Bonjour,

Enorme merci pour toutes vos reviews qui me font grandement plaisir !

Voici sans plus tarder la suite, qui est légèrement mouvementée ;)


Chapitre 18 : Attaque


Le lendemain matin, les jeunes sorciers s'éveillèrent assez tard et Daphnée fut bien évidemment la première à faire son apparition dans la cuisine.

- Bonjour, murmura-t-elle.

- Bonjour Daphnée, sourit Esmé. Bien dormi ?

- Plutôt oui, et longtemps pour ma plus grande surprise, je devais être vraiment fatiguée, répondit-elle. Il est bientôt midi et je me suis couchée à presque six heures, ça faisait des mois que je n'avais pas eu autant de sommeil, révéla-t-elle.

- Harry est toujours particulièrement fatigué lorsqu'il rentre aux vacances, je ne vois donc rien d'étonnant à ce que tu le sois tout autant, même si ta condition doit t'aider, déclara-t-elle.

- C'est vrai, admit-elle.

- Souhaites-tu manger quelque chose ? lui demanda-t-elle après avoir hoché légèrement la tête.

- Juste un thé s'il vous plait, je vais attendre que les autres se lèvent pour déjeuner.

Esmé lui déposa les différentes boites de thé sur la table avant d'aller faire bouillir de l'eau. Quelques minutes plus tard, elle ramena une tasse fumante devant Daphnée.

- Merci, sourit-elle avant de mettre un sachet à infuser.

C'est finalement aux alentours de midi et demi que les autres firent leur apparition. Esmé réchauffa donc le déjeuner pendant que tous discutaient gaiment.

- Tu n'as pas dormi Daph' ? l'interrogea Harry.

- Si, de six heures à midi, répondit-elle amusée.

- Je ne t'ai même pas entendu te coucher alors, soupira-t-il.

- J'ai vu ça, ricana-t-elle et Harry lui tira puérilement la langue.

- Où sont les autres Maman ? s'enquit alors Harry.

- Carlisle est allé travailler, l'hôpital l'a appelé juste après que vous soyez tous partis dormir pour savoir s'il pouvait venir, ils étaient débordés… lui apprit-elle. Il devrait revenir en début d'après-midi normalement. Tes frères sont dehors et tes sœurs doivent travailler sur leur collection.

Harry hocha la tête avant de rejoindre la discussion animée entre Théo, Drago et les jumeaux. Ils étaient en effet en plein échange sur le quidditch, chacun supportant des équipes différentes ce qui alimentait le débat.

Ils mangèrent donc dans cette ambiance, tous ayant rejoint la conversation et Harry trouvait amusant de voir ses amis argumenter pour savoir qui avait raison. Lui-même ne supportait pas une équipe en particulier, il trouvait qu'il y avait de bons éléments dans chacune d'elles. Cependant, il avait quand même une petite préférence pour les Faucons de Falmouth qui avait une façon bien particulière de voler. Lorsqu'il était ici, il s'entrainait souvent à les imiter mais c'était loin d'être évident.

- Un petit match de quidditch cet après-midi ? proposa soudainement Fred.

Il y eut de nombreuses exclamations joyeuses et Harry fut surpris d'apprendre qu'ils avaient tous glissé un balai dans leurs affaires en venant ici.

Hermione fut la seule qui refusa de monter sur un balai, malgré les supplications de son meilleur ami. Finalement, les équipes furent réalisées de façon à être le plus équitable possible.

D'un côté on avait donc Harry comme attrapeur, Blaise comme gardien, George et Grégory comme batteur et Daphnée, Eleanor et Neville comme poursuiveurs. De l'autre, c'était Drago l'attrapeur, Millicent la gardienne, Fred et Vincent les batteurs et enfin, Tracey, Pansy et Théo comme poursuiveurs. Cela s'annonçait assez équitable car seuls Harry, Drago et les jumeaux avaient réellement un bon niveau.

- Tu veux bien au moins compter les points ? demanda Harry à Hermione.

