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Browston
Chapitre 16
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Dimanche 12 juillet.
Lorsque Clint s'était réveillé, il était déjà 11h, il avait mal au crâne et avait l'impression d'avoir fait la fête toute la nuit. Ils n'étaient pas rentrés si tard pourtant.
En descendant, les enfants étaient réveillés, ainsi que son épouse qui préparait le petit déjeuner tardif de Nathaniel.
Clint embrassa tour à tour Laura et les enfants, puis se fit un café et rejoingnit les enfants autour de la table de cuisine. Chez les Barton, le dimanche était sacré. Il était consacré à la famille. C'était le seul jour où ils pouvaient passer du temps avec les enfants. Ils aimaient ne rien faire et profiter de cette journée. Pas de ménage, pas de devoir, pas de télé. Ils sortaient souvent au parc ce jour là, ce qu'ils firent cet après midi.
La mère de famille profita de cet instant pour discuter avec son mari.
" Tu travailles demain?
- Oui, répondit Clint.
- Toute la journée ? "
Clint ne savait pas quoi lui répondre. Biensure qu'il bossait toute la journée. Il n'avait pas encore demandé à son patron pour passer à mi-temps, mais il savait que Laura ne serait pas contente de l'apprendre.
" Non, seulement le matin, mais j'ai rendez-vous avec mon psy dans l'après midi, alors comme c'est au commissariat, je m'étais dis que je pouvais jeter un œil sur quelques dossier en attendant qu'elle me prenne."
Laura semblait septique mais ne dit rien et acquiesça seulement. Les Barton restèrent au parc toute l'après midi et décidèrent de terminer la journée par un petit restaurant. Ça semblait ravir la jeune femme de dîner au restaurant avec son époux et ses enfants, elle avait l'air heureuse.
En rentrant, Lila et Cooper allèrent directement au lit, alors que Clint s'occupait de coucher Nate. Laura en avait profité pour leur préparer un café. Clint fut surpris par les bonnes intentions de Laura. Ce n'était pas que Laura n'était pas aux petits soins avec les autres en règle générale. C'était juste que ça faisait un moment qu'elle ne le faisait plus. Et depuis peu, Clint trouvait la jeune femme très tactile, et très entreprenante, peut-être avait-elle peur que Clint s'enfuit de la maison à tout jamais.
La mère de famille prit son café entre les mains et se cala contre son mari. Bien que cela ne dérangeait nullement Clint, ça ne l'émoustillait pas non plus. C'était comme s'il n'avait plus le besoin de prendre son épouse dans les bras devant la télé, ou devant un café. Le père de famille s'excusa et se défit des bras de son épouse, prétextant être fatigué. Laura ne broncha pas et regarda son mari monter dans la chambre d'ami.
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Lundi 13 juillet.
Ses mains étaient couvertes de sang, il les regarda, puis écarta les doigts et vu le vert de ses yeux. Remington.
" Tiens bon, les secours arrivent, lui murmura t-il.
- Je vais mourir Barton, répondit le policier.
- Reste avec moi.
- Clint... marmonna l'homme ses yeux brillants.
- Jo, répondit Clint," les larmes au yeux.
Il ne voulait pas qu'il meurt, il ne le méritait pas.
" Reste avec lui Clint, dit soudainement Remington.
- Qu'est-ce-que tu racontes?
- Il t'aime, ajouta le policier au sol avant de fermer les yeux.
- Jo... Reste avec moi, je t'en supplie!" cria Clint en réveillant l'homme.
L'agent de police rouvrit les yeux, puis lui sourit.
Clint le regarda sans rien dire, son coeur battait à toute allure. Il était tétanisé à l'idée de le perdre.
"Je t'aime, avoua son collègue."
Les larmes coulèrent aussitôt sur les joues du père de famille, sa vue se brouilla, ses mains tremblerent alors que son ami fermait les yeux. Une main se posa sur son épaule.
" Laissez-moi faire brigadier" ordonna un pompier.
