Merci à Lia 9749 pour sa précieuse relecture ! Merci pour vos reviews. Mane-jei : oui oui, vous aurez le fin ! Elle est écrite, encore 4 chapitre après celui-ci. Bon, voilà le coeur du rituel, j'espère que ça va vous plaire.

Chapitre 16 : Boum !

Dans la chambre de la Préfète-en-chef, Hermione avait juste eu le temps d'enlever ses baskets avant que les druidesses n'arrivent. Deux femmes, vêtues de robes longues blanches à manches flottantes, des fleurs dans les cheveux. L'une d'elle avait un air familier.

« Hermione ? Je suis Margaret Abbot, la mère d'Hannah.

– Oh, entrez madame Abbot.

– Margaret, je t'en prie ! la reprit la sorcière en souriant. Tu es une prêtresse comme nous, depuis ce matin.

– Margaret. » L'idée d'être l'égale de toutes ces prêtresses n'avait encore rien d'évident.

La seconde femme se présenta. Elle devait avoir une trentaine d'années, avec de longs cheveux blonds, un sourire doux et de magnifiques yeux bleus : « Emily Ogden. Enchantée, Hermione.

– Enchantée, Emily.

– Viens, nous allons t'aider à revêtir la tenue sacrée. »

Hermione se dénuda, un peu moins mal à l'aise que le matin même devant la grande druidesse. Merci au Philtre de paix, pensa-t-elle en se plaçant entre les deux femmes. Avec un sort, Margaret, la plus âgée, renouvela le charme de purification. Hermione soupira d'aise. C'était presque aussi bien qu'une douche et elle se sentait fraîche. Le picotement qu'elle avait ressenti le matin se répandait dans tout son corps.

Les deux prêtresses firent apparaître chacune dans leurs mains une longue bande de soie blanche plissée, qu'elles posèrent à cheval sur les épaules de la jeune femme. Un vêtement sans couture, lui avait dit Selena. Elles nouèrent deux rubans de soie pour tenir les plis et laissèrent retomber le surplus le long de ses bras. Les deux femmes arrangèrent ensuite le tissu pour couvrir ses seins et que les bandes blanches se chevauchent en cachant son sexe et ses fesses. Aucune des druidesses n'avait fait la moindre remarque sur sa cicatrice. Un large ruban fait de la même matière, attaché à la taille, vint maintenir l'assemblage en place.

Évidemment, ça ne couvrait pas grand chose. Hermione déglutit en constatant la transparence du tissu. Ça ou rien, franchement... Heureusement que la ceinture retombait presque jusqu'à ses genoux et masquait un minimum son pubis. Emily arrangeait le tombé de la soie avec sa baguette.

Elle se regarda dans le miroir de la chambre, surprise. On aurait dit une déesse grecque. De loin le plissé du tissu semblait un peu moins transparent. Ouf. Mais dès qu'elle ferait un pas, la fente de la … elle hésitait à appeler ça une robe... laisserait voir ses cuisses jusqu'à la taille. En tout cas Severus aurait un accès facile à toutes les parties de son corps. Elle ravala un gémissement de désir à l'idée du sorcier glissant ses mains fines sur sa peau.

Emily approcha une paire de sandales en cuir beige. Presque des tongs, très sobres et faciles à enlever.

La pointe de la baguette de Margaret luisait à présent d'un bleu profond. Elle pris la main d'Hermione et dessina au-dessus de son avant-bras des entrelacs, qui se déposaient en arabesques bleues indigo sur sa peau. Comme les tatouages de guède des anciens guerriers pictes.

Pendant que Margaret dessinait sur l'autre avant-bras, Emily plaça sur les cheveux libres de la reine de mai une couronne de fleurs. Des lys et des roses encadraient son visage. Elle reconnut des campanules et des bleuets, et une multitude de simples petites fleurs roses ou blanches, comme celles des arbres fruitiers. La construction lui parut précaire.

« Et je suis supposée rester comme ça toute la nuit ? s'enquit Hermione auprès de la prêtresse blonde, qui arrangeait les fleurs. Je veux dire... dans le feu de l'action... »

Les deux prêtresses eurent un petit rire.

« Non, bien sûr Hermione ! la rassura Emily. La robe est charmée pour ne pas tomber ou te découvrir si ce n'est pas le roi de la forêt qui l'enlève. Pareil pour la couronne. Et personne n'imagine qu'une matière si fine résiste aux ardeurs de deux amoureux. La robe se répare toute seule dès qu'il y a un accroc.

– Ne t'inquiète pas pour les détails, renchérit Margaret. Profite simplement de ton amant. Le rituel parle d'amour, de lâcher prise, d'abandon au feu de la passion. Laisse toi vivre cet embrasement dans les bras de ton sorcier... La dernière touche, maintenant. »

La sorcière auburn passa sa baguette lentement devant le visage d'Hermione. Une bande blanche barrait maintenant le haut de son visage, jusqu'en dessous de ses yeux. Une sorte de masque. Ses sourcils étaient soulignés de points rouges. Sa bouche s'était teinté d'écarlate, une fine ligne de la même couleur descendait le long de son menton.