- Du moment que je peux rester au sol, oui, sourit-elle.

Harry opina et lui donna un calepin et un stylo avant de monter se changer avec les autres. Une dizaine de minutes plus tard, ils étaient tous dans le parc où Hermione conjura des cerceaux et Harry lui indiqua où les positionner. Ce fut aussi elle qui fit l'enchantement pour qu'ils restent à leur place pendant toute la durée du match.

Pendant qu'ils préparaient le terrain, Jasper, Emmett et Edward étaient arrivés, ce dernier ayant ramené des bancs afin de s'installer pour regarder. Quand Hermione gagna les bancs, après avoir libéré les différents balles, Esmé, Alice et Rosalie étaient là aussi.

Le match était captivant et après une heure de jeu, il n'y avait qu'un but d'écart entre les deux équipes. Hermione voyait qu'Harry et Drago passaient plus de temps à discuter ou faire des loopings qu'à réellement chercher le vif d'or pour l'instant mais elle supposait que c'était pour laisser les autres profiter.

Lorsque Carlisle rentra, il fut attiré par les cris provenant du parc et il s'y rendit aussitôt. Il fut tout de suite fasciné, car comme les autres, il n'avait encore jamais assisté à un match de quidditch. Jusqu'à maintenant il n'y avait eu que les photos et les descriptions d'Harry pour satisfaire leur curiosité à l'égard de ce sport sorcier.

C'est seulement après deux heures de match qu'Harry et Drago commencèrent à chercher le vif. Leur changement d'attitude était flagrant, ils avaient cessé d'observer les autres et de leur donner des conseils et ils savaient tous deux que celui qui attraperait le vif ferait gagner son équipe car il n'y avait jamais eu plus de trois buts d'écart.

Après une vingtaine de minutes, Harry partit en trombe, Drago dans son sillage. Ils perdirent rapidement de l'altitude, fonçant vers le sol et Hermione vit Esmé se figer, l'inquiétude se reflétant sur son visage.

- Ils ne vont pas s'écraser, ne vous inquiétez pas, murmura Hermione à son intention.

- Ils sont barges, vraiment ! s'exclama Emmett en éclatant de rire.

- Je comprends que tu préfères rester au sol, rajouta Rosalie et Hermione opina.

A la dernière seconde, Harry comme Drago redressèrent leur balai, ne les laissant plus qu'à une vingtaine de centimètres du sol alors que le premier refermait sa main sur la petite balle dorée.

- Fais chier, grogna Drago.

- Je reste le meilleur, tu l'as toi-même admis, rit Harry.

Drago se renfrogna mais ne put nier qu'il avait laissé sa place à son ami au sein de l'équipe de Serpentard pour cette raison.

Les autres joueurs avaient suivi le plongeon des deux attrapeurs et l'équipe victorieuse avait laissé éclater sa joie alors qu'ils prenaient tous la direction du sol.

- T'es vraiment cinglé, souffla Daphnée avant de l'embrasser passionnément, sous les sifflements de Fred et George.

Lorsqu'elle s'écarta de lui, Harry resta quelques secondes avec un air béat avant d'aller retrouver ses amis et sa famille, main dans la main avec Daphnée. Emmett avait entrainé Fred et George dans une discussion animée sur le match, et Edward, Drago et Blaise s'y étaient joints.

Daphnée s'esquiva discrètement, rejoignant Rosalie et Eleanor, lorsqu'elle vit Carlisle approcher, le laissant avec Harry.

- Tu as assisté au match ? s'enquit-il doucement.

- Et bien j'ai loupé le début, mais je n'ai rien raté de ton plongeon final, répondit-il.

- J'adore faire ça, murmura Harry. C'est une sensation merveilleuse, j'ai l'impression d'être libre, que plus rien ne peut m'atteindre… C'est grisant, voler m'est tout autant indispensable que respirer…

- Je sais, sourit-il en repoussant ses mèches ébènes de devant ses yeux. Tu as quand même effrayé ta mère, rajouta-t-il avec un sourire amusé.