Clint acquiesça silencieusement sous le choc des derniers mots prononcés par son ami.
Il s'écarta, toujours à genou sur le sol, il les regarda le maintenir en vie. Deux bras s'enroulerent autour de son cou. Une voix suave lui chuchota.
"Je t'aime Clint.
- Pietro?" fit-il surpris.
Clint tourna la tête et découvrit le visage de son pompier préféré. Le jeune homme lui sourit, Clint répondit par la pareille.
Le pompier ne cessait de lui sourire, puis rapprocha ses lèvres des siennes. Le baiser fut doux et tendre. Il ne dura qu'une seconde mais semblait une éternité pour le brigadier-chef. Les lèvres du jeune homme se défirent, Clint ouvrit les yeux et se retrouva dans une chambre d'hôpital.
Une chambre vide. Un lit, un chevet, une table, un fauteuil, une armoire, mais personne, tout était bien rangé. Il s'approcha du lit, puis de la fenêtre. La vue était dégagée sur le parking.
" Clint.
- JO!" cria t-il en apercevant son ami sur le lit d'hôpital.
Il était là, devant lui, maintenu en vie par des tas de machine. Il était mal en point.
" Dis à ma femme que je l'aime, lui demanda l'homme.
- Jo, tu vas pas me lâcher. Je vais les tuer ses fumiers... murmura Clint en attrapant la main du policier entre les siennes.
- Laisse-les, ils n'en valent pas la peine, articula l'homme.
- Clint, chuchota une seconde voix.
- Pietro?" fit Clint en se regardant vers la porte.
Pietro était là, en civil cette fois-ci. Il portait un jogging bleu électrique et un t-shirt gris bleuté. Clint baissa à nouveau le regard vers son collègue, mais il n'y avait plus personne, Remington avait disparu.
" Jo! Où est-il? cria Clint en se redressant brusquement.
- Chez lui. On y va? demanda seulement le sokovien alors que Clint avançait vers lui.
- Où ça? questionna le policier perdu.
- Où tu veux..., chuchota Pietro. À moins que tu préfère qu'on reste là..."
Des baisers atterirent sur sa gorge, Clint ferma les yeux alors qu'une paire de lèvres descendait le long sur sa gorge, puis sur sa clavicule. Une langue vint titiller son téton gauche. Il ouvrit brusquement les yeux dû à la sensation.
Ils étaient à présent dans son bureau, celui qu'il partageait avec son père. Pietro était en tenue de pompier à nouveau, lui était en tenue de policier, sa chemise était ouverte sur son torse et le jeune homme le couvrait de baiser.
" Pietro..., murmura Clint.
- Clint..., murmura Laura.
- Laura?! fit Clint en se réveillant brusquement.
- Tout va bien Clint, tu fais un cauchemars. Tu t'es mis à crier, chuchota son épouse, alors que Clint tentait de reprendre une respiration normal.
- Je... Ça faisait longtemps que ça m'était pas arrivé, mentit Clint, en se frottant le visage.
- Chut, calme-toi. Rendors-toi, murmura Laura avant de lui déposer un baiser sur le front.
Clint sourit à son épouse quittant la chambre d'ami, puis dès qu'elle fut sortie de la pièce, il passa la main sur son sexe.
Il ferma les yeux et se maudit lorsqu'il comprit qu'il avait aimé ce rêve érotique. Son coeur battant la chamade, il n'arriverait plus à s'endormir. Il prit la décision de se lever et d'aller faire un peu de sport avant d'aller travailler.
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Assis à son bureau, Clint regarda l'heure. Il était bientôt l'heure de rejoindre Laura pour déjeuner. Elle ne travaillait pas ce matin, et il lui avait promis de déjeuner avec elle. Clint ferma son dossier et prit la route.
