Hello les petits loups !
Déjà ? oui j'avoue qu'en ce moment les idées pour mon papy adoré fusent donc je vous en fait profiter :)
J'espère que vous prendrez plaisir à lire autant que j'ai pris plaisir à écrire
16 – Mission d'infiltration
Les entraînements ont repris avec Itama depuis le départ de Madara du village, il y a presque un mois déjà. Je me suis faite un peu à l'idée de ne le voir que de temps en temps bien que j'aimerais qu'il soit près de moi le plus souvent possible. Tsunade a tenté de me convaincre d'avouer mes sentiments au vieil Uchiha, même si d'après elle je suis folle de l'aimer, mais je ne peux m'y résoudre. Je pense sans cesse à ce qu'il m'a dit à plusieurs reprises : ni mariage, ni enfants… dois-je comprendre que s'investir dans une relation quelconque le rebute. Je regarde Itama s'entraîner l'air absent, ce qui le fait s'arrêter pour me rejoindre.
- Tu n'es pas concentrée Sensei
- Bien sûr que si. Juste l'Hokage a une mission à me confier, je dois aller la voir après. Je me demande seulement ce qu'elle va m'avoir inventé, réponds-je en souriant.
Le jeune garçon acquiesce avant de recommencer un peu à s'entraîner au maniement d'un kodachi. Il est très intéressé par la branche de l'anbu depuis quelques temps et sait que pour beaucoup, nous avons parmi nos armes ce petit katana. Une fois que nous avons terminé, je me dirige vers le bureau de Tsunade où je suis attendue.
- Bonjour Karai. Comment vas-tu ? me demande ma cousine Hokage
- Bien merci et toi ? Tu as une mission à me confier ?
- Oui, répond-elle l'air grave
- Tu m'as l'air bien solennelle et je t'avoue que tu m'inquiètes. Depuis l'arrivée de Madara à Konoha, tu m'envoies souvent dans des missions que je n'apprécie pas.
- Cette fois, dis-toi que je n'ai vraiment pas envie de t'envoyer mais je sais que tes capacités d'Anbu font de toi, la personne la mieux placée.
- Explique-moi.
- Nous avons entendu parler de femmes ninja enlevées depuis quelques temps au pays de l'herbe, assez proche de la frontière avec Iwa. Nous ne sommes pas sûrs mais il semblerait qu'une sorte d'arène de combats ait été créée pour ces femmes. Nous avons besoin d'en savoir plus et de les libérer.
- Une mission d'infiltration si je comprends bien.
- Oui mais c'est terriblement dangereux. Les femmes disparues sont loin d'être de simples civiles. Nous ne savons pas comment ils font pour les enlever et encore moins les garder sous emprise.
- J'accepte la mission.
Tsunade essaie bien de me dissuader mais finit par céder car de mon côté, je ne compte pas renoncer. Je dois savoir ce qui se passe et où disparaissent ces femmes ninjas. Et si grâce à mon aide, elles peuvent retrouver leur vie, alors cela en vaut la peine. Par contre je vais devoir informer Itama que je pars mais que cette fois, je ne sais pas quand je reviendrais. Je rentre chez moi pour préparer mes affaires et me décide à aller voir Itama dans la foulée car si je compte partir demain tôt, je ne pourrais pas le prévenir car il doit aller à l'académie. Une fois arrivée au foyer qu'il occupe avec d'autres orphelins de la guerre, je demande à le voir quelques minutes.
Lorsqu'il me rejoint, il a l'air soucieux. Je lui fais signe d'approcher et l'enlace pour un rapide câlin. Il se tend et lève le regard vers moi. Il est intelligent et sait que si je viens à cette heure-ci, c'est que je vais lui annoncer quelque chose d'important.
- Ma mission est une mission à durée indéterminée Itama. Je ne peux pas te dire quand je vais pouvoir rentrer cette fois.
- N'y va pas, me demande le gamin en s'accrochant à moi.
- Je te promets de faire au plus vite. Juste je ne peux pas te promettre de durée cette fois.
