Bonjour tout le monde ! Comment allez vous ?

Bon alors je vous poste ce chapitre, qui, pour l'instant, reste mon préféré. Alors je ne vais pas me faire que des amis, mais ça j'ai l'habitude. Néanmoins je trouve que c'est un de ceux où on sent quelque chose chez Carlisle, que même lui n'arrive pas à mettre le doigt dessus.

Charlne: Tout ce que tu attends ce trouve dans ce chapitre. Amuse toi bien. Bisous !

Guest: Moi ? Sadique ? Jamais de la vie ! Bisous.

ninidezil: Justement pour que tu es plus envie encore de lire le prochain chapitre. C'est ça qui est bon. Bisous !

Allez je ne vous fais pas patienter plus longtemps. Je vous laisse découvrir qui va voler à son secourt.


- Adieu ! lança l'homme avec haine.

- Je n'aurais pas dit mieux moi même, siffla une voix glaciale.

Des mains entourèrent la tête de l'homme et lui brisèrent la nuque. Isabella inspira profondément en toussant tout ce qu'elle pouvait. Avant qu'elle ne s'effondre au sol quelqu'un la rattrapa de justesse.

- Vous êtes vraiment une emmerdeuse, hurla Carlisle en la prenant dans ses bras paniqué.

La princesse toussait encore cherchant l'air qui lui manquait dans les poumons. Son mari lui releva la tête pour qu'elle puisse un peu mieux respirer.

- Bon sang dans quel état êtes vous ? s'inquiéta-t-il aussitôt. Dans tout ce sang, qu'est-ce qui vous appartient ?

- Vous êtes là, croassa-t-elle difficilement en sentant les larmes couler sur ses joues.

- Oui et je crois bien que c'est grâce à vous. Les chevaux d'Eléazar sont de pures merveilles.

- Vous êtes enfin là, pleura-t-elle pour de bon en s'accrochant désespérément à lui. Ne me laissez plus jamais seule dans une telle situation. Vous avez réussi à sauver les autres ?

- Aider les autres, oui, sauver, je pense qu'on vous le doit. Isabella ! Vous ne pouvez pas vous permettre de vous mettre en danger.

- Qui aurait du le faire alors ? Il ne restait plus personne ! s'énerva-t-elle avant de tousser à nouveau et de commencer à sentir sa tête tourner.

- Isabella, regardez moi, cria Carlisle en panique en lui tapotant les joues. Je vous interdit de m'abandonner. Trouvez moi un médecin, d'urgence !

- Le château est sauf ? Et Aro, et Alice ? demanda-t-elle faiblement en sentant ses paupières se fermer malgré elle.

- Tout est sous contrôle, calmez vous. Mais restez éveillée, restez avec moi. Je ne compte pas perdre à nouveau ma femme, donc vous allez me faire le plaisir de rester en vie.

- Oui général, répondit-elle en posant sa tête dans la nuque de son mari.

Elle avait réussi, elle avait tenu bon jusqu'à l'arrivée des secours. Carlisle remarqua enfin que du sang s'écoulait d'une plaie sur son côté gauche, il s'empressa d'attraper le premier linge à portée de main et fit pression sur sa blessure. Son cœur ne cessait de tambouriner. Quand il avait reçu son message, il avait aussitôt fait demi-tour. Carlisle n'avait pas mit un seul instant en doute les dires de sa femme. Bella n'était pas du genre à crier au loup. De plus, en y réfléchissant bien, c'était vraiment très bien pensé. Il s'était dit qu'il n'arriverait jamais à temps pour les secourir, puis les chevaux d'Eléazar était apparut comme par magie. Encore une idée de sa femme. Il avait emmené ses plus bons hommes et avait ordonné à l'armée d'arriver au plus vite. Rien ne l'avait préparé à ce qu'il avait trouvé. La troupe qui faisait face aux murailles de la ville avait pratiquement était décimé avant même d'essayer de mettre un pied dans la cité. Les fortifications de la ville n'avaient jamais été aussi bien défendu. Celles du château c'était une autre histoire. Carlisle et sa troupe n'avait pas eu grand chose à faire avant la ville, mais pour accéder au château ce fut un autre parcourt. Les corps brûlés côté château se sentaient de l'autre côté des murailles. Le peu d'ennemi cachait en ville était déjà criblé de flèches. D'en bas, Carlisle avait pu voir Jasper se démenait sur les remparts, courant d'un bout à l'autre. Le général avait été fier de lui en voyant avec quelle force il défendait les lieux. Puis la fierté avait été remplacé par l'inquiétude et la colère. Si Jasper était là pour défendre les murailles, qui défendait Isabella ?

