Bonjour à tous ! Oui, je sais, j'ai une semaine de retard. Mais bon, compte tenu que mon troisième tome sortira ce dimanche, vous ne pouvez pas m'en vouloir...Si ?
En tout cas, je vous remercie pour les commentaires, toujours très appréciés et sans plus tarder, je vous laisse ce dernier chapitre du tome 2 !
T2 Chapitre 18
Edward leva le sortilège du Petrificus Totalus quand il fut certain que les derniers mangemorts se soient enfuis par l'escalier, Rogue en tête, trainant Malfoy par la peau du cou. Il regarda Harry qui restait silencieux pendant quelques instants avant de dire d'une voix enrouée :
« Le meilleur mensonge, c'est encore celui que est fait en partie de vérité…C'est ça que tu vas me dire, Edward ? »
« Je pensais plutôt te dire désolé de t'avoir forcé dans cette position, Harry, mais… »
« Mais tu n'avais pas le choix, n'est ce pas ? Vous avez tout manigancé, Dumbledore, Rogue et toi… » Marmonna Harry, le ton de sa voix dissimulant mal sa rancœur.
« Je n'ai rien manigancé du tout. Je n'ai vraiment compris que Dumbledore allait bientôt mourir que ce soir, juste avant de partir. Mais je ne savais pas qu'il avait planifié sa propre mort avec le professeur Rogue. Je l'ai deviné en même temps que toi. » Expliqua Edward.
« J'aurais dû comprendre, ce jour là, dans la Salle Sur Demande, quand Rogue m'a dit que des sacrifices doivent parfois être fait. J'aurais dû comprendre qu'il ne parlait pas de lui mais de Dumbledore. Maintenant tout me semble si clair… » Murmura Harry en s'accolant contre le mur, n'osant pas regarder en bas pour voir le corps de son mentor écrasé là. Peut-être que s'il ne voyait pas la scène réellement alors ce ne serait plus qu'un horrible cauchemar…
« Je suis désolé, Harry » Dit Edward, ne sachant pas exactement pour quoi il s'excusait : pour ne pas avoir deviné à temps ? Pour ne pas lui avoir dit ce soir que Dumbledore risquait de mourir ? Pour la mort de ce dernier ? Pour le rôle de Rogue dans celle-ci ? Il n'en savait rien. Peut-être pour tout cela à la fois.
« Tu n'y es pour rien. Maintenant, partons à la poursuite de Rogue. » Dit Harry d'un ton décidé.
« Pardon ? » Demanda Edward.
« Le meilleur mensonge, c'est la vérité, non ? Tout le monde doit savoir que je sais Rogue coupable de la mort de Dumbledore sans quoi ce sacrifice aura été vain. Voldemort doit être convaincu que Rogue travaille bien pour lui, non ? » Dit Harry en haussant un sourcil avec un air qui ressemblait beaucoup au professeur de Défense quand il interrogeait un élève incapable de répondre.
« Tu as raison. Descendons et allons poursuivre Rogue comme deux Gryffondors écervelé… »Marmonna Edward en prenant l'escalier suivi par Harry qu'il devança rapidement.
Le jeune Serdaigle sautait dix marches à la fois et parvint par miracle à ne pas se rompre le cou durant la descente. Mais par malchance, Fenrir Greyback l'avait entendu dévaler les escaliers et il l'attendait en bas et lui sauta dessus sauvagement. Edward évita à temps la morsure fatale à la gorge mais des canines commencèrent bientôt à déchiqueter son épaule gauche tandis que le jeune garçon hurlait de douleur. Edward tomba en arrière, des cheveux répugnants collés contre son visage, une odeur pestilentielle de sueur et de sang, un souffle brûlant et avide dans son cou…
« Alors comme ça, tu étais en haut, petit garçon, gronda le loup-garou à son oreille. Et bien tu vas vite regretter de ne pas y être resté… »
« Je ne suis pas petit ! » Gronda Edward en enfonçant sa baguette dans le corps musclé du loup garou excité et en hurlant un Petrificus Totalus exactement en même temps que Harry qui venait de le rejoindre, toujours caché sous sa cape d'invisibilité. Pour une fois, les deux garçons ne s'étaient pas souciés de dire leurs sorts en informulé.
