Moi : Salut les gens ! On se retrouve pour un nouveau chapitre de cette fic qui se rapproche dangereusement des 2 000 vues ! n_n
Kyoya : Ryu, pitié, t'as lu le chapitre ?
Ryuga : Ouais. Rassure-toi, il y a pas de lemon.
Kyoya : *soupire de soulagement*
Ryuga : Par contre t'en prends plein la gueule.
Kyoya : …
Moi : Et oui, fini les chapitres mignons ! Replongeons la tête la première dans les ennuis ! XD
Chris : Youpi, ça nous avait manqué ! XD
Kyoya : *pense* Encore un peu plus d'une semaine et le confinement se termine, courage moi-même…
Moi : Bon, la fin est mignonne, promis ! J'suis sadique mais j'ai des limites X)
Ryuga : On dirait pas comme ça…
Moi : Disclaimer ?
Chris : Wonderinn ne possède pas MFB !
Moi : Merci Chris ! Bon chapitre les gens ! n_n
Réponse aux reviews :
Marius : Aaaaah, RE4 ! Ce jeu qui serait si bien…si cette connasse de blondasse que Léon doit protéger n'existait pas… Je la déteste ! XD
Moi non plus j'imagine pas ma vie sans ma grande sœur ! Dire qu'elle est confinée à Los Angeles la connasse… Pourquoi c'est toujours elle la plus chanceuse d'entre nous deux ? TT_TT
J'ai été obligée de supporter une dizaine d'enfants bourrés de sucre le jour du baptême de mon cousin… C'était pas la meilleure journée de ma vie, je vous le dis…
Hamtaro, c'est trop mon enfance ! n_n
Moi aussi j'aime bien le KyoNile ! Mais bon, le RyuKyo quoi ! XD
Bonne chance pour découvrir le secret ! *wink wink*
P.S : En même temps, quand on sait que pendant près de 33 ans, Nicholson a cru que sa mère était en fait sa sœur… On se demande pourquoi il a deux-trois problèmes psychologiques ! XD
Re P.S : (Moi : Traffy, ton chéri est toujours dehors ? Law : Toujours. Le mannequin sur lequel il s'entraine ressemble plus à rien. Moi : Je donne pas cher de ta peau Maldeka ^^')
Jinwrite : Contente que tu rigoles bien ! C'est le but de cette fic ! XD
NekoGardenFox : Olive et Tom, c'est vieux en même temps ! Mais bon, c'est la genèse des animes de foot ! X)
J'ai jamais joué à Majora's Mask, mais j'aimerais bien… J'aime trop l'ambiance de ce jeu ! *^*
Par contre, tu m'as pas laissé de questions… C'est parce que t'as pas d'idées ou que t'as oublié ? X)
Après une semaine inintéressante de cours, rythmée par nos conversations et nos délires entre potes et mes moments de tendresse et d'amour avec Ryuga, on est vendredi et il est l'heure pour moi de retourner à la maison pour le week-end. Wouhou, ça va être le moment d'argumenter avec mon père pour qu'il me laisse sortir demain après-midi ! Putain, je sens que ça va être plus dur que de convaincre les platistes que la Terre est effectivement ronde… Mais je m'en fous, j'y arriverai. Ce week-end, Ryuga retourne dans son appartement, donc non seulement je vais pouvoir aller chez lui, mais en plus on sera tous les deux dans le bus. Je compte bien profiter de chaque petit moment avec lui, absolument chaque petit moment, aussi insignifiant soit-il. D'ailleurs, je vais sûrement le croiser en sortant. Il doit être en train de faire sa valise lui aussi.
Une fois ma valise prête et mon sac fait, encore une fois j'ai embarqué mon ordi, je sors de ma chambre, une veste en jean brut bleue sur le dos. Il fait de plus en plus doux, donc je peux me permettre d'être en t-shirt manches courtes en-dessous. Tant mieux, parce que j'aime bien porter des trucs légers, j'aime pas du tout être couvert. C'est pour ça que l'automne et l'hiver ne sont pas du tout mes saisons préférées… Comme souvent, le couloir est vide. Le couloir du troisième étage est souvent vide, parce que c'est l'étage de Ryuga. Les élèves du troisième étage n'ont donc pas vraiment envie de trainer et de se faire remarquer. Après avoir fermé la porte de ma chambre à clé, je tourne instinctivement la tête vers la porte de la chambre de mon surveillant. Il n'est pas encore sorti. J'ai envie de l'attendre ici mais…ce serait suspect. Je vais l'attendre en bas, avec nos amis. De toute façon, je vais passer une heure dans le bus avec lui dans très peu de temps, alors je vais pas risquer notre secret pour quelques pauvres minutes.