Carlisle s'était empressé de venir en aide aux fortifications avec ses troupes et il devait reconnaître que Jasper était un sacré meneur d'homme. Ils étaient moins nombreux, mais particulièrement organisés et disciplinés. Avec l'aide des soldats du général, les fortifications du château furent très vite sécurisée.

- Où est ma femme ? avait hurlé Carlisle en panique en essayant d'atteindre Jasper.

- Elle est au château votre Altesse, elle en a pris la tête pour défendre ceux qui restent et le roi, avait répondu Jasper en s'essuyant le visage.

- Elle a fait quoi ?!

- Je vous jure qu'elle ne m'en a pas laissé le choix, je voulais prendre le château mais elle a refusé, disant qu'elle ne voulait personne d'autre que moi sur les fortifications. J'ai bien essayé de la convaincre de partir en même temps que les nobles, mais elle a catégoriquement refusé d'abandonner le roi...

Carlisle ne l'avait pas laissé finir, parce que son inquiétude était monté d'un cran. A tout moment, Isabella pouvait se prendre une mauvaise flèche, un coup d'épée, tomber d'un balcon ou pire encore ! A tout moment, il pouvait perdre sa femme. Dans tout ça, il en avait même oublié son frère, tellement obnubilé par la princesse, il n'avait pas pensé un seul instant qu'Aro ne pouvait pas se déplacer. Isabella avait promis de prendre soin de lui et les phénixiens ne revenaient jamais sur une promesse. Alec qui l'accompagnait, avait bien vu que cette nouvelle avait remué le général. Et après ça il doutait encore de ses sentiments.

Ils virent bien les flammes à certaines fenêtres, heureusement que c'était dans les parties du château qui étaient en pierre, sinon il aurait déjà pris feu depuis longtemps. Quand il entra enfin et constata l'état des lieux, il comprit un peu mieux pourquoi Volterra n'avait jamais gagné une bataille contre Phénixis. Tous les moyens avaient été bons pour défendre les lieux. Quand tout serait fini, ce serait dur de nettoyer, mais sans ça le reste du château aurait été mort. Les pièges posés brillaient d'intelligence et Carlisle n'avait aucun doute sur le fait qu'ils étaient d'Isabella.

Inquiet comme il était, Carlisle ordonna à ses hommes de se disperser pour aider les survivants et lui se précipita avec d'autre vers l'aile royale ne laissant aucun ennemi en vie sur le chemin. Leurs yeux s'écarquillèrent lorsqu'ils arrivèrent dans les jardins. Beaucoup de corps jonchaient le sol, criblé de flèches, certains étaient encore vivant mais incapable de se battre. En levant la tête, le général remarqua aussitôt le balcon. C'était du Isabella tout craché, il était prêt à en mettre sa main à couper. Il courut à l'étage en se demandant de plus en plus comment il allait retrouver les siens et surtout dans quel état. Mais le couloir devant les appartements de son frère était calme, la garde d'Aro gisait au sol, pas forcément morte, mais hors d'état de nuire.

- Votre Altesse, se réjouit Alistair mal en point en pointant la porte éventrée du doigt. La princesse, vite !

Carlisle n'eut pas besoin de plus. Il aurait du s'en douter que jusqu'au bout elle ferait face. Isabella était une femme têtue et parfois même hargneuse, alors abandonner ne devait être dans son vocabulaire. Il déboula dans la chambre et regarda la scène avec hâte. Prenant un couteau, il le lança avec précision sur l'homme qui clouait Alice au sol, puis c'est là qu'il décida de sauver sa femme des griffes de son assaillant. Il aurait voulu torturer cet homme, pour à la fois lui soutirer des informations mais aussi pour le voir souffrir le mal qu'il avait fait à sa femme. Seulement il n'avait pas eu le cran de se stopper à temps. Mort, au moins, Isabella pouvait se libérer de sa poigne.

Tenant la princesse dans ses bras, il regarda la chambre. Un homme gisait au sol, la gorge tranchée, un autre se vidait de son sang à côté du lit. Les mains d'Alice était couverte de sang alors même qu'elle ne saignait pas. Sulpicia n'arrêtait pas de lui dire merci. Quelque chose échappait encore au prince, mais pour l'instant il avait plus urgent à penser.

