Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.
Yozak referma doucement la main de Yuuri avec un léger sourire. Il poussa cette dernière près de son cœur.
« Un peu de votre magie et celle d'épée ont fusionné pour donner cette pierre ? Vous pouvez le sentir avec plus de force que moi-même en tant que mazoku. »
Le souverain resta un moment comme ça à sentir la pierre minuscule dans le creux de sa main. Elle semblait palpiter. Il regarda l'espionne, puis les autres personnes présente dans la pièce. C'est à dire l'ancienne maoh et deux de ses fils. Le soldat semblait attendre et son fiancé par accident était paré à lancer son insulte préférée. Il roula des yeux. Il ne pouvait pas jeter cette pierre, mais la conserver dans un de ses poches devrait être suffisant. Il la laisserait peut-être à son retour sur terre. Peut-être. Il ne savait pas toujours quel effet la magie de ce monde pouvait agir sur terre. Il devait tenter au moins une fois. Peut-être qu'en le souhaitant fort, il pourrait revenir ici grâce à elle.
« Je vais la garder, mais elle ne retournera pas sur l'épée. Au pire, Gwendal pourra la garder si elle ne passe pas pour le transfert.
- Il sera plus que ravi de vous aider. Pourquoi Gwendal ?
- Je sais que c'est lui qui gère beaucoup de choses au Shin Makoku. Je suis encore en formation et il fait de son mieux pour que je ne sois pas perdu dans mon rôle. Au début, il n'était pas partant pour me laisser diriger ce royaume. Il a sûrement raison dans un sens, je ne suis pas paré à la diriger comme ça. Malgré les différents que vous pouvez avoir avec Conrad, je préfère faire confiance en Yozak. Elle s'est vraiment occupée de moi durant notre périple avec Gunter et Wolfram. Ces moments m'ont permis de voir qu'elle tenait à nous, à toi Conrad. Son travail d'espionne ne doit pas te faire douter d'elle... »
Yozak lâcha la main du souverain pour faire une faible grimace. Elle savait sûrement que Conrad n'allait pas totalement lui pardonner pour l'avoir mis en danger ? Mais c'était à lui déporter ce poids, pas à elle.
« Je suis responsable autant qu'elle de ce qui est arrivé. Nous avons tous notre part de responsabilité. Je serai un roi juste, et donc qui saura réparer ses erreurs quand il le faut. »
Yozak le serra contre elle, elle sourit et frotta ses cheveux. L'espionne sortit avec un sourire chaleureux. Conrad partit un moment après Yuuri suivit pour aller voir Gunter. Si quelqu'un en savait quelque chose, c'était lui. Il était train de lire quelque chose dans un fauteuil, des lunettes ovales sur le nez. Ses cheveux attachés en queue-de-cheval. Il avait une sorte d'imperméable blanc et violet richement décoré. Il signala sa présence en toussant légèrement. Le professeur sursauta, un peu surpris.
« Ah désolé pour tout ça, mais je…
- Ce n'est pas ta faute Gunter.
- Sa majesté est trop bonne. Vous voulez en savoir plus je suppose.
- Oui, sur Morgif.
- Un excellent choix, installez-vous. »
L'enseignant lui présenta le second canapé qui était vide. Il vit l'homme aux cheveux argentés heureux d'apprendre de nouvelles choses à son protégé.
« Comme on vous l'a sûrement dit, cette épée et vous, vous êtes harmonisé. Il y a normalement quelque chose de grave au dos. Je vous laisse le soin de lire. Je sais que le sort de traduction est encore actif sur vous. Il semble ne pas vouloir partir. C'est mieux comme ça. »
Yuuri retourna Morgif pour y voir des écritures. Au début, il ne comprenait pas ce qu'elle pouvait dire. Mais il resta concentré dessus pour déchiffrer l'écriture. Il fronça les sourcils.
« Appelez-moi par mon nom et je dépasserai nos limites. Mon nom est Mullem Desoive Eligh Morgif. La gemme n'est pas vraiment perdue, mais je suis une épée presque ordinaire, soyez heureux. Je serai votre loyal servant pour vous aider au combat. Alors ne m'oubliez pas trop. Je vais finir par croire que vous ne m'aimez pas... »
Cette épée se servait des gravures pour communiquer, il parlait comme un enfant, tout content de montrer à un aîné tout ce qu'il pouvait faire. Yuuri lâcha un soupir. Il devait se faire à cette façon de communiquer. Il regretterait presque les paroles dans sa tête.