Finalement, je n'ai pas eu à attendre Ryuga très longtemps. J'avais à peine posé mes fesses dans le canapé de la salle commune que le surveillant descendait tranquillement avec sa valise derrière lui. Waouh, il est particulièrement beau aujourd'hui. Il est beau tous les jours, mais là il se couvre de moins en moins grâce à la douceur du temps. Il porte un débardeur blanc avec un arbre noir sans feuilles dessus, une chemise légère en flanelle à carreaux grise ouverte sur son débardeur, un jean noir légèrement délavé et ses fidèles bottes de motard marron foncé. Enfin, c'est pas des bottes de motard, mais ça y ressemble beaucoup. Ah tiens, il a aussi le bracelet en cuir rouge qu'il portait pour la soirée d'intégration. Le soir où tout a basculé pour lui et moi. Mmh, j'ai des frissons en y repensant. Allez, c'est le moment de partir choper le bus ! En moins de cinq minutes, nous voilà à l'arrêt de bus, en train d'attendre patiemment monsieur le bus qui se fait désirer. Non, il est pas en retard, c'est juste qu'il n'arrive que dans quelques minutes et je trouve ça vraiment long. Je crève d'envie de pouvoir passer une petite heure dans ma bulle avec Ryuga, et comme je l'ai déjà dit, il n'y a jamais personne à l'avant du bus, donc personne pour nous voir.
Quand enfin le bus arrive, je suis obligé de me retenir de trépigner sur place. Je suis beaucoup trop impatient putain, j'ai l'impression que je vais exploser… Je pense que Ryuga m'a grillé, ou alors peut-être qu'il est tout aussi impatient que moi, parce qu'il est le premier à foncer dans le bus pour s'installer. Je me dépêche de le suivre, fous ma valise et mon sac au-dessus des sièges avec la valise de Ryuga, et puis m'assois près de mon petit-ami. Comme on est assis derrière le chauffeur, lui non plus ne nous voit pas. Une fois tout le monde monté, mon surveillant et moi nous baissons légèrement, plus par précaution qu'autre chose, et on commence à s'embrasser en gloussant parfois comme des ados pré pubères un peu cons. Faut nous comprendre aussi, c'est drôle comme situation donc on peut pas s'empêcher de se marrer un peu.
-Alors Kyo, tu vas passer me voir ce week-end ? Me demande le surveillant en ricanant après qu'on ait arrêté de s'embrasser.
-Bien sûr, j'en ai trop envie, répondé-je avec un sourire en coin. Je vais tout faire pour convaincre mon père de me laisser sortir demain après-midi.
-Tu vas devoir bien lui mentir pour qu'il accepte de te laisser venir chez moi, ricane-t-il.
-Oh ça oui, mais je vais y arriver, t'inquiète, répliqué-je. Je supporterai pas qu'il m'en empêche de toute façon.
-Si tu veux venir chez moi, il faut au moins que je te montre où j'habite.
-Me dire à quel arrêt tu descends plutôt. Je me souviens de ce que tu m'as dit sur notre conv' Messenger il y a deux semaines, tu sais ! Ton immeuble est littéralement au-dessus de ton arrêt de bus, et t'habites au sixième étage.
-Mmh, bonne mémoire. T'as raison, juste mon arrêt ça devrait suffire. Tu vas le prendre ce bus ce week-end !
-Oh je m'en fous, tant que j'ai mon casque et ma musique, ça me va !