- Je… je veux venir avec toi alors. J'ai un mauvais pressentiment Karai… s'il te plait.
- Ne fais pas l'enfant Itama. Tu sais que je ne peux pas t'emmener et puis je vais te confier une mission ici.
- Laquelle ? me demande-t-il un peu curieux.
- Si le papy débarque… il faudra bien que tu lui dises que je suis partie.
- Hm…
Je me moque gentiment de lui lorsqu'il se referme à la mention de Madara et dépose un baiser sur son front. J'avoue que j'ai de plus en plus de mal à me séparer de ce gamin qui a pris une grande place dans ma vie. Il va me manquer mais j'ai des devoirs envers le village et je ne peux pas refuser cette mission bien que Tsunade était contre m'y envoyer et surtout seule. Je repars finalement chez moi pour finir mes préparatifs. Je m'endors pour quelques heures de repos avant de partir à l'aube pour le pays de l'herbe.
Kusa, au pays de l'herbe sera une première étape dans ma mission avant de rejoindre la frontière. Je n'ai pas beaucoup d'informations pour accomplir mon objectif et je vais donc devoir improviser, mais je dois rester confiante quant à l'issue de ce voyage. Je fais plusieurs haltes en route pour me reposer, manger et aussi tenter de glaner quelques renseignements. Je suis sur le point d'arriver à destination mais peu d'indications sont ressorties de mes investigations. Les femmes enlevées ont totalement disparu, comme volatilisées.
J'ai décidé de séjourner quelques jours à Kusa dans un premier temps, histoire de me montrer un peu pour que les gens qui enlèvent les kunoichis sachent que je suis là. J'espère réussir à les attirer dans un piège pour obtenir l'endroit où elles sont retenues, afin de pouvoir, soit les libérer moi-même si cela est réalisable seule ou bien faire appel à Konoha ou même Iwa qui est plus proche pour de l'aide. Je suis attablée dans un petit restaurant, en attendant mon repas, quand un homme s'approche de moi en souriant.
- Bonsoir ! Je peux m'asseoir ? dit-il en montrant l'espace vide face à moi
- Bonsoir. Pourquoi pas… un peu de compagnie est la bienvenue
Je me force à cet instant d'accepter car je n'ai pas envie de faire échouer ma mission avec un peu de mauvais caractère. Je détaille l'homme qui s'installe et sourit malgré moi en constatant à quel point il est l'opposé de celui que je voudrais voir. Blond aux yeux clairs, le visage un peu rond, il est assez charmant dans son genre bien que son regard soit fuyant. Est-ce de la timidité ou bien tente-t-il de cacher quelque chose et si c'est le cas, je compte bien découvrir quoi. Je souris en retour.
- En mission ? demande-je en montrant son bandeau d'Iwa.
- Oui. Je me suis arrêté avant de rentrer au village. Et toi ? tu sembles loin de Konoha…
- J'ai pris quelques jours de congés loin du village pour souffler. La paix c'est agréable mais les missions sont moins intéressantes. J'avais envie de voyager un peu pour trouver un peu de divertissement.
- Je comprends. Je me présente : Nobu Hara
- Kaori Ueda, réponds-je en souriant.
- Enchanté Kaori.
Je n'ai pas donné mon véritable nom volontairement car je ne sais pas s'il est fiable. Et puis, utiliser le nom de femme que j'avais à l'époque de la mission avec Madara dans l'auberge de jeunes mariés, me rappelle de bons souvenirs finalement. La soirée en compagnie de Nobu est agréable. Il est drôle, souriant, gentil, tout ce qu'une femme recherche en général chez un homme… sauf que pour moi, il lui manque cette part de ténèbres que j'ai fini par aimer chez le vieil Uchiha. Je quitte finalement le restaurant pour retourner à l'auberge dans laquelle je me suis installée, tout en promettant à mon nouvel ami que je le reverrais quand il repassera dans le coin ou bien à Konoha si un jour il y vient.