Emily glissa la baguette d'Hermione en biais dans la ceinture de soie, dans son dos et les deux prêtresses se sourirent. La jeune femme avait peine à se reconnaître dans la glace. Elle ne s'était jamais sentie si sensuelle.

Margaret et Emily formèrent une arche de fleurs avec leurs baguettes. La druidesse la plus âgée l'interpela : « Ma Dame ! Reine de mai, le roi de la forêt vous attend. Il est jeune et puissant. Accueillez-le en vous pour le bénir et bénir toute la création d'abondantes récoltes. »

En passant sous l'arche, Hermione sentit le désir animal la submerger. Devant sa porte, deux rangées de dix prêtresses, vêtues comme Margaret et Emily, portaient des torches allumées. Elle traversa la haie de feu, sûre d'elle, et prit la tête de la procession en direction du parc. Severus l'attendait pour la prendre. Enfin !

XXXXX

Le repas de Severus fut une nouvelle fois raccourci par l'arrivée des deux prêtres. Heureusement les alarmes sonnaient dès que quelqu'un approchait du bout du couloir, lui laissant quelques secondes pour se préparer. Nibby fit disparaître le plateau pendant que le sorcier alla s'asperger le visage d'eau fraîche.

Le druide le plus âgé ne lui était pas inconnu, sans qu'il ne puisse se souvenir où il l'avait croisé.

« Severus ? John Abbot, enchanté ! se présenta celui-ci.

– Le père d'Hannah. Bien sûr. Enchanté, M. Abbot.

– John, voyons ! Vous avez été choisi par la déesse pour incarner Cernunnos le dieu cornu, vous êtes un prêtre tout comme nous, maintenant ! »

Severus se passa la main dans les cheveux. Il avait oublié cet aspect du rituel. Qu'est-ce qu'Hermione en penserait ? Est-ce qu'elle voudrait apprendre la magie de la nature ?

Le second homme, un peu plus jeune que lui, lui tendit la main chaleureusement tandis qu'ils prenaient place dans le salon.

« William Ogden. Très heureux, Severus.

– William.

– Nous allons vous accompagner près de votre reine, Severus, reprit John. Mais avant, nous allons faire de vous un vrai roi de la forêt. Déshabillez-vous. »

Finalement, peut-être qu'il devrait remercier Albus au lieu de lui présenter sa démission. Il n'aurait jamais pris le philtre de paix si le vieil homme ne l'avait pas agacé. Et il serait beaucoup plus nerveux que maintenant. Sûrement au point de se retrancher dans son personnage froid et sans émotion. Pas l'idéal pour un rituel d'amour. Bref. Le sorcier déposa ses vêtements sur le canapé et se plaça devant la cheminée allumée. Le malaise à être nu devant quelqu'un n'était qu'un léger inconfort en arrière plan de ses sensations.

Le renouvellement du rite de purification l'apaisa, comme la première fois. Ressentir les éléments sur sa peau lui permit de presque oublier les deux hommes présents avec lui. Les tourbillons de la magie de la nature pulsaient dans tout son corps.

John faisait du bruit, mais Severus ne daigna pas ouvrir les yeux avant qu'il ne lui dise : « Je suis désolé, Severus, mais la seule façon de le mettre, c'est de vous allonger par terre. Je sais que le sol ne doit pas être bien chaud, mais il n'y en a pas pour longtemps. »

Ah. Severus considéra le tissu de fine laine plissé sans arriver à décider s'il se sentait inquiet du ridicule ou reconnaissant pour l'aspect pratique du vêtement dans la situation présente. Les entrecroisements de bandes de diverses nuances de vert foncé lui rappelaient le tartan de Minerva. Et pourtant ses émotions restaient sagement sous contrôle. Finalement il devrait une boite de bonbons à Albus pour l'avoir forcé à boire cette maudite potion.

Il s'allongea et les deux sorciers rabattirent les pans de laine sur ses cuisses, arrangeant les plis sur les côtés. William serra la ceinture de cuir brun qui maintiendrait le kilt et aida Severus à se remettre debout. John releva les bords du tissu pour les glisser dans la ceinture. L'arrière du grand kilt frottait contre les mollets du sorcier .

John et William échangèrent un regard approbateur. « Severus, vous allez faire des ravages chez les célibataires, ce soir ! lui confia le sorcier plus âgé. Margaret et les autres prêtresses apprécient toujours la vue d'un bel homme en kilt. »

Il s'assit pour enfiler les hautes chaussettes vert sombre que William lui tendait, en haussant les épaules.

« Ça ne m'intéresse pas, John, » répondit-il de sa belle voix grave.

L'image d'Hermione, les yeux mi-clos, la tête jetée en arrière, gémissant sous ses caresse lui vint à l'esprit. Un désir douloureux, pas uniquement sexuel, lui serra le ventre. Il voulait juste retrouver le havre de paix que représentaient les bras de sa sorcière.

