Bonjour à tous, ça faisait un moment que je n'avais pas posté d'aventures dans les terres des nordiques. D'autres idées, d'autres occupations. Mais, jamais oublié Fenrir et ses camarades.

Reviews :

Alastair279 : alors, pour la mini sahir, il faut aller lire le premier livre du fic. ^^. Mais pour ceux qui ont oublié, c'est pas grave. Sahir s'est fais arraché la moitié de l'âme lorsqu'elle était enfant. Voilà pourquoi elle pouvait passer sans souci la porte des âmes mais aussi qu'on retrouve une petite partie d'elle dans le cairn ^^.

Bon, on ne perd pas les bonnes habitudes. Skyrim est issus des mondes de la franchise Elder Scroll de Bethesda. Et mes ocs et l'histoire de la tête d'une folle et son acolyte.


Chapitre 18 : le parchemin de sang.

Runa avança avec Sérana, regardant Valerica avancer devant. La rougegarde chuchota alors à l'oreille de la vampire.

- Comment te sens-tu après avoir parlé à votre mère ?

- Soulagée, je crois. Je refoulais toute ces émotions depuis longtemps. Vous n'imaginez pas depuis combien de temps je voulais lui dire ces mots.

- Pourquoi avoir accepté son plan ?

- Écoute, j'adorais mon père, mais lorsqu'il a découvert cette prophétie… il y a consacré sa vie. Tout le reste, même ma mère et moi, est passé au second plan. J'étais proche de ma mère, mais à force de me répéter ce qu'elle pensait de lui, j'ai fini par adopter son point de vue.

- Elle n'a pas l'air de beaucoup l'apprécier.

- Lorsque nous nous sommes offertes à Molag Bal, leurs rapports sont devenus très tendus. Ils étaient tous les deux assoiffés de pouvoir, mais chacun partait dans une direction différente. Ensuite, il a découvert la prophétie et… c'était la fin.

- Et te voilà entre deux feux.

- Oui. Pour être honnête, ce n'est qu'aujourd'hui que je me rends compte que ma mère était aussi malade que lui. Il était obsédé par le pouvoir. Elle, par la volonté de le voir échouer. C'était un environnement… toxique. Peut-être que j'aurais pu éviter ce drame. Cela aurait mieux valu pour tout le monde.

- Tu ne devrais pas t'en vouloir.

- Je le sais bien. Mais je ne peux pas m'empêcher de regretter… ce qui s'est passé. Pardon, je sais que tu essayes de m'aider avec les autres.

- Tiens, t'en que j'y pense. Qu'est ce qu'il a Agmaer ? Il semble un peu à l'ouest.

Les deux filles se tournèrent vers le nordique qui regardait dans le vague, pensif. Lorsqu'il vit qu'il se faisait regarder par la vampire, il se mit à rougir comme une écrevisse. Runa regarda Sérana qui ferma la bouche et rougir un peu. La rougegarde se gratta la tête et accéléra le pas pour se mettre au niveau de Fenrir.

- Il s'est passé un truc entre les deux si tu veux mon avis.

- Toi aussi tu penses ? Mais Vas-y pour les faire parler. Même Isran n'y arriverait pas.

Les deux enfants soufflèrent avant de s'adresser à la mère de Sérana. Cette dernière semblait passablement inquiète. Elle scrutait l'horizon avec une légère appréhension.

- Un souci ?

- Gardez l'œil ouvert pour Durnehviir. Maintenant que la barrière de la prison est brisée, il va certainement venir voir ce qui se passe.

- OH ? juste pour ça. Vous n'inquiétez pas. Les dragons, ça nous connait.

La femme les fixa avec surprise. Pas de peur était lisible sur leurs visages. Ils arrivèrent enfin dans l'enceinte de la forteresse. Un cimetière s'y trouvait. Chacun garda sa main sur leur arme. Puis, lorsque le silence ce fut, un cri brisa l'air.

- C'est Durnehviir… il est là ! défendez-vous !

Un immense dragon survola la place, faisant des cercles autours d'eux. Runa observa le seigneur du ciel avant de se figer sur quelque chose. Ce dernier semblait partir en morceau. Il oscillait entre un être vivant et un revenant. Le mélange des deux donnait un dragon vert et grisâtre qui partait en lambeau. Fenrir pointa Onmund puis le dragon.

- C'est comme si c'était fait.

