Chapitre 15
- Je dois vous remercier. Vous avez dépassé mes attentes. Grâce à vous, Rhulica a été sauvée.
Il s'inclina en signe de respect.
- On ne vous l'a pas demandé, mais comment saviez-vous qu'un traitre se cachait parmi vos hommes ?
- Ironiquement, il avait déjà utilisé du poison. Imurh, un de mes hommes de confiance s'est indirectement sacrifié en mangeant une part de gâteau qui m'étais destinée. C'est là que j'ai compris. La raison par contre… la jalousie ? l'argent ? On ne le saura malheureusement jamais.
Rhulica apparut à ses côtés.
- Jamais je n'aurais imaginé qu'il puisse s'en prendre à Rhulica. C'était un acte vil et couard. Tu as fait preuve d'une observation remarquable, dit-il en s'adressant à Feitan qui haussa les épaules.
- Il faudra que vous soyez plus prudents, à l'avenir. On ne sera pas toujours là, ajouta Phinks.
- Oui, c'est vrai. Je pense que j'ai bien retenu la leçon. Mes conditions d'entrée à mon service devront être plus strictes désormais.
Il les regarda un instant et soupira.
- Eh bien, je suppose que vous avez accompli ce pourquoi je vous ai engagé. Je vous laisse le choix : soit vous continuez à travailler pour moi, soit je vous paye et vous êtes libres de repartir.
Feitan et Phinks se regardèrent. Ils ne savaient pas si Sharnalk avait trouvé l'objet ou non. Dans le doute, ils allaient dire qu'ils restaient. Si l'occasion se présentait, ils récupéreraient l'objet et partiraient en pleine nuit.
- Nous n'avons rien prévu pour après. Je suppose que nous pouvons encore rester un peu.
- Excellente nouvelle. Où est votre ami ?
- Juste là, fit Sharnalk qui revenait tout juste. Je suis allé voir l'endroit où était mis le corps. C'est sûr, il est bien mort. Empoisonnement au cyanure. Rapide et efficace. La dose était léthale.
- Parfait, leur sourit sincèrement l'homme. Vous pouvez aller vous reposer, vous l'avez grandement mérité.
Amaldi et sa jeune fiancée firent demi-tour et allèrent rediscuter avec les invités. Le trio quitta la salle.
- Alors ? s'enquit Phinks auprès de Sharnalk.
1. – J'ai quelque chose, dit-il. Mais pas sûr que ce soit ça. Il faut quand même essayer. (Chap. 46)
2. – J'ai le code, c'était presque trop facile. On peut y aller maintenant. (Chap. 57)