« Edward, il t'a mordu… » Murmura Harry.
« Mission plus importante. » Haleta Edward en épongeant rapidement sa blessure tout en grimaçant puis les deux garçons reprirent leur course éperdue.
Ils arrivèrent bientôt sur le champ de bataille et là ils durent se baisser pour éviter des sorts de mort verts qui fonçaient vers eux. Harry s'empressa d'aller au secours de Ginny que Amycus visait avec des Endoloris en rafale et il stupefixa puis pétrifia le Mangemort avant de lui donner un bon coup de pied dans les parties pour faire bonne mesure. Pendant ce temps, Edward se voyait visé par deux mangemorts à la fois qui furent surpris quand, au lieu de s'enfuir, Ed leur fonça dessus tout en évitant adroitement leurs sorts avant de leur tirer dessus toutes sortes de maléfices à bout portant. Voyant Ron aux prises avec un Mangemort, il revint à son premier amour, l'alchimie, qu'il utilisa pour faire surgir un énorme poing qui alla frapper l'opposant du rouquin.
Après avoir aidé Neville en donnant un grand kick gauche au Mangemort s'apprêtant à poignarder le jeune Gryffondor, Edward s'empara de l'arme et il continua à foncer tête baissée pour suivre Harry qui avait pris de l'avance sur lui. Il profita de son agilité pour couper les tendons des chevilles de quelques Mangemorts, espérant que cela les empêcherait de fuir puis, voyant que les Mangemorts avaient pris de l'avance sur eux et se dirigeaient apparemment vers le portail de Poudlard, ils prirent un raccourci. Mais ce dernier était traître car, quand l'escalier décida de faire des siennes, il sépara les deux garçons emmenant l'un vers Poufsouffle dans le raccourci prévu et l'autre vers Serdaigle. Edward jura en se retrouvant devant la tour de sa maison et il poussa un juron plus fort quand il vit Luna aux prises avec Rookwood. Le jeune garçon, furieux, jeta un sort que ce dernier évita adroitement. Par contre, le sourire triomphant de mauvais augure qu'il adressa à Edward fit frissonner ce dernier qui se mit en garde. Mais au lieu de l'attaquer lui, Rookwood préféra expulser Luna par la fenêtre du sixième étage.
« LUNA ! » Hurla Edward, horrifié.
Il se tourna avers Rookwood mais ce dernier avait profité du fait qu'il ait baissé sa garde pour lui lancer un Stupefix qui l'atteignit pile entre les deux yeux. Avant de sombrer dans les ténèbres, il eut le temps de voir une chouette blanche voler par la fenêtre, le signe que Luna s'en était tirée.
Pendant ce temps, Harry était parvenu et il faisait mine de le battre pendant que Rogue lui lançait des insultes concernant son père, comme s'il espérait lui faire perdre son calme mais cela ne marchait plus. Harry savait exactement quoi dire pour déchainer la fureur de Rogue et pour montrer à tous qu'il savait que l'espion était responsable de la mort :
« Espèce de Traitre ! Vous avez tué Dumbledore ! Je vous ai vu, Lâche !»