« Une épée digne de vous, comme prévu. Je suis content d'avoir pu vous éclairer dans un apprentissage. J'aurai encore un tas de choses à vous raconter sur l'histoire de ce monde quand vous vous sentirez prêt à l'entendre. En attendant, je lirai un max de livre pour en savoir encore plus. C'est mon devoir de tuteur du souverain après tout. »
Ils rentrèrent au Shin Makoku, enfin pas tous, Cecilia toujours en quête de son prochain chéri parti avec à son bord Yozak et Rikku. Le jeune mazoku était content de servir sur un si beau bateau. Il retrouvait ses objectifs loin de la peur de se faire mal traite par un mazoku bien plus fort que lui. L'espionne et le mousse avaient salué Yuuri. La maoh était content que quelqu'un le guide. La semi-mazoku ne verrait pas d'inconvénient à leformer. Elle avait endossé pas mal de rôles. Celui de marin en faisait partie.
Quand il arriva dans le bureau de Gwendal, il vit dans un coin un soldat aux cheveux verts, Bernold surveillait son seigneur avec un sourire. Le maoh s'avança sous le regard bienveillant du soldat. Il était agréable de revenir sur la terre ferme. Le voyage avait été long. Surtout pour Wolfram qui était malade en bateau.
« Merci d'être rapidement venu me voir, je m'inquiétais pour vous. On a entendu parler de vos exploits jusqu'ici. Je suis fier d'avoir un souverain comme vous. Même si j'aurais préféré que ne courriez pas au-devant du danger. Félicitation d'avoir eu Morgif. Voilà des siècles qu'elle n'avaient plus été en possessions du maoh. Les humains devraient moins nous attaquer, merci. Au moins votre paix tant désirée sera plus facile à obtenir avec cette arme. Plus personne ne pourra nier votre règne. Vous êtes le maoh aux yeux de tous les peuples. »
Yuuri ne savait pas s'il se devait de se réjouir ou non. Mais il se gratta l'arrière du crâne. Cette épée n'était pas toute la solution, juste une aide pour arriver à son but. Une épée démoniaque comme aide, ce monde avait le don de le surprendre. Ce n'était pas pour lui déplaire. Car l'arme avait compris quel genre de personne, il était.
La château s'agita ensuite dans les jours qui suivirent Gunte expliqua que c'était une façon pour le peuple de fêter leur roi. Vu qu'il n'avait pas pu le faire avant son départ sur terre. Comme si Yuuri pouvait prévoir ce genre de choses. Ce n'était pas sa faute si le portail s'était ouvert lors de la cérémonie. Les servantes et les soldats dansaient dans le château. Dans ce genre de moment, il se préparait mentalement au pire. Ce monde avait le don de mêler ancien et modernité. Ce n'était pas rien comme mélange.
Il retrouva bientôt Conrad devant une caisse aussi grande qu'une piscine. Entièrement remplie de poisson fraîchement péché. Certains frétillaient encore. Wolfram regardait tout ça avec une certaine curiosité. Comme s'il avait jamais vu ça de sa vie. Yuuri ne reconnut aucun poisson. Il se demandait même s'il pouvait faire des sushis avec ce genre d'animal.
« Je me suis dit qu'on pourrait faire des sushis pour le palais. Je mets à contribution votre savoir de la terre pour monter ça aux personnes habitant au palais... »
Yuuri n'avait pas s'il devait se montrer vexer ou non. Il n'avait jamais fait de sushis de sa vie. Il n'était pas un pro en cuisine. De plus, les cours étaient souvent peuplés par les filles. Sauf quelques exceptions. Mais comment allait-il pouvoir faire. Le poisson qu'il voyait n'avait rien d'un thon ou un autre poisson utilisé, c'est une étrange créature. Il avait une crâne plus rond qu'un saumon, la couleur d'une banane. Quel goût avait cette chose ? Il en prit un qui s'agita faiblement. Toujours vivant, ça l'étonnait. Au moins, il ne pouvait pas douter plus de la fraîcheur de cette pêche. Il lâcha un soupir, comment allait-il s'en sortir ? Il ne savait pas.
