Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.
Conrad plaqua contre le mur l'espionne qui levait toujours ses mains en signe de reddition. La poigne sur le col du haut de Yozak, les yeux de la demoiselle chercha la compassion dans celui de son ami. La colère émanait en lui. Il était peut-être un semi-mazoku, mais Yuuri pouvait voir la magie du soldat l'entourer.
« Tu as de la chance que j'ai parlé à Wolfram qui s'inquiétait pour sa majesté. Sans lui, je ne saurai pas quel danger, il vivait. Les humains m'ont à la bonne. Surtout au Shimaron. Tu as de la chance. Sans Morgif, il aurait pu mourir. Tu as mis notre roi en danger. Tu cherches à l'assassiner ?
- Non, la cérémonie allait avoir lieu, et il voulait aider les humains. Je l'ai juste aidé à accomplir son objectif. J'avais confiance en Morgif et en la magie de notre souverain. »
Le soldat serra avec plus de force sa prise, si bien qu'en tendant l'oreille, il pouvait entendre des coutures de la robe de Yozak craquer.
« Il a su convaincre le recruteur, on n'était pas loin. J'allais intervenir s'il était vraiment en danger comme le prouve la robe que je porte, Conrad. J'aime les robes mazokus, les humaines ne me vont pas toujours au teint. Tu le sais bien. En plus, Morgif a fait du bon boulot. Il a protégé notre roi, sans cette arme, il aurait fini embroché même si je serai intervenue. Je ne veux que son bien, une personne si mignonne, il serait dommage de la faire mourir. Si tu veux desserrer ta prise, même si j'apprécie un pe de me faire plaquer contre un mur. Je vais finir par manquer d'air. »
Conrad ne décolérait pas, Yuuri savait que son intervention ne ferait que mettre de l'huile sur du feu. Voyant ces deux amis d'enfance se déchirer comme ça. C'était douloureux. Le souverain n'avait pas envie de perdre Yozak. Oui, la femme transgenre était particulière. Mais elle n'était pas méchante. C'était de sa faute s'il avait été en danger.
« Les humain auraient pu croire qu'on les envahissait aussi. As-tu pensé à ça ?
- Bien sûr, notre souverain ne veut pas de conflit. l'as-tu entendu crier sur les gens de ce Colisée ? Moi si ! Ce qu'il a dit a dû atteindre quelques humains et semi-mazokus rebelles. En montrant qu'il possédait Morgif, ils seraient moins prompts à lancer une attaque pour un oui ou un non. Sa puissance est légendaire au cas où tu l'aurais oublié. Pas moi en tout cas. »
Le soldat lâcha le col de la robe de Yozak et frappa le mur derrière lui avec force que les autres parois tremblaient autour. Il s'approchait du visage de l'espionne avec toujours cette colère. Sans elle, Yuuri aurait pu croire qu'un baiser aurait pu se faire entre eux.
« Toi, sais-tu ce qu'aurait ressenti sa majesté s'il avait tué quelqu'un. Tu as eu de la chance que c'était Morgif et non lui qui a pris une vie. Le danger n'était pas que présent dans l'arène, mais aussi dans le cœur de notre roi. Je n'ai pas envie qu'il soit brisé… Pas du tout.
- Ce garçon est vraiment précieux pour toi, je suis presque jalouse. Mais que puis-je contre ce garçon. Il est si gentil. Je ne suis qu'une fourbe. Sache que ces mots consternant une possible entente entre mazoku, semi-mazoku et Humains 'ont touché. Tu peux demander à Gunter. C'était lui qui était avec nous alors que tu négociais. J'ai bien failli t'attendre mon beau. Maintenant si tu me permets, j'ai d'autres choses à faire. »
Yozak se baissa et passa sous les bras de Conrad avec lequel il avait frappé le mur. La main du soldat tremblait de rage. L'espionne sourit doucement avant de frotter avec affection les cheveux de son ami d'enfance.
