Salut tout le monde. Wouah ! Ça fait un baille n'est-ce pas ? Un peu plus de deux ans. Je sais me faire désirer, c'est le cas de le dire.

Bref, je suis en vacances et je reviens avec (pour commencer espérons-le) deux nouveaux chapitres. Sinon, à se rythme je posterais le dernier chapitre en 2030. Ou pas. Je vous recommande de relire (ou lire, coucou nouveaux lecteurs) l'histoire, afin d'apprécier ce qui va suivre.

Bonne lecture et comme ça fait un bout de temps que je n'ai pas écris n'hésitez pas à me dire ce que vous en penser, bon ou mauvais...


Chapitre 18 : La route est longue jusqu'en enfer.

La tension étaient à son comble parmi le groupe de survivants. Personnes n'osaient même réellement parler.

Ils avaient laissés Felicity derrière. Sans hésitation. Ils ne s'étaient même pas retournés pour la regarder partir. Pourtant elle venait bel et bien de leur sauver la vie – ou du moins de leur offrir une chance.

Quel genre de personnes étaient-ils ? Quel type de monstre abandonnait une amie après qu'elle lui ait sauvé la vie ?

Oliver ne savait plus quoi faire. Il brûlait de partir à sa recherche, de la trouver et de la forcer à les suivre pour qu'ils se tirent tous de là mais il ne souhaitait pas non plus abandonner sa sœur et ses amis dans ce labyrinthe glauque. Ils n'étaient pas vraiment en état de se défendre seuls. Chacun d'entre eux étaient blessés, malmenés et fatigués.

– Va la chercher, lui souffla Sara qui était toujours perchée sur son dos.

Oliver se figea un instant avant de lui jeter un coup d'œil, se demandant encore si l'ignorer serait une bonne chose.

– C'est Felicity. Si elle a dit avoir besoin d'un ordinateur c'est qu'elle a un plan.

– Je ne peux pas juste vous abandonner. Elle a prit sa décision et...

– Et connerie. Va la chercher, aide-la à trouver ce qu'elle cherche et rejoignez-nous.

– Sara...

– Vas-y. Nous irons bien.

L'hésitation de l'Arrow était à son comble. Il s'arrêta de marcher pour jeter un coup d'œil au groupe derrière lui. Layla était appuyée sur Diggle et peinait à aligner deux pas dans la même direction, Roy tenait fermement la main de Thea en balayant chaque coins et recoins du regard tandis que Laurel s'était enroulée dans ses propres bras. Ils étaient tous à bout, épuiser. Il ne pouvait pas les abandonner, si ?

Diggle capta son regard et dû comprendre ses tourments puisqu'il hocha la tête en agrippant plus fermement sa femme.

– Va la chercher ou c'est moi qui irais, marmonna Roy. Je ne vivrais pas avec sa mort sur la conscience.

Ouais. Lui non plus d'ailleurs. Il n'osait déjà pas s'appesantir sur l'absence de Barry. Sur sa signification.

– Aller où, s'exclama Laurel en redressant vivement la tête, tu ne vas certainement pas risquer ta vie pour aller la chercher ?! C'était sa décision de partir !

Oliver ferma les yeux un court instant. Hésitant plus que jamais dans sa vie...

Puis il l'entendit. Ils l'entendirent tous. Le hurlement de la jeune femme.

Il n'y eut plus d'hésitation. Il donna Sara à Roy et en un instant il se dirigea en direction du cris, l'adrénaline se mêlant à l'angoisse parcourant ses veines à vive allure. Il en oublia même la douleur de ses côtes ou encore son épaule inutile.

Au bout de quelques seconde à peine il perçu le bruit de bottes de combat se rapprochant et se dissimula au coin d'un corridor, espérant que cela suffirait, priant pour que les autres aient cette présence d'esprit. Son souffle était court. Pour une raison qui lui échappait, il stressait bien plus que lorsqu'il était en mission dans sa ville. Peut-être parce qu'il n'avait pas son équipement, ou encore parce qu'il ne connaissait pas le terrain sur lequel il avançait à l'aveugle et très diminué. Ou encore parce que Felicity était en danger.

Après tout, il avait déjà était dans des situations toute aussi périlleuse, si ce n'est plus sans le moindre matériel, sans aucune idée du terrain sur lequel il évoluait, blessé ou mourant et, surtout, sans la moindre expérience.

Seulement cette fois Felicity était concernée. La femme avec qu'il partageait une histoire si compliquée. Entre haine et amour. Entre joie et colère. Toujours noyés sous les non-dits et les secrets. Il avait promis il y a longtemps de la protéger, il avait souvent échoué, avait été plus d'une fois la cause de ses malheurs – y compris la situation actuelle – tandis qu'elle tentait chaque fois de tenir bon et de lui pardonner ses erreurs.