- Alice l'aurait vu si quelque chose devait mal tourner, dit-il avec un haussement d'épaules. Et puis, ça n'aurait pas été la première fois que j'aurais rencontré le sol pendant un match, rajouta-t-il.

- Ce n'est pas une raison Harry, j'apprécierai de ne pas te retrouver en plusieurs morceaux, lui fit-il remarquer avec un froncement de sourcils.

- Désolé, souffla-t-il.

- Néanmoins, c'était un beau match, je n'en avais jamais vu et j'ai grandement apprécié, poursuivit-il. Et puis, voir ton visage aussi détendu et insouciant… C'est bien trop rare.

Harry sourit, heureux que son père ait aimé découvrir le quidditch.

Après ça, les joueurs rentrèrent tous se changer avant de se retrouver au salon, où Esmé leur avait préparé des tasses de chocolat chaud ainsi que des plateaux de gâteaux. Ils mangèrent avec joie et aux alentours de dix-neuf heures, les premiers durent partir.

Un à un, ses amis rentrèrent chez eux en passant par la cheminée de son bureau, la seule raccordée au réseau de cheminette. Harry songea qu'au moins, la prochaine fois ils pourraient tous venir par-là, étant maintenant reconnu par les protections du manoir.

Daphnée fut la dernière à partir, Harry avait bien essayé de la faire rester mais elle était attendue chez elle pour un diner familial.

- On se revoit dimanche sur le quai, ça fait tout juste quatre jours, murmura Daphnée.

- Je sais, soupira-t-il.

Daphnée sourit en venant l'embrasser une dernière fois avant de se glisser dans les flammes vertes en disant sa destination.

Harry resta de longues minutes le regard fixé dans l'âtre désormais vide avant de pousser un nouveau soupir en allant s'installer à son bureau. Il jeta un coup d'œil aux papiers qui y trainaient, songeant que ses affaires se portaient plutôt bien depuis qu'il avait été voir Tognok pour lui demander de faire certains placements, sous les bons conseils d'Alice. Autant dire que sa sœur était vraiment très douée pour ça, pas étonnant que les différents comptes en banque de sa famille soient si bien fournis, en plus du fait qu'ils accumulaient de l'argent depuis plusieurs siècles. Cependant, la fortune des Cullen était maintenant bien à l'abri dans un coffre à Gringotts, et tous appréciaient de n'avoir plus qu'un seul compte, sans parler que les gobelins avaient été ravi de voir autant d'or entrer chez eux.

Harry était donc heureux d'entretenir de bonnes relations avec les gobelins, et honnêtement, ce n'était pas très compliqué, ils ne demandaient rien de plus qu'un peu de respect et d'être considérés comme des créatures à part entière. Le jeune sorcier n'avait jamais aimé la discrimination envers les créatures magiques, et le fait qu'il vive maintenant avec une famille de vampires avait joué en sa faveur à la banque car selon les gobelins, très peu de sorciers auraient accepté de se faire adopter par des créatures dites des ténèbres. Harry s'en fichait royalement, ses vampires lui avaient plus apporté que n'importe quel sorcier, sans parler que l'un de ses parrains étaient un loup-garou, il était donc plutôt bien entouré, qu'importe l'opinion publique.

Harry resta perdu dans ses pensées pendant une dizaine de minutes avant de se décider à mettre un peu d'ordre sur son bureau. Quand il eut fini, il sortit de la pièce et gagna le salon, où il entendait Edward jouer du piano. Il retrouva là l'ensemble de sa famille et Carlisle lui fit une place entre lui et Rosalie sur le canapé.

Ils passèrent un long moment à écouter Edward, Harry ne l'avait pas entendu jouer depuis l'été dernier, et cela lui avait manqué. La musique avait un côté apaisant, sans compte que se retrouver en famille était plus qu'agréable.