- Gardez moi celui-ci en vie, je l'interrogerai moi même, ordonna Carlisle froidement.

Il tenait toujours Isabella dans ses bras, attendant avec grande impatience que le médecin arrive. Elle n'était plus vraiment consciente, endormie ou évanouie, Carlisle ne le savait pas trop. Aro se releva avec l'aide de sa femme qui s'empressa de le coucher. Prenant un autre linge, Carlisle le posa sur la tête de sa femme qui saignait toujours.

- Je ne peux pas vous laissez seule cinq minutes, grogna-t-il plus pour la forme.

- Ne t'en prend pas à elle, nous serions mort si jamais elle n'avait pas été là ! se fâcha Sulpicia comme une maman ours.

- Je le sais, ne t'en fais pas, la rassura-t-il en serrant un peu plus sa femme dans ses bras. Je crois même que notre ennemi ne s'était pas attendu à pareil accueil si j'en juge les couloirs. Seulement... regarde dans quel état elle est !

Sulpicia lui sourit tendrement. Elle s'approcha et lui caressa le visage.

- Elle a été la personne la plus courageuse et la plus vaillante que j'ai vu aujourd'hui. Elle a même congédié le roi dans sa chambre. Isabella t'a fait honneur et elle n'attendait qu'une chose, ton retour. Crois moi Carlisle, elle ne va pas mourir, elle s'est trop battu aujourd'hui pour rester en vie. C'est une sacrée reine que tu tiens là. Quand moi j'étais en train de pleurer en me demandant ce que je devais faire, elle était déjà en train de mettre la résistance en place.

Alice semblait trépigner derrière eux, tenant un bac d'eau propre dans ses mains. Carlisle lui fit signe d'approcher.

- Comment vas-tu mon frère ? demanda enfin le général en laissant la comtesse retirer un peu de sang du visage de la princesse.

- Mal, répondit Aro honnêtement. Mais depuis que ta femme a promis de m'attacher à mon lit, ça va un peu mieux.

Carlisle et Sulpicia levèrent les yeux en ciel en riant légèrement. Il n'y avait que lui pour répondre un truc pareil. Le général ordonna à son second de prendre la tête des troupes. Voyant que le médecin n'arrivait toujours pas, Carlisle se leva en prenant sa femme dans ses bras et ordonna qu'il le rejoigne dans les appartements de la princesse, il y avait déjà bien assez de monde dans ceux du roi. Arrivé dans la chambre avec Alice, il fit sortir les autres. Ils s'empressèrent de lui enlever son armure pour que le médecin puisse agir au plus vite. Il les en remercia en arrivant et les congédia dans la pièce adjacente.

- C'est elle qui vous a appris à vous servir d'un couteau ou c'est justement pour ça qu'elle vous a choisi en demoiselle de compagnie, demanda Carlisle observateur.

- Je vous demande pardon ? répondit Alice choquée.

- Isabella avait déjà bien assez à faire dans cette chambre, la reine vous a remercié, vos mains vous trahissent, donc je répète. Où avez vous appris à manier le couteau avec une telle habilité ?

Le général ne passait jamais à côté d'un indice. Alice avait deux options. La vérité ou le mensonge. La version phénixienne ou la version espionne. En y réfléchissant bien, elle avait tout de même sauvé la vie du roi aujourd'hui, il était peut-être temps de jouer de sa chance.

- A la confrérie, avoua-t-elle en le regardant droit dans les yeux.

Carlisle en perdit la parole. Jamais, au grand jamais, il n'aurait soupçonné qu'Alice puisse venir de Phénixis.

- Mais vous êtes comtesse du Val... comment ?

- Je suis née sur l'île de la princesse, j'ai fait mes armes à la confrérie comme beaucoup d'enfant ayant des aptitudes, puis des circonstances ont fait que j'ai été bannie et exilée de mon pays pour une faute que mon frère a commis. N'ayant plus de famille, plus de maison, je suis partie très jeune vers Volterra. De là j'ai était recueillie et élevée par un homme bien. J'ai épousé le comte et me voilà.

- Isabella était au courant bien avant de vous engager si je comprend bien.