Au restaurant, Clint sourit, ça faisait bien longtemps que Laura et lui n'avaient pas déjeuné ensemble. Même s'il s'agissait d'un déjeuné furtif entre deux demi journée de travail, c'était tout de même agréable. Laura paraissait souriante. Elle parlait des dossiers en cours sur lesquelles elle travaillait. Clint s'intéressa à ses clients, au chiffre d'affaire de Stark industrie, puis parla de Stark corporation. Lensherrs lui avait glissé que Tony Stark était lié à la bombe qui avait tué les parents de Pietro. Enfin pas Tony Stark lui même, Stark corporation, plus précisément, dirigé a l'époque par son père Howard Stark.
Le déjeuner fut rapide et Laura parti au travail, ainsi que Clint qui y passa tout l'après midi. Il parti tout de même pas trop tard, afin d'aller chercher les enfants au centre de loisir et de récupérer Nate chez la nourrice avant de rentrer.
Il fit prit prendre le bain des enfants, puis commença à préparer le déjeuner, puis Laura fini par rentrer également. La jeune femme passa également sous la douche, puis rejoignit sa famille autour de la table.
Laura leur fit à nouveau un café, qu'elle apporta devant la télé. Aussitôt les tasses déposées, elle se nicha contre son mari. Clint l'entoura de ses bras, puis attrappa son café et le but tranquillement devant la télé. La femme but également son café, puis se nicha à nouveau contre son époux. Il regardait la télé, lorsqu'il sentit les lèvres de Laura se poser contre sa gorge. Il frissonna au baiser alors que Laura leva la tête.
" Ça te fait des frissons?
- Hum hum", acquiesca seulement Clint alors que Laura continuait à embrasser son cou.
Clint ricana doucement, puis releva la tête de son épouse.
" Arrête, ça fait des chatouilles", lui ordonna t-il alors que la bouche de Laura vint percuter la sienne.
Un long baiser s'en suivi. Clint ferma les yeux et se laissa happer par la bouche de son épouse. Laura descendit ensuite ses lèvres sur son menton, puis sur sa gorge, puis à la limite de sa clavicule. Les baisers ardents de son épouse le renvoya immédiatement à son rêve érotique de la veille. Il se remémora les lèvres de Pietro sur sa chaire. Un long frisson fit son apparition, puis le désir vint aussitôt. Clint se décolla doucement de Laura, alors que la femme lui sourit.
" Laura... Je suis épuisé, dit-il afin qu'elle cesse de le charmer.
- Clint...
- S'il te plaît, j'ai eut une longue journée, souffla t-il.
- D'accord, oui, excuse-moi. J'avais juste envie que tu me prennes dans tes bras", se défendit-elle.
Clint sourit et serra son épouse contre lui.
" Je vais pas tarder à aller me coucher.
- Tu voudrais pas dormir avec moi? Ça me manque de ne pas dormir dans tes bras", déclara Laura.
Clint sentit son coeur battre la chamade, avant c'était lui qui attrappait son épouse dans ses bras la nuit, alors qu'à cet instant, il n'en avait pas forcément envie. Pourquoi n'en avait-il plus envie! Avait-il un rapport avec son rêve érotique ? Avait-il un rapport avec les sentiments naissants à l'égard de Pietro?
" T'as bien vu que je faisais encore des cauchemars ?
- C'est pas grave ça. Ça me dérange pas.
- Et bien moi ça me dérange, répondit fermement Clint
- D'accord...", céda t-elle.
Laura soupira longuement, puis se leva et débarrassa les tasses. Elle s'assit à nouveau à côté de Clint.
" Tu lui en as parlé de ton cauchemars ?
- Oui, oui.
- Et elle en dit quoi?"
Elle? Clint n'avait dit que le psy était une femme, d'où tenait-elle cet information inexistante?
" Elle dit que ça arrive fréquemment, ça devrait s'estomper.
- Ok...
- Bon, je .. je vais monter...
- Bonne nuit mon amour, à demain.
- Bonne nuit, à demain."
