POV EDWARD

Elle s'est enfin ouverte à moi. Le soir de notre dispute, lorsque Bella m'a encore une fois repoussé, j'ai craqué. J'ai perdu espoir en nous. Ce que je lui ai dis m'a littéralement tué mais je voulais lui faire mal, lui faire mal comme j'avais mal. Après l'avoir traité de pute, je me suis détesté. J'ai cru l'avoir perdue à jamais. J'attendais seulement de découvrir un matin qu'elle n'était plus là, qu'elle était partie. Je l'aurais laissée faire, j'aurais accepté malgré moi qu'elle parte. Après tout, je ne peux pas la forcer à être avec moi si ce n'est pas ce qu'elle veut. La semaine après notre dispute a été un réel combat, un combat contre mon envie de la rejoindre, de la serrer dans mes bras et de lui demander pardon. Je me suis promis de ne jamais plus lui faire l'amour pour de l'argent. Je l'ai fait jusqu'ici mais uniquement parce que c'était la seule condition. J'ai remarqué qu'il me manquait un coussin, j'ai pensé que Bella avait du mal à dormir sur le sien. Je n'avais plus aucun espoir de la revoir avant le week-end ou elle serait absente. J'ai pourtant eu espoir lorsque j'ai entendu des pas s'approcher de ma porte en pleine nuit. J'ai retenu ma respiration tellement j'espérais qu'elle entre mais elle ne l'a pas fait. Elle a hésité de nombreuses minutes et l'ombre de Bella a disparu. Je n'ai pas pu m'en empêcher. Il fallait que je sache ce qu'elle allait faire ce week-end là, alors je l'ai fait suivre. Je suis conscient que ce n'est pas bien mais après tout si cela expliquait enfin tous ces tourments qui l'accablent, je pourrais enfin savoir, enfin connaître la vérité. Lorsqu'Arthur m'a indiqué l'avoir vu tenant la main d'une fillette, j'ai compris. Mary ! Sa sœur devait l'avoir rejoint pour le week-end. Pourquoi ne me l'a-t-elle pas tout simplement dit ? J'ai hésité toute la matinée, j'ai cru devenir fou, j'ai craqué en pleine réunion sous les yeux ahuris de mes collaborateurs, il fallait que j'essaie. Une dernière fois avant d'abandonner. Alors j'y suis allé et je l'ai vue, elle souriait. J'ai pensé que son sourire m'avait manqué. J'ai aperçu sa petite sœur. Bella pense qu'elle ne lui ressemble pas car elles n'ont pas la même couleur de cheveux et de yeux mais elle se trompe. Elles ont le même visage, la même expression dans le regard même si celui de Bella paraît davantage accablé. Lorsqu'elle m'a vu, elle a paru surprise mais elle a décidé de me faire entrer dans sa bulle, dans sa vie. Elle a hoché la tête et le poids qui pesait sur mon cœur s'est immédiatement envolé. Si Mary était timide au début, elle a bien vite pris confiance et m'a accepté. Cette fille est étonnante. Elle paraît si mature pour son âge et a le même caractère que Bella, elle ne se laisse pas faire. Je retrouve beaucoup de Bella en elle, même si elle est peut-être moins brisée par le passé. Quand je repense à ce que Bella m'a raconté hier soir, mon sang bout à l'intérieur de mon corps. Je n'ai qu'une seule envie, trouver ce James et le tuer. Bella m'a devancé et m'a fait promettre de ne rien faire de stupide. Je ne peux pas croire qu'elle ait traversé tout ça et soit si forte aujourd'hui. Elle m'impressionne et je me dis que j'ai de la chance de l'avoir. Elle s'est livrée à moi toute entière et je ne pourrais être plus heureux. Nous avons passé toute la journée dans les musées. Il est hors de question pour Mary de ne pas admirer une œuvre pendant minimum 5 minutes. Nous en sommes donc seulement à notre deuxième musée mais ce n'est pas grave, je lui promets secrètement de lui faire visiter les autres musées une autre fois. J'ignore si Bella serait à l'aise avec cette promesse mais je m'en moque, c'est la promesse que je fais à cette petite fille qui grandit chez des monstres et à sa sœur, cette femme si incroyable sans qui je ne serais plus rien. En si peu de temps, Bella est devenue tout ce qui importe pour moi. Il n'y a plus qu'elle.