C'est alors qu'il remarqua une petite sacoche de cuir, solidaire de la ceinture. D'un accio, le sorcier récupéra les différentes fioles de potion qu'il avait prévues pour sa compagne et les glissa à l'intérieur. Il eut la surprise de voir que la sacoche contenait déjà un flacon. John lui expliqua avec un clin d'oeil : « Potion d'endurance. A prendre après avoir honoré votre reine. Si vous voulez pouvoir recommencer rapidement. »

Severus se releva après avoir enfilé les bottes noires que John avait poussées devant lui et glissé sa baguette dans la boucle située à côté de la sacoche, dans son dos.

Le plus jeune prêtre s'attela à couvrir ses bras de motifs bleus. D'abord des bracelets symétriques, de simples bandes pleines, de cinq centimètres de large, sur ses poignets. Puis des triangles qui partaient du bord des cercles pour s'étirer jusqu'à ses coudes. On aurait dit les canons des archers, ceux qu'ils utilisaient pour protéger leurs avant-bras des retours de corde quand ils tiraient.

Les peintures bleues masquaient la trace noire qui lui rappelait chaque jour son passé ténébreux. Des volutes partaient de là jusqu'à son torse.

Le druide plus âgé posa une couronne de feuillages sur ses cheveux noirs : des bois de cerf d'une trentaine de centimètres s'élevaient au-dessus de sa tête, parmi les feuilles de bouleau, de saule, de pommier, d'aulne, de noisetier, mais surtout de nombreuses feuilles lobées de chêne. Il ne voyait pas de houx, le septième arbre sacré des celtes. Puis se rappela que c'était l'arbre dédié au solstice d'hiver.

« La dernière partie, Severus, » dit John, en approchant sa baguette du visage du sorcier. Il avait bien fait de le prévenir. L'ancien espion avait déjà la main sur sa baguette, prêt à bondir. L'adrénaline affluait dans son corps. Un picotement parcourut son visage là où le druide passait.

William invoqua un miroir et Severus jeta un coup d'œil. Des feuilles de chêne translucides semblaient posées autour de ses yeux, formant un léger masque. L'homme qu'il voyait paraissait bien plus jeune qu'il ne se sentait et bien plus séduisant qu'il n'aurait cru possible. La pensée d'Hermione raviva le désir en lui. Cela et l'adrénaline lui firent ressentir une puissance magique forte et sereine en même temps. La reine était sienne. Il allait la conquérir.

« Les autres nous attendent à l'extérieur de la hutte d'Hagrid. Je passe en premier, » expliqua John.

Enjambant le bord de la cheminée, le nouveau roi de la forêt pris quelques instants pour habituer ses yeux à la pénombre de la cabane. Le bruit des tambours et de la musique lui parvenait de l'extérieur. Ses deux compagnons l'attendaient, un de chaque côté de la porte. Ils avaient conjuré des torches, qui faisaient danser les ombres sur les murs, et une sorte de voûte végétale formée d'un entrecroisements de lierre, de feuillages et de brindilles en bourgeons.

John annonça : « Mon seigneur ! Roi de la forêt, la reine vous attend. Poursuivez-là, conquérez son cœur et son corps et unissez-vous pour nous apporter la fertilité et l'abondance ! »

La porte de la cabane s'ouvrit sur une double haie de druides porteurs de torches. Au passage sous l'arche feuillue, les instincts animaux du sorcier explosèrent. Son esprit et son corps n'avaient plus qu'un seul but : couvrir sa compagne. Traversant la haie des druides, il prit leur tête et se dirigea vers l'orée de la forêt.

XXXXX

Ron et Hannah s'étaient retrouvés l'un en face de l'autre quand la musique s'était arrêtée. Les rubans formaient maintenant une tresse multicolore autour du mat. Certains couples avaient eu la surprise de ne pas être appariés avec la personne prévue, mais la magie de Beltane formait toujours des couples heureux.

Quand un autre type de musique s'éleva du groupe de bardes, les amoureux se dirigèrent de nouveau derrière le cercle. Le rouquin quitta sa belle des yeux quelques instants quand il réalisa le ton martial que prenait la musique. Des tambours graves battaient de façon rythmée. On aurait dit un appel à la chasse.

« Tu entends, Hannah ? Qu'est-ce que ça veut dire ?

– La reine arrive. Le roi va la pourchasser pour montrer sa force et qu'il la mérite. Et ensuite il la prendra pour assurer l'abondance de l'année. »

En même temps, les druides avaient repris leurs incantations et leurs chants alternés. Leurs baguettes firent apparaître quatre immenses feux à l'intérieur du cercle. Les deux officiants s'approchèrent du centre des feux, portant chacun une coupe dorée et ils attendirent face à face.

Ron pensa à mettre une poignée de présa-trucs dans sa poche, avant qu'ils ne placent de façon à mieux voir arriver la reine. La main du jeune homme descendait lentement le long du dos de la sorcière, qui se colla plus contre lui.