Il jeta un coup d'œil aux autres et il eut un fin sourire en voyant Hermione qui reposait contre Emmett dans un autre canapé, elle avait les yeux clos mais Harry voyait qu'elle rougissait légèrement dès que son frère avait un geste tendre envers elle. De l'autre côté d'Emmett, il y avait Esmé qui regardait son fils jouer avec un doux sourire et Harry se fit encore une fois la réflexion qu'il n'aurait pas pu trouver une meilleure mère qu'elle, elle était la bonté et la douceur à l'état pur, tout le contraire de ce que les gens pensaient des vampires.

Il vit aussi Alice, confortablement installée sur les genoux de Jasper dans un des fauteuils et Harry remarqua que son frère avait l'air parfaitement détendu, et il comprit qu'il appréciait particulièrement ces moments où tous profitaient simplement de l'instant présent, en ne lui renvoyant pas des dizaines d'émotions différentes.

Harry reporta son attention sur Rosalie qui était près de lui, son regard rivé sur Edward reflétant tout l'amour qu'elle avait pour lui et Harry détourna les yeux, la laissant dans sa bulle. Doucement, il se laissa glisser vers Carlisle et il sentit un bras passer autour de ses épaules alors que sa tête se déposait contre son père. Avec un soupir de bien être, Harry se laissa envahir par la musique et ferma les yeux. Les vampires n'étaient pas des plus confortables, avec leur corps aussi dur que la pierre mais Harry s'y était fait, et dans des moments comme celui-là, il ne voulait rien d'autre que d'être tout contre son père, la douceur de ses gestes compensant largement ce léger inconfort.

Les derniers jours de vacances passèrent rapidement et le samedi, Carlisle, Rosalie, Edward, Hermione et Harry partirent pour Londres où ils passèrent la nuit dans un hôtel, comme à chaque fois. Le lendemain, ils se rendirent sur le quai 9 ¾ où les deux jeunes sorciers retrouvèrent leurs amis.

- On se revoit aux vacances de Pâques, murmura Edward.

- Faites attention à vous, ajouta Rosalie qui jetait des regards noirs aux personnes qui les approchaient d'un peu trop près.

- Toujours, sourit Harry. Et Alice veillera, j'en ai aucun doute.

- Surveille-moi cette tête brûlée Hermione, lui dit Edward.

- Hé ! protesta-t-il alors que sa meilleure amie ricanait.

- Tu ne peux pas nier Harry, rajouta-t-elle alors qu'il croisait les bras sur son torse, faussement vexé.

- Ce sont les ennuis qui me trouvent, pas le contraire, répliqua-t-il.

- Et bien ça m'arrangerait que tu te tiennes loin d'eux Harry, intervint Carlisle alors que les coups de sifflets retentissaient, signifiant qu'il était temps de monter dans le train.

Hermione et Harry saluèrent rapidement les trois vampires, Harry terminant par son père.

- N'hésite pas à m'écrire Harry, murmura-t-il. Et nous te contacterons si Alice voit quoi que ce soit vous concernant…

- Merci Papa, souffla-t-il en l'enlaçant une dernière fois avant de sauter dans le train.

Hermione partit de son côté, devant rejoindre Neville tandis qu'Harry allait aussitôt retrouver ses amis dans leur compartiment habituel, et après plusieurs sorts pour assurer leur intimité, ils se saluèrent tous chaleureusement.

- Alors cette fin de vacances ? s'enquit Harry après avoir embrassé sa petite amie.

- Nos parents te remercie encore pour la soirée du premier de l'an, intervint Tracey.

- Tu nous a permis de nous tenir loin du ministère, rajouta Drago.

- C'était avec grand plaisir, je n'avais jamais passé une aussi bonne soirée de nouvelle année, sourit Harry.

- Mais pour répondre à ta question, les derniers jours ont été calmes, pour ma part j'avais quelques devoirs à terminer, répondit Théo.

Le reste du trajet se déroula paisiblement, tous profitant des derniers instants avant de se retrouver à proximité de Dumbledore.

