Chapitre 17 : Temps difficile

~ Lendemain, début d'après-midi ~

Elle ne s'est toujours pas levé. C'est vraiment mauvais signe. Jamais elle n'a réagit de la sorte. J'ai passé toute la nuit à faire le pour et contre de « est-ce que je dois lui dire ou pas ». Mais tout les points négatifs étaient vainqueurs. Ça serait encore pire … Je le fais aussi pour la protéger mais ça me coûte cher et, je n'ai pas la moindre envie qu'elle m'en veuille encore plus longtemps. Elle qui pardonne si facilement normalement. Je n'ai pas bougé du canapé et pense également à ouvrir cette foutu boite qui se trouve être dans la même pièce qu'elle et si elle a ''cherché'' des indices qui lui prouveraient que je vais me réfugier chez Spitfire alors je suis dans la merde … Sur les deux photos on décèle bien le véhicule - quant on connaît l'intérieur la camionnette d'AJ – et l'attribut appartenant à son frère visible avec ceux de mes deux amies. J-Je, j'avais jamais vu ce qui appartient à son frère mais étant de la même famille je suppose que maladroitement elle à du le voir et donc pourrait comprendre et puis sa couleur de peau rouge ne trompe pas aussi … Pour revenir à elle, la voilà qui se lève enfin et qui ne me regarde même pas, ne me parle pas et va déjeuner seule. Je veux aller lui parler mais d'un coté n'ose pas pour ne pas l'embêter … Du canapé tournant furtivement la tête, je peux la voir manger sa pomme du matin à table, tête baissée et regard furieux. Je l'observe une petite minute jusqu'à qu'elle lève juste ses yeux droit dans les miens qui me font peur et me font regarder ailleurs. De savoir que ce regard si doux auparavant mais noir maintenant, m'est adressé me fait terriblement mal … Je tourne mes pouces pour trouver une solution mais sans faire le moindre geste, au son j'en déduis qu'elle se lève et se dirige vers la porte doté d'un sac. Maintenant que je le réalise, c'est vrai qu'elle est déjà habillé … Je me lève vais dehors car elle s'est déjà échappé en direction de son véhicule, déterminée.

RD : AJ ! Ou tu vas ?!

AJ : Chez moi

RD : Mais ici c'est chez toi aussi

AJ : Je m'y sens pas à l'aise, je rentre.

C'est inimaginable ce qui se passe et harponne sa main pour l'en empêcher.

RD : S'il te plaît reste !

On reste figé. Pas par la situation mais par un son. Pas n'importe lequel, celui qui m'informe que j'ai reçu un message. Elle enlève sa main et me présente sa paume. Je devine son ''message'' et avant de lui donner regarde vite fait : « Alors tu lui en a parlé ? » de Spitfire. Putain … Elle serre le point et me le rend en me le jetant presque et sourcil froncés, démarre moteur.

RD : AJ ! AJ ! C'est pas ce que tu crois !

AJ : Tu es autant manipulatrice que Rara …

RD : A-Attend quoi ?!

AJ : ... Même pire

Et sur ces derniers mots s'éloigne loin de moi, seule au milieu de la route. Une part en moi se brise et rentre à l'intérieur pour une fois porte fermée, me laisser tomber dos à celle-ci puis fondre en larme à en perdre la voix. Je ne pensais plus ressentir cette douleur mais tout porte à croire que le monde refuse que je sois avec elle …

~ Deux heures plus tard ~

Je suis à la cuisine. Face à la table ayant exposé tout ce que contenait la boite. Je suis resté dans mon coin à me morfondre suffisamment de temps et « moi » refuse de laisser ce « monde » m'interdire d'être avec elle. Moi je décide que je le veux donc vais tout faire pour y parvenir et régler cette merde une bonne fois pour toute ! Et merde c'est le mot juste. Putain c'est quoi cette merde !? J'ai donc vingt-deux photos. Toutes similaires aux deux. Je les examine dans les moindres détails et se sont toutes des femmes, attachées conscientes ou inconscientes. Et une phrase me vient en tête, une de Sunset dite il en début d'année : « Vous ne trouvez pas qu'elles se ressemblent ? ». Finalement ma réflexion qui suivait n'était pas si bête … Toutes ces femmes sont celles qui ont disparus au fils des mois.