« Regarde, la voilà ! »

Effectivement, les tambours se turent et les harpes reprirent une mélodie enveloppante tandis que, du château, arrivaient deux rangées de torches allumées, portées par les prêtresses. Devant elles, une jeune femme brune dont la robe légère flottait à chaque pas en découvrant ses cuisses. Elle semblait nimbée d'une aura de douce lumière.

Le rouquin ne distinguait pas bien son visage. Mais en tout cas, elle avait une crinière de cheveux brun qui lui rappelait bien celle d'Hermione. La reine de mai s'immobilisa entre les deux druides. Les prêtresses qui l'accompagnaient avaient refermé le cercle entre la reine et le château.

Les harpes furent à nouveau remplacées par le son des tambours. De la forêt, une seconde procession de torches s'avança. A sa tête, le roi de la forêt. Les lumières chaudes des feux et son masque ne permettaient pas de voir ses traits. Mais il avait des cheveux noirs qui lui arrivaient au-dessus des épaules, nota simplement Ron. Et une aura de puissance s'élevait de lui, en volutes sombres.

Derrière Ron, une sorcière poussa un petit cri émoustillé : « Un sorcier torse nu et en kilt. Retenez-moi ! »

Il retint lui-même un petit glapissement quand Hannah lui mit une main aux fesses en frottant sa poitrine contre son bras. Il faudrait qu'il retienne l'idée du kilt, à l'avenir !

XXXXX

Hermione était dans un état second. Elle rayonnait de puissance comme jamais. Une seule pensée la traversait : Severus. Debout entre les deux officiants, elle l'attendait, haletant de désir, le ventre noué. Le frottement de la soie contre sa poitrine devenait une torture.

Soudain, elle le vit. Elle manqua une respiration. Il était magnifique ! Elle gémit, le voulant là, tout de suite, entre ses cuisses. Elle ne savait même pas comment ses jambes la portaient encore.

Les druides complétèrent le cercle du côté des arbres. Le roi de la forêt s'approcha, la dévorant des yeux. Lugus et Selena s'interposèrent pour leur confier une coupe puis s'effacèrent dans le cercle. Le silence s'était fait.

Le roi de la forêt invoqua la déesse d'une voix forte et passionnée : « Grande déesse Terre ! Mère ! Nous t'honorons aujourd'hui et demandons ta bénédiction. »

La reine de Mai répondit d'une voix vibrante : « Dieu de la Nature, Seigneur de la forêt, je t'offre mon sacrifice et je demande ta bénédiction. La terre est fertile, fais s'ouvrir le sol !

– Que le sein fertile de la Terre mère reçoive les graines fécondes pour qu'une nouvelle vie commence à nouveau ! »

Le roi offrit à boire à la reine en murmurant : « Ma Dame ! » de sa voix profonde.

Elle but le lait en fermant les yeux et lui tendit l'hydromel en le regardant.

« Mon prince ! »

La disparition des coupes coïncida avec le retour des tambours. Des coups sourds, rythmés comme des cœurs battant à l'unisson.

Hermione se lécha les lèvres, à la fois pour effacer les traces de la boisson fermentée, et pour exciter son amant. La tension sexuelle entre eux était palpable et se communiquait à tous les autres couples.

Severus posa sa main sur la joue de la jeune femme et caressa du pouce ses lèvres cramoisies. Il dit dans un souffle : « Tu es à moi ! »

Elle ouvrit la bouche pour lécher et sucer son doigt, l'allusion sexuelle on ne peut plus claire dans son regard. Elle sourit au grondement sourd qu'elle obtint en retour et proclama : « Et toi, à moi !»

Avec un regard narquois, elle commença à détourner son corps de lui et brusquement partit en courant pour lui échapper. Sa tentative était vaine : plus rapide, il l'attrapa par le bras quelques mètres plus loin. Elle se débattit en riant à gorge déployée, comme enivrée par le contact de son compagnon. Il était bien plus fort et n'eut aucun mal à la faire tomber, clouant les poignets de la jeune femme au sol, la maintenant immobile en étant assis sur les cuisses pulpeuses.

« A qui es-tu ? » insista-t-il, son visage tout près de celui de la reine.

« A toi, je suis à toi, rien qu'à toi ! » miaulait-elle en cherchant le contact, remuant les cuisses, folle de ne pas être touchée plus.

« Et je suis à toi !» affirma-t-il dans son oreille, avant de déposer un léger baiser sur ses lèvres. Un coup de tonnerre signifia le début des célébrations pour les autres couples. La plupart ne se le firent pas dire deux fois et s'écartèrent des autres pour s'unir, leur désir débordant. La musique avait repris de plus belle, mélangeant tous les instruments pour inviter les corps à danser leur amour.

Dès qu'il lâcha ses poignets, elle se jeta sur lui pour l'embrasser comme si sa vie en dépendait. Ils roulèrent dans l'herbe, enlacés, chacun se perdant dans les baisers de l'autre. La jeune femme reprit à peine sa respiration pour feuler : « Prends moi, je t'en prie ! Fais-moi tienne !