« Je ne souhaite que ce garçon soit un bon roi. Il a encore des choses à apprendre. Mais sa voie semble belle. Je serai là pour suivre. Après tout, c'est toi qui m'a convaincu d'entrer dans l'armée du château et que mon statut de semi-mazoku me permet d'espionner.
- Yozak…
- Je vous verrai la prochaine fois, chaton. »
L'espionne frotta les cheveux du souverain un moment, puis elle partirait un peu plus loin. Le bâteau était assez grand pour que ces deux personnes arrivent à ne plus se croiser.
« On se reverra, Yuuri. »
Et elle fila laissa Conrad seul avec sa colère. Ce dernier resta un moment ainsi un moment avant de tomber. Ses jambes ayant du mal à supporter toute cette peur additionner à la colère. Il tremblait. Ne sachant pas trop quoi faire, il posa une main en douceur sur l'épaule du soldat.
« Je suis désolé de cette scène… Je me sens responsable de vous. Un peu, comme je me sens de Wolfram. Je suis désolé pour tout ça. Sans votre collier, la personne qui manipulait le garçon en aurait fait de même avec vous. Je ne l'aurait pas supporter de vous voir brisé à cause de ce que vous aurez pu faire. N'en voulez pas trop à morgif d'avoir une vie, je vous en prie Yuuri. J'ai eu si peur de vous perdre. Si votre magie n'aurait pas voulu de Morgoif ? Que serait-il advenu de vous. Je ne veux pas penser à tout ça.
- Je vais bien, bien sur j'en veux peu à Morgif. Mais dites moi pourquoi vous vous en voulez tellement. Je vous jure que je saurai entendre.
- Je ne pourrai rien vous dire dans mon état, désolé votre majesté. »
Yuuri serra contre lui le soldat quelques instants. Sur terre, il n'aurait jamais songé à ça. Mais cette famille avait un pouvoir particulier sur lui. Il se sentait plutôt bien à les sentir si proches de lui que le prouvait son acceptation de Wolfram malgré son caractère de cochon. Il sentit la colère de Conrad faire place à une grande tristesse. Il caressa ses cheveux. Heureusement qu'il état tombé, sans ça, il n'aurait pas été assez grand pour faire ce geste. Il sentit doucement des bras solides le serre. Il avait besoin de soutien. Le jeune maoh faisait de son mieux pour être cet appui. Il laissa le semi-mazoku contre lui attendant que son humeur soit meilleur. Il avait senti les larmes, c'était sûrement dû à sa peur couplé à quelque chose en rapport avec cette Julia dont il portait le collier.
« Je ne voudrais pas vous perdre… Pas maintenant que je vous connais, ça serait terrible. Affreusement horrible... »
Yurri le serra avec la force dont il capable l'homme contre lui.
« Je ne voulais pas que vous soyez témoin de ça. Pas du tout. Ni de ce qui me pèse.
- Ce n'est pas grave, sur terre, on dirait que c'est humain. Mais j'ignore quelle expression conviendrait. Mais le fait qu'on est pas invicibles. Nous sommes remplis de faiblesses et de forces. Ce sont elles qui construisent les gens que nous sommes. J'aimerai que cet endroit change. Il ne sera pas parfait. Je sais que c'est impossible. Quand bien même je suis mazoku et que j'ai une longue vie derrière moi. Un monde parfait est une utopie. »
Il hocha la tête doucement, l'épaule droite de la chemise qu'il portait était trempée. Mais il savait que sans son intervention peut-être que Conrad aurait fini par ruminer dans son coin. Les sentiments pouvaient conduire à des choses dont Yuuri ne voulait pas penser. Perdre son grand frère dans ce monde serait très douloureux.
« Qui plus est, je dois encore apprendre de ce monde, de toi Conrad Mes leçons ont été utiles dans l'arène. Mais elles n'ont pas suffit. Je compte sur toi et ton enseignement pour que je puisse me battre avec Morgif de façon correcte. J'espère que sera moins violent que certains de mes entraîneurs.