Le train finit par s'immobiliser et dans un soupir, ils se décidèrent à quitter leur compartiment.

Ils furent, trop rapidement à leur goût, dans la Grande Salle, installés à leur table et Harry vit aussitôt le regard du directeur et du professeur de défense se poser sur lui, ce qui le fit se tendre d'autant plus.

Néanmoins, le repas se déroula sans encombre et Harry retrouva avec soulagement sa salle commune en compagnie de ses amis où la soirée se passa dans une bonne ambiance.

La reprise des cours fut un peu brutale, avec des interrogations écrites dans quasiment toutes les matières mais après tout, la prochaine rentrée sera celle des A.S.P.I.C. Ainsi, ils n'eurent pas le temps de s'ennuyer et chaque soir, ils durent veiller assez tard pour venir à bout de la montagne de devoirs qui leur tombait dessus.

Harry était tellement pris dans ses études qu'il ne put rien faire lorsque, trois semaines après le retour des vacances de Noël, Bushnell l'intercepta au détour d'un couloir alors qu'il était seul. Il n'eut même pas le temps de sortir sa baguette qu'il se retrouva assommé par un sort.

Lorsqu'il reprit connaissance, il était au centre d'un cercle runique, incapable de faire le moindre mouvement.

- Vous vous décidez enfin à revenir parmi nous, vous m'en voyez ravi, déclara Bushnell en continuant les préparatifs.

- Qu'est-ce que vous me voulez ? Relâchez-moi ! siffla Harry.

- Ah mais non ! On ne s'est pas donné autant de mal pour vous libérer maintenant, n'est-ce pas Albus ?

Dumbledore sortit alors de l'ombre et Harry songea qu'il était vraiment dans le chaudron jusqu'au cou.

- Que voulez-vous ? redemanda-t-il avec méfiance.

- Mais tu le sais mon cher Harry…

- Je vous ai déjà dit de ne pas me tutoyer et de ne pas m'appeler Harry, vous n'avez pas gagné mon respect pour ça ! l'interrompit froidement, ce qui lui valut un sort qui coupa sa joue.

- Vous allez apprendre à vous taire Mr Cullen, dit calmement Dumbledore en rangeant sa baguette. Cependant, je vais répondre à votre question, vous êtes là pour redevenir le Sauveur. Vous m'avez obligé à revoir mes plans mais le but final est toujours le même, vous devez détruire Tom, vous savez, l'assassin de vos parents…

Harry serra les dents, refusant de répondre à la provocation.

- Je refuse ! cracha-t-il finalement.

- Mais vous n'aurez pas les choix, ricana Bushnell. Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, vous n'êtes pas en position de force.

- Vous allez le regretter, croyez-moi, dit-il avec un rictus.

- Pourquoi donc ? Votre famille n'arrivera jamais à temps, et quand vous les reverrez, vous aurez tout oublié d'eux, je serai le seul que vous écourterez, déclara Dumbledore.

- Allez-vous faire foutre ! siffla-t-il et il reçut un nouveau sort qui entailla son épaule, bien plus profondément que sa joue.

Alors que Dumbledore et Bushnell retournaient à la préparation de leur projet, Harry tentait de faire appel à sa magie pour se sortir de ce mauvais pas. Il la sentait au plus profond de lui mais il était incapable de la faire jaillir, comme si elle était bloquée en lui et en étudiant rapidement les runes qui l'entouraient, il en comprit la raison. Il lui restait donc deux espoirs, le premier, qu'Alice ait vu quelque chose et le second, que Samaël ait senti qu'il était en danger.

- Bien, nous allons pouvoir commencer, fit Dumbledore en allant se placer d'un côté du cercle.

- Qu'est-ce que vous allez me faire ? demanda-t-il pour gagner du temps.