Il est 16h et nous arrivons enfin devant l'exposition à laquelle Mary participe. Elle a l'air très inquiet et s'est refermée depuis quelques minutes. Elle n'est pas sûre d'elle. Nous admirons les dessins des enfants qui sont tous aussi impressionnants les uns que les autres. Je n'ai jamais été doué pour le dessin, je n'arrive pas à croire que des enfants aient si bien dessiné. Puis, nous arrivons devant l'un d'entre eux qui se détache très clairement des autres. Je reconnais alors ma Bella. Mary a dessiné sa sœur au milieu d'un champ, et je devine que c'est le repère dont Bella m'a parlé. Elle a parfaitement su capturer l'essence de sa sœur. Bella a l'air fragile et abandonnée dans cette clairière. Je regarde la vraie Bella, elle porte une main sur sa bouche et des larmes apparaissent dans ses yeux. Je regarde à nouveau le dessin et je remarque que si à première vue, le dessin dépeint une scène calme et insouciante, au fond on peut apercevoir une ombre. J'attrape la main libre de Bella et la presse pour lui donner du réconfort et du courage. Je me place derrière elle et l'enlace de mes bras. Nous continuons à regarder le dessin et nous n'avons même pas remarqué que Mary attend notre réaction. Bella s'écarte, essuie ses larmes et se force à sourire :

« Mary, c'est absolument magnifique.

- C'est toi, répond timidement sa sœur.

- Je sais ma chérie.

Bella attrape sa sœur et la serre dans ses bras. Si jusque là elle a cru que sa sœur ne savait rien de son passé, ce dessin est la preuve que si elle ne connaît pas les détails, elle est au moins consciente que sa sœur n'était pas heureuse à Forks. De nombreuses personnes, lorsqu'elles apprennent qui est l'auteur de l'œuvre, viennent féliciter Mary. Je suis heureux qu'elle puisse connaître cette reconnaissance, c'est ce qu'elle mérite. Après l'exposition, nous rentrons à l'appartement et je propose de cuisiner des fajitas. Cela semble ravir Bella et sa sœur. Bella monte se doucher et Mary m'aide en cuisine. Elle connaît les gestes à adopter en cuisine et cela m'étonne :

- Tu cuisines ? Je demande.

- Oui, parfois Sally me demande de préparer le dîner pour qu'il soit prêt quand ils rentrent.

C'est insensé et terriblement dangereux mais je ne veux pas braquer Mary :

- Est-ce que tu es le petit-ami de Bella ? Demande-t-elle soudain.

Je ne peux pas croire qu'elle ait demandé ça, cette petite est rusée. Elle y a réfléchi avant même que j'ai pu moi-même le faire. Je ne sais pas quoi répondre, après tout nous n'avons rien officialisé et ce n'est pas à moi d'annoncer ça à la sœur de Bella alors je réponds :

- J'y travaille.

Elle sourit :

- Les garçons n'arrivent jamais à avoir Bella, dit-elle fièrement. Elle ne fait jamais attention à eux.

- Ah oui ? Je demande curieux.

Si elle savait combien j'ai dû me battre :

- Oui ! Tous les garçons de Forks étaient amoureux de Bella mais elle s'en fichait. Mais elle est différente avec toi. Je pourrais peut-être t'aider, me sourit-elle.

Je ris et j'accepte avec joie son aide. Après avoir mangé, nous faisons une nouvelle partie de Bonne paye et cette fois c'est Mary qui gagne. Elle est fière d'avoir pris sa revanche et ne le cache pas. Bella est tellement heureuse. Elle est si belle quand elle sourit. Je voudrais que Mary reste toujours avec nous juste pour voir ce sourire sur le visage de Bella. Je sens que Mary essaie de faire trainer les choses, elle est fatiguée et il est tard mais elle ne veut pas aller se coucher. C'est seulement lorsqu'elle s'endort sur le canapé, que je la soulève et la porte jusqu'à son lit. Bella m'accompagne et reste là à la regarder, déjà nostalgique du week-end qui n'est même pas terminé. Je l'encercle de mes bras et elle pose sa tête contre mon torse. Nous sortons de la chambre et rejoignons la notre :

- Ca va aller ? Je demande.

- Je ne veux pas y penser pour l'instant.

- Ce dessin était magnifique.

Bella hoche la tête :

- Elle est incroyable. Elle tient ça de ma mère. C'était une artiste. Charlie au contraire était très terre à terre, ça donnait quelque chose d'assez intéressant.

Elle rit et je souris. Je pourrais écouter ce son toute ma vie. Bella arrête de rire et me regarde sérieusement cette fois-ci :

- Merci Edward, pour tout ce que tu as fait. Tu as été parfait. Tu es toujours parfait.