-Je ne promets rien Yuuri, mais je vais essayer. Je veillerai sur vous. C'est mon devoir après tout.
- N'hésitez pas à me parler, vraiment Conrad, vous ne pouvez pas supporter toutes ces choses, seul. Je serai votre confident. »
Il entendit le petit rire du soldat. Des bras l'entourant toujours. Yuuri savait que si Wolfram apprendrait ça, il serait jaloux. Mais il finirait par gérer ce garçon. Il n'était pas méchant. Il était tard. Mais Yuuri ne sentait pas la fatigue.
« Je suis assez grand pour supporter des choses, en contrepartie, je vous apprendrai des choses de la terre. Après tout, même si vous y êtes passé, vous n'avez pu tout voir.
- Oh, j'ai vu beaucoup de choses durant mon séjour. »
Le maoh pouffa, il repensait à ces hommes qui lui avait appris un tas de choses. Comme se contrôler, apprendre à bien tenir une batte et ce genre de chose. Le sport était formateur de beaucoup de choses. Sans lui, il serait un peu seul. Il n'était pas titulaire dans l'équipe de son école. Et c'était tant mieux s'il prenait compte de ce monde qui l'enlevait pour en être son roi. Cet univers différent dans lequel il avait grandi dont il appréciait son ouverture d'esprit. Il regrettait cependant ses mauvaises habitudes comme l'esclavage.
« Je n'en doute pas une seconde, mais c'est différent d'y vivre aussi longtemps que moi. Bien sûr, j'ai fait des erreurs, j'ai même frappé un des adultes qui m'entraînait à mon sport. Comme vous, je ne suis pas parfait, mais ce qui nous rend uniques. Nous ne vous en faites pas pour moi plus que d'habitude. J'ai bien compris que Morgif avait pris l'âme de cet homme pour me sauver et que ce dernier était en fin de vie… J'apprends encore à gérer mes émotions. Avant, je crois que j'aurai eu encore de problèmes avec Wolfram. J'étais un sacré bagarreur. Mes émotions trop fortes enclenchent ma magie de façon trop brutale. Je dois faire gaffe.
- J'ai pu voir ça lors de votre duel avec mon petit frère.
- Changer n'est pas toujours facile, alors ne vous en voulez pas d'être celui que vous êtes. Les personnes qui savent vous apprécier, elles sauront vous accepter tel que vous êtes. Alors décharger un peu de lest et amusez-vous un peu. Jevous préviens... Je serai parfois un élève têtu.
- Merci Yuuri, je retiens. »
Leur étreinte leur faisait du bien aux deux. Yuuri voyait que derrière le garçon solide se cachait un cœur en or. Un semi-mazoku qu'il pouvait compter parmi les gens qu'il appréciait beaucoup. Il s'habituait encore aux autres. Il appréciait Wolfram et Gunther. Il était encore un peu mitigé avec Yozak, mais il savait qu'il n'était vraiment pas méchant. Juste spécial.
« Je vous transmettrai mon savoir. C'est un honneur pour moi d'être un des tuteurs de mon souverain. Je ne mérite presque pas cet honneur.
- Oh que si tu le mérites. J'espère juste que la malédiction que donne Morgif cessera enfin.
- Elle cessera parce qu'elle vous a trouvé. Vous avez fini par vous harmoniser. C'est pour ça qu'elle a briller avec autant d'intensité dans l'arène. Par contre, elle gardera cette pierre bleue sur sa tête. Je parie que si elle se serait harmonisé avec ma mère, la pierre aurait été rouge. »
Yuuri pouffa un moment avant d'entendre des bruits qui se rapprochait à une vitesse folle d'eux. Lui et Conrad étaient encore serrer l'un contre l'autre. C'est donc sans surprise qu'un Wolfram se fit entendre.
« Vous deux, boulet… Qu'est que tu fais avec mon frère, c'est moi ton fiancé. Moi que tu dois serrer contre toi. Pas lui.