- Pour commencer, nous allons bloquer vos souvenirs et vous en mettre de nouveaux, ensuite, vous serez lié à moi, de façon à ce que vous ne puissiez jamais nous trahir, vous serez obligé de vous retourner contre tous ces mangemorts et vos vampires, expliqua-t-il et Harry pâlit brutalement en entendant ça.

- Vous n'avez pas le droit ! s'exclama-t-il en tentant encore une fois de se débattre.

- Vous ne m'avez pas laissé le choix, vous auriez dû suivre la voie que j'avais tracé pour vous ! Ronald devait être votre meilleur ami et Ginevra votre future femme !

- Vous n'êtes intéressé que par mon héritage ! Combien d'autres familles avez-vous pillé sous prétexte du plus grand bien ?

- Qui vous a parlé de ça ? s'enquit-il en écarquillant les yeux.

- Vous aimeriez bien savoir hein ? ricana-t-il.

- Sale petit insolent ! cracha-t-il alors qu'un nouveau sort l'atteignait, brisant cette fois son avant-bras.

- Vous êtes un monstre ! siffla-t-il alors qu'il luttait contre la douleur.

- Cessons ce bavardage Albus, il est plus que temps de récupérer ta marionnette, intervint Bushnell en lançant un sort de silence sur Harry pour ne plus qu'il les interrompe.

- Tu as raison, allons-y, répondit Dumbledore.

Harry ne put donc rien faire alors que les deux hommes entamaient leur litanie. Cependant, au bout de quelques minutes, une sorte de dôme lumineux argenté entoura Harry.

- Qu'est-ce qui se passe ? s'étonna Bushnell.

- Ce foutu gamin est sous protection, s'agaça Dumbledore.

- Laquelle ?

- Je ne sais pas, répondit-il frustré. Recommençons, on va bien réussir à la briser.

Les deux sorciers se remirent donc au travail et Harry sentit que sa protection était attaquée violemment, ce qui n'était pas sans conséquence pour lui.

Alors qu'il pensait qu'il allait s'évanouir face à la douleur qu'il ressentait, il entendit distinctement le bruit de quelqu'un qui venait de transplaner près de lui. Lorsqu'il ouvrit les yeux, le soulagement se répandit en lui, Samaël était venu.

Le vampire était hors de lui, ses yeux étaient écarlates et sa puissance semblait sortir de chaque pore de sa peau. Bushnell n'eut même pas le temps de lever sa baguette vers le nouveau venu que déjà il se retrouvait propulser contre un des murs avec force, le tuant sur le coup.

- Vous avez fait une erreur Dumbledore, siffla le vampire.

- Qui êtes-vous ? lui demanda-t-il avec quelque chose qui ressemblait à de la peur dans la voix.

- Qui je suis n'a pas d'importance, le fait que vous ayez capturé et torturé un membre de mon clan, ça par contre, ça l'est, énonça-t-il d'une voix glaciale.

- Les Cullen étaient des moldus ! Ce morveux n'a pas de vampire-sorcier dans son entourage ! s'exclama-t-il.

- Vraiment ? releva-t-il avec un rictus, dévoilant ainsi ses crocs.

Dumbledore déglutit, plus très sûr de lui. Il savait qu'il allait devoir agir vite s'il voulait s'en sortir vivant et surtout, il allait devoir laisser le gamin et trouver un nouveau plan pour le remettre sous sa coupe.

Dumbledore prit rapidement sa décision et alors que le vampire s'avançait vers lui, il jeta une combinaison de plusieurs sorts, faisant notamment s'écrouler le plafond avant de s'enfuir.

Samaël s'en voulu de l'avoir laissé s'échapper mais le gémissement qu'il entendit derrière lui mit cette pensée au second plan.

Il désactiva rapidement les runes qui maintenaient Harry avant de le dégager doucement des morceaux de plafond qui était tombé sur lui. Il repéra aussi le sang qui s'écoulait de sa joue, de son épaule et de divers autres endroits, mais grogna en voyant l'angle étrange que formait l'un de ses avant-bras. Il allait déchiqueter Dumbledore la prochaine fois qu'il le croiserait.