Je passe la journée suivante à me balader dans les rues de Kusa tout en cherchant des informations. Bien entendu j'essaie de n'éveiller aucuns soupçons quant à la réelle raison de ma présence. Je suis assez surprise de trouver, le soir venu, Nobu sur mon chemin. Je le pensais reparti pour Iwa mais non. Il s'approche de moi en souriant avant de me proposer de partager un repas ensemble. Je ne peux m'empêcher de jeter un œil derrière moi ayant peur de voir un regard carmin faire son apparition. Je souris amusée de ma réaction en me souvenant clairement de la menace de Madara si un autre homme tentait de me séduire. La soirée est chaleureuse et amusante comme celle de la veille. Nobu est toujours de bonne compagnie et il n'essaie pas de me ramener jusqu'à mon auberge.
- Bonne nuit Kaori. Peut-être aurais-je l'occasion de te voir demain ?
- Si tu es toujours ici, pourquoi pas ? Ce sera avec plaisir en tout cas.
- Merci. À demain alors.
- À demain Nobu.
J'ai une impression bizarre lorsqu'il s'en va, comme si finalement il cache véritablement quelque chose. Il avait l'air préoccupé ce soir et regardait souvent par-dessus son épaule. Et si Madara avait vraiment été dans le coin, il n'aurait pas eu la patience et aurait directement attaqué. Encore une fois, je pense à ce vieil entêté… il m'obsède même lorsque je suis loin de Konoha et de lui. Devrais-je écouter Tsunade et lui avouer mes sentiments au final ? Je soupire légèrement et décide de me reconcentrer sur ma mission. Finalement, l'attitude de Nobu me semble suffisamment suspecte pour que j'enquête sur lui. Je profiterais de le voir demain pour tenter d'en apprendre plus sur lui.
Contrairement à la veille, Nobu se présente à l'auberge en milieu de matinée, prétextant vouloir passer la journée ensemble pour visiter et profiter avant son départ. J'accepte volontiers la compagnie et nous commençons notre visite du coin. La soirée approche rapidement, je n'ai pas vu le temps passer en fin de compte. Il reste assez discret sur lui mais je le comprends car j'en fais tout autant. Il m'a semblé un peu moins stressé et sur la défensive, j'en déduis donc que je me suis fait du souci pour rien hier. Il m'invite à le suivre pour un repas dans un petit restaurant.
- C'est ma dernière soirée ici. Je dois rentrer à Iwa dès demain même si j'aurais aimé rester un peu plus avec toi.
- Je compte repartir dans peu de temps aussi. Peut-être après demain, réponds-je en souriant.
- Quelqu'un t'attend à Konoha ? demande t'il curieux
- Pour être honnête, je ne suis pas sûre qu'il m'attende mais j'ai envie de le rejoindre.
- Oh…
Je dois être rouge pivoine désormais. Je ne sais pas comment interpréter sa réaction quant à mon aveu. Il finit par sourire et même limite rire en voyant les rougeurs de mes joues. Je marmonne mais finit par sourire. Sur le chemin du retour vers mon auberge, il me relance concernant ma vie personnelle.
- Vous n'êtes pas fiancés, alors ?
- Non… Il ne vit même pas à Konoha… mais au fait, pourquoi je te dis tout ça et surtout, pourquoi ça t'intéresse autant au final ?
- Eh bien….
Son visage prend tout à coup un air bien plus sérieux et froid et cela n'augure rien de bon. Je le fixe et prends aussitôt une posture défensive. Je sors un kunai de la poche d'arme accrochée à ma taille et le menace.
- Je t'ai posé une question Nobu…
- Disons que même si Konoha se met à ta recherche, cela prendra surement plus de temps que si quelqu'un comme un fiancé ou un mari, s'inquiète de ton absence prolongée trop vite
- Que tu crois… à Konoha, on ne disparaît pas indéfiniment sans qu'une personne se mette à notre recherche… les gens savent où je suis et quand je compte rentrer.