Une lance de foudre frappa alors l'aile du dragon. Ce dernier rugit de colère et se posa sur le toit de la chapelle. Il lança un cri et des squelettes sortirent du sol. Runa hocha la tête à l'ordre silencieux de Fenrir.

- SAHIR ! SÉRANA ! AGMAER ! VALERICA ! Avec moi. On affronte les squelettes. Onmund et Fenrir se charge du dragon. On ne s'en occupe pas.

Chacun prit position quoique la matriarche vampire regarda pantoise l'humaine qui avait osé lui ordonner quelque chose. Mais lorsqu'elle la vit trancher les squelettes avec une facilité enfantine. Elle frappa le crane de l'un d'eux qui atterri contre un autre, l'explosant un mille morceau. Elle vit sa propre fille, lutter dos à dos avec la jeune khajiit. Elle entendit un grincement dans son dos. Avant qu'elle ne put réagir, elle vit l'osseux partir en miette. En relevant la tête, elle aperçut le jeune nordique réarmant son arme avec un projectile.

- Faites gaffe !

Elle hocha la tête et prépara un sort de glace. Laissant son attention pleinement dirigé vers son combat. Cependant, elle entendit le combat contre le dragon. Et écouter un mortel rire comme un dément en faisant du rodéo avec le seigneur du ciel, on est tenté de regarder.

Fenrir cria fendragon contre le dovah, l'obligeant à toucher terre. Onmund en profita pour lancer deux lances de foudre qui transpercèrent les ailes. Le dragon était figé au sol. Fenrir en profita pour sauter sur la tête du dragon. Avec des deux lames qu'il plongea dans le crane du dragon, il mit fin au combat. En redescendant, il salua d'une révérence son camarade qui lui répondit. Puis, les deux regardèrent le dragon et le virent disparaitre.

- … Bizarre, habituellement, j'ai une âme de dragon.

- Il n'a pas eu de chance quand même. T'aurais pu l'informer que tu avais vaincue Alduin.

- … Si je l'avais fait, j'aurais pas eu un bon combat.

- Ça te manquait c'est ça ?

- Plus ou moins. Quoiqu'affronter des vampires donne aussi son lot de frissons.

Valerica regarda la carcasse disparaitre avec stupeur. Runa s'approcha d'elle avec un petit sourire.

- Fenrir est enfant de dragon, et ce n'est pas pour rien qu'il a ce titre.

- Pardonnez mon étonnement, mais je n'aurais jamais cru assister à la mort de ce dragon.

- Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?

- Des volumes traitant de Durnehviir affirment qu'il ne peut être tué par des moyens habituels. Apparemment, ce n'est pas exact. À moins que…

- Continuez. Dit la rougegarde.

- L'âme d'un dragon est aussi résistante que sa peau d'écailles. Il est possible que votre coup mortel n'ait fait que chasser la forme physique de Durnehviir pendant qu'il se reconstitue.

- Combien de temps cela prendra-t-il ? questionna Fenrir.

- Quelques minutes ? Quelques heures ? Quelques années ? Je n'en ai aucune idée. Je suggère que nous n'attendions pas pour découvrir. Maintenant, récupérons le Parchemin des Anciens et vous pourrez repartir.

Chacun hocha la tête, comprenant que le temps jouait contre eux. Et vu qu'ils avaient tué Durnehviir, peut-être que les maitres des idéaux auraient l'idée joyeuse de venir leurs rendre visite. La femme entra dans la petite chapelle et ouvrit un coffin où était entreposé un parchemin des anciens. Runa l'attrapa et l'accrocha sur son dos. Maintenant, ils possédaient les trois parchemins des anciens. Il fallait plus que les amener à Dexion pour qu'il les lise.

Ils commencèrent à partir lorsque Fenrir vit que Valerica ne bougea pas. Les regardant avec un regard empli de tristesse.

- Vous restez ici ?

- Je n'ai pas le choix. Comme je vous l'ai déjà dit, je suis une fille de Port-du-froid. Si je repars en Tamriel, Harkon aura plus de chance de réussir à réaliser la Tyrannie du soleil.

- Votre aide serait la bienvenue en Tamriel.