Un court duel s'ensuivit mais Harry devait vraiment se battre de son mieux et ne pas faire semblant car Rogue ne se retenait pas, toujours à fond dans son rôle de Mangemort. Harry se battait au maximum, utilisant tout le répertoire à sa portée mais soudain, il fut mis à terre par un endoloris tiré par un grand Mangemort blond. A ce moment là seulement, Rogue intervint en disant que « Potter appartenait au Seigneur des Ténèbres, nous devons le lui laisser ! Allez vous en d'ici, filez ! »
Harry sût alors avec certitude que Rogue était dans le bon camp car il aurait été facile pour l'un des mangemorts de s'emparer de lui et alors il aurait été de la chair à pâté pour Voldemort. Quelque part, il se sentit presque rassuré car désormais le camp de l'autoproclamé Seigneur des Ténèbres avait désormais un implant d'acier enfoncé dans la gorge. Rogue allait certainement devenir un Mangemort important que Voldemort tiendrait au courant de tous ses plans…
La majorité des mangemorts partirent vers le portail tandis que Rogue demandait de son habituel ton caustique :
« Rookwood, il me semble vous avoir dit qu'on ne faisait aucun prisonnier. »
« J'ai reçu des ordres différents pour celui là. Le Seigneur des Ténèbres est intrigué par son étrange pouvoir. »
Celui là ? Mais de qui parlaient ils ? Harry releva la tête et vit Edward inconscient sur l'épaule d'un Mangemort. Terrifié à l'idée de perdre quelqu'un d'autre ce soir, Harry se releva d'un bond et commença à bombarder l'homme de sortilèges pour lui faire lâcher prise mais déjà l'homme prenait la fuite, transportant toujours Ed comme un sac à patates. Harry fut bientôt rejoint par Luna et Neville qui se joignirent à lui pour tenter de sauver leur ami, bientôt suivi de Buck mais ce fut en vain car Rogue et Rookwood avaient déjà franchi le portail et avaient transplané Merlin sait où, sans doute aux côtés de leur Seigneur des Ténèbres.
Harry poussa un rugissement de rage : Edward avait il donc survécu à cette soirée de cauchemar uniquement pour tomber entre les mains de Voldemort ? Ses deux amis du Cercle semblaient dans le même état que lui et ils paraissaient encore plus abattus que lui, sans doute en raison de leurs blessures. Neville tremblait mais Harry ne savait pas si c'était d'angoisse ou de rage et Luna avait perdu son habituel air éthéré.
Mais il n'y avait plus rien à faire pour le moment à part compter les morts et sauver ce qui pouvait l'être encore. Luna, Neville et lui lancèrent un sortilège d'Aguamenti pour éteindre l'incendie qu'un des Mangemort avait déclenché dans la cabane de Hagrid tandis que ce dernier sortait de sa maison en portant Crockdur sur ses épaules. Harry voulut dire au demi géant ce qu'il s'était passé mais ce dernier ne le croyait visiblement pas. Harry lui même avait encore du mal à assimiler le choc : il sentait la douleur causés par les maléfices qu'on lui avait lancé au cours de la dernière demi heure mais ses sensations étaient étrangement détachées, comme si quelqu'un d'autre les ressentait à sa place. Par contre, ce qui était bien réel, c'était cet horrible sentiment d'opression qui lui serrait la poitrine.
Pourtant, il savait déjà dans sa tête que Dumbledore était mort, il savait même dans quelles circonstances et pourquoi il était mort mais son cœur ne paraissait pas prêt à vouloir l'admettre.
Finalement, ils parvinrent à l'endroit où était étendu Dumbledore et Harry sentit son cœur se serrer douloureusement : il ne s'était pas préparé à voir ainsi son mentor allongé les bras en croix, brisé, le plus grand sorcier qu'il ait jamais rencontré ou qu'il rencontrerait jamais. Les yeux de Dumbledore étaient clos et si ses bras et ses jambes n'avaient pas été cassés par la chute, on aurait pu croire qu'il dormait, enfin en paix avec lui même. Harry tendit la main pour rajuster les lunettes sur le nez aquilin du professeur et essuya avec sa manche le filet de sang qui coulait de sa bouche et essaya d'assimiler cette vérité monstrueuse et incompréhensible : plus jamais Dumbledore lui parlerait, plus jamais il ne pourrait lui venir en aide…
Au bout d'un moment, Harry s'aperçut qu'il était agenouillé sur quelque chose de dur. Le médaillon dont ils avaient réussi à s'emparer s'était ouvert sous le choc mais à la grande horreur de Harry, il vit que ce n'était pas le même médaillon que celui qu'il avait vu dans la Pensine : il n'y avait aucun S de Serpentard gravé dessus, aucune ornementation. Il n'y avait dedans qu'un simple morceau de parchemin sur lequel étaient inscrites ces quelques phrases courageuses :
Au Seigneur des Ténèbres.