Clint grimpa à l'étage, et se mit tout de suite au lit. Au fond de ses draps, il repensa à ce cauchemars qui s'était transformé en rêve érotique. Ce rêve n'avait ni queue ni tête. Premièrement il se souvenait que Remington lui disait qu'il l'aimait. C'était sûrement dû au fait qu'un jour, Jo lui avait avoué être bi étant jeune. Ensuite, il l'avait revu dans sa chambre d'hôpital, alors que Clint n'y était jamais allé. Et Pietro, il s'immiscait dans son rêve. Il se souvint l'état dans lequel il était. Il était une marionnette, un pantin. Pietro faisait ce qu'il voulait de lui. Comme si Clint n'attendait que ça que Pietro le parsème de baiser. Clint était légèrement étriqué lorsqu'il avait fini par trouver le sommeil.
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Mardi 14 juillet.
Ce matin, Clint se leva de bon matin, il préparera le petit déjeuner des gamins, ainsi que celui de son épouse. Il ne travaillait pas ce matin, mais il s'était décidé a faire du sport toute la matinée après avoir déposé les enfants au centre de loisir. Laura avait l'air ravie qu'il prenne soin de lui et qu'il aille déposer les enfants, ça lui permettait de souffler un peu elle aussi. La jeune femme travaillait uniquement ce matin, le jeune couple ne se verrait qu'à midi et après le service de Clint, qui devrait finir vers 17h.
Clint tint ses promesses et alla courir un peu aux alentours. Il fit même quelque abdo et traction. Laura l'avait même retrouvé, accroché à une grosse branche d'arbre. Voir son mari les muscles à chaud, tout en sueur l'avait même émoustillée. Elle fit réchauffer un plat pendant que Clint passait sous la douche. Le déjeuner fut rapide et Clint fila aussitôt au poste.
L'après midi, fut courte, trop courte pour Clint qui voulait clore une affaire. Il prit la décision de rester un peu au travail, tampis si madame Barton râlait. Il se devait de finir son enquête. Ce fut vers les coups de 19h qu'il rentra.
"T'étais où? Lança Laura alors qu'elle coupait des oignons.
- Chez le psy, répondit seulement Clint.
- Chez le psy? Deux fois d'affilée? lança Laura en se reposant son couteau sur le plan de travail tout en se retournant.
- Quoi deux fois d'affilée ? C'est bien toi qui voulait que j'aille consulter non? lança Clint alors qu'il se servait un café.
- Oui parce que j'avais l'impression qu'on vivait avec un fantôme, dit la femme en s'appuyant sur le dossier d'une chaise.
- Je te suis pas, fit Clint en s'asseyant à table.
- Laisse tomber, dit Laura en reprenant la découpe.
- Qu'est-ce qu'il y a Laura? demanda Clint.
- On te voit à peine, murmura Laura sans se retourner.
- On me voit à peine? Parce que je vais chez le psy? Laura tu m'as demandé de lever le pied au boulot et d'aller consulter, chose que je fais, alors ne me le repproche pas, s'énerva Clint.
- C'est pas ça, fit Laura alors que Clint se leva.
- C'est quoi alors? demanda t-il en s'approchant de son épouse.
- C'est juste que... Tu me manques Clint, avoua Laura tristement.
- Patience... Laisse-moi du temps, chuchota Clint en prenant sa femme dans ses bras. Je sais que je passe beaucoup de temps au taf, chez le psy ou au sport mais c'est pour un mieux.
- Je sais bien", fit-elle, en allumant le gaz. Va prendre ta douche, le dîner sera prêt dans 10 minutes.
Clint acquiesça et fila à la douche.
Après le dîner, ce fut Clint s'occupa d'amener d'un café. Il tentait de se faire pardonner, il s'en voulait d'être resté au boulot et de lui mentir. Dès qu'il coincerai le fumier qui a tenté de tuer Remington, tout s'arrangera.
Il prit son épouse dans ses bras, qui s'endormit dans ses bras. Il l'a déposa dans leur lit, puis grimpa dans la chambre d'ami.