« Votre majesté ! »
C'était Conrad qui était rentré en trombe. Il était presque soulagé de le voir venir à ce moment précis. Il évitait de se retrouver complétement nul à ne savoir confectionner un sushi. C'était à peine s'il arrivait à faire une omellette correcte.
« Qu'est qu'est-ce qui se passe Gunter ?
- C'est la cavalcade qui demande une audience auprès de sa majesté.
- Mais pourquoi ? Ils veulent quoi au juste ?
- Récemment, ils ont été sauvés par vous, mais ils ne vous ont pas reconnu. Du coup, il voudrait remercier le mazoku en question pour sa gratitude malgré que les humains et les mazokus ont été en conflit toutes ses années. Le soldat et venu avec sa fille, Béatrice. Vous le connaissez bien votre majesté.
- C'est cet homme chauve qui portait une perruque.
- C'est bien lui, j'ai appris plus tard, dans un livre sur les humains que c'était un noble et qu'il s'était marié avec une marchande. Il était un des héritiers des nobles de ses terres. Je ne sais pas trop comment fonctionne la succession chez les humains, mais s'il est chef de la cavalcade, ce n'est pas pour rien.
- Ce qui fait de Béatrice une sorte de princesse, elle n'avait pas tout fait tord. »
Conrod pouffa un peu avant de dire.
« Il y a un proverbe sur terre qui dit que la vérité sort de la bouche des enfants… J'espère qu'elle n'espère pas un mariage. Je pense pas que Wolfram soit d'accord.
- Conrad, sa majesté, n'est pas comme votre mère. Il n'ira pas voir ailleurs comme ça. Bon, votre frère a des doutes, mais Yuuri n'est habitué à tout ça. Même moi, j'ai fini par le comprendre. Pourtant ça ne partait pas bien. Pas bien du tout. Donc je disais que votre majesté les a sauvés de pirates qui pratiquait l'esclavagisme. Vous auriez dû le voir quand il s'est pbattu contre ces hommes. J'étais si ému.
- Cela devait être beau, même si utiliser sa magie en pleine mer a dû le fatiguer beaucoup. J'espère que vous vous n'êtes pas prommis à une autre personne. Malgré son fichu caractère, mon frère mérite le bonheur. Vivez un peu avec lui avant de penser à un remplaçant. »
Yuuri lâcha un soupir avant de regarder le plafond un peu songeur. Il s'approcha de la fenêtre et posa sa main contre les vitres froides.
« Conrad, entre un lion et un tigre, lequel, selon vous serait le plus fort.
- Je dirai le lion.
- Les deux ont leur force et leur faiblesse. J'aurai choisi aussi le lion sans trop y réfléchir. Mais le tigre est féroce, je le sais que trop bien... Gunter, dites à cet homme que je le verrai demain. Je suis un peu fatigué... »
Gunter hocha la tête et s'en alla. Yuuri profita de son excuse pour partir de ce simili-banquet. Il sortit de la pièce en bâillant. Le pire ce n'était pas que sa journée l'avait un peu fait travailler, c'était autre chose... Tout ce protocle l'écrasait.
Gunter lui avait passé un livre entièrement écrit dans le langage Mazoku qu'il nommait Akuma. Ils étaient dans le thème jusqu'au bout. Il n'était pas surpris que d'autres mots utilisé par les mazokus soient en rapport avec leurs ancêtres, ô combien illustres. Il lâcha un soupir avant d'ouvrir la porte de sa chambre. Il avait hâte de pouvoir se reposer. Il ouvrit le robinet pour prendre un bain afin de pouvoir se détendre. La journée avait été épuisante. Très épuisante. Il se mit à siffler doucement en écoutant l'eau qui coulait. Alors qu'il était concentré sur l'eau, il entendit des bruits de couvertures. Il souleva un sourcil, il se doutait bien que c'était Wolfram qui était en dessous. Il souleva tout de même la couverture. Il trouva son fiancé par accident habillé d'une longue chemise, aussi longue qu'un kimono. Le tissus brillait un peu sous les pâles lumières de la magie qui éclairait les lieux.