RD : C'est pas possible

Et je me le répète encore et encore pour l'avaler. Si déjà moi j'ai du mal alors elle ... J'arrive pas à y croire mais il me reste une dernière chose. La clé. Je vais chercher mon ordinateur, l'allume et l'insère dans le bon port. J'accepte le fait de pouvoir lire les données et non il n'y en a qu'une. Un lien. J'hésite mais clique dessus et une image est projetée, enfin on dirait plutôt une vidéo et une en continue car en haut à gauche il y a la date et l'heure. Deux choses m'effarouchent. Ces dates et heures qui correspondent parfaitement à celles actuelles et ce placard. Un qui m'est familier puisque c'est mon placard interdit. Je garde mon calme du moins j'essaye et aperçois aussi en minuscule dans le coin en bas à droite « 1/3 ». Je crois comprendre et appuis une fois sur « espace » pour que l'image change et voir maintenant un lit puis une seconde fois pour me voir moi. J'agrippe fort la table en ne clignant pas des yeux face à l'image puis quand même lève la tête pour capter que c'est bien moi qui bouge sur l'écran. D'une sérénité incroyable, je maintiens mon ordinateur avec un bras en me déplaçant grâce aux images pour fouiller mon propre chez moi et déposer par la suite trois caméras miniatures sur la table. Je les place juste à coté des photos et peut me voir trois fois sur l'écran en changeant « d'angle ». Je réalise mais non m'y refuse. Je remets tout en boite et avant de retirer la clé, va dans ses propriétés pour découvrir que ce lien à été crée il y a de cela neuf mois …

~ Le soir ~

Pour me vider la tête par rapport à tout ce qu'il s'est passé je suis allé à la douche et j'ai bien mis un quart d'heure à tout foutre en l'air pour chercher une petite caméra mais non je n'ai rien trouvé. De la savoir ailleurs qu'avec moi et sûrement près de ce malade me rend plus triste que jamais et inquiète. Je ne cesse de me répéter en boucle que tout va s'arranger, qu'elle va revenir et me dire qu'elle m'aime. Demain on devait aller à la plage avec les filles mais ne suis pas totalement sur d'y aller. Quant au message de Spitifre, j'y ai répondu « non » et que je n'avais rien appris de plus.

~ Le lendemain après-midi, à la plage ~

PDV SUNSET SHIMMER

Je suis déjà avec Rarity, Pinkie et Fluttershy. Et bien entendu on attend toujours les mêmes enfin c'est Dash qui a du faire la grâce matinée et qui retarde Applejack.

PP : criant Elles arriveront jamais à l'heure !

Rarity : Nous le savons inutile de le hurler Pinkie …

PP : Si je crie plus fort peut être qu'elles entendront de là-bas et rappliquerons plus vite !

SS : Ça je n'en doute pas mais … non Pinkie c'est bon

PP : Vous êtes pas drôle …

Pour les attendre, Fluttershy est déjà à l'eau explorant les petits animaux marins en tenue de plongé et Rarity essaye de choisir une serviette parmi les les six qu'elle a étendue par terre pour un selfie à venir.

Rarity : Qu'elle serviette allons nous utiliser pour la photo ?

SS : Tu veux dire entre la blanche et la blanche d'à coté ?

Rarity : Pff celle là c'est avoine grillé ! Et celle là laine d'agneau … Ensuite coquille d'œuf,

glaçage brûlé, nuage pale et … hum eh bien celle-ci est blanche j'imagine

SS : Oui ! C'est la serviette dont je parlais …

Soudain un petit coup de vent fait voler une de ses serviettes et Pinkie se met à la pourchasser mais difficilement à cause des palmes qu'elle porte.

PP : Je l'ai ! Je l'ai ! J'y suis presque !

Elle cours maladroitement et trébuche au premier petit tas de sable trop haut et se vautre par terre.

PP : amusée En faite je l'avais pas …

La serviette a donc fini à l'eau se met à s'élever magiquement recouverte d'algues tout en revenant vers nous ce qui fait hurler d'effroi Pinkie.

PP : AH UN MONSTRE DES MERS ! UN MONSTRE DES MERS !

Elle court se cacher derrière un siège pour se sentir bête en voyant Fluttershy enlever cette serviette trempée et sale de sa tête.

SS : Pinkie …

PP : riant Eh quoi ? Ça aurait pu …

FS : Les tortues de cette plage sont vraiment mignonnes … Oh tiens les voilà

Nous nous retournons en effet les voilà qui se gare sur le parking non loin et visible d'ici mais seule une personne se joint à nous.

SS : Salut Applejack hum Dash n'est pas avec toi ?

Elle est calme mais discernons toutes des cernes sous ses yeux fatigués et nous passons le regard pour décider qui posera la question.

PP : Pourquoi t'es fatigué ? C'est Dash ?

Ok donc elle, n'a pas compris le message transmis et y va cash.

AJ : Pinkie j'ai pas envie d'en parler. Je suis juste venue pour passer un peu de bon temps

Wow. Je dois dire que je ne l'ai jamais vu aussi sèche. Elle pose ses affaires à coté des miens et se jette de suite à l'eau suivit de Pinkie et Fluttershy.