Elle s'assoit sur moi et nous nous faisons face. L'atmosphère prend un tout autre goût. Les yeux dans les yeux, nous sentons la même force qui nous attire l'un à l'autre. Je caresse son dos et elle place sa main sur ma nuque pour approcher nos visages. Doucement, mes lèvres se posent sur les siennes et nous échangeons un baiser doux. Bella descend ses mains sur mon torse et notre baiser se fait plus intense. Je pose mes mains sur ses cuisses et les remontent vers son intimité. Bella ne porte que mon t-shirt et une culotte. Je la remets sur ses deux pieds face à moi et lui retire ses vêtements. Elle en profite pour faire la même chose avec les miens. Je la pousse sur le lit et l'admire, elle est magnifique. Son corps est parfait, ses boucles sont en bataille, ses joues sont roses, ses tétons durcis, et inconsciemment elle frotte ses cuisses d'excitation. J'ai envie de la faire jouir, j'ai envie de lui faire du bien. Je glisse mes mains sur ses cuisses et les écarte. Je lui souris et baisse ma tête au niveau de son intimité. J'attrape sa cuisse et dépose une trainée de baiser jusqu'à son clitoris. Je m'empare de celui-ci et ma douce se cambre. Elle a l'air d'aimer ça et je sens mon sexe durcir. Je continus à lécher et j'entre un doigt en elle, une fois que je sens qu'elle s'habitue, j'introduis un autre doigt et Bella est secouée de violents spasmes :

- Tu es délicieuse.

Elle attrape mes cheveux et me rapproche de son clitoris. Je continue mes va-et-vient et le corps de ma victime se crispe, elle attrape le drap, le serre entre ses mains et se laisse aller. Une fois remise de son orgasme, Bella me regarde, elle a l'air très excité :

- Fais-moi l'amour Edward, m'ordonne-t-elle.

Il ne m'en faut pas plus pour me jeter sur elle. Je m'assois et la fais s'asseoir sur moi. Nous nous faisons face, j'embrasse son cou et Bella descends ses doigts vers mon membre dur. Je ne tiens plus, ses doigts me rendent fou, je veux être en elle. J'attrape les hanches de Bella et la positionne au-dessus de mon sexe. J'entre en elle et nous sommes tous les deux surpris de la sensation. Elle est si mouillée, je la sens serrée autour de ma queue. Je sens que je ne vais pas tenir longtemps. Cette femme va me rendre fou :

- C'est tellement bon Bella, je grogne.

Je descends mon doigt et m'occupe de son clitoris pour qu'elle vienne avec moi. Il ne lui en faut pas beaucoup plus. Elle mord dans mon épaule pour ne pas crier et je ne peux même pas sentir la douleur. Tout ce que je ressens est du plaisir. Je sens Bella venir, elle rejette la tête en arrière et je place ma main sur sa bouche pour l'empêcher de crier. La voir prendre du plaisir m'excite encore plus, je sens mon sexe se gonfler et je me libère en elle. Ce soir-là, nous nous endormons dans les bras de l'autre et je suis serein. J'en suis convaincu, j'appartiens tout entier à Bella Swan.

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POV BELLA

Nous y sommes. Le moment fatidique est arrivé. Nous devons ramener Mary à l'hôtel pour qu'elle rentre à Forks. Depuis ce matin, elle est totalement renfermée, même Edward qui a beaucoup de succès auprès de Mary n'a pas réussi à obtenir un sourire ce matin. Nous sommes tous prêts. Je monte dans la chambre de Mary et y trouve Edward. Il referme le sac de ma sœur :

- Elle a oublié son sac, me dit-il.

Nous quittons l'appartement et lorsque nous arrivons à l'hôtel, Leah nous y attend. Lorsque Mary la voit elle panique et se met à pleurer. Je m'étais promis de ne pas craquer mais voir Mary pleurer me tue. Je la prends dans mes bras :

- Ca va aller, on se verra bientôt, je te le promets.

- Je … ne… veux pas y … retourner.

Je comprends à peine ce qu'elle dit, elle est parcourue de spasmes :

- Je sais ma chérie.

Je dépose des baisers sur sa tête, j'essaie de la rassurer mais mes larmes me trahissent :

- Je viendrai te chercher, je te le promets.

Cette promesse a l'air de la calmer :

- Je t'aime Mary. Tu sais que tu dois m'appeler dès que ça ne va pas. On se revoit bientôt, promis.

Leah me fait comprendre qu'il est temps. J'attrape son sac et Mary enlace Edward. Edward a l'air surpris mais bien vite il passe ses bras autour d'elle :

- Je compte sur toi pour avoir ma revanche à la Bonne paye, lui sourit-il.

Mary attrape son sac, me sourit faiblement, respire pour se donner du courage et rejoint Leah. Elle ne se retourne pas. Une fois qu'elles ne sont plus là, je craque et m'effondre dans les bras d'Edward :

- Maintenant, tu vas me dire comment on la sort de là, me dit-il en me forçant à le regarder dans les yeux. »

Sauver Mary, c'est tout ce qui a toujours importé. Désormais, je ne suis plus seule à le penser.