« Harry ! Ginny ! »
Hermione héla ses amis depuis le milieu du couloir. Elle parvint rapidement à leur hauteur.
« Je suis revenue il y a deux heures. J'étais allée voir Hagrid et Buck – ou plutôt Ventdebout », dit-elle, hors d'haleine. Vous avez passé un bon Noël ? »
La Gryffondor sentait ses joues brûler à mesure qu'elle débitait son flot de paroles. Essoufflée, elle avait l'impression que le mot « MENTEUSE » était marqué au fer rouge sur son front. Personne ne sembla en faire cas et Ron tenta même de répondre à sa question. Réponse qu'elle se contenta d'ignorer ostensiblement en se tournant vers la Grosse Dame. Elle donna à la cantonade le nouveau mot de passe, passa devant le rouquin sans un mot et sortit de sa poche le parchemin de Dumbledore pour le tendre à Harry une fois le tableau refermé derrière eux.
Ils s'apprêtaient à reprendre leur discussion lorsque Lavande fit irruption derrière Ron et l'entoura de ses bras. Il n'eut pas le temps d'ajouter quoique ce soit que la blonde l'avait attiré contre elle et s'était jetée sur ses lèvres comme une assoiffée.
De dépit, Hermione laissa échapper un petit rire moqueur et se tourna vers Harry et Ginny, leur proposant de prendre place sur l'une des tables dans le fond de la Salle Commune. Tandis qu'Harry acquiesçait, Ginny répondit par la négative et s'éloigna pour retrouver son petit-ami sans grand entrain.
Harry entraîna Hermione vers la table.
« Alors, comment s'est passé ton Noël ? »
« Oh, très bien, répondit-elle avec un haussement d'épaules. Rien de spécial.
Hermione ne se rappelait même plus la dernière fois qu'elle avait menti aussi ouvertement à Harry et sentait son flegme sur le point de l'abandonner aussi enchaîna-t-elle sur un terrain familier. « Comment c'était chez Ron-Ron ? »
« Je te raconterai ça dans un instant », dit Harry. « Mais d'abord, Hermione, est-ce que tu ne pourrais pas… »
Hermione le vit jeter un coup d'œil en direction de Ron et Lavande. La moutarde lui monta au nez. Il était hors de question que Harry vienne agiter le drapeau blanc et demander la paix à la place de son meilleur ami. Hermione estimait qu'elle méritait des excuses, et ces dernières devraient venir de Ron lui-même, point final.
« Non, je ne peux pas, répliqua-t-elle d'un ton catégorique. Inutile de me le demander. »
« Je me disais que peut-être, après Noël… »
« C'est la grosse dame qui a bu un tonneau de vin de cinq cents ans d'âge, Harry, pas moi. Alors, quelle était cette nouvelle importante que tu voulais m'annoncer ? »
Le soulagement qu'Hermione ressentît lorsqu'il laissa tomber le sujet Ronald Weasley tourna en déconfiture quelques secondes plus tard, lorsque Harry lui apprit qu'il avait surpris une conversation entre Rogue et Malefoy. Prenant soin de rester de glace à la mention de ce nom, elle mit quelques secondes à se composer un visage parfaitement neutre, avant de répondre.
« Tu ne crois pas… »
« … qu'il faisait semblant de lui proposer de l'aide pour amener Malefoy à lui révéler ce qu'il préparait ? »
« Oui, c'est ça », approuva Hermione.
« Le père de Ron et Lupin pensent la même chose », dit Harry à contrecœur. « Mais ça prouve quand même que Malefoy mijote quelque chose, tu ne peux pas le nier. »
« Non, en effet », répondit Hermione avec lenteur.
« Et il agit sur ordre de Voldemort, comme je le disais. »
« Mmmm… Est-ce que l'un d'eux a clairement prononcé le nom de Voldemort ? »
Harry fronça les sourcils, essayant de se rappeler.