Je sais que je ne serais plus de ce monde bien avant que vous ne lisiez ceci mais je veux que vous sachiez que c'est moi qui ai découvert votre secret.
J'ai volé le véritable Horcruxe et j'ai l'intention de le détruire dès que je le pourrai.
J'affronte la mort dans l'espoir que lorsque vous rencontrerez un adversaire de votre taille, vous serez redevenu mortel.
RAB
Harry faillit hurler de désespoir en lisant ces mots. Le médaillon n'était pas un Horcruxe et Dumbledore, Edward et lui avaient affronté toutes ces épreuves pour rien. Harry ne savait que faire, il aurait voulu rester aux côtés de Dumbledore pendant un temps indéfini mais Ginny parvint à le tirer de son marasme en lui demandant de venir et il la suivit. Ils traversèrent le parc puis entrèrent dans le château en direction de l'infirmerie bien que Harry ne soit pas blessé. Mais c'était l'endroit où tous les membres de l'Ordre se rassemblaient alors il se laissa mener par Ginny sans protester. Après tout, il devait mettre l'Ordre au courant de l'apparente trahison de Rogue. Soudain, il se souvient du discours de Malfoy et il demanda :
« Ginny, qui d'autre est mort ? J'ai entendu Malfoy dire qu'il a enjambé un corps. »
« Personne d'entre nous. Bill est dans un sale état, mais il vivra. Greyback l'a attaqué et madame Pomfresh dit qu'il n'aura plus jamais le même aspect. Nous ne savons pas encore les effets d'une morsure de loup-garou quand la lune n'est pas pleine. Il n'était pas métamorphosé quand c'est arrivé. »
Harry avala sa salive, se souvenant de Greyback se jetant sauvagement sur Edward alors qu'ils descendaient de la tour d'astronomie et murmura :
« Ed s'est fait mordre aussi. »
Ginny hésita puis finit par dire, les larmes aux yeux :
« Luna m'a dit qu'il s'était fait capturer par Rookwood. Je crois qu'une blessure comme ça sera le moindre de ses soucis s'il va se trouver devant Tu Sais Qui…»
Harry ne voulait même pas penser à cette éventualité : Edward devant Voldemort…C'était l'un des pires cauchemars auxquels il pouvait penser en ce moment. Et dire que tout ça était de sa faute : s'il n'avait pas insisté pour qu'ils fassent semblant de poursuivre Rogue, Edward serait resté à peu près en sécurité… Mais de qui se moquait il ? Jamais Ed n'aurait accepté de laisser ses amis se battre seuls sans son aide. Ce n'était tout simplement pas dans sa nature.
« Et les autres. Tu as des nouvelles ? »
« Neville et les autres membres du cercles sont indemnes. Je crois que sans ta potion de Felix Felicis, nous aurions pu être tous gravement blessé ou même morts. Le grand Mangemort blond lançait des Avada Kedavra à tort et à travers et il a même touché un de ses coéquipiers. Le professeur Flitwick a été assommé mais il s'est relevé pour s'occuper de ses Serdaigles. »
Finalement, ils arrivèrent à l'infirmerie. La majeure partie des combattants de l'Ordre se tenait autour du lit de Bill Weasley. Il avait le visage tellement lacéré de partout qu'il en devenait méconnaissable. Aucun sort ne semblait faire de l'effet aussi madame Pomfresh en était réduite à étaler un onguent vert à l'odeur âcre sur ses blessures. En même temps, elle tentait d'expliquer à la famille de Bill qu'elle n'avait aucun remède contre les morsures de loup-garou.
Ron rétorqua qu'il n'avait pas été mordu à la pleine lune et il demanda d'une voix tremblante au spécialiste de l'Ordre, Remus Lupin, si cela signifiait qu'il ne se transformerait pas. Ce dernier répondit que Bill ne se changerait sans doute pas en loup-garou mais que par contre, il y avait de fortes chances pour que ses blessures ne guérissent jamais complètement puisqu'elles étaient ensorcelées et qu'il pourrait développer certaines caractéristiques du loup.