- Il sera déjà trop tard… disparue sans laisser de traces, ils ne te reverront jamais
Alors comme ça, il est impliqué dans les enlèvements des femmes ninjas. J'aurais dû être plus méfiante… Je soupire devant sa certitude de réussir à me faire subir le même sort que les précédentes kunoichis mais il se trompe, je ne suis pas une cible facile. Je décide même d'attaquer en premier car je refuse de lui laisser le premier coup. Il va devoir se battre et surtout, me dire où sont toutes ces femmes.
Les coups s'enchaînent, il esquive beaucoup mais porte malgré tout quelques coups bien placés. Mes côtes me brûlent légèrement signe qu'il m'en a au moins cassé une ou peut être deux. Il n'est pas en meilleur état et c'est ce qui me console dans une certaine mesure. Il essuie le sang qui perle à ses lèvres après le coup de poing que je viens de lui mettre avant de pousser un grognement rageur.
- Tu es plus qu'une simple kunoichi…. Ta façon de te battre et la manière dont tu me tiens tête… aucune autre n'avait ton niveau… je vais être grassement rétribué pour ta capture
- Tu vas finir en prison surtout
- Ma pauvre Kaori, tu n'as pas été suffisamment sur tes gardes. Tu ne crois tout de même pas que je suis resté trois jours à attendre patiemment pour te capturer… Je voulais surtout m'assurer que tu étais bien seule et que mon plan allait fonctionner à la perfection… Il est trop tard pour m'échapper désormais
Il est tellement sûr de lui, tellement confiant dans la suite de cet affrontement. Pourquoi ? Que cache-t-il vraiment sous cet air chaleureux et gentil, sous cet aspect bienveillant et doux ? Une image me vient à l'esprit et me met presque en rage…. Ikaku avait cette apparence au début, avant de se révéler être un véritable monstre. J'ai encore été une fois dupée par un homme à qui on donnerait tout sans même se poser de questions. Je frappe une nouvelle fois avant de m'écarter pour composer des mudras.
- Suiton : Mizuyari no jutsu (Suiton : la lance aqueuse)
- Doton : Doryû Taiga (Doton : La coulée de boue)
La coulée de boue qu'il fait apparaître est énorme, me renverse et m'envoie valser contre un mur. Je suis sonnée mais je n'ai pas le temps de m'éterniser là, je dois me relever. Je grimace en sentant un liquide chaud couler sur ma nuque, signe que j'ai dû me blesser à la tête. Je vais devoir en finir rapidement avec ce combat. Je grimace et me mets de nouveau en position défensive.
- Renonce Kaori. Je voudrais éviter de trop te blesser avant de te livrer
- Jamais…
- Tss. Tu es pénible finalement. Tant pis pour toi.
Je m'apprête à attaquer à nouveau lorsque je sens comme une aiguille se planter dans ma cuisse. Je grimace et touche l'emplacement. Je tourne la tête en entendant du bruit sur ma gauche et aperçoit un homme qui ressemble beaucoup à Nobu. Il saute près de celui-ci avant de me fixer, un sourire mauvais sur les lèvres.
- Pourquoi tu as fait ça, Akio ?
- Tu perds du temps et on va se faire prendre ! En plus tu l'as blessée
- Mais…. Grand frère…
- Ça suffit Nobu. Le somnifère va faire bientôt effet, ensuite on l'emmène.
Un somnifère ? Je me suis faite avoir comme une simple Genin… J'espère juste qu'une fois réveillée, je vais vite pouvoir récupérer et finir ma mission. J'aurais préféré réussir à gagner ce combat et le forcer à avouer où sont toutes ces femmes mais au final, il a reçu une aide inattendue. Je les regarde tour à tour et décide de tenter de fuir avant que mes forces ne m'abandonnent mais je sens déjà ma tête tourner. J'aurais peut-être dû accepter d'avoir une autre personne sur cette mission plutôt que de me croire invincible d'une certaine manière. J'ai l'impression que mes progrès avec l'aide de Madara m'ont fait prendre la grosse tête.