« Je ne me souviens plus très bien… Rogue a parlé de « votre maître », qui veux-tu que ce soit d'autre ? »
« Je ne sais pas, dit Hermione en se mordant la lèvre. Peut-être son père ? »
Hermione ne savait pas ce qui lui arrivait. Elle était passée sur pilote automatique sitôt le nom de Malefoy mentionné. Elle ne pouvait se résoudre à dire quoique ce soit à Harry à son sujet et, c'était plus fort qu'elle, ne pouvait s'empêcher de le… protéger. A sa manière. Elle avait envie d'hurler, coincée entre deux feux, ne pouvant se résoudre à trahir le Serpentard et déchirée à l'idée de mentir à son meilleur ami. Elle s'accrochait à la moindre bribe de déni. Après tout, ces questions méritaient d'être posées. Il ne fallait pas prendre le risque d'accuser qui que ce soit sans preuves, n'est-ce pas ?
Elle commençait à manquer d'air et le regard intrigué que lui portait Harry sembla laisser entendre que son plongeon dans ses propres pensées avait duré bien trop longtemps. Aussi lança-t-elle le premier sujet qui lui passa par la tête.
« Comment va Lupin ? »
« Pas très bien » répondit Harry.
Il enchaîna sur la mission d'espionnage de l'ancien professeur auprès des loups-garous majoritairement fidèles à Voldemort. Lupin semblait heureux de rendre ce service à Dumbledore mais avait beaucoup de mal à s'intégrer auprès de ses congénères, eux-mêmes plutôt habitués à s'isoler presque totalement de toute forme de civilisation. Soudain, Harry sembla se remémorer un détail d'importance.
« Tu as déjà entendu parler de Fenrir Greyback ? »
« Oh, oui ! s'exclama Hermione, alarmée. Et toi aussi, Harry ! »
« Quand ? En histoire de la magie ? Tu sais très bien que je n'écoute jamais… »
« Non, non, pas en histoire de la magie. Malefoy a prononcé son nom pour en menacer Barjow ! Dans l'allée des Embrumes, tu te souviens ? Il a dit que Greyback était un vieil ami de la famille et qu'il viendrait vérifier si Barjow faisait bien son travail ! »
Harry la regarda bouche bée.
« J'avais oublié ! Mais c'est bien la preuve que Malefoy est un Mangemort, sinon comment pourrait-il être en contact avec Greyback et lui donner des instructions ? »
« C'est assez louche, en effet, admit Hermione dans un souffle. À moins que… »
Hermione se mordit la lèvre. Elle savait être à mi-chemin entre le trop d'informations et le « pas assez » et n'avait aucun mal à percevoir les incompréhensions de Harry. Mais c'était plus fort qu'elle. L'anecdote au sujet de l'allée des Embrumes était sortie spontanément et Hermione commençait déjà à regretter d'avoir parlé si vite.
« Allons, ça suffit, coupa Harry, exaspéré. Cette fois, tu ne peux plus trouver d'autre explication ! »
« Il y a toujours la possibilité que ce soient des menaces en l'air. »
« Tu es vraiment incroyable, répliqua Harry en hochant la tête. Mais on verra bien qui avait raison… Tu seras obligée d'admettre que tu t'es trompée, Hermione, tout comme le ministre. Ah oui, je ne t'ai pas dit, je me suis aussi disputé avec Rufus Scrimgeour… »
Et le reste de la soirée se passa dans une ambiance amicale, tous deux fustigeant le ministre de la Magie car, tout comme Ron, Hermione pensait qu'après tout ce que le ministère avait fait subir à Harry l'année précédente, il avait du culot de lui demander son aide aujourd'hui.
XXX
Le lendemain, Hermione retrouva Ron et Harry près du tableau d'affichage de la Salle Commune de Gryffondor où ils s'inscrivirent aux leçons de transplanage proposées par le Ministère de la Magie. Elle s'éloigna cependant bien vite en entendant Lavande approcher. La perspective de l'obtention prochaine de son permis de transplanage l'avait mise de relative bonne humeur. Hors de question de laisser Ron et sa petite-amie obsessionnelle gâcher son plaisir.