Ron demanda alors d'un ton plein d'espoir s'il savait où se trouvait Dumbledore et Harry et Ginny durent alors annoncer à tous que Dumbledore était mort. Il raconta avec difficulté que c'était Rogue qui l'avait tué, qu'il avait assisté à la scène et qu'il avait tout vu. Il dut également apprendre aux autres que Edward avait été capturé par Rookwood. Tous les membres du Cercle se mirent à trembler en apprenant que leur ami, celui qui leur avait tout enseigné se trouvait maintenant aux mains de Voldemort.
Des larmes commencèrent à couler, à la fois pour Dumbledore et pour Edward et à ce moment là, un chant d'une terrible beauté s'éleva dans la nuit : une lamentation déchirante qui semblait sortir de lui même et non provenir de l'extérieur. C'était son propre chagrin, transformé par magie en une magnifique mélodie. Tout le monde resta là, à écouter le chant qui paraissait un peu soulager leur douleur, pendant un temps très long jusqu'à ce que l'entrée de McGonagall ne vienne interrompre leur transe.
Harry dû à nouveau raconter la scène qui s'était produite devant lui. Il dû rassembler toute la haine qu'il ait jamais éprouvé contre Rogue afin d'être convaincant aux yeux des autres. Il utilisa tout ce qu'il savait du professeur de potion pour le faire passer pour le traitre que désormais tout le monde croyait qu'il était.
Lupin et McGonagall racontèrent ce qu'il s'était passé durant la bataille, expliquant comment la sous-directrice avait envoyé chercher Rogue en renfort pour les aider quand la bataille avait commencé. Les membres du Cercle racontèrent comment Malfoy leur avait échappé en se servant de la Main de la Gloire et de la poudre d'Obscurité Instantanée du Pérou pour guider les Mangemorts hors des ténèbres artificielles. Chaque membre de l'Ordre expliqua la bataille de son point de vue, en se concentrant plus particulièrement sur les méfaits de Rogue.
Finalement, une fois les récits des combats arrivés à leur terme, Mr et Mrs Weasley entrèrent dans l'infirmerie et se précipitèrent auprès de leur fils ainé. Ils avaient appris que Dumbledore était mort et en eurent la confirmation. Mrs Weasley qui ne voulait pas rester sans rien faire et prit le pot d'onguent pour commencer à l'étaler sur les plaies de son fils. Une dispute faillit éclater avec Fleur quand Mrs Weasley insinua que maintenant que Bill était si cruellement mutilé, sa future belle fille allait cesser de l'aimer mais Fleur réaffirma haut et fort son amour pour lui. La matriarche dut être impressionnée malgré elle car elle fit mention d'une tiare qui irait à merveille à Fleur pour son mariage et qu'elle convaincrait sa grande tante Muriel de la lui prêter.
Devant une telle foi en l'amour donné, Tonks réaffirma qu'elle aimait Remus et qu'elle voulait l'épouser quoiqu'en dise Remus. Le premier concerné essaya de répliquer qu'il était trop pauvre, trop vieux, trop dangereux, mais la jeune femme n'y accordait aucune importance. Elle ne voulait pas d'un beau prince charmant, mais de Remus et elle n'en démordrait pas. Harry se sentait heureux malgré tout : au moins, il restait encore un peu d'amour en ce monde, une chose dont Dumbledore aurait été heureux par delà la mort.
Après cela, le professeur McGonagall prit Harry à part dans le bureau du directeur. Rien ou presque n'avait changé : les instruments d'argent continuaient à bourdonner mais le perchoir de Fumseck était vide, le phénix continuant son chant mélancolique dans le parc. Un nouveau tableau, au cadre d'or, celui de Dumbledore s'était rajouté aux autres directeurs de Poudlard mais l'occupant semblait sereinement endormi. Le professeur McGonagall trembla légèrement mais elle finit par prendre la place de Dumbledore et rassembla son courage pour demander ce que Harry, Edward et Dumbledore était allé faire ce soir là mais Harry refusa catégoriquement d'y répondre, affirmant que les ordres de Dumbledore ne s'arrêtaient pas avec sa mort. La professeur de métamorphose eut beau tenté de protester, rien ne changea l'avis de Harry sur la question. Il avait promis de ne rien dire et rien ne changerait son avis. Il savait déjà que Edward malgré les menaces et les tortures ne dirait rien à Voldemort et qu'il préférerait mourir que lui révéler quoi que ce soit.