Ryuga ricane et puis chope mon téléphone pour me montrer où est son arrêt. Il pourrait me le dire, mais visiblement il en a pas envie. J'ai l'appli de la compagnie de bus de la ville, c'est pratique pour voir en temps réel où sont les bus et pour plein d'autres trucs, et mon petit-ami s'en sert pour me montrer son arrêt de bus. Il est cinq arrêts après le mien, ce qui en bus doit faire un peu plus de dix minutes. En tout cas, il ne mentait pas, son immeuble est littéralement en face de l'océan et il y a la plage juste en-dessous. Ça donne envie ! Ça donne déjà plus envie que mon saleté de manoir artificiel qui a seulement le mérite d'avoir un très beau jardin. Bon maintenant, on se détend et on profite tranquillement du trajet. Pratiquement une heure tranquillou avec mon petit-ami, moi je compte bien profiter. Je vais pas faire la sieste sur lui comme il y a deux semaines, mais j'ai bien envie de me recoucher sur ses genoux. J'aime trop le contact avec lui. Cette semaine, j'ai pas dormi toutes les nuits avec lui dans sa chambre de surveillant, j'avais un peu la trouille qu'on se fasse griller donc j'ai préféré ne pas trop jouer avec le feu. Et puis me lever le matin plus tôt que tout le monde pour retourner dans ma chambre, j'aime pas spécialement ça… J'ai dormi avec Ryuga lundi et mercredi, et c'est tout. Franchement, c'est déjà très bien vu qu'on était à l'école.
Environ une heure plus tard, je suis bientôt arrivé à mon arrêt. Bordel, elle est passée vite cette heure ! C'est toujours quand on apprécie un moment qu'il passe beaucoup trop vite. À côté, quand on se fait chier ou qu'on veut que quelque chose passe vite, le temps semble bizarrement se distordre et une minute parait en durer dix ! Le grand théorème de l'emmerdement maximal. À contrecœur, je quitte les genoux de mon petit-ami et me lève de mon siège pour récupérer ma valise et mon sac au-dessus. D'un côté, je veux pas quitter Ryuga, je veux rester avec lui aussi longtemps que possible, et de l'autre j'ai un peu hâte de rentrer parce qu'il faut absolument que je convainque mon père de me laisser sortir demain après-midi. Je suis un mec tellement paradoxal… Le bus s'arrête à mon arrêt, je me dépêche d'embrasser discrètement Ryuga et descends avec mes affaires. Vu l'heure, comme d'habitude mon père ne doit pas être rentré du travail, mais je vais retrouver mon casse-cou de petit frère et ma mère. Kakeru doit avoir enlevé son attèle d'ailleurs.
J'ai à peine mis les deux pieds dans le manoir que Kakeru sort de sa chambre en trombe et dévale les escaliers pour me sauter dans les bras. Il est comme ça chaque vendredi soir quand je rentre, absolument chaque vendredi soir ! Et ce soir, comme je le pensais, il a effectivement enlevé son attèle. Ça ne le limite plus dans ses mouvements, et il ne se prive de me serrer avec toute sa force d'ado dans ses bras. C'est vraiment mon petit rayon de soleil Kakeru. Ma mère ne tarde pas à arriver elle aussi, elle était dans le jardin, encore en train de s'occuper de ses deux rosiers adorés. Elle s'en occupe avec tout autant d'amour et d'attention qu'elle s'occupe de Kakeru et moi. Ses rosiers, ce sont un peu ses deux autres enfants, en plus de mon frangin et moi. Bon allez, je vais ranger mes affaires dans ma chambre, et puis je vais m'occuper jusqu'au retour de mon père. Je vais répéter un peu dans ma tête ce que je vais dire à mon père, je veux le convaincre et je vais tout faire pour ! J'aime Ryuga, je l'aime comme un dingue, et je veux passer du temps avec lui, en tête à tête. Je ferai tout pour aller chez lui ce week-end.
Après avoir passé une bonne partie de la soirée dans ma chambre à discuter avec mes amis, et avec Ryuga parce qu'il me manque beaucoup trop, j'entends mon père rentrer. Il est presque 20H, et, comme toujours, dès que mon père rentre on passe à table. Je dis à mes potes et à mon petit-ami que je m'absente pour dîner, laisse mon téléphone sur mon lit et descends à toute vitesse pour rejoindre la cuisine. Ma mère a déjà mis la table, et mon père est déjà installé. Quand faut y aller, faut y aller. J'ai l'impression de sentir mon cœur battre tellement vite et fort qu'il va s'échapper de ma poitrine…
-Hum… Père ? Dis-je avec un peu d'hésitation alors qu'on vient de terminer l'entrée et d'attaquer le plat.
