l'autre.

Je décidais de laisser de côté mon amitié perdue avec Jackson et me concentrais sur les véritables raisons de nos retrouvailles.

- J'ai fais les recherches que tu m'as demandé à propos d'un paquet 616 mais je n'ai rien trouvé à ce propos. Dis-je en sortant une chemise cartonnée de mon sac.

- Tu en es sûr ?

- J'ai fouillé dans tous les documents que tu as mis à ma disposition, aucune trace de ce paquet.

- Donc même toi tu ne peux rien… Soupira-t-il avec fatalisme.

C'était tout ?

Le connaissant, il aurait fait fuir les clients en faisant voler la table et en me traitant d'incompétent avant de débarrasser le plancher sans me laisser le temps d'en placer une.

Ces deux là ne s'en rendaient surement pas compte mais ils avaient une influence sur l'autre qui les changeait beaucoup.

Scott, qui était d'un naturel naïf et discret, était devenu un peu plus sûr de lui et audacieux depuis qu'il fréquentait Jackson tandis que ce dernier, tyran au caractère explosif, était devenu plus calme et accessible.

C'était une chose d'en entendre parler, c'en était une autre d'en être carrément témoin.

Bien sûr il restait Jackson et, en tant que tel, il restait arrogant, m'as-tu-vu, snob et égoïste.

C'était terriblement perturbant pour quelqu'un, comme moi, qui pensait le connaître par cœur jusque là.

- Je n'ai rien trouvé autour d'un paquet mais ça ne veut pas dire que je n'ai rien trouvé.

- Comment ça ?

- Regarde, j'ai réussi a trouver deux ou trois documents qui traitent sur ta famille biologique et il y a un nombre qui revient souvent c'est le « 616 » mais, d'après ces documents, il ne s'agit pas d'un paquet.

- C'est quoi alors ?

- C'est juste une théorie pour l'instant mais, d'après mes recherches, il s'agirait d'une erreur de traduction.

Je sortis les documents sur lesquels j'avais bossé et les lui présentais un par un.

- Les notaires en ont conclus qu'il s'agissait d'un paquet à cause du mot qui était employé dans le testament mais ce mot peut désigner un paquet ou une parcelle et, d'après les recherches que j'ai faites, tes parents biologiques t'auraient légué une parcelle de terrain qui porterait le numéro 616 en Angleterre.

Jackson écarquilla les yeux au fur et à mesure des documents qu'il lisait. Moi-même, j'avais eu cette même expression en découvrant ça.

- Tu pourrais voir si cette théorie est possible ?

- Je n'attendais que ton feu vert. Dis-je en haussant les épaules.

- T'es le meilleur Danny.

Je le fixais totalement surpris tandis qu'il était encore le nez fourré dans les documents que je lui avait transmis.

Il n'avais pas dû s'en rendre compte mais, même en étant inconscient, j'appréciais énormément ce qu'il venait de me dire.

Peut-être que c'était possible, peut-être que j'allais lui laisser une nouvelle chance mais je ne fonctionnais pas comme tout le monde. Je ne pouvais pas me le permettre avec quelqu'un comme Jackson.

- Maintenant qu'on a fini pour le moment, j'ai besoin que tu restes un peu, il faut qu'on parle.

- De quoi ?

- Tu sais très bien de quoi, Jackson. Il est temps qu'on ait cette discussion.

Jackson adopta un air indéchiffrable, soupira et hocha la tête.

Cette discussion allait probablement être l'une des plus importantes de notre vie à tout les deux mais on en avait besoin autant l'un que l'autre alors autant bien faire les choses cette fois…

Fin Danny + Jackson.


Salut !

Nouveau chapitre un peu spécial pour fêter ces vacances tout aussi spéciales !

Vous ne vous en rendez peut-être pas compte mais on arrive bientôt, tout doucement, à la fin de l'histoire "Le pire en moi". Et ça me fait plaisir autant que ça me rend un peu triste (^-^'')

Vos retours me font toujours énormément plaisir et c'est vraiment grâce à vous que cette histoire progresse aussi bien :-)

Ne vous inquiétez pas, la semaine prochaine vous retrouvez le quotidien de nos héros préférés mais, en attendant, j'espère ne pas vous avoir déçu en vous montrant ces petits extras.

Je vous dis à la semaine prochaine et continuez a exprimer vos avis, ça me fait toujours immensément plaisir !

J'vous aime !

Akiss4.


PS :

Darness K. M : Tes retours sont toujours aussi plaisant et tordant à lire xD Ne t'arrête pas en si bon chemin, tu risques de louper beaucoup d'aventures funs ! A vrai dire, si tu vois l'état de mon ordis j'ai environ 300 histoires qui ont vu le jour et cette fanfiction est l'une des très rares que je mets à jour aussi régulièrement et dont je ne me lasse pas. Tu m'aides beaucoup d'ailleurs !

Terra : J'espère ne jamais te décevoir ! :-)