- Bien qu'il me soit très douloureux de vous renvoyer, Sérana et vous, tous seuls là-bas, je ne peux pas prendre ce risque. N'oubliez pas qu'on ne peut pas faire confiance à Harkon. Peu importe ce qu'il promet, il vous trompera pour obtenir ce qu'il veut. Et promettez-moi que vous protégerez ma fille. C'est la seul chose à laquelle je tienne encore.

- Pour ce qui est Harkon, ces heures sont compté. Dit Runa. Agmaer et moi avons un compte à régler avec lui.

La femme baissa la tête, comprenant. L'équipe revint à l'entrée où était resté le lame sans tête sur les épaules. Ce dernier les regarda avec un petit sourire amusé.

- Alors ? vous partez ? Il y a quelqu'un qui voudrait vous parler avant.

- Qui ça ?

- La bébête là !

Il pointa alors, installé contre une ruine. L'imposant dragon qu'ils avaient affronté. Runa regarda Vlad, pensant un instant qu'il était contrôlé par les maitres des idéaux. Mais le regard qu'il offrait montrait qu'il n'y avait rien à craindre. Cependant, Fenrir avant déjà son épée sortit. C'est à cet instant que le dovah décida de parler.

- Rengaine tes armes. Je souhaite m'entretenir avec toi, Qahnaarin.

- Je pensais que vous aviez perdu la vie.

- Maudit, pas mort. Contraint à exister sous cette forme pour l'éternité. Coincé entre laas et dinok, entre la vie et la mort.

- N'avez-vous pas essayé de me tuer ?

- L'hostilité était nécessaire. J'en avais fait le serment.

- Pourquoi parlons-nous ?

- Je crois au respect entre guerriers aguerris et moi, tes oreilles sont dignes de recevoir mes paroles. Mes griffes ont lacéré la chair de nombreux ennemis, mais je n'ai jamais été vaincu sur le champ de bataille. Ainsi je te nomme « Qahnaarin » ou Vainqueur dans ta langue.

- Je vous trouve tout aussi estimable.

- Tes paroles m'honorent. Si je désire m'entretenir avec toi, Qahnaarin, c'est en raison de l'issue de notre combat. J'aimerais humblement te demander une faveur.

- Quel genre de faveur ?

- Depuis des temps immémoriaux, je parcours le Cairn de l'âme, et sers malgré moi les Maîtres Idéaux. Avant cela je parcourais les cieux de Tamriel. C'est là que je souhaite retourner.

- Qu'est-ce qui vous arrête ?

- Je crains que le temps passé ici ne m'ait imposé un lourd tribut. Je suis lié à cet horrible endroit. Si je m'éloignais du Cairn de l'âme, je perdrais ma force jusqu'à n'être plus rien.

- Comment puis-je vous aider ?

- Je te confierai mon nom et te donnerai le droit de m'invoquer depuis Tamriel. Fais-moi cet honneur et je combattrai à tes côtés en tant que Grah-Zeymahzin, ton allié, et je t'enseignerai mon thu'um.

- Je dois juste dire votre nom en Tamriel ? c'est tout ?

- Pour toi, peut-être. Pour moi, cela signifierait beaucoup. Je n'attends pas de réponse, Qahnaarin. Prononce simplement mon nom vers le ciel lorsque le moment sera venu.

- Pourquoi m'appeler « Qahnaarin ? »

- Dans ma langue, le Qahnaarin est le Vainqueur, celui qui a surpassé son frère dovah au combat.

- Un autre dovah ? je ne suis pas un dragon.

- Même depuis le Cairn de l'âme, j'ai eu vent de ta victoire sur le Dévoreur de monde, Dovahkiin. Tu n'es peut-être pas un dovah, mais après avoir vaincu Alduin, ce titre te revient de plein droit. Je souhaitais aussi mesurer ton thu'um.

Fenrir sourit amusé. D'accord, les dragons étaient au courant de tout. Et certain avait le courage de venir tester leurs puissance contre lui. Il ne peut que saluer. Runa le frappa à l'épaule pour le redescendre sur nirn avant que sa tête n'enfle trop. Toutefois, elle se tourna avec Sahir vers leur camarade piégé dans le cairn.

- … Me regardez pas comme ça les filles. … C'était un risque, je sais, mais on ne peut rien y faire.

- Je pourrais demander Shéogorath …

- Le cinglé ? je te rappelle qu'il a menacé que la prochaine fois qu'il me voit, il me transforme en femme ou en fromage.

- Sanghin ?