-Oui Kyoya ? Demande mon père, relevant les yeux vers moi. Qu'y a-t-il ?
-Je voudrais te demander quelque chose… répondé-je, la voix un peu basse. J'arrive pas à être aussi assuré que ce que je voudrais, fait chier…
-Quelque chose ? S'étonne mon père, fronçant légèrement les sourcils. Quoi donc ?
-Je…Je voudrais sortir demain après-midi. Je veux aller prendre l'air quelques heures, peut-être aller flâner un peu en ville et m'acheter quelques trucs… Juste quelques heures hein, un tout petit après-midi.
-Tu es vraiment sérieux là, mon fils ? Tu crois vraiment que je vais accepter de te laisser sortir pour des choses aussi frivoles ? C'est hors de question. Tu dois travailler.
-Père, s'il te plait ! Je dois rejoindre un ami de l'école, j'ai vraiment envie de passer un peu de temps avec lui. S'il te plait père ! Juste quelques heures, pas plus de deux ! Je te promets que je vais bien travailler, je veux juste me détendre un peu. C'est le printemps en plus, il fait beau, je veux profiter du temps !
-J'ai dit non. Si tu veux profiter du temps printanier, tu ouvres la fenêtre de ta chambre pendant que tu travailles et puis c'est tout. Tes amis de l'école, tu les verras à l'école, point barre. Déjà que je ne les aime pas beaucoup tes amis de l'école… Je ne veux pas que tu les fréquentes plus que ça.
-Père, tu ne vas recommencer avec ça quand même ? Allez, pitié, je veux vraiment sortir demain aprèm ! Une heure ou deux, c'est tout ! C'est tout ce que je te demande ! Je t'en prie !
-Arrête d'insister Kyoya ! C'est non. Tu commences à sérieusement m'énerver.
-Mais… !
-Kyoya, tu commences vraiment sérieusement à me taper sur le système ! Tu ne sortiras pas ce week-end, c'est tout ! C'est pas en sortant le week-end avec des « amis » que tu vas réussir ton année ! Puisque c'est comme ça, tu es consigné dans ta chambre à partir de ce soir, et pour tout le week-end.
Je sens mon cœur s'arrêter dans ma poitrine et mon sang se glacer dans mes veines. Non… Non, il a pas le droit de me faire ça ! Il peut pas me coincer ici pour tout le week-end ! Il peut pas me faire ça ! Il peut pas m'empêcher de voir Ryuga chez lui alors que j'attends que ça depuis des jours et des jours ! Non !
-T'as pas le droit de me faire ça ! Explosé-je, faisant sursauter ma mère et mon frère. T'as pas le droit ! J'te demande jamais rien, là pour une fois j'te demande un petit truc, pas grand-chose, et non seulement tu me dis non mais en plus tu me punis ?!
-Kyoya, tu as intérêt à descendre d'un ton tout de suite, répond mon père d'un ton froid, avec des yeux sévères.
-Non, tu vas m'écouter pour une fois ! Répliqué-je, complètement à bout. J'en ai marre ! Tu t'en fous totalement de ce que je ressens, tu t'en fous que je déprime à moitié ! T'en as rien à battre de mes sentiments ! Je veux sortir pour me sentir bien, vouloir être heureux c'est trop te demander ou quoi ?! J'en peux plus moi, je sature ! Tu me rends fou ! J'suis un être humain, pas un foutu robot !
-Kyoya, je te jure que je suis au bout de ma patience là, gronde mon paternel en serrant son poing sur la table. J'essaie d'assurer ton avenir, de te permettre de devenir comme moi, et c'est comme ça que tu me remercies ?
-Devenir comme toi ? J'ai TOUT sauf envie de devenir comme toi ! J'veux pas te ressembler ! Je suis pas une extension de toi putain, je suis moi ! MOI ! Kyoya Tategami ! Et j'veux pas te ressembler, jamais !