Samaël ne voulait pas s'attarder plus que nécessaire dans cet endroit, il n'y avait aucune urgence dans l'immédiat, Harry pouvait être transporté ainsi. Il le prit donc dans ses bras, lui faisant tout de même boire une légère potion de sommeil avant de transplaner. Harry allait lui en vouloir, mais il savait qu'il n'avait pas le choix, Dumbledore finirait par lui faire quelque chose d'irréversible s'il restait à Poudlard.

- Mon Dieu merci, souffla Esmé lorsqu'elle vit Samaël arriver avec Harry dans les bras.

- Il ira bien, dit-il aussitôt pour rassurer sa famille.

L'ensemble des Cullen étaient en effet dans un état proche de la panique depuis la vision d'Alice, plusieurs heures plus tôt. De plus, le fait qu'Harry n'avait pas répondu sur le parchemin d'urgence n'avait laissé aucun doute sur le fait que les deux hommes de la vision avaient réussi à le capturer. Samaël leur avait cependant ordonné de ne pas y aller et qu'il s'en occupait, et les Cullen avaient découvert qu'ils ne pouvaient pas aller à l'encontre d'un ordre direct du chef de famille.

-OoO-Flash-Back-OoO-

Alice était en train de changer les bouquets de fleurs qui décoraient le salon lorsqu'elle se retrouva dans un état second, en proie à une vision.

Personne ne fit réellement attention à elle, tous ayant l'habitude de la voir passer d'un état à un autre mais lorsqu'ils entendirent le bruit d'un vase rencontrant le sol, ils comprirent que quelque chose de grave allait se passer.

- Alice, souffla Jasper en la prenant dans ses bras.

L'empathe fut cependant assailli par les émotions de sa compagne et il ne put que resserrer son étreinte sur elle.

- Harry, murmura Alice toujours les yeux dans le vague. Carlisle, le parchemin…

Carlisle ne prit pas le temps de demander plus d'explication à sa fille, sentant l'urgence de la situation. Il écrivit donc rapidement un mot à son fils et tous attendirent une réponse qui n'arriva jamais.

- Qu'est-ce que tu as vu ? lui demanda doucement Esmé.

Alice ferma les yeux et secoua doucement la tête, comme pour chasser les dernières images de son esprit.

- Il a été enlevé, chuchota-t-elle et tous se figèrent.

- Alice, se reprit Carlisle. Où est-il ?

- Poudlard, répondit-elle. C'est ce Dumbledore et un de ses professeurs…

- On doit y aller ! s'exclama Emmett mais Alice secoua la tête.

- On arrivera trop tard, il est déjà entre leurs mains… La magie retarde mes visions, lorsqu'elles arrivent, les évènements sont déjà en train de se passer, avoua-t-elle misérablement.

- Ce n'est pas ta faute Alice, essaya de la rassurer Jasper qui ne l'avait toujours pas lâché.

- Qu'est-ce qu'on peut faire ? demanda Rosalie.

- On doit essayer d'y aller, grogna Edward. Je refuse qu'on le perde !

Alors qu'ils réfléchissaient à un plan, un crac sonore les fit sursauter.

- Vous restez ici, leur ordonna Samaël et tous purent voir que l'homme avait fait place au vampire.

- Samaël, souffla Carlisle avec quelque chose qui ressemblait à du soulagement dans la voix.

- Je m'en occupe et je vais tuer ceux qui ont osé capturer un membre de mon clan, déclara-t-il froidement.

- C'est Dumbledore et un professeur, murmura Alice.

- Alors ils mourront ! cracha-t-il. Je vous le ramène bientôt, rajouta-t-il avant de disparaitre.

- Il m'a fait peur pour la première fois, souffla Edward. Sa magie était oppressante et dangereuse.

- Pas pour nous, intervint Jasper. Elle recherchait et sondait les alentours, c'est elle qui va guider Samaël jusqu'à Harry…

- Pourvu qu'il n'arrive pas trop tard, murmura Esmé, son visage exprimant toute sa peur de ne pas revoir son dernier fils.