– Ma splendide sorcière ! Viens ! »

Il se redressa pour s'asseoir en tailleur sur l'herbe. Hermione s'assit dans son giron et entoura de ses jambes les hanches pâles de son amant. Elle murmura : « Mon magnifique sorcier ! »

Leurs sexes se touchaient de façon délicieuse, le kilt et la robe de soie facilement écartés sur le côté. Mais chacun voulait plus. Hermione entoura ses bras derrière le cou du sorcier. Il souleva les fesses de sa compagne et elle se laissa redescendre lentement sur lui pour l'accueillir en elle.

Une second feu d'artifice explosa dans la nuit étoilée.

Enfin rassemblés, les animagi rugirent de complétude. Le désir et la frustration avaient été si intenses qu'en quelques mouvements l'orgasme les traversa tous les deux. Criant l'apogée de leur plaisir en même temps, ils ne virent pas les deux silhouettes de tigres scintillantes émerger de leurs corps enlacés et s'élever dans le ciel en spirale, courant l'un après l'autre, ni des rubans de lumière multicolores surgir du sol autour d'eux et exploser en milliers de paillettes scintillantes au-dessus de la foule.

Pantelants, les amants s'allongèrent sur le sol, séparant leurs corps à regret.

XXXXXX

Dans la tour d'astronomie, Harry et Ginny récupéraient de leurs ébats, installés l'un contre l'autre sous la cape avec un sort pour les réchauffer. Ils admiraient le spectacle offert par les processions du roi de la forêt et de la reine de mai, qui s'avançaient vers le cercle des druides.

« C'est dommage que je n'ai pas pensé à prendre la carte du maraudeur, grommela Harry, au moins on en aurait le cœur net !

– Harry, tu es un sorcier, tu as déjà oublié ? Accio carte du maraudeur ! »

Moins d'une minute après, Ginny attrapa adroitement la carte.

« Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises !

– Là ! » Harry pointa du doigt le cercle de noms qui occupait le parc. Et au centre :

« Hermione Granger...

– Et Severus Rogue... »

Le jeune homme regarda plusieurs fois pour vérifier qu'il ne se trompait pas de personne, sans être complètement dupe.

« Bon, ben... Au moins on est sûr, marmonna-t-il. Méfait accompli ! »

Il embrassa sa fiancée et l'enlaça pour qu'elle n'ait pas froid. Enfin c'était le prétexte qu'il avait trouvé pour la sentir contre lui.

« Harry, regarde ! »

Stupéfaite, Ginny pointait les lumières colorées qui explosaient dans le ciel.

« Oui, c'est chouette ces feux d'artifices ! Je suis vraiment content qu'on ait pu voir ça tous les deux.

– Tu ne réalises pas ? Oh ! » Ginny venait d'apercevoir les formes de tigres, semblables à des patronus, s'élever dans la nuit.

« Wouah ! Si on avait des doutes sur le fait que ce soient eux les tigres, là je crois que c'est clair ! Et je pense que Millicent a définitivement perdu son pari ! ajouta-t-il avec un sourire narquois.

– Redonne-moi la carte, Harry ! »

XXXXXXXX

Allongé dans l'herbe, entre les feux qui réchauffaient l'atmosphère, Severus observait sa compagne. Il avait toujours envie d'embrasser ces lèvres écarlates, juste entrouvertes, de glisser ses doigts sous la robe diaphane pour jouer avec ses seins, de prendre ses fesses rondes pour lui faire l'amour lentement. Mais si peu de temps après l'orgasme, son corps avait apparemment repris une activité normale et ne réagissait pas encore aux images érotiques. La magie des animagi semblait satisfaite. Mais l'amour et le désir persistaient. Il sourit.

« Tu as un regard satisfait, ô mon roi ! murmura Hermione en étudiant son visage.

– Je m'aperçois simplement que je t'aime, ô reine de mon cœur.

– Oh ? Remarque, ce n'est pas dommage ! Après une soirée comme celle-ci, je serais très déçue si finalement tu me disais que tu préfères rester célibataire. Cet orgasme a été intense, mais finalement pas très long. J'aimerais bien refaire l'expérience, si ça ne te dérange pas trop, bien sûr, » répondit-elle, narquoise.

Il fronça les sourcils et tendit la main vers les flacons de potion. La fiole de sang virginal s'était remplie, comme prévu.

« A propos de ça, comment est-ce que tu te sens ? Des douleurs ?

– Peut-être un petit picotement, mais j'ai plus senti une impression d'élargissement que de déchirement.

– Dopés aux endorphines comme nous le sommes, je pense que tu dois encore sentir leur effet antalgique. Tu veux que je regarde si tu as besoin d'une potions cicatrisante ? »

La jeune femme se mit à plat dos et écarta les cuisses. Severus en profita pour lancer un sort de coussinage sous sa compagne. Écartant les pans de soie de son pubis, il resta un instant sans voix, un sourire satisfait aux lèvres. Hermione releva la tête.