Mes jambes sont de plus en plus faibles, je tente de faire quelques pas dans la direction opposée de Nobu et son frère mais je finis à genoux. Je serre les dents de rage de savoir qu'ils ont gagné. Tsunade n'enverra pas de secours avant au moins deux semaines car je lui ai dit que je ne lui donnerais de nouvelles qu'à ce moment-là. Je les entends approcher à mesure que ma conscience m'abandonne… je dois trouver une solution rapide à mon réveil, mais en attendant, le piège se referme doucement sur moi.
Des bruits me sortent doucement de l'inconscience, je pose une main sur mon front quand une migraine se fait ressentir. Je me remémore les événements juste avant ma perte de conscience et grimace… m'être faite avoir comme une ninja tout juste sortie de l'académie… je soupire et tourne la tête sur le côté quand les bruits sont assez proches de moi. Je constate être enfermée dans une grande pièce avec pour porte, une grille. Il y a tout le confort comme dans une chambre, sauf que celle-ci est fermée à clés.
- Enfin réveillée, me nargue Nobu amusé
- Je te tuerais
- Ça m'étonnerait. Désormais tu appartiens à notre maître, comme toutes les autres.
- Je n'appartiens à personne.
- Tu t'y feras, comme tes copines
- Jamais
Il ricane avant de me montrer le repas déposé sur le passe plat de la grille qui sert de porte. Je le dévisage et m'assieds sur le lit, certainement pas décidée à manger ce qu'il vient de m'apporter. Il se referme, agacé, avant de partir de là en me menaçant de représailles. Je finis par approcher de la grille pour tenter de voir où je me trouve. Une fois toute proche, je peux voir d'où je suis, un couloir avec au moins une dizaine de portes comme la mienne. J'ai donc atterri où les autres disparues sont retenues, c'est déjà cela.
- Quelqu'un m'entend ?
- Oui.
- Je vais nous sortir de là, dis-je pleine de certitude
- Tu es condamnée comme nous. On a toutes essayé… regarde ton cou
Je pose la main sur mon cou avant de me diriger vers le seul miroir de la pièce. J'écarquille les yeux en voyant autour de celui-ci, un sceau. Je ne veux pas pour autant me laisser abattre et je tenterais ma chance, quoi qu'elles en disent. Après tout, même Nobu a dit que j'étais plus forte que les autres, donc je peux y arriver.
Quelques heures sont passées quand le grand frère de Nobu fait à son tour son apparition devant la porte de ma cellule. Il fixe le repas que j'ai délaissé avant de reporter son attention sur moi. Il soupire avant de ricaner.
- Tu ferais mieux de manger et prendre des forces. Tu fais partie des combattantes de ce soir.
- Je ne me battrais pas.
- Comme si tu avais le choix. Et puis autant te dire, qu'il vaudrait mieux que tu écoutes Nobu. Je suis moins sympathique et patient que lui et puis… si c'est le maître qui se décide à venir jusqu'ici, tu vas morfler
- Qu'il vienne directement… car je ne compte pas obéir
- Tu as du caractère, c'est bien. Il te brisera comme les autres.
Les souvenirs d'Ikaku font à nouveau surface : les coups, les humiliations jusqu'à ce que je devienne l'ombre de moi-même. Je ne laisserais plus jamais cela m'arriver, je me battrais jusqu'à la mort s'il faut. Akio finit par repartir en constatant que je ne suis pas près de céder. Je me décide à attendre qu'on vienne me chercher pour m'emmener jusqu'à l'arène de combat pour tenter ma chance et m'évader. Pour le moment, je garde mes forces car j'en aurais surement besoin.
Akio et Nobu refont leur apparition en même temps quelques heures après. Ils me fixent et finissent par ouvrir la porte. Dans un premier temps, je ne bouge pas de ma place, les laissant croire que je vais tranquillement les suivre. Je me lève quand finalement Akio arrive à côté de moi. Il m'agrippe aussitôt par le bras avec fermeté, me faisant grimacer. Je me débats et décide qu'il est temps pour moi de tenter ma chance. Je lui mets un coup de tête dans le nez, le faisant hurler de douleur pendant qu'il titube en arrière. Je souris satisfaite avant de me précipiter vers la porte de la cellule où Nobu attend prêt à en découdre à son tour. Je feinte en faisant croire que je vais attaquer le haut de son corps. Il se tend et tente d'anticiper le coup mais je change de cible au dernier moment et tape directement le genou d'un coup puissant avec le pied, lui cassant net.