- Il va y arriver, dit Carlisle en prenant sa femme dans ses bras.

Tous hochèrent la tête et le silence se fit. Carlisle savait que perdre Harry détruirait leur famille alors ces deux sorciers ne pouvaient pas réussir, c'était impossible.

-OoO-Fin du Flash-Back-OoO-

Samaël monta aussitôt dans la chambre du jeune homme, le déposant dans son lit. Là, il demanda à Carlisle de le dévêtir le temps qu'il récupère des potions au laboratoire. Lorsqu'il revint, Carlisle avait nettoyé les différents plaies, l'effondrement du toit en ayant rajouté.

- Il lui faudrait quelques points à l'épaule, soupira le médecin. La plaie est profonde et pas très belle.

- Pas besoin, répondit Samaël en sortant une potion de sa poche.

Il déposa un liquide fumant sur une compresse puis en fit tomber trois gouttes directement dans la plaie, avant de la recouvrir avec la compresse.

- Empêchez la compresse de bouger avec une bande, je m'occupe de son avant-bras, déclara alors Samaël et Carlisle opina.

Samaël jeta un sort pour ressouder le radius et le cubitus qui avaient été brisés avant d'étaler un onguent pour renforcer les os. Une fois fait, il lui mit le bras en écharpe.

- Il faut qu'il garde l'écharpe pendant trois jours, dit-il à l'intention de Carlisle.

- Génial, grogna le jeune homme.

- Comment te sens-tu ? s'enquit Carlisle en caressant doucement ses cheveux.

- J'ai l'impression d'être passé sous un troupeau d'hippogriffes mais sinon ça va, grommela-t-il.

- C'est le plafond que Dumbledore a fait s'effondrer en s'échappant, révéla Samaël.

- Et Bushnell ?

- Mort.

- Quand puis-je retourner à Poudlard ? s'enquit-il après avoir hocher la tête.

- Tu n'y retourneras pas tant que Dumbledore ne sera pas six pieds sous terre, siffla Samaël et Harry vit très bien le rougeoiement des yeux du vampire.

- Mais…

- Non, intervint son père. Samaël a raison, c'était l'attaque de trop Harry, tu n'es plus en sécurité à Poudlard.

- Je ne peux pas, il va s'en prendre à Hermione si je ne suis plus là-bas, s'il te plait Papa, souffla-t-il.

Carlisle et Samaël échangèrent un regard avant que le second ne prenne la parole.

- Je vais ramener Miss Granger ici, je vais faire croire à un enlèvement pour que Dumbledore ne se doute de rien. Je rapporterai aussi tes affaires qui sont restés à l'école et j'en profiterai pour rassurer tes amis, qui sont tout à fait capable de prendre soin d'eux, ne t'en fais pas, surtout que le directeur ignore tout de ta relation avec Miss Greengrass.

Harry soupira, vaincu, alors que son père nettoyait les différentes plaies avec la lotion de Samaël.

- Honnêtement Harry, je pense que les familles de tes amis ne vont pas rester sans rien faire et que Dumbledore n'en a plus pour longtemps à son poste de directeur…

- C'est mort que je veux le voir ! cracha-t-il avec colère.

- Tom ne le laissera pas en vie, crois-moi, rétorqua-t-il calmement. Maintenant, tu vas te reposer et te tenir tranquille pendant quelques jours. Le plafond aurait pu faire bien plus de mal, tu as eu beaucoup de chance, lui fit-il remarquer avant de jeter un coup d'œil à sa montre. Il faut que j'y aille si tu veux que Miss Granger soit là rapidement.

- Merci Samaël, lui dit Harry avec reconnaissance et celui-ci hocha simplement la tête avant de sortir.


Voilà pour cette semaine ! J'espère que ce chapitre vous aura plus, je vous dis bon week-end et à bientôt pour la suite :)