- La princesse se doit de rester sur ses gardes. Surtout quand elle se retrouve mariée à un homme qui n'a aucune confiance en elle. Vous étiez prêt à mettre votre maîtresse comme dame de compagnie pour la surveiller. J'estime qu'elle mérite mieux que ça.

Carlisle ne pipa mot au reproche. Il aurait pu, mais il était beaucoup trop vrai pour qu'il le réfute.

- Je constate chaque jour qu'elle mérite plus que je ne lui offre, admit le prince. Elle est tellement jeune et pourtant tellement mure pour son âge. Je suis à la fois fière d'elle et à la fois en colère qu'elle ait mis sa vie en danger. Je ne sais jamais comment bien me comporter en sa présence.

- A la différence de vous, elle vous fait confiance. Aujourd'hui, elle a fait tout ça parce qu'elle savait que vous reviendriez à temps. Puis-je vous parler honnêtement ?

- Ça me changera de d'habitude, répondit le général avec le sourire.

- Elle n'attend qu'une chose de vous. Être aimée. Isabella a vécu dans une famille où chacun a trouvé sa moitié. Elle a vécu entouré de couples qui s'aimaient et non de mariage arrangé. Elle est la seule de sa famille à avoir épousé un étranger qui ne soit pas venu habité sur Phénixis. Elle est la seule à ne pas s'être mariée par amour. Elle est la seule à qui on n'a pas laissé le choix. La princesse vous regarde avec admiration et même si elle ne vous dit rien, moi je constate. Je vois que les matins où vous la laissez seule, elle est mélancolique. Je vois que les soirs où vous l'abandonnez pour votre maîtresse elle déprime et je vois surtout que chaque jour elle lutte un peu plus pour ne pas tomber amoureuse de vous.

Le cœur de Carlisle se réchauffa à cette idée. Comment réagirait-il si Isabella l'aimait ? Serait-il prêt à abandonner Carmen ? Parce que oui, l'idée même l'empli de joie. Conquérir le cœur de quelqu'un comme Isabella n'était pas chose aisée.

- Elle s'est battu comme une lionne aujourd'hui en ayant pas dormi de la nuit parce qu'elle a veillé le roi. Tout ça parce qu'elle aime votre pays, parce qu'elle ne voulait pas abandonner votre frère et surtout, parce qu'elle voulait que vous soyez fier d'elle. Que vous puissiez constater qu'elle était là pour vous et votre peuple, ainsi que pour votre famille. Que vous pouviez compter sur elle et que jamais, même au prix de sa vie, elle ne reviendrai sur une promesse qu'elle vous avez faite. Vous lui avez demandé de veillez sur le roi, elle l'a fait. Pour vous.

Les paroles de la comtesse firent fondre l'homme de fer qu'était Carlisle. Sa femme s'était conduite en héroïne. Quelque part, lui aussi il avait senti ce rapprochement entre eux et s'il avait été totalement indifférent à elle, il ne serait pas en train de mourir de peur à l'idée qu'elle ne se remette pas de ses blessures.

- Je tiens à elle, même si je n'ai pas à vous dire ça.

- Non en effet, c'est à la princesse que vous feriez mieux de le dire, répondit Alice gentiment. Surtout que vu son état, les journées vont lui paraître longue pendant son rétablissement.

- Vous ne semblez pas inquiète, constata Carlisle surpris de sa réaction.

- De ce que j'ai entendu, elle est déjà revenu bien pire de certaine de ses missions avec le Major Whitlock. Ce n'est pas un coup de poignard et quelques côtes cassées qui vont l'emporter. C'est une phénixienne, il en faut plus pour se débarrasser de nous.

- Le Major Whitlock, parlons en...

Au même moment le phénixien débarqua en trombe en compagnie de Demetri et Peter. Autant dire que Carlisle n'était pas d'humeur.

- Comment va-t-elle ? demanda aussitôt Jasper en la cherchant du regard.

- Je ne pense pas que ça vous inquiétez autant lorsque vous jouiez au chef sur les remparts, attaqua le général en s'avançant méchamment vers lui.

- C'est injuste, Bella ne vous a pas laissé le choix ! se défendit Jasper en le rejoignant au milieu de la pièce.

Jusqu'ici, à la demande de son amie, il s'était toujours tenu à carreau face à Carlisle, mais là, il ne comptait pas se laisser faire.

- Je lui ai bien conseillé de partir avec les nobles, de se mettre à l'abri et elle a refusé !