Cependant, alors qu'elle s'éloignait en direction du cours de sortilège, Hermione eut l'heureuse surprise de constater que Harry et Ron avaient laissé Lavande de côté et l'avaient suivie. Elle s'efforça de rester de marbre, toujours réticente à baisser sa garde auprès de Ron, et accéléra le pas, choisissant de terminer le chemin jusqu'à la salle de classe en compagnie de Neville, qui marchait quelques mètres devant.
En fin de journée, Hermione laissa Harry se dépêtrer de toutes les questions qui pouvaient concerner le transplanage et que l'ensemble des étudiants de sixième année s'étaient décidés à poser depuis que Ron avait annoncé que leur meilleur ami avait déjà eu recours au transplanage d'escorte. Elle avait pris la direction de la bibliothèque dans l'espoir de souffler un peu. Harry devait se rendre à un nouveau cours particulier auprès de Dumbledore et Ron passerait probablement la soirée à l'attendre entouré des bras possessifs de Lavande Brown. A cette idée, Hermione eut un pincement au cœur. Elle voyait bien qu'il faisait des tentatives dans sa direction depuis le retour des vacances de Noël mais elle ne pouvait se résoudre à lui pardonner sans excuses formelles. De plus, Hermione avait été sérieusement refroidie par le comportement en dents de scie du rouquin depuis le début de l'année scolaire et craignait qu'il ébranle une nouvelle fois sa confiance en elle déjà chancelante depuis que Malefoy ne faisait plus partie de son quotidien.
D'ailleurs, pensa-t-elle, elle ne l'avait pas recroisé depuis la veille et, fidèle à sa nouvelle résolution, avait enterré soigneusement leur galion de communication au fond d'un tiroir de sa table de chevet.
Elle continua son chemin, perdue dans ses pensées, travailla une petite heure à la bibliothèque avant de reprendre le chemin de la tour de Gryffondor. Elle ne s'arrêta dans la salle commune que l'espace d'une seconde, le temps d'apercevoir Ron et Lavande près du feu, sur ce qui était anciennement leur canapé. Elle monta alors les marches quatre à quatre jusqu'à son dortoir et s'enferma derrière ses baldaquins, étouffant sa frustration dans son oreiller écarlate.
XXX
Lorsqu'Hermione s'éveilla, le lendemain, elle sut que c'était l'un de ces jours.
Un demi-torticolis la lançait atrocement tandis qu'elle peinait à sortir sa tête du brouillard matinal. Ce mardi s'annonçait comme un potentiel mauvais jour. Le soleil n'était pas encore levé et ses camarades de chambre semblaient encore endormies. Au moins, elle n'était pas en retard. C'est ce qu'elle tentait de se répéter, pour se motiver à se préparer lorsqu'elle cogna son petit orteil contre le coin d'une commode. Elle étouffa tant bien que mal un juron en se répétant que non, ce jour n'était pas « potentiellement mauvais », il était, d'ores et déjà, désastreux . Et il ne faisait que commencer.
Toute positivité mise de côté pour la journée, Hermione prit le chemin de la salle de bains des préfets pour se préparer sans déranger personne. Sa toilette faite, elle ressortit de la pièce et tomba tout droit sur Malefoy au détour du premier couloir. Il était seul et sembla visiblement furieux de la trouver là, bien qu'il tente de le cacher derrière son habituelle expression hautaine et méprisante. Hermione le connaissait bien, maintenant, et savait à quel point il pouvait être en colère rien qu'en croisant ses prunelles meurtrières. Elle ne perdit pas son temps en banalités telles que « bonjour » ou « ça va ? », elle savait que c'était inutile. Malefoy était déjà en train de bouillir, elle ne voulait pas le pousser à bout. Aussi, inspira-t-elle profondément et amorça-t-elle une tentative de justification.
« Malefoy… »
« Pas ici. » l'interrompit-t-il.