« Quoi ?

– J'ai du mal à exprimer l'intensité érotique de ce que je vois.

– Et qu'est-ce que tu vois de si extraordinaire ? Tu m'as déjà vue comme ça. Et même de plus près, si je me souviens bien.

– Mon sperme qui coule de ta vulve gonflée. »

Elle grogna, le désir refaisant surface.

« Je n'avais pas réalisé que tu étais si possessif.

– Moi non plus. »

Après un dernier regard pour fixer l'image dans sa mémoire, il nettoya les fluides corporels et observa l'hymen déchiré.

« Un peu de potion en application locale ne serait pas superflu, surtout si tu veux recommencer rapidement.

– D'accord. Je te laisse faire ? »

Les longs doigts appliquèrent de la potion à l'extérieur de son vagin. La sensation fraîche qu'elle ressentait était tout à fait agréable. Severus rangea le flacon et s'allongea tout près d'Hermione. Il inséra délicatement en elle un doigt recouvert de potion, la regardant soupirer et fermer les yeux de plaisir, puis l'embrassa avec passion.

« J'ai encore envie de toi ! Viens ! supplia-t-elle.

– Il va falloir t'habituer aux dures réalités de la vie, mon amour : maintenant que la magie des animagi est complète, j'ai besoin d'un minimum de temps entre deux performances, comme n'importe quel sorcier. »

Un grognement de frustration lui répondit.

« Magie ou pas, je t'aime et je te veux. Entre mes cuisses, à l'intérieur de moi. Je veux te sentir au fond de mon ventre. » Elle ondulait ses hanches contre le doigt qu'il avait inséré en elle.

« Demandé comme ça, évidemment... Je vais voir ce que je peux faire, ma Dame. » répondit-il de sa voix grave. Il reprit ses baisers le long de son cou, écarta les pans de soie diaphanes pour tracer de ses lèvres un chemin le long de sa poitrine et de son ventre.

Quand il ajouta un doigt en elle, la sorcière gémit un peu plus fort. Elle se cabra contre sa bouche quand il la caressa de sa langue. Il s'activa pendant ce qui lui paru une éternité avant que sa sorcière ne pulse sous ses lèvres.

Couvrant le pubis de la jeune femme d'un pan de sa robe, il s'allongea à côté d'elle. Elle reprenait son souffle.

« C'était fabuleux ! s'exclama-t-elle en lui agrippant les cheveux pour l'embrasser.

– Tu me rassures ! Tu as mis tellement longtemps à jouir que je me demandais si je n'avais pas perdu le mode d'emploi !

– Oh non ! C'est juste monté plus lentement. Mais c'est encore meilleur !

– Bien ! Conclusion : notre vie sexuelle devrait être à peu près normale à partir de maintenant.

– Ça me va ! affirma-t-elle gaiement. Tu sais, j'aime quand tu dis notre vie sexuelle. Je vois de longues et nombreuses soirées ensemble. »

Ses longs doigts jouaient dans les boucles brunes.

« Tu as gagné, tu sais, » murmura-t-il.

Elle le regarda en haussant un sourcil, l'invitant à préciser sa pensée.

« Je veux partager le reste de ma vie avec toi, avoua-t-il en embrassant légèrement son épaule.

– Ça veut dire que j'aurai accès à tes livres de magie sexuelle ? le nargua-t-elle.

– Impertinente gamine !

– Non, c'est toi qui m'as faite femme à l'instant, il me semble, non ? »

Il lui attrapa de nouveau les poignets et la bloqua sur le sol, la faisant pousser de petits cris quand il s'attaqua à coup de langue à ses tétons encore sensibles.

« Pitié, tu as gagné, je me rends ! » dit-elle en riant.

Le sorcier retomba près d'elle, appuyé sur un coude. Il sortit le flacon de potion d'endurance et l'agita sous le regard de sa reine.

« Les druides ont eu la présence d'esprit de me fournir de quoi t'honorer de nouveau assez rapidement. Maintenant que j'ai vérifié que la magie des animagi n'influence plus mes performances, tu n'as qu'à demander et je prends la potion. »

Elle attira son amant vers elle pour un baiser doux et tendre. Glisser ses doigts dans les cheveux d'ébène lui donnait des frissons. L'amour qu'elle lisait dans les yeux du sorcier la faisait se sentir la plus belle et la plus désirée des femmes. Elle lui sourit en lui tendant la potion.

« Tes performances sont plus qu'optimales, mon amour. Rien que ton regard m'honore déjà. Maintenant à toi. Je veux t'accueillir encore au fond de moi. Viens, abandonne-toi dans mes bras ! Prends ton plaisir en moi. »

L'émotion serra la poitrine du sorcier. La reine de mai n'exigeait pas une conquête guerrière, comme les animaux qui se combattaient pour mériter les femelles, mais elle lui offrait son corps, et avec, l'acceptation, le réconfort, l'oubli. L'absolution.