Rarty : Et bien

SS : Je pense savoir ce que Dash a encore fait

Rarity : J'ai ma petite idée aussi

D'un coup de tête Rarity me dit de lui envoyer un message ce que je fais mais pas de réponse même durant la demi-heure qui a suivi. On a toute envie de savoir ce qu'il se passe mais devons respecter son silence mais pourquoi moi je ne sais pas. Pendant que les autres font des photos à l'eau, elle étend sa serviette proche de la mienne et semble être ouverte maintenant à une discussion.

SS : Donc euh ça va ?

AJ : Non

SS : Ça je vois bien mais …

AJ : Je peux te demander un service ?

SS : Hum oui ce que tu veux

AJ : Tu peux « vérifier » un truc pour moi ?

Ses doigts représentant des guillemets veulent tout dire.

SS : Tout sauf ça !

AJ : S'il te plaît

SS : Non c'est pas bien, elle serait furieuse si je l'utilisais sur elle …

AJ : J'en ai vraiment besoin Sunset …

Elle s'attriste d'un coup à la limite des larmes.

AJ : Je dois savoir si elle me trompe avec Spitfire, je veux en avoir le cœur net tu comprends … ?

SS : Mais Dash ne ferait jamais ça enfin

AJ : C'est pas les signes qu'elle m'a montré dernièrement

SS : Applejack t'y crois sérieusement ?

AJ : Mon cœur s'y refuse mais mon instinct me dit de le suivre …

Je me frotte l'arrière de la tête et soupire d'embêtement.

SS : D'accord MAIS, c'est la première est dernière fois !

AJ : Merci …

SS : Tu sais ou je peux la trouver ?

AJ : A l'appartement, c'est là ou je l'ai laissé …

SS : O-Ok …

Je me lève et par dessus mon maillot remets mon tee-shirt et mon short.

AJ : Maintenant ?

SS : Oui oui et comme ça elle pourra me dire ou elle a foiré …

Je l'ai dit en souriant mais ça n'a pas eu cet effet sur elle, au contraire me regarde un peu ennuyé.

SS : nerveusement Ou alors je lui dirai de s'expliquer à toi hehe

AJ : Merci Sunset

SS : Je t'en prie

Je le dirai bien haut et fort mais je ne voulais pas la blesser plus qu'elle ne l'était déjà mais ça ne m'enchante pas du tout de faire ça !

~ Une demi-heure après ~

Trente minutes parce qu'il s'avère qu'on meurt de chaud et que j'avais envie d'une glace donc je m'en suis pas privé ! Quoiqu'il en soit je me gare devant, vais à sa porte et toque. Pas de réponse. Si elles se sont disputé c'est sur qu'elle doit être en train de se vider devant un cadre d'Applejack. Je toque à nouveau. Personne.

SS : Dash ouvre c'est moi !

Silence absolue toujours.

SS : Applejack est venu seule à la plage et donc me suis dit que de la compagnie te ferais du

bien !

Je colle mon oreille contre la porte et n'entends vraiment rien.

SS : Aller Dash ! Je vais rester la autant de temps qui le faudra !

Je croise mes bras et tourne la tête à gauche vite un peu agacé d'attendre mais percute une chose : sa moto n'est pas là. Ce qui me vient donc à l'esprit est de l'appeler tout simplement, même si elle n'a pas répondu à mes messages tout à l'heure.

~ Conversation téléphonique ~

RD : Allo

SS : Dash pourquoi tu réponds pas et pourquoi t'es pas chez toi ?

RD : Parce q-qu'être là-bas seule m'déprime …

Je réentends la Dash de l'an dernier …

SS : Applejack ne m'a pas expliqué mais je voulais m'assurer que tu ailles bien

RD : Ben non ça va mal

SS : J'entends mais t'es ou !

RD : J-Je sais p-pas, peut être à dix m-mètres comme dix milles

SS : Bon t'arrêtes là et dit !

RD : A la fac

SS : Hein ? Quoi ?

RD : Dans l'gymnase

SS : Putain Dash qu'est-ce que tu fous là-bas t'es folle !?

~ Fin conversation téléphonique ~

Elle m'a raccroché au nez. Celle-là quand elle veut faire sa chieuse, elle y donne du siens … Je m'y rends donc et même au travers du téléphone, pouvais deviner que je la trouverais avec une veille amie.

~ A la fac ~

J'y suis arrivé en deux temps trois mouvements. Sa moto n'est pas cachée mais mal garée. Place handicapé bravo je l'applaudis. Moi je me faufile discrètement dans l'établissement qui bizarrement vide intimide un peu, pour la trouver tout en haut à la dernière rangée des gradins ramenant à ses lèvres un objet long et d'une forme particulière. Elle m'a vu entré et entendu même avec la résonance. Je monte toute ces marches pour m'arrêter devant elle croisant les bras, elle assise et pencher vers l'avant coude posés sur genoux.