- Votre travail c'est de la protéger ! cria Carlisle hors de lui. Peu importe si elle est d'accord ou non !

- Ça vous va bien de dire ça ! s'énerva à son tour le Major. Qui est le grand général qui est parti à l'autre bout du pays avec toute son armée en laissant ce château avec le minimum de défense, un roi mourant et une princesse seule aux commandes ? Ça vous arracherait la langue d'admettre que vous avez fait une erreur et que si elle est dans un mauvais état c'est autant de votre faute que de la mienne.

- Faites vraiment attention Major, votre insolence commence sérieusement à m'agacer...

- Pourquoi lui avez vous demandé de veiller sur le roi ? continua Jasper en le lâchant pas le morceau. C'est Bella dont on parle. Bien sûr qu'elle allait veillé sur le roi, même si elle mourrait de trouille. D'autant plus qu'elle est certaine que c'est un coup de James et elle s'en sent doublement responsable. Et elle n'avait pas tort sur un point, qui aurait protégé le château si elle ne l'avait pas fait ! Il fallait choisir entre la ville et le château, nous avons pensé que le château nous laisserait plus de temps et nous avons eu raison. Sans ça il y aurait eu beaucoup plus de mort.

- C'est une princesse !

- Et vous un prince, ça ne vous empêche pas de prendre part au combat. Seulement c'est une femme, donc à vos yeux elle est plus fragile. Quand je regarde les jardins et ce couloir, je me dis qu'heureusement qu'elle était là, sinon il ne resterait plus rien de ce château. Maintenant au lieu de me dire que je suis un mauvais garde, auriez vous l'obligeance de me dire comment elle va ?

- Nous ne savons pas encore, répondit Alice en se mettant entre les deux. Et le fait de vous battre n'arrangera rien à son moral. Le Major dit vrai, la princesse lui a bien ordonné de protéger les fortifications, de plus elle l'a noté par écrit pour que vous ne puissiez pas vous retourner contre son garde si jamais il lui arrivait quelque chose.

Carlisle grogna de frustration en mettant un coup de pied dans la chaise la plus proche.

- Charlie de Swan avait raison sur un point, elle vous protégera toujours par un moyen ou par un autre, s'énerva Carlisle en le foudroyant du regard. Néanmoins, je maintiens que si vous êtes un très bon meneur d'homme, vous n'êtes pas un bon garde. Vous êtes trop proche d'elle. Isabella a besoin de quelqu'un qui ira contre ses idées pour la protéger. Vous ne faites qu'aller dans son sens. Et bien que je trouve admirable la façon dont vous avez défendu cette cité tous les deux et je vous en remercie vivement, vous n'avez pas protéger le futur de cette nation. Ce futur c'est la princesse.

- Essayez donc vous de lui faire entendre raison, j'attends ça avec impatience, rétorqua Jasper déversant à son tour toute sa frustration et son inquiétude sur la personne qu'il jugeait coupable de tout ce merdier.

- Elle a déjà été blessé de nombreuses fois pour vous sauver la vie, quand allait vous faire en sorte qu'elle soit saine et sauve ? demanda Carlisle en le tuant du regard.

- Quand vous apprendrez que toutes les blessures ne sont pas physique et que parfois un ami est préférable à un pansement pour soigner les blessures que vous lui infligez ! Vous vous croyez meilleur que tout le monde, mais vous êtes incapable de reconnaître que vous vous y prenez mal avec elle. Ne lui faites pas promettre des choses difficiles si vous ne voulez pas qu'elle les tienne. Ne lui faites pas croire qu'elle peut avoir confiance en vous pour mieux la poignarder dans le dos et surtout, cessez de lui briser le cœur ! Les blessures d'aujourd'hui mettront quelques semaines à se remettre, les blessures que vous lui infligez ne se referment jamais, car vous les rouvrez avant même qu'elles guérissent !

Un silence sans nom avait envahi la pièce. Jusqu'ici, Jasper s'était tu pour son amie, pour ne pas la mettre dans l'embarras et parce qu'il ne voulait pas être à nouveau séparé d'elle. Mais trop, c'était trop. Il avait besoin de vider son sac et ce général de malheur avait besoin qu'on lui secoue les puces.

- Je ne suis peut-être pas un bon garde, mais vous, vous êtes un mari médiocre, accusa le Major n'arrivant plus à se retenir.