Il embrassa délicatement sa compagne, lui communiquant sa gratitude et son amour, caressant sa peau, ses cheveux. Le désir renaissant en lui, le sorcier rendit grâce au corps de sa déesse, se glissant lentement dans ses plis chauds et accueillants. Elle entoura ses jambes autour de la taille de son amant, lui donnant l'accès au plus profond de son être. Ils savourèrent à l'unisson les va-et-vient langoureux, qui faisaient gémir la sorcière à chaque mouvement.

Dans un état second, elle psalmodiait, comme une prière, « Viens ! » l'invitant à capituler et se fondre en elle. La lenteur de leur étreinte faisait monter le plaisir, plaçant le couple hors du temps. Le monde avait disparu aussi, réduit à la seule sensation de contact entre leurs deux corps.

Quand enfin il se déversa en elle, la sorcière arqua les hanches à sa rencontre pour le recevoir encore plus profondément.

Avec un dernier baiser, le sorcier s'allongea à côté de sa dame. Elle glissa le bras sous sa nuque et il se retrouva la tête posée sur l'épaule de la jeune femme. Il se sentait étrangement vulnérable, tandis qu'elle exhalait une force et une acceptation étonnantes pour son âge. Refuge. C'était le mot qui lui venait. Elle était son refuge. Son havre de paix. Il ferma les yeux, sûr d'être aimé pour lui-même.

Quand la sorcière s'étira, l'épaule engourdie, il leva la tête pour observer la scène autour d'eux. Le cercle avait disparu : les druides s'étaient retrouvés par couples pour célébrer eux-aussi l'union du dieu et de la déesse. La musique s'était tue. Sous la lune presque ronde, il percevait des silhouettes enlacées et d'autres qui avaient l'air endormies. Certains couples se promenaient près du lac.

« Est-ce que tu veux rentrer te coucher ? Minerva doit passer demain matin avant notre réapparition dans le monde pour le brunch. » Il grimaça à l'idée d'Albus. Il n'avait aucune envie de voir quelqu'un d'autre qu'Hermione.

« Embrasse-moi encore. Ce n'est pas tous les jours que je suis la reine de mai. »

Il s'exécuta de bonne grâce puis se mit debout et tendit la main à Hermione pour l'aider à se relever.

Ils se regardèrent tendrement quelques instants. Le sorcier embrassa la paume de la jeune femme et ils se dirigèrent vers l'entrée en se tenant la main. Comme sortis de nulle part, les grands druides les interceptèrent avant qu'ils ne l'atteignent.

« Hermione, Severus, félicitations ! lança joyeusement Lugus en donnant une claque sur l'épaule du sorcier. Le plus beau rituel que j'ai vu depuis mille neuf cent quarante-six, quand je n'était qu'un novice !

– La déesse vous a vraiment bénis, mes enfants ! confirma Selena. Vraiment je serais ravie que vous acceptiez de vous joindre à nous au convent ! Je suis sûre que nous pourrions faire des choses formidables !

– Merci Selena, Lugus. Nous allons y réfléchir, qu'en penses-tu Hermione ? demanda Severus en regardant sa compagne.

– Oui, je crois que ça pourrait me plaire. Il faut que je passe mes ASPICs et on pourra voir ça après.

– Nous vous attendrons avec impatience ! Merci pour ce fabuleux rituel. Si avec ça la magie de la nature n'est pas restaurée, je ne sais pas ce qu'il faut ! » termina Lugus.

XXXXXX

Le portrait de la grosse dame s'ouvrit sans bruit. Harry accompagna discrètement Ginny devant l'escalier du dortoir des filles et il monta quelques marches du dortoir des garçons avant de sortir de sous la cape.

Les deux fiancés se retrouvèrent très vite dans la salle commune, comme s'ils venaient sagement de leur dortoir respectif. Ils s'approchèrent du professeur Lupin, assis dans un fauteuil avec un livre. Il ne restait que quelques uns de leurs camarades.

« Heu... Rémus ? murmura Harry, on voudrait te montrer quelque chose, avec Ginny. »

Le professeur se retourna et posa son livre. Il regarda immédiatement la main de la jeune femme et sourit au couple.

« Félicitations à vous deux ! Harry tes parents seraient très contents ! »

Les fiancés se sourirent avant que le jeune homme ne sorte le vieux morceau de parchemin que Rémus connaissait bien.

« Oh oh ! Qu'est-ce que vous vouliez me montrer ? »

Quelques sorts pour un peu discrétion plus tard, Rémus regardait la carte du maraudeur avec surprise.

« Tu étais au courant ?

– Non. » Rémus secouait la tête. « Dumbledore a expliqué la situation entre Hermione et Severus à tous les professeurs lundi soir, après l'incident dans la grande salle. Ils nous a aussi dit qu'ils avaient été choisis pour le rituel. Ça a en calmé certains qui commençaient à parler de détournement de mineur. Albus avait pourtant insisté sur le fait qu'aucun des deux n'avait rien demandé dans l'histoire. »

Ginny souffla avec réprobation. « De toutes façons, elle est majeure depuis un moment !