Là, je viens de faire exploser la limite de la patience de mon père. L'air furieux, il se lève de table pour me rejoindre, sachant que je suis assis en face de lui, m'arrache littéralement de ma chaise et m'entraine vers ma chambre, sous les cris de ma mère qui le supplie de me lâcher et de me laisser tranquille. Peine perdue, mon père ne l'écoute jamais. Je sens que je vais prendre très cher, mais j'en ai rien à foutre. Je lui ai balancé ce que j'avais sur le cœur, et maintenant j'en suis sûr : mon père n'en a rien à foutre de mon état psychologique. J'veux jamais lui ressembler… Si je deviens comme lui, je serai à vomir. Une fois devant la porte de ma chambre, il l'ouvre, me balance littéralement par terre et entre avec moi. Il me laisse même pas le temps de me relever, il me fout presque immédiatement un grand coup de pied dans le ventre. Sachant que je viens tout juste de manger, ça me donne une énorme envie de vomir en plus de me faire atrocement mal.
-Tu l'as cherché Kyoya, dit simplement mon père, le regard sévère et plein de mépris tandis que je suis recroquevillé au sol, luttant pour ne pas rejeter tout ce que je viens de manger sur le parquet. Je vais te laisser ici, tu vas avoir tout le loisir de réfléchir. Oh, et pour que tu le saches, j'ai fait changer la serrure de la porte de ta chambre.
C'est ça oui, c'est pas pour que je le sache, c'est parce qu'il va m'enfermer. Dès qu'il quitte ma chambre, j'entends une clé tourner dans la serrure. J'suis enfermé dans ma chambre… Ça peut pas se finir comme ça. Je peux pas passer tout mon week-end littéralement enfermé dans ma chambre. Putain, j'ai limite envie de chialer… En me tenant le ventre, je me redresse et grimace. Bordel, j'ai si mal… Il m'avait jamais foutu de coups de pied avant, visiblement on a franchi un cap ce soir. Je me relève en galérant et me laisse tomber sur mon lit. Mon regard tombe sur mon téléphone, toujours sur mes draps, et je vois que j'ai un nouveau message. C'est Ryuga sur Messenger, il m'a envoyé une photo. C'est une photo de sa chambre dans son appartement, bien rangée, bien décorée, avec en légende « J'ai hâte de que tu sois là mon amour ». Je sens mon cœur se déchirer en lisant la légende de la photo, et j'ai encore plus envie de pleurer. Évidemment qu'il ne le sait pas, mais mon petit-ami vient de remuer le couteau dans la plaie hyper violemment… Bordel, mais c'est pas juste ! Je peux pas rester coincé dans ma chambre tout le week-end, j'vais jamais le supporter… J'veux voir Ryuga, j'veux tellement le voir…
Énervé, frustré et triste, je balance mon téléphone contre mon matelas, le faisant rebondir, et balade mon regard dans ma chambre. Ça peut pas se finir comme ça, pitié… Je veux pas avoir à dire à Ryuga que finalement il ne me verra pas ce week-end, lui aussi il veut tellement qu'on se retrouve juste tous les deux, en face à face, sans personne pour nous saouler… Finalement, la frustration se fait trop grande et je n'arrive plus à retenir mes larmes. J'en ai marre, j'en ai tellement marre… D'un geste rageur, je m'essuie les yeux avec mon bras et mon regard dérive vers ma fenêtre. Une idée complètement folle me traverse alors l'esprit. Et si…et si je me barrais ? Et si j'allais me réfugier chez Ryuga, loin de mon taré de père ? C'est une idée complètement folle, mais je suis tellement à bout que je ne vois que le positif. Je serai à l'abri chez Ryuga, mon père ne pourra pas me retrouver quand il se rendra compte que je suis parti… Okay, il va littéralement vouloir me buter quand il se rendra compte que je me suis tiré de la maison, mais c'est pas comme si j'avais pas l'habitude. Je m'en fous qu'il me tabasse quand je serai de retour. Et puis…et puis est-ce que je vais vraiment y retourner ? Je sais pas… Par contre, cette fois c'est sûr : je me casse. Je me casse là, maintenant.