Même Demetri était devenu blanc comme un linge. Personne n'avait jamais parlé comme ça à Carlisle. Au fond, le neveu du roi était plutôt d'accord avec Jasper, mais néanmoins, il pensait suicidaire de l'avouer au général. D'ailleurs celui ci avait les poings serrés, la mâchoire tendue et les yeux incendiaire. Se faire recadrer n'était déjà pas une chose que Carlisle aimait, mais devant un public, c'était vraiment quelque chose qu'il détestait.

- Vous n'avez pas à juger la relation que j'entretiens avec ma femme, trancha le prince froidement. Si aujourd'hui je n'aurai pas raison de vous parce qu'Isabella obtiendra ce qu'elle veut du roi vu qu'elle lui a sauvé la vie. Demain, dans une semaine, dans un an, lorsque je serai à mon tour devenu le souverain de Volterra, comptez sur moi pour me rappeler de vos mots et de votre incompétence. Même Isabella ne pourra rien pour vous.

Tous les yeux se tournèrent vers Jasper. Oui, il avait été trop loin et pourtant il ne regrettait rien. Pour défendre son amie il était prêt à tout. Alice lui intimait de se taire, mais le blond n'était pas prêt à lâcher le morceau.

- Rappelez vous à ce moment, alors, que vous perdrez définitivement le peu de confiance qu'elle peut avoir en vous, rétorqua effrontément le Major ne voulant pas céder.

- Nous verrons bien si la princesse tient réellement à moi dans ce cas.

- Nous verrons bien si vous pouvez tenir une promesse, ré-attaqua Jasper froidement. Car je crois me souvenir que c'est une demande de la princesse faite lors de vos fiançailles. Bella a tenu toutes ses promesses, dont celle d'épouser l'héritier de Volterra, à vous de prouver que vous pouvez tenir les vôtres.

S'en fut trop pour Carlisle, se faire critiquer était une chose déjà difficile, mais en plus quand il trouvait un adversaire aussi qualifié pour lui répondre, c'était encore plus dérangeant. Il l'attrapa par le col et lui envoya un coup de poing en pleine mâchoire. Demetri et Peter se jetèrent aussitôt sur eux pour les séparer. Ce qui ne fut pas une mince affaire.

- Ça suffit maintenant ! hurla Alice en se mettant entre tout le monde. Vous ne croyez pas que l'on a autre chose à faire que de se battre entre nous ? Les combats de cette nuit ne vous on pas fatigué de la guerre ? Que dirait la princesse si elle vous voyait vous battre comme des enragés ?

- Avant d'accuser qui que soit d'incompétence, faites déjà vérifier votre personnel ! cria Jasper en s'essuyant son nez sanguinolent. Ce n'était pas un château c'était un gruyère ! Trois espions détectés et je ne sais pas s'il en reste d'autres. Alors avant de m'accuser d'être un mauvais garde, demandez aux vôtres de faire le ménage ! Et surtout, il serait peut-être temps de trouver qui ici vous en veux pour donner des informations à l'ennemi. Je ne crois pas que les espions puissent deviner tous les passages secrets de cet endroit en si peu de temps. Qui les a fait rentrer ? Qui les a aidé ? Ce sont ça les bonnes questions que vous devriez vous poser ! Mais vous êtes trop aveugle, trop orgueilleux. Au lieu de surveiller votre femme, surveiller vos arrières, parce que je pense que quelqu'un veut votre peau et depuis un bon bout de temps. Si vous croyez que c'est mon incompétence qui met la princesse dans de mauvaises situations, demandez vous si votre jugement ne la met pas aussi en danger !

- Sincèrement ! lança une voix éreintée de la porte de la chambre.

Tous se tournèrent à l'unisson vers la princesse qui se maintenait difficilement debout. Son visage commençait à bleuir par endroit et le médecin ne cessait de lui répéter de retourner au lit.

- Avec tout ce qu'on vient de vivre, vous trouvez encore le moyen de vous battre ?! s'énerva Bella furieuse. Vous croyez que ma première préoccupation, là, maintenant, ça devrait être de vous séparer ?

Alors que les deux hommes allaient répliquer, la princesse leva la main.

- Je ne veux pas vous entendre, taisez vous ! Oui, il y a eu des failles, rien n'était parfait et il y a eu des morts. Ayez au moins un peu de respect pour eux avant de vous entre-tuer. Nous sommes dans le même camp au cas où vous l'auriez oublié. Ne m'obligez pas à vous départager, je n'en ai pas envie et je n'en ai probablement pas la force.