« J'aurai dû m'en douter.
- Il est normal que je sois ici après tout. Je serai un bien mauvais fiancé si je manquais une nuit à tes côtés. Puis je sais que n'est pas si récalcitrant que ça à ma présence. Je compte bien en profiter. Viens avec moi.
-Euh, je dois prendre mon bain… L'eau coule… »
Clairement, l'habit ne présageait rien bon. Il n'était pas encore prêt pour aller plus loin que d'éventuels câlins. Ce qu'il donnait avec grand plaisir quand il s'agissait de la fratrie né de Cecilia et Gunter, juste pour les étreintes.. Pas pour ça... Il recula vers la salle d'eau. Heureusement que la salle était assez grande pour lui permettre de tourner le dos. Mais c'était sans compter sur Wolfram qui lui prit poignet et le plaqua contre le lit. Lui au-dessus. Il pouvait sentir son souffle dans son cou. Yuuri devait fuir. Il le devait. Il était en train de paniquer.
« Wolf, s'il te plaît, ne fais pas ça. Je n'en ai pas envie. En plus, j'ai travaillé beaucoup. »
Le mazoku aux cheveux blond approcha du souverain, son souffle caressant son cou. Il était encore avec son fameux string masculin. Il était facile pour son opposant de le mettre au fait de ses désirs intérieurs. Il proofita de fait que Wolfram ne bougeait pas pour se glisser tel un serpent hors de l'étreinte dont il avait du mal à vouloir la suite. Il courut et s'enferma dans la salle de bain. Il pouvait entendre la colère de Wolfram.
« Il est toujours aussi bruyant… Je pense que je peux m'en prendre qu'à moi-même. Si je ne m'étais pas déshabillé pour prendre mon bain… Peut-être... D'ailleurs, il m'attends ce bain... »
Yuuri s'approcha et posa sa main sur l'eau à température moyenne. Il sourit et se mit dedans, c'était compter sur le tourbillon du portail qui le rammenait chez lui.
« Cela presque trop bien... »
Il ne se laissa pas emporter pour autant, il n'avait pas fini de découvrir, et il n'avait pas parlé au père de Béatrice. Il devait être là. Alors pourquoi ? Pourquoi ? Il avait fait ce qu'il devait faire. Et il laissait donc Morgif sans maître. Mais pour combien de temps. Il espérait seulement que son arme ne le bouderait pas. Il ne manquerait plus que ça. Il se retourna, il acceptait son sort. Il rentrait sur terre. T la première chose qu'il vit. C'était Ken. Il avait un air inquiet. Combien de temps était passé en combien de minutes cette semaine avait eu lieu. Il ne comprenait pas la temporalité de l'autre monde. Elle semblait si aléatoire.
« Shibuya ça va ?
-Je… Je vais bien…
- Tu étais tellement impatient pour la partie que tu as fini par laisser l'eau te détendre au point de t'endormir. Tu as de la chance de ne pas t'avoir noyé.
- La partie ? Elle a commencé ?
- Pas encore, tu devrais mettre autre chose que ce que tu portes. Même si je commence à me demander si tu n'aimes pas ce genre de dessous…
- C'est le genre de dessous qu'ils portent beaucoup là-bas…
- Là-bas ?
- Dans ce pays que je suis censé dirigé.
- Tu es loin dans ton délire. Mais tu es au Japon. Pas de ce monde imaginaire... Tu es sûr que ça va? »
Si Ken savait à quel point ce monde imaginaire pouvait être réel. Il serait sûrement surpris. Il se demandait s'il serait longtemps le seul Terrien qui faisait des voyages d'un univers à l'autre. Il avait du sang japonais, mais était un mazoku, un mazoku dans un monde où les humains ne connaissait rien à la magie. Ou elle n'était qu'un conte. Pourtant, elle était là. Là pour le faire voyager. Il se demandait quand serait son prochain voyage. Il avait hâte. Très hâte. Mais comment serait l'autre monde? Il lâcha un soupir.