Il avait été celui qui l'avait poussé à partir. Après leur rupture il avait été imbuvable, insupportable et méchant. Il avait reprit ses sales habitudes et s'était jeté sur Laurel pour oublier Felicity.

Puis elle était partie. Pour la première fois depuis qu'ils se connaissaient elle avait baissé les bras. Elle n'avait pas tenté d'accepter sa colère, d'amadouer sa rage et d'arrondir les angles. Elle avait tourné les talons et était partie et c'était sûrement ce qui l'avait le plus blessé, plus que les disputes à répétition, plus que son refus de lui pardonner son absence de communication pour William, plus que son infidélité. Elle était partie. Elle ne l'avait jamais fait, elle ne l'avait jamais abandonné, elle avait toujours cru en lui, avait toujours su lire en lui.

Sauf cette fois.

Et maintenant, à cet instant, alors qu'il était seul dans ce couloir glauque, blessé et effrayé à l'idée qu'il lui soit arrivé quelque chose, le cœur battant la chamade il ne pouvait s'empêcher de prier pour que tout ne soit qu'un affreux cauchemar, qu'il allait se réveiller dans son salon qu'elle avait transformé en chambre afin de pouvoir profiter au maximum des baies vitrées, elle serait enroulée autour de lui et lui demanderait d'une vois pâteuse de s'attribuer encore quelques minutes de sommeil. Il l'embrasserait sur le front et la serrerait contre lui pour un court instant de repos supplémentaire.

Mais ils avaient tout gâchés. Il avait tout gâchés et à défaut de se faire pardonner il pouvait la sauver et la sortir de cet enfer pour la laisser vivre la vie qu'elle entendait. Une vie normale. Sans combat, sans peur et sans zombis.

Plusieurs hommes passèrent devant lui sans le remarquer et il leva les yeux au ciel devant leur amateurisme. De véritable soldats de l'A.R.G.U.S. ne s'y serait pas laisser prendre, lui et les autres non plus d'ailleurs, néanmoins il ne comptait pas les rappeler. Cela faisait ses affaires.

Oliver se jeta dans le couloir, oubliant toute les règles de sécurité. Si les gars lui était passé devant après le cris il y avait des chance pour qu'elle ailles bien et n'ait trouvé que ce moyens pour les faire sortir du trou où ils se planquaient.

Il eut la désagréable impression que sa recherche lui prit une éternité alors qu'il savait que cela ne dura que quelques courtes secondes. Ses jambes n'avançait pas assez vite, comme si elle refusait de lui répondre et étaient engourdies depuis de nombreuses heures.

– Tu vas mourir ce soir.

Oliver ne su pas vraiment ce qu'il s'est passé ensuite. Il n'a jamais bougé aussi vite de sa vie. Un instant il était là, se demandant où aller et la seconde il se précipitait en direction de la voix et de son message menaçants.

Puis tout devint noir.

Ce fut bref, une dizaine de seconde peut-être mais cela lui permis d'entrer dans la pièce avant que le courant ne revienne.

Felicity s'y tenait, droite et résolue, les yeux fermés, acceptant son sort tandis que l'un des mercenaires pointait une arme sur son front.

Oliver se figea une seconde, incapable d'appréhender ce qu'il se passait réellement et, l'espace d'un court instant, tout s'enchaîna, tout défila et il imagina vivre sans elle. Pas vivre dans un monde ou elle serait partie parce qu'elle lui tenait une quelconque rancœur mais bel et bien dans un monde où elle ne serait plus.

Il eut l'impression de se noyer. De suffoquer. Il avait un poids sur la poitrine, un étau qui enserrait sa cage thoracique, il avait la sensation qu'il ne serait plus jamais capable de prendre une grande goulée d'air, une forte et puissante inspiration.

Il fit alors un pas dans sa direction avant que l'enfer ne se déchaîne.

De tout les coins des explosions retentissaient, ainsi que des cris de douleurs et des coups de feux. Oliver comptait en profiter pour tirer Felicity des griffes du tueur distrait mais ce dernier sembla revenir à lui au même instant. La jeune femme lui donna un coup de pied dans le genoux qui le fit plier de douleur et de surprise, Oliver ne perdit pas de temps. Il se jeta sur le gars et lui assena un violent coup à la mâchoire qui le déstabilisa assez pour qu'il lâche son arme.

– Felicity, barre-toi, cria-t-il tandis qu'il luttait sauvagement sur le sol avec le mercenaire.

Il avait plus de mal qu'à l'accoutumé, il était blessé, fatigué et déshydraté. Le gars lui mit une droite, puis une seconde avant de mettre un coup dans son épaule qui lui fit voir des étoiles et jurer violemment.

Le mercenaire prit le dessus et parvint à récupérer le flingue. Puis tira. Mais pas sur lui.

Définitivement pas sur lui.