- Ça je vous le confirme, s'énerva le médecin en la soutenant. C'est pour ça qu'il faut que vous retourniez au lit.

- Pas avant que ces deux là m'ait promis de se calmer et de ne plus s'adresser la parole de la journée.

- Mais enfin..., commença Jasper avant que son amie le tue du regard et le fasse taire.

Elle savait, oui Bella savait très bien qu'il n'y était pour rien, que Carlisle cherchait juste quelqu'un sur qui versait sa frustration. Mais la princesse avait déjà répété un nombre incalculable de fois à son ami de tenir sa langue en présence de son mari. Malheureusement, voyant ses yeux, ses poings serrés, il avait dû ouvrir sa bouche bien plus grand qu'il ne pouvait se le permettre.

- Vous êtes entrain de vous vider de votre sang, lança le médecin furieux.

En entendant ça, Jasper et Carlisle se précipitèrent vers elle en lui ordonnant de retourner se coucher.

- Promettez moi ! Plus un mot entre vous deux aujourd'hui, supplia-t-elle les larmes aux yeux.

- Promis, répondirent-ils à l'unisson.

La brune retourna donc dans la chambre avec le médecin. Il passa un bon bout de temps avec elle. Suturant son ventre et sa tête, il lui fit promettre de l'appeler si elle se sentait mal. Il couvrit ses hématomes naissant de pommade et lui ordonna de garder le lit pour au moins une semaine.

- Elle a deux côtes cassées, annonça-t-il au prince en sortant. Le coup de couteau n'a touché aucun organe vital. Elle va être contusionnée pendant plusieurs semaines. Mais sinon, la princesse s'en sortira, c'est une dure à cuire. Je repasserai dans la soirée pour expliquer aux domestiques comment désinfecter toutes ses plaies. Elle a besoin de repos, de beaucoup de repos et surtout de calme.

Le message était clair, plus de dispute devant la princesse. Après avoir promis qu'ils se tiendraient tranquille, le médecin les laissa dans les appartements de la brune.

- Demetri, ai l'obligeance de dire à Alec de venir me voir lorsqu'il aura fini de faire le compte des morts et des blessés. Je vais rester avec Isabella aujourd'hui...

Jasper laissa échapper un petit ricanement avant qu'Alice ne lui colle un coup de coude dans les côtes. Il savait bien lui que c'était uniquement pour l'éloigner de son amie qu'il restait.

- Avant que je ne devienne vraiment méchant, Major, vous feriez mieux d'aller prendre un peu de repos, cracha Carlisle sans même le regarder.

- Puis-je rester avec vous mon oncle ? demanda aimablement Demetri n'y tenant plus.

Il était vraiment inquiet pour son amie, surtout depuis qu'il avait vu son état. Son visage n'était pas beau à voir et il n'osait même pas imaginer le reste. Ses mains tremblaient de rage et il se contrôlait du mieux qu'il pouvait pour ne pas courir immédiatement dans la chambre de la princesse.

- Non, répondit froidement le général. Je resterai seul avec elle, je ne veux voir aucun de vous à son chevet tant que j'y serai. Ma femme a failli mourir cette nuit, je ne laisserai plus personne s'en approcher sans mon accord.

Le général les laissa donc au milieu du salon et s'enferma dans la chambre de sa femme. Jasper attrapa le premier truc qui lui tomba sous la main et le jeta avec force à travers la pièce.

- Calme toi, conseilla Alice en posant ses mains sur son bras.

- Je sais très bien ce qu'il cherche à faire ce sale con ! s'énerva encore plus le Major. Il le sait, il l'a compris !

- Quoi donc ? demanda Alice en se mettant devant lui.

- Qu'il avait de l'emprise sur elle, cracha Jasper furieux. Il va chercher à m'éloigner d'elle, par quel moyen, je ne le sais pas encore, mais il va trouver.

- Étais tu obligé d'y aller aussi fort ? se désola la comtesse.

- Il n'a fait que dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas depuis un moment, le défendit Demetri. Je ne sais juste pas si c'était une bonne tactique d'être aussi direct.

- Apparemment pas non, soupira Jasper en comprenant enfin qu'il avait fait une erreur. Qui veillera sur elle si je ne suis plus là ?