Ma décision prise pour de bon, je m'arrache de mon lit et prend mon grand sac pour mettre mes affaires dedans. Je me dépêche de le remplir avec des fringues sans trop regarder, mais par contre je prends soin d'embarquer mon ordinateur, mon casque et mon t-shirt de nuit. J'essaie de faire vite, mais j'ai encore mal au ventre… J'espère que mon père ne m'a pas endommagé un organe en me foutant un coup de pied dans le bide. Je fourre mon téléphone dans mes poches, attrape ma veste en jean pour la foutre sur mes épaules, chope mon sac et me dirige vers ma fenêtre. Ma chambre est au premier étage, mais il y a un arbre juste en face de ma fenêtre, et j'ai déjà réussi à descendre par là. Le truc, c'est que là il fait presque nuit, donc j'y vois moins bien. J'espère que je vais pas me ramasser, parce que sinon je vais me faire bien mal. Après avoir inspiré un bon coup, j'ouvre ma fenêtre et regarde dehors. Normalement, ça va aller. Je lance mon sac pour ne pas avoir à sauter avec, il atterrit comme une plume dans les buissons sous l'arbre, et ensuite c'est à moi de sauter. Je me concentre, saute pour m'accrocher à l'arbre et le descend ensuite tranquillement en m'accrochant aux différentes branches. Plus qu'à récupérer mon sac et rejoindre l'arrêt de bus sans me faire griller.
Mon sac sur les épaules, enfin sur une épaule vu que c'est un sac en bandoulière, je quitte le manoir en faisant le plus vite possible. Personne ne m'a vu. Dès que je suis dans la rue, je sors mon téléphone et regarde les horaires du bus pour mon arrêt. Putain, j'ai de la chance, mon bus passe dans cinq minutes. Je presse un peu le pas pour rejoindre mon arrêt et m'assoit pour attendre le bus une fois que j'y suis. J'enverrai un texto à ma mère et mon frère une fois que je serai chez Ryuga pour leur dire de ne pas s'inquiéter, que je me suis réfugié chez un ami. Une fois que le bus est là, je grimpe dedans rapidement et m'assoit tout devant avant de foutre mon casque sur mes oreilles. J'ai l'impression de sentir mes nerfs complètement craquer et j'ai plus qu'une envie : me réfugier chez Ryuga et me foutre dans ses bras. J'en peux plus…
Plusieurs minutes plus tard, j'arrive à l'arrêt que Ryuga m'avait montré. Je descends avec un mélange d'impatience et d'appréhension, éteignant mon casque et le rangeant dans mon sac. Je me retrouve au pied de l'immeuble de Ryuga, regardant les étages. L'air iodé de l'océan vient me chatouiller les narines et j'entends le ressac des vagues. Ça doit être agréable d'habiter ici. Me reconcentrant sur l'immeuble en lui-même, je vois quelqu'un sortir tranquillement. Je tape un sprint pour en profiter pour rentrer, sous l'œil perplexe de la personne qui vient de sortir. Allez, sixième étage. J'y suis presque là. Bordel, j'ai mal au ventre… Je fonce dans l'ascenseur, appuie sur le bouton du sixième et réprime mon envie de vomir. J'crois vraiment que mon père m'a flingué l'estomac en me cognant, ou alors c'est le stress qui me rend un peu malade… En arrivant au sixième, les portes de l'ascenseur s'ouvrent et je me rue pratiquement dehors. Il n'y a pas beaucoup d'appartements dans les étages de cet immeuble, le loyer doit coûter un paquet quand même. J'imagine que Ryuga gagne bien sa vie en surveillant des petits fils de riche. Je regarde rapidement les noms sur les portes et finit par trouver celui de Ryuga sur la porte tout au fond du couloir. Je perds pas une seconde pour sonner.
-Ça va, ça va, j'arrive ! Dit Ryuga derrière la porte, se rapprochant. C'est qui ?