- Il en avait besoin Wolfram, s'il te plaît. Comprends-le.
-Non, mais de quel droit... »
Le souverain lâcha un soupir avant de regarder le soldat avec un sourire d'excuse. Son fiancé par accident était du genre très jaloux. Il s'écarta de l'homme doucement, ses doigts caressant ce qui passaient sous leur passage. Pour rassurer Conrad que malgré la scène de jalousie, il le soutenait toujours. Il voulait que cet homme soit heureux. Il alla serrer contre lui Wolfram.
« Content ?
- Oui, mais je ne suis pas venu à cause de ça. IL y a quelque chose avec Morgif. Ma mère m'a ordonné de te chercher. Voilà que je te retrouve serrer contre mon frère. C'est une trahison. »
Yuuri roula des yeux et suivit malgré lui le mazoku aux cheveux blonds. Laissant Conrad seul. Il savait qu'il avait aidé cet homme. Il espérait juste avoir été utile pour son état émotionnel fragile dû à la dispute avec son ami d'enfance. Il arriva dans sa chambre où Morgif semblait comme figée. Cecilia était proche de l'arme un air désolé sur son visage.
« Désolé, j'ai voulu la voir de plusprès. Depuis elle s'est figée.
- Elle est harmonisée avec moi. Je suppose que c'est normal. Elle doit dormir parce que je l'ai laissé. Ou bouder. Désolé Morgif... Je voulais pas te blesser... »
Il prit l'épée dans sa main, cette dernière ne bougea pas d'un poil. Il souffla doucement. Le souverain porta un doigt de sa main à sa bouche pour le mordre à sang. La douleur n'était rien. Il pourrait faire rien avec une épée inactive. L'arme trembla un peu, il laissa la goutte de sang atterrir dans ce qui lui servait de bouche. L'arme commença à lui parler dans sa tête.
« La pierre a été perdue, mais j'ai pu la retrouver grâce à toi, jeune maoh. Sans toi, je serai encore dans l'eau en train d'attendre. J'ai bien cru perdre ma magie tout à l'heure. Et te perdre aussi au passage. Je trouve enfin une personne digne de moi et je la perds. Ça serait un drame. »
Yuuri se tourna vers Wolfram et Cecilia, il était le seul à entendre ses mots. Car ils n'avaient pas changé d'expression depuis qu'il avait Morgif en main.
« Je suppose que je suis le seul à entendre ce que cette épée me dit ?
- Je pense aussi boulet. Ce qui explique ton air plus que surpris. »
L'épée reprit la parole.
« Sans la pierre sur mon front, je ne peux pas m'acclimater çà mon nouveau propriétaire rapidement. Je sais que vous n'aimer pas prendre de vie. Confier cette pierre qui pourrait me pousser à prendre une vie, je resterai en sommeil jusqu'à ce que votre magie et la mienne finissent leur lien d'une façon ou d'une autre. »
Yuuri hocha négativement sa tête. Il ne pouvait pas faire ça. Il voulait que l'épée se prive de ses pouvoirs pour lui. Il voulait juste éviter de sacrifier des âmes. Il se mordit la lèvre. Il prit la pierre entre ses doigts.
« Je n''ai pas envie de voir d'autres personnes mourir, promets-moi de plus prendre d'âme si je le fais.
-Je le promets.
-Merci. »
Il parlait à une voix dans sa tête ce monde était vraiment particulier pour le faire agir de la sorte. Il prit la pierre et se tourna vers Yozak. L'espionne était rentrée discrètement dans la pièce où était l'épée
« J'ai envie de vous faire confiance, excusez-vous auprès de Conrad et prenez cette pierre. Je compte sur vous pour lui trouver une planque digne de ce nom.
- Elle sera mieux proche de vous, confiez-là peut-être à wolfram. De toute façon, l'épée restera un peu active. Juste moins friande d'âme. La cacher est une solution peu viable, on sait que votre magie pourrait recréer une pierre aussi bleue et belle que celle-ci... »