Il la saisit fermement par le bras et lui fit rebrousser chemin. Il les enferma à double tour dans la salle de bains des préfets.
Le cœur d'Hermione battait à tout rompre et elle n'osait plus parler tant elle appréhendait la discussion qui allait suivre. Elle regarda Malefoy en silence, tandis qu'il se débattait avec ses pensées, n'ayant pas l'air de savoir par où commencer. Il lui avait lâché le bras à la minute où ils étaient entrés dans la pièce et faisait à présent les cent pas devant elle.
Après quelques minutes de ce petit manège, Hermione perdit patience. Mal à l'aise, elle tenta d'amorcer un début de conversation, histoire que Malefoy finisse par extérioriser.
« Je… Qu'est-ce qui ne va pas, Malefoy ? »
C'était nul, mais elle n'avait rien de mieux en stock. Comme elle l'avait anticipé, il ne tarda pas à exploser.
« Tu te fous de moi ? Tu te FOUS DE MOI GRANGER ? »
Il avait stoppé ses allers-retours et la fixait maintenant droit dans les yeux.
« Tu… Potter est revenu, alors, ça y est, je n'existe plus ? Tu n'as plus besoin de passe-temps donc tu me lâches, simplement, comme ça, sans aucune explication ? A moins, bien sûr, que ta mission soit accomplie et que tu aies pu rapporter à ton petit pote Potter toutes les informations que tu as réussi à me soutirer entre deux parties de jambes en l'air. Mais je suppose que c'est en partie ma faute, de n'avoir pas cru que tu irais jusqu'à te prostituer pour des renseignements. »
Hermione encaissa et ne répondit pas, il avait dû cogiter pendant des heures pour en arriver à de telles conclusions et elle sentait qu'il n'avait pas fini de vider son sac. A juste titre. Il ralentit le débit de ses paroles et lâcha d'un ton des plus venimeux.
« Tu n'es qu'une menteuse, Granger. Tu t'es servie de moi pour obtenir des informations, tu t'es servie de moi pour me distraire de mes tâches, tu n'es qu'une garce manipulatrice et je te hais. Je te hais, Granger, toi, et ton immonde sang-de-bourbe. Tu me donnes la nausée, je ne veux plus jamais avoir affaire à toi. Je te dis ça avec le plus grand sérieux, débrouille-toi comme tu veux mais fais-en sorte qu'on ne se croise plus jamais ou je n'hésiterai pas à te descendre, j'espère que tu m'as bien entendu. »
Hermione serra les dents, bien que les paroles de Malefoy lui fassent l'effet de violents coups de pied dans l'estomac. Il devait la haïr, c'était mieux ainsi. Au moins n'aurait-elle d'autre choix que de le rayer de sa vie. Elle n'était même pas en colère. Elle savait que toutes les insultes qu'il lui avait lancées au visage n'étaient que le fruit de l'incompréhension et de la douleur de se retrouver à nouveau seul. Elle le savait, car c'était ce qu'elle-même ressentait. Elle était terrifiée et en colère contre elle-même de ne pas être plus forte. Elle leva les yeux vers lui, mourant d'envie de lui promettre qu'elle n'avait rien dit à Harry, ni même à qui que ce soit, de ce qu'elle avait pu entendre, ou bien de ses propres soupçons. Mourant d'envie de se jeter dans ses bras pour une dernière étreinte, elle se fit violence et rassembla toute la détermination qui lui restait pour ne lâcher que quelques mots.
« J'ai entendu. Aurevoir, Malefoy. »
Elle déverrouilla la porte d'un coup de baguette et sortit avec un calme feint. Sitôt la porte refermée derrière elle, elle prit ses jambes à son cou et s'enferma dans les premiers toilettes qu'elle trouva pour laisser exploser son angoisse et ses larmes. Elle pleura pendant environ dix minutes. Passé ce temps, elle s'efforça de respirer profondément. Il fallait qu'elle s'endurcisse. Alors elle s'endurcirait. Elle se focaliserait sur ses cours, sur l'aide qu'elle pourrait apporter à Harry et tirerait sa force nouvelle de là. Elle sentait qu'elle s'enfonçait peu à peu dans un sombre tunnel mais, après tout, avec le retour de Voldemort, il n'était plus question de tergiverser. Et tant pis si son humeur devait noircir avec les évènements. Décidée, elle sortit de la cabine et se dirigea vers la tour de Gryffondor pour récupérer ses affaires avant son premier cours de la journée.