- Chacune des personnes présentes dans cette pièce, répondit Demetri honnêtement. Mais rassurez vous un peu, Isabella n'a pas encore dit son dernier mot à votre sujet. Laissez lui le temps d'apaiser la colère de mon oncle, s'il y a bien une personne qui puisse le faire c'est elle.

Carlisle de son côté venait de s'asseoir sur la chaise aux côtés de sa femme et pourtant il ne s'y sentait pas à sa place. Il ne la sentait pas assez proche, la main qu'il tenait était gelée. Le prince caressa doucement ses cheveux, cherchant un contact, pour vérifier qu'elle était bel et bien là.

- Ne vous sentez pas coupable, lança doucement Bella en ouvrant les yeux. Vous ne pouviez pas savoir.

- C'est mon métier d'anticiper ce genre d'attaque. Comment ai-je put être aussi aveugle ?

Il ne l'admettrait jamais, mais Jasper avait raison sur ce point. Il était tout aussi coupable que lui de l'état de sa femme.

- Je suis désolé Isabella, sincèrement, s'exclama-t-il en s'approchant de son visage. Jamais je n'ai voulu vous laissez dans une situation pareille. Je n'aurais jamais imaginé que quelqu'un puisse s'en prendre au château. Si vous n'aviez pas été là...

- Chut, marmonna-t-elle en posant un doigt sur ses lèvres. Si nous n'avions pas été là. Je n'étais pas seule. Peu importe les griefs que vous avez contre Jasper, il a défendu les remparts avec brio. Peter n'est même pas gradé et il a prit la tête des fortifications de la ville. Nous avons fait ce que nous avons pu et je n'étais pas sans protection, j'étais avec la garde du roi.

- Je sais que vous voulez protéger votre ami, mais ne me mentez pas, supplia-t-il en lui embrassant la main. J'ai vu les couloirs, j'ai surtout vu les jardins, c'était votre œuvre. Les pièges également. D'ici à demain, les gardes du palais ne parleront plus que de vous et votre bravoure. Donc n'essayez pas de me faire croire que vous n'avez pas prit part au combat.

- Je ne nie pas que j'ai prit part au combat, je dis juste que vu la situation, le château et le roi avait plus besoin de Jasper que moi. Ce n'est pas parce que je suis de sang royale que je vais oublier qui je suis au fond de moi. Je tiens de ma mère, ce besoin de toujours vouloir aider les autres. Aro, les soldats restant, les domestiques seraient probablement mort à l'heure qu'il est si j'avais fuit avec les nobles. Comment aurais-je pu me regarder dans une glace après ça ? Quand vous serez devenu roi, si l'on attaque le château, fuirez vous avec les nobles ?

Carlisle soupira, une fois encore elle avait réponse à tout. Elle savait très bien qu'il ne fuirait pas. Il n'arrivait pas à savoir si c'était pour défendre le Major, ou pour se défendre elle même.

- Je ne remet pas en cause vos actions, vous avez été exemplaire, voire même plus à mes yeux. Je remet en cause le fait que Jasper ne soit pas capable de vous raisonner lorsque votre vie est en danger.

- Personne n'arrive à me raisonner lorsque j'ai décidé quelque chose, vous le savez mieux que personne, sourit-elle enfin en lui serrant la main. Ne nous faisons pas la guerre entre nous, nos ennemis n'attendent que ça.

- Je tiens à vous Isabella et je refuse de vivre sans vous, avoua enfin le prince en caressant à nouveau ses cheveux. Je tuerai qui conque lèvera encore la main sur vous. Vous êtes ma femme.

La princesse lui fit un adorable sourire qui lui réchauffa le cœur. Il s'avança et l'embrassa prudemment. Puis il se leva et contourna le lit pour se coucher derrière elle et la prendre dans ses bras. La douceur avec laquelle il le fit rassura Bella. Il avait vraiment peur de la casser en deux. Il lui embrassa le haut du crâne et lui caressa le bras tendrement jusqu'à ce qu'elle s'endorme. Dans tout ça il y avait un coupable qui s'en sortait encore bien. James d'Opale ne perdait rien pour attendre, car lorsque Carlisle aurait assez de preuve, ce petit merdeux verrait ce que c'était que de combattre un général de Volterra en colère.


Alors je sais, vous allez me dire "ah non ! On ne touche pas à Jasper" mais ça prouve (peut-être mal) que Carlisle tient à sa femme, même s'il n'est pas très délicat. Bisous !