- Je n'ai pas le temps pour te tuer mais ne t'inquiète pas, je reviendrais te chercher.
- Espèce de garce !
Je récupère le trousseau de clés qui vient de tomber à ses pieds et cours vers la première cellule. Si j'ai de l'aide, nous pourrons surement nous en sortir et fuir. Je dois donc ouvrir un maximum de portes avant que les frères ne puissent me poursuivre, bien que Nobu est clairement hors d'état. Lorsque j'ouvre le premier cachot, je croise le regard étonné mais néanmoins apeuré d'une jeune femme aux cheveux noirs.
- Dépêche-toi, suis-moi !
- Non… il…
- Il ne pourra rien te faire si tu agis et que tu me suis.
Elle se mord la lèvre inférieure et semble hésiter quelques instants avant d'écarquiller les yeux en regardant dans mon dos. Elle laisse échapper un sanglot terrorisé et se colle au mur derrière elle. Je me retourne d'un bond, en position défensive avant de croiser un homme au regard argenté. Il me fixe, ses yeux aussi froids que l'acier.
- Je savais que tu allais poser problème dès l'instant où les frères t'ont amenée ici.
- Pourquoi m'avoir gardée ici alors ?
- Tu es plus dangereuse en dehors qu'ici.
Ce qui me semble tout de suite anormal en fixant cet homme aux allures de playboy, c'est qu'il ne paraît pas dangereux ni même sur la défensive alors que je suis clairement sur le point d'attaquer. Ses deux comparses approchent comme ils peuvent avec les blessures que je leur ai faites.
- Maitre…
- Oh… alors comme ça, j'ai l'honneur de faire face au "maître" de la place, crache-je avec ironie
- Doku, se présente t'il
- Maître Doku, donc… Relâchez nous, ça évitera pas mal de désagréments à tout le monde.
- Et si tu retournais plutôt dans ta cellule bien gentiment… Kaori chan, dit-il avec un ton qu'il tente de rendre affectueux
- Jamais.
Il lâche un léger soupir avec un air peiné alors que les deux autres ricanent derrière lui. Je suis sur le point de foncer sur eux pour m'échapper avec dans l'idée de revenir chercher les autres filles avec du renfort, quand soudain je sens le sceau autour de mon cou se mettre à chauffer ma peau. Je me tords tout à coup de douleurs, hurlant à m'en briser la voix. J'ai l'impression que mon corps se disloque sous les yeux de mon geôlier. Lorsque le sceau se désactive, je suis au sol, le souffle court, incapable de faire le moindre geste. Doku, me ramasse et me ramène jusqu'à ma cellule, m'allongeant sur le lit avant de se relever en me fixant.
- J'espère que tu as compris. Désormais, tu es ma propriété… ne t'avise plus de chercher à fuir, tu le regretterais. Sache que je déteste vous faire du mal mais que je n'hésiterais pas à utiliser le sceau.
- Plutôt mourir, réponds-je en geignant de douleur
- Je ne te tuerais pas voyons ma douce… par contre, te faire mal… répond-il un sourire malsain sur les lèvres.
Son regard me rappelle tellement celui d'Ikaku… faire souffrir ne le choque pas, mais tuer semble le contrarier. Je le fixe alors qu'il quitte la pièce et la referme. Je l'entends menacer ses subalternes puis c'est le silence.
*Doku (signifie poison)
Voilà notre Karai/Kaori dans une situation bien compliquée...
Bon je ne vous dis pas comment mais bien entendu papy va venir à la rescousse.
Attention, le prochain chapitre ne sera pas du point de vue de notre miss mais justement de Madara
