Bonjour, bonsoir & bienvenue !
Un petit chapitre sur le maître de Zoro. Il n'avait pas un mot facile mais j'aime la tournure que ça a finalement pris.
Enjoy ;)
Une histoire et au lit
20 Koshiro / fakir
(disclaimer les personnages présentés ci-dessous appartiennent à Oda)
...
Le maître regarde le petit Zoro avec ses sabres. Et il a envie de rire. Bien sûr, il lui fait comprendre que cela ne sert à rien d'en prendre autant. Mais visiblement, le garçonnet est un brin têtu. Alors, il le laisse faire. Il finira bien par comprendre que c'est inutile.
Il aurait dû le gronder tant qu'il en était encore tant…
Les autres élèves regardent le petit Zoro avec moquerie. Koshiro leur demande d'être altruistes et d'accepter ce garçon comme l'un des leurs, même s'il a l'air profondément stupide. Certains se moquent de la couleur de ses cheveux et le maître est obligé de sévir. Seule sa fille semble réellement s'intéresser à Zoro pour ses qualités évidentes : son courage, sa bravoure, son entêtement… et surtout, son maniement du sabre. Certes, c'est encore très incertain. Mais Koshiro sent bien que ce garçon va très vite devenir intéressant.
Il aurait dû le faire travailler individuellement dès le début…
Zoro devient très vite un leader solitaire. Un gamin qui pourrait diriger les autres mais qui préfère s'enfermer dans son coin pour travailler. Koshiro regarde le garçon grandir et refermer la coquille autour de lui. Parfois, il a envie de le prendre par les épaules et de le secouer comme un prunier en lui disant que lui aussi souffre de la disparition de Kuina mais qu'il fait tout pour passer outre le drame. Mais il n'en a pas le courage. Zoro avait enfin trouvé un adversaire plus fort que lui. Le vieux maître n'est pas de taille face à une détermination pareille.
Il aurait dû faire le contraire, consoler le garçon et prendre le temps d'essuyer ses larmes…
Parfois, Koshiro a l'impression de marcher sur une planche de fakir. Il a mal rien qu'à faire un pas mais il continue, obstinément, de garder les deux pieds au sol. Un soir, il fait part de cette métaphore à Zoro. Le garçon aux cheveux vert est devenu un adulte à présent. Il prévoit sûrement de partir en mer. Alors, Koshiro profite des derniers instants avec son élève pour lui dire ce qu'il pense vraiment de la vie.
- La vie, c'est comme cette planche à clou dont je te parlais, Zoro. Elle est pleine de rebondissements, pas toujours des plus agréables. Mais au bout du compte, si on veut continuer à avancer, il faut être prêt à marcher sur les obstacles sans sourciller.
- Elle est bizarre ta métaphore, maître.
Koshiro se met à rire.
Il aurait dû prendre le temps bien avant…
À présent, il est trop tard. Zoro est parti, laissant derrière lui un souvenir tenace pour les futurs élèves de son dojo. Un exemple peu exemplaire. Mais bon, Koshiro s'en contente. Il a perdu de vue tant d'élèves… Il peut être fier de ce qu'est devenu Roronoa Zoro.
Il aurait dû s'en rendre compte bien plus tôt…
NdZ Bon ouais c'est court mais j'aime bien l'évolution. Je pensais pas que ça finirait comme ça quand j'ai commencé à l'écrire celui-là ^^ Merci d'avoir lu !