SS : Dash …

RD : Quoi ? QUOI ? Oh l'bouteille c'est ça ? Qu'est-c'qu'y a ?

SS : Tu as dit que c'était pour des moments festifs

RD : Ah mais Sunset ça l'est bien e-entendu ! C'est l'festival d'mon célibat !

Moi je suis calme mais elle, touchée et très exubérante envers ses émotions du moment.

SS : Dit pas n'importe quoi enfin

RD : Ben quoi ? C'est l'cas …

Elle boit une longue gorgée qui me fait mal pour elle pour ensuite jeter la bouteille le plus loin possible essayant de marquer un panier de basket.

RD : BUT !

Absolument pas. Elle s'est fracassée en plein milieu et si avec ce bruit on attire pas l'attention c'est que le monde est devenu sourd.

SS : Dash ça suffit là !

RD : Mais j'ai plus de p'tite copine chui libre t'as pas compris ?!

SS : C'est n'importe quoi … Et puis si ce cliché était vrai tu préférerais être enchaîné

D'un coup Madame se tait et se rassoit en loupant la première fois le banc mais rectifie son geste.

SS : Bon pourquoi tu proclames de telles âneries ?

RD : Parce qu'elle m'a quitté …

SS : Ah bon ? Je n'avais pas déduis ça moi

RD : E-Elle m'a p-pas dit « j'te quitte » m-mais elle a pris ses affaires sans prévenir et m'a

dit que je lui rappelais Coloratura … Si c'est pas une rupture alors je veux bien qu'on m'explique …

Elle a pas pu retenir ses pleurs et se tient la tête, respiration irrégulière se constatant avec son dos tremblant. Je m'accroupis à hauteur de sa tête cachée par ses mains.

SS : Dash, elle aussi elle veut des explications …

Elle sort de sa cachette, visage détrempé.

RD : M-mais je lui déjà expliqué ! Mais elle est sur d'elle en m'accusant de tromperie mais

J'EN AI RIEN A BATTRE DE SPTIFIRE !

Je crois que ça venait du cœur, en tout cas je l'ai entendu …

RD : Elle est têtue et l'information ne veut pas rentrer …

SS : Je sais comment elle peut être mais c'est aussi ça qui te fait craquer non ?

Je l'ai dit avec une touche d'humour pour faire apparaître le moindre sourire mais échec.

SS : Et tu es sure de toi qu'il n'y a que ça qui l'a gonfle ?

RD : N-Non …

SS : Je veux te l'entendre dire

RD : Q-Que j … j-je lui parle pas assez

SS : Tu aimes bien savoir quand ça la tracasse et que tu puisses l'y aider non ?

RD : Oui

SS : Ben alors

RD : Cette fois-ci c'est différent

SS : A t'entendre on dirait qu'à chaque fois c'est ton excuse !

RD : Mais là je ne peux pas

SS : Bon et que comptes-tu faire ? Parce qu'un dîner avec strasses et paillettes va rien arranger cette fois

RD : reniflant J'en sais rien …

Dans des moments pareils elle me fait peine à voir et la câline fort, profitant de ce geste pour faire ce que j'ai à faire. Collé à elle j'ouvre grand les yeux, étant toute crispé et rigide. Je secoue ma tête, recule et lui souris maladroitement clignotant pleins de fois les yeux, de manière incontrôlable et lâche juste qu'elle « appelle » si besoin et que je dois retourner à la plage. Je m'empresse de sortir dehors à grand pas pour prendre une bouffée d'air et revenir sur mes pas, affirmant à Applejack que oui tout va bien. Tout-va-bien …

~ Le soir, chez Sunset ~

J'ai bel et bien dit à Applejack qu'elle se trompait. Elle m'a cru – et c'est vrai – mais était quand même encore touchée par les agissements de Dash qui l'ont exténué. Il y a un peu plus d'une heure j'ai téléphoné à la wisky-woman pour m'assurer qu'elle n'avait pas fini dans le caniveau, ou dans cette camionnette … Heureusement elle était bien rentrée chez elle, après être passée dans un bar. Elle m'a même confirmé qu'elle avait bien balayé les débris de la bouteille et qu'elle décuvait depuis plus d'une heure mais que c'est très dur à encaisser, et elle ne parlait pas de l'alcool. Pour la rassurer au mieux je lui ai dit qu'Applejack semblait ouverte à une éventuelle nouvelle discussion mais après ceci rien d'autres. Quant à moi, ce que j'ai découvert est effroyable et doit absolument être dévoilé au grand jour. Demain j'irai la voir …