-Ryuga, c'est moi, répondé-je, un peu gêné de débarquer comme ça sans même l'avoir prévenu avant. C'est Kyoya…
J'entends Ryuga s'arrêter à quelques mètres de la porte, sûrement très surpris que ce soit moi qui ait sonné, puis il court pour rejoindre la porte et ouvre en vitesse. Il porte la même tenue que tout à l'heure, à la nuance qu'il a enlevé sa chemise en flanelle et ses chaussures et qu'il a une bière bien entamée à la main. Il est d'ailleurs à deux doigts de la lâcher et de la laisser s'écraser contre le parquet de son entrée en me voyant là, debout sur son palier.
-Kyo… souffle-t-il, les yeux écarquillés. Mais qu'est-ce que tu fais là ? Et pourquoi t'as ton sac ?
-Ryu… J'suis désolé de débarquer comme ça, m'excusé-je. C'est juste que… C'est complètement parti en couilles chez moi ce soir… J'ai essayé de convaincre mon père de me laisser sortir demain après-midi mais…mais…
-Doucement, calme-toi, me coupe mon petit-ami en posant sa main libre sur mon épaule. Viens, rentre mon amour.
Je le laisse m'entrainer à l'intérieur et un intense sentiment de soulagement m'envahit quand je mets les pieds dans le salon. Cette fois, je suis définitivement tranquille...et en sécurité. Putain, j'ai encore et toujours mal au ventre… Me tenant le bide, je me laisse tomber sur le canapé de Ryuga et pose mon sac à mes pieds. Mon surveillant me rejoint rapidement, posant sa bière sur la table basse et me regardant avec inquiétude.
-Kyoya, qu'est-ce que tu as ? Me demande-t-il en s'approchant de moi. Tu es blessé ?
-Mon père…m'a collé un coup de pied dans le bide, soupiré-je. J'ai mal…
-Quoi ?! S'étrangle Ryuga, ses yeux lançant des éclairs. Okay, de un, j'ai une envie incroyablement forte de buter ton père froidement, de deux, tu m'expliques pourquoi il a fait ça ?!
-Je te l'ai dit, j'ai essayé de le convaincre de me laisser sortir demain après-midi, mais il a pas voulu…et il m'a carrément consigné dans ma chambre pour le week-end, expliqué-je en regardant mon petit-ami. J'ai pété un câble, le ton est monté, il m'a balancé dans ma chambre, frappé et enfermé. J'ai pas supporté, alors je me suis barré par la fenêtre de ma chambre avec quelques affaires pour aller chez toi… Je sais que c'était débile de faire ça, mais…mais je savais pas quoi faire ! Je…je peux rester dormir chez toi ce soir ?
-Mais bien sûr Kyo, bien sûr que tu peux rester dormir chez moi ! Tu crois vraiment que je vais te renvoyer chez tes parents et te laisser te faire tabasser par ton père ? Hors de question. Et puis, je m'attendais pas à te voir ce soir, mais je suis ravi de t'avoir pour moi bébé.
Ses paroles me réchauffent le cœur et j'ai limite envie de pleurer de bonheur et de soulagement. Ryuga me sourit et me prend dans ses bras en prenant bien garde de ne pas m'appuyer sur le ventre. Je me sens en sécurité dans ses bras, comme si mon père était d'un seul coup à des kilomètres de moi. Je crois que finalement, je ne vais pas retourner chez moi du week-end. Je veux rester avec Ryuga, je veux rester auprès de lui. Et même si je me sens un peu chamboulé par ce qu'il m'est arrivé au manoir, je compte bien profiter de tout le temps que je vais passer avec mon petit-ami dans son appartement.
À suivre…
Moi : Fin du chapitre ! Si vous cherchez l'âme du père de Kyoya, sachez que moi aussi XD
Kyoya : -_-
Ryuga : Par hasard, y aurait pas comme une odeur de citron dans l'air là ?
Moi : Si, et c'est normal : le lemon, c'est pour la semaine prochaine ! u_u
Kyoya : Chienne de vie…
Chris : Un jour peut-être, Kyoya arrêtera de râler ! X)
Moi : Bon allez, ne trainons pas plus ! Laissez les reviews de l'amour, et à dimanche ! ^^
Chris : Bye !
Ryuga : Salut.
Kyoya : *en train de se servir un whisky*
Moi : Kyo, t'es vraiment rien qu'une drama-queen…