Peu après, les directeurs de Maisons sauf Rogue remplacé par Slughorn arrivèrent pour décider de l'avenir de Poudlard. Chacun tâchait d'argumenter son point de vue si l'école devait être laissée ouverte ou non : certains voulaient voir l'école restée ouverte à tout prix, Flitwick voulait que l'on consulte le conseil d'administration, Hagrid voulait rester coûte que coûte.
Ils évoquèrent ensuite les funérailles de Dumbledore : il était de la volonté du Directeur de reposer ici, à Poudlard et Harry donna son avis en disant que d'une part, Dumbledore devait reposer à Poudlard et que d'autre part les élèves devaient être libres d'assister aux funérailles.
Finalement, Harry put aller rejoindre Ron et Hermione dans leur dortoir et, après avoir lancé une quantité impressionnante de sortilèges de discrétion, il put leur expliquer tout ce qu'il s'était passé en vérité. L'horcruxe qui était un faux, ce qu'il s'était vraiment passé sur la tour et pourquoi il pensait Rogue « innocent ». Hermione étouffa un sanglot quand elle comprit que Dumbledore avait sans doute été condamnée depuis le début de l'année et Ron la réconforta en la serrant dans ses bras. Le rouquin allant même jusqu'à s'excuser pour avoir insulter Rogue. Ils s'interrogèrent un instant pour savoir s'ils devaient mettre les membres du Cercle au courant de ce qu'il s'était passé sur la tour d'astronomie et finalement, ils votèrent par l'affirmative : Edward s'était particulièrement bien occupé d'eux en Occlumencie et vu qu'il était sans doute l'un des meilleurs Legilimens du monde sorcier, cela voulait tout dire.
La rencontre du Cercle dans la Chambre des Secrets fut morne et désespérée : l'absence de Edward était ressenti douloureusement par tout le monde comme l'un des pire coups de Voldemort, au même titre que la mort de Dumbledore. Seul le Cercle avait sans doute le mieux compris que Edward était un sorcier exceptionnellement doué (après tout, c'était sa présence qui les avait amené à se surpasser) et que le perdre pouvait fort bien ralentir voir empêcher la victoire de leur camp. Après tout, Ed savait une quantité de choses, sans compter son étrange magie et s'il parlait, alors Voldemort cacherait ses Horcruxes ailleurs.
L'enterrement de Dumbledore eut lieu trois jours plus tard dans la dignité et le recueillement. Certains élèves avaient insisté pour y assister comme Seamus Finnigan et d'autres avaient préféré partir avec leurs parents comme les jumelles Patil ou Zacharias Smith. Alors qu'il voyait défiler les hommes les plus puissants du Ministère dont la plupart ne manifestaient qu'un chagrin de pure formalité, Harry se prit à nouveau à regretter l'absence d'Edward. S'il avait été là, il aurait sans doute émis des commentaires bien caustiques pour scandaliser les honnêtes gens et il était certain que Dumbledore y aurait sourit, même par delà la tombe. Les seules qui selon lui montrait un chagrin francs étaient les personnes et les créatures que Dumbledore avait défendu tout au long de sa longue vie : les humbles, les persécutés, les enfants, ceux que l'on tenait toujours pour quantité négligeable. C'était eux qui lui rendaient le plus bel hommage en compatissant, chacun à leur manière à la perte terrible que venait de subir le monde magique.
Le discours ennuyeux d'un petit sorcier ne disait pas grand chose sur la personnalité de Dumbledore : il parlait vaguement de « noblesse d'esprit », de grandeur d'âme » de « contribution intellectuelles » sans vraiment citer d'exemples… Dumbledore avait été un homme aux multiples facettes et il semblait presque stupide de tenter de l'enfermer dans un discours monotone mais qui se voulait grandiloquent. Harry imaginait sans difficulté voir Edward se trémousser et marmonner « mais qu'on le fasse taire ! » Et cette pensée le fit presque sourire. Edward n'était peut-être déjà plus de ce monde mais son esprit semblait demeurer aux côtés de ses amis, tout comme le souvenir de Dumbledore restait tangible.