Plus tard, dans la matinée, lors de la récréation, Harry lui fit part de la tâche que Dumbledore lui avait confiée. Il devait apparemment convaincre Slughorn de lui fournir des informations au sujet des Horcruxes. Informations qu'il aurait, par le passé, communiqué à Voldemort selon les dires du directeur.
Perplexe, Hermione avait regardé les yeux pleins d'espoir de Harry et lui avait expliqué que, malheureusement, elle ne pourrait l'informer d'avantage, n'ayant pas la moindre idée de ce que pouvait être ces fameux Horcruxes.
« Il doit s'agir de quelque chose de très avancé en matière de magie noire, sinon pourquoi Voldemort aurait-il posé des questions à ce sujet ? Je crois que tu auras du mal à obtenir l'information, Harry, tu devras te montrer très prudent dans ta façon d'approcher Slughorn, réfléchir à une stratégie… »
Le cerveau d'Hermione tournait déjà à plein régime afin de trouver un plan adéquat mais la réponse de Harry interrompit tout mécanisme de réflexion.
« Ron pense que je devrais simplement attendre la fin du cours de potions, cet après-midi… »
« Ah, très bien, si c'est ce que pense Ron-Ron, il faut suivre ses conseils », répliqua-t-elle en s'enflammant aussitôt. « Le jugement de Ron-Ron a-t-il jamais été pris en défaut ? »
« Hermione, tu ne pourrais pas… »
« Non ! » s'exclama-t-elle avec colère.
Et elle s'éloigna en trombe, laissant Harry seul, dans la neige jusqu'aux chevilles.
A bout de souffle, elle se dirigea d'un pas décidé vers les cachots pour le cours de potion. A mesure que la marche la calmait, elle commençait à regretter de s'être emportée aussi facilement après Harry. Hermione considérait l'idée de s'excuser auprès de son meilleur ami lorsqu'elle croisa brièvement le regard de Malefoy qui ne s'attarda pas et entra dans la salle de cours avant elle. Un regain de rage la prit aux tripes alors qu'elle voyait le Serpentard s'installer sans un regard.
Elle n'en démordit pas du cours, alors qu'elle se fatiguait à appliquer les consignes de Slughorn à la lettre. Elle voyait Harry plonger frénétiquement dans son manuel de potions à la recherche d'un indice laissé par le Prince de Sang Mêlé sur la leçon du jour et cela l'agaça d'autant plus.
Pour Harry, elle avait dû sacrifier tellement de choses ces derniers temps. Elle avait renoncé à passer du temps dans la salle commune, renoncé à ses plannings de révision, renoncé à ses devoirs de préfète, qu'elle ne remplissait plus qu'à moitié, et maintenant, elle devait regarder Harry qui, sans aucun mérite, écrasait soigneusement le moindre de ses efforts scolaires, sans piper mot. Elle avisa des cheveux blonds dans le fond de la salle et enragea d'autant plus. Encore une chose qu'elle avait dû laisser derrière…
Le cours se termina dans l'amertume pour Hermione, et elle sortit de la salle sans un regard pour Harry, qui, une fois n'était pas coutume, devrait se débrouiller seul pour sa mission au sujet des Horcruxes.
Quand il lui raconta son échec, quelques heures plus tard, Hermione ne montra aucune compassion. Elle n'était pas d'humeur. Elle monta se coucher sans lui accorder plus d'attention et s'enfouit sous les draps avec un soupir.
C'était effectivement une journée pourrie.