- …. Lui sait parfaitement que si il se représente devant moi, je le décapite après lui avoir coupé les parties, les faire frire et le forcer à les manger.

- Pourquoi ? demanda Sérana qui ne comprenait pas la discussion.

- Parce que à cause de cet encorné, je me suis retrouvé à l'archipel d'Automne, dans la chambre de l'ancienne reine habillé en femme. … Et j'ai dû revenir à la capitale tel quel. Mon propre père a failli mourir de rire en me regardant. Il s'est payé de ma tête pendant des années ensuite.

- Nocturne alors ?

- … Tu veux que je meure dans d'atroce souffrance. En fait, oubli, je suis déjà mort. … Elle a bien précisé qu'elle ne m'aimait pas, mais alors pas du tout.

Chacune souffla de désespoirs pour le coup. Cependant, Valerica qui avait écouté l'échange intervint.

- Si il veut partir d'ici, il doit fournir aux maitres des idéaux des germes spirituelles équivalant, en valeur, son âme.

- …

- Ni pensez même pas les filles. Je refuse que vous tuiez des innocents pour ma pauvre âme damné.

Fenrir sortit alors plusieurs germes de ces poches. Elles étaient noires comme la nuit. Il les donna alors à Vlad. Ce dernier regarda les pierres sans comprendre. Puis, Onmund, Sahir et Runa sortirent eux aussi les pierres spirituelles de leurs affaires.

- Certaines de nos armes sont enchantées pour capturer des âmes. Dit Fenrir, il continua. Ce sont les âmes de vampires, loup-garou sauvages, bandit, falmer et autres adversaires. Je crois aussi qu'il y en a même du thalmors. … Ce sont pas des saints. Mais si ça te permet de partir, on te les laisse de bon cœur. Et je crois savoir que ton père t'attend à Sovngarde.

L'impérial regarda les pierres avant de sentir le long de sa peau froide des gouttes d'eaux. Il tenta d'essuyer ces larmes de joie. Il ne pouvait s'empêcher de sourire et de pleurer. Il baissa vers le sol sa tête, pour cacher aux autres son visage. Runa regarda alors cette dernière dangereusement se pencher avant de rouler sur le sol. Tous fixèrent le corps qui cherchait sa tête avant de se mettre à rire.

- Il y a rien de drôle à perdre la tête ! aidez moi au lieu de rire.

- Désolé Vlad. Mais jamais j'aurais cru te voir pleurer et perdre la tête en même temps.

- … Très spirituel Runa. Vraiment.

- Elle a pas tort. C'est vraiment hilarant.

- … Sahir ! t'y met pas !

Fenrir se saisit de la tête parlante avant de la remettre sur les épaules du spectre. Puis, tout le monde prit le chemin du retour. Se dirigeant vers le portail. Tous eurent un dernier regard pour Valerica et Vlad. Ce dernier commença à disparaitre dans une douce lumière. Une douce chaleur bienfaisante.

Ils remontèrent les marches, arrivant dans le laboratoire de Valerica. Fenrir sentit alors une masse de poil lui sauter dessus. Il ouvrit les yeux, en regardant Bran qui se trouvait dorénavant sur son torse.

- Vainqueur : Bran ! dit Barbas de son point d'observation.

- …

Chacun sortit du cairn en regardant les chiens faire la fête. Fenrir ouvrit la porte du balcon, constatant que la nuit avait bien avancé. Tous le rejoignirent à son poste d'observation. Runa regarda le sol, plus bas.

- On pourrait descendre par là.

- … Comment ? En volant ? Et les chiens ?

- … T'inquiète Agmaer. … Connaissant Runa. Elle doit avoir une idée.

- Sahir. Tu te souviens de la recette des potions de lévitations ?

- Oui. Attends, je m'y mets tout de suite.

La femme chat attrapa de nombreux ingrédients dans le laboratoire et confectionna plusieurs flacons. Lorsqu'elle revint. La rougegarde distribua à tous une potion et en donna à chaque chien, camouflé dans un morceau de viande séché. Puis, la compagnie sauta dans le vide. Fenrir tenait Bran et Agmaer Sceolang. Barbas fut soulevé par Onmund aidé de Sahir et Runa. La potion fit alors ralentir leur chute. Tous posèrent sans dommage le pied au sol. Profitant de la nuit pour partir de l'île sans qu'un des membres du château ne vienne les arrêter.