Quand les funérailles furent terminées et qu'une tombe blanche apparut, Harry fut aussitôt abordé par Rufus Scrimgeour qui tentait de le convaincre de jouer les garçons posters pour le Ministère. Sachant que Harry était toujours fidèle à ses principes et plus particulièrement celui de la vérité et de l'honnêteté, la conversation se passa plutôt mal avec Scrimegeour cherchant à découvrir ce que Dumbledore, Edward et lui avaient bien pu faire la nuit de la mort du directeur. Harry, bien entendu, se tût et refusa de dire quoi que ce soit à ce sujet.
Harry rejoignit ses amis du Cercle et ils discutèrent avant que le Poudlard Express ne reprenne le départ.
« Je suis persuadée que Edward est encore vivant, Harry. » Déclara Hermione en lui tapotant le dos maladroitement.
« C'est certain. Sinon, on aurait retrouvé son corps… Quoique… » Murmura Ron.
« Parfois, Ron, tu n'as aucune sensibilité ! » S'exclama Hermione en donnant un coup de coude à son petit ami en montrant discrètement les larmes qui coulaient des yeux de Luna. Peut-être qu'elle avait continué d'aimer Edward non comme une simple amie…
« Edward est vivant, j'en suis certain. Rookwood et Voldemort veulent sans doute lui faire dire tout ce qu'il sait à propos du fonctionnement étrange de sa magie. Ils en seront pour leurs frais. » Déclara Harry.
« Mais s'ils le torturent ? » Demanda Neville d'une petite voix, se rappelant ses parents prisonniers de leurs esprits à Ste Mangouste à cause des Doloris que les Lestrange avaient jeté sur eux..
« Il résistera. En fait, je suis même prêt à parier qu'il parviendra à s'échapper par ses propres moyens. » Déclara Harry avec force. S'il y avait bien une personne capable de s'échapper tout seul avec un simple cure-dent, c'était Edward Elric.
« Je l'espère… » Murmura Hermione.
« Edward reviendra et à ce moment là, tu auras besoin de lui, Harry. Ron et Hermione t'accompagneront bien sûr dans ta lutte contre Voldemort. Neville, Luna et moi, nous serons ton soutien à Poudlard, d'accord ? » Dit Ginny comme si cela allait de soi.
« Attendez, je n'ai jamais dis que quelqu'un m'accompagnerait ! » Se récria Harry.
Hermione et Ron lui lancèrent un tel regard que Harry renonça à discuter avec eux. Il n'avait pas vraiment son mot à dire avec ces deux là et en réalité, il était même persuadé que Hermione avait déjà choisi l'heure du départ, le meilleur itinéraire de voyage et même les bouquins à emporter. Il ne pourrait définitivement pas renoncer à eux et tant qu'il avait ses deux amis, il ne pourrait rêver meilleur soutien. Maintenant, il ne lui restait plus qu'à attendre Edward pour pouvoir prendre son départ.
Le connaissant, il serait parvenu à s'échapper seul par ses propres moyens tout en causant le plus de dégâts. Pour un peu, ils en plaindraient presque Voldemort. Presque. En repartant par le Poudlard Express, Harry s'attendrait même à le voir les attendre en leur reprochant de ne pas l'avoir attendu. Mais même un prodige comme Edward restait humain et il n'aurait pas de ses nouvelles avant bien trop longtemps...
Dernier chapitre terminé pour ce tome avec une fin très abrupte et pas des plus joyeuses.
Mais bon, au moins ce tome est fini et le troisième commence et son premier chapitre sera sur mon profil aujourd'hui même.
N'hésitez pas à laisser un commentaire, critique, poser des questions et autres...Cela fait toujours plaisir et c'est une récompense en soi. Alors, merci d'avance !