– Oui. Et je suis certain que Severus aurait démissionné bien avant de toucher une élève, s'il n'y avait pas eu la magie des animagi. C'est quelqu'un de bien, au fond, vous savez... Je me suis plusieurs fois demandé ce qu'il serait devenu si nous ne l'avions pas harcelé tout le long de sa scolarité. Ou s'il avait trouvé une sorcière aimante, comme ta mère, Harry. On ne se rendait pas compte des dégâts qu'on faisait, à l'époque, admit-il à regret.

Bref, nous savions seulement que personne ne devait avoir de contact avec eux, le temps qu'ils récupèrent et pour qu'ils aient la force de rester abstinents avant ce soir. Apparemment Albus compte sur ça pour augmenter la force du rituel»

Harry et Ginny se regardèrent.

« C'est ça ! L'expérimentation de Dumbledore ! C'est ça qui a mis Hermione dans un état pareil ! s'exclama Ginny. Luna a dit que la magie mettait les animagi sous tension tant qu'ils ne s'accouplaient pas.

– C'est bien possible. Poppy n'approuvait pas du tout. Sans rentrer dans les détails, elle a sous-entendu que ça leur causait un stress considérable, expliqua Rémus. Mais, vous, vous allez survivre ? » taquina-t-il avec un sourire.

Le jeune homme haussa les épaules.

« Hannah nous a parlé du rituel. Sa mère est prêtresse, alors elle connait mieux ces choses là que nous. Apparemment s'ils ont été choisis, c'est qu'ils sont faits l'un pour l'autre et qu'ils s'aiment vraiment sincèrement. Et la déesse ne désignerait jamais de sorcier avec de mauvaises intentions ou qui pratique la magie noire. Là, je crois qu'on ne peut décemment pas exiger mieux comme références !

– Et puis, il est correct en cours, depuis le début de l'année, ajouta Ginny.

– C'est vrai. Même avec moi. Il va juste falloir qu'on s'y fasse.

– Je me demande quand même comment va se passer la fin de l'année. Ça reste une situation plutôt rare, » songea Rémus.

Le flash de l'appareil photo de Colin les fit sursauter. Le jeune homme essayait de faire un portait de Rosemary Brown, la petite sœur de Lavande, devant la tapisserie.

Ginny réfléchit et interpela Colin.

« Colin, tu voudrais bien nous faire une photo ?

– Bien sûr, Ginny. Toi et Harry ? »

La jeune femme se tourna vers Rémus.

« Vous seriez d'accord pour être sur la photo, professeur ? Vous êtes sa famille la plus proche, là tout de suite.

– Merci Ginny, répondit celui-ci, flatté. Mais je te propose que vous fassiez une photo de vous deux ce soir, et demain matin on pourra en prendre une avec moi et ton frère, pendant le brunch dans le parc.

– Oh oui, très bonne idée ! Viens Harry ! Merci professeur !

– Tu peux m'appeler Rémus en dehors de la classe. »

Elle lui décrocha un large sourire, pris la main de son fiancé et il se placèrent devant la tapisserie, Harry entourant possessivement les bras autour de sa fiancée.

« Merci Colin, c'est super ! » Une idée traversa Harry. « Dis-moi, tu crois que tu pourrais me prêter ton appareil pour la fin de la soirée ? »

Colin haussa les épaules. « Pourquoi pas. Il ne me reste pas trop de pellicule, mais je peux te montrer comment il marche. De toutes façon avec les appareils magiques tu ne peux quasiment pas rater la photo. »

Harry revint surveiller la carte du maraudeur près de Rémus, puis sortit discrètement en lui faisant un clin d'oeil, l'appareil photo et la carte sous le bras.

XXXXXX

Les druides disparus dans l'obscurité, Severus enlaça la jeune femme qui le regardait avec tendresse. Un flash de lumière leur fit tourner la tête vers le bâtiment. Ne voyant rien, ils poursuivirent vers l'intérieur, se tenant la main.

Tout en marchant, Severus demanda : « Acceptes-tu de partager mes humbles appartements, même sans la compulsion des animagi, mon ardente sorcière ? »

Ce faisant il embrassa la main de sa compagne. Leurs yeux ne se quittaient pas. Un autre flash leur fit tourner la tête. Hermione balaya l'événement d'un geste avant de lui répondre : « Je n'osait pas te le demander, mon prince. »

Ils prirent la direction des cachots, toujours enlacés.

XXXXX

Les mots du rituel sont empruntés aux prières écossaises du Carmina Gadelica, un livre qui a collecté les prières traditionnelles au 19e siècle en Ecosse. J'ai eu la surprise d'apprendre qu'à Edimbourg un rituel de Beltane a lieu chaque année. Je me suis inspirée de ça pour le maquillage de la reine de mai. Alors, le rituel vous a plu ?