Bonsoir mes petits cœurs en sucre ! Eh bien, le dernier chapitre ... déjà ! C'est passé vite, non ? J'espère que vous avez apprécié cette histoire. J'ai pris un immense plaisir à l'écrire et à vous la partager. Je vous retrouve bientôt avec de nouvelles fanfictions à propos de nos deux héroïnes !
Situation : environ une semaine plus tard
PS : la barre transversale est une ellipse temporelle de quelques minutes. Pardon pour les fautes. N'hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de ce dernier chapitre et de cette fanfic en général, ça me plairait bien de connaître votre avis :3 Sur ce, enjoy ! :)
-Et dire que c'est ici qu'on a mangé ensemble pour la première fois … Soupira Toni, des étoiles dansant dans ses yeux.
Cheryl étouffa un petit rire, le rose aux joues néanmoins. Toni lui avait proposé de sortir dîner au restaurant cambodgien parce qu'elle avait « une énorme flemme de cuisiner ». La rousse ne s'en était pas plainte, elle aimait toujours passer du temps avec la jeune fille aux cheveux roses en dehors du cocon chaleureux et sécurisant qu'était leur appartement. Cela la forçait à quitter sa zone de confort et à essayer de gérer son anxiété. De toute façon, elle savait que Toni était là pour la rassurer et la ramener sur Terre si elle se perdait dans une crise pas vraiment bienvenue.
-Je suis sûre que tu étais déjà sous mon charme à l'époque ! Plaisanta Cheryl, mais il y avait une réelle pointe de curiosité dans sa voix et dans ses prunelles.
Toni haussa un sourcil amusé face à la réflexion de Cheryl et s'arrêta en plein mouvement alors qu'elle portait ses baguettes à ses lèvres. Elle reposa ses couverts et croisa les bras sur sa poitrine en s'appuyant contre la table pour rapprocher son visage de celui de la rousse.
-Tu crois sincèrement que tu m'as attirée dès le début ? La questionna Toni.
Son expression était indéchiffrable et Cheryl eut du mal à avaler sa salive, hypnotisée par le regard intense et pénétrant de Toni qui accaparait toute son attention.
La rousse haussa les épaules, un brin mal à l'aise.
-Moi, en tout cas, j'ai été très vite séduite par … tes manières et ton sourire. Avoua-t-elle.
Un petit sourire en coin apparut alors sur la bouche de Toni et fit naître une fossette au creux de sa joue.
-Voilà, celui-là. Admit Cheryl alors qu'elle sentait une douce chaleur se répandre langoureusement dans tout son corps, comme à chaque fois que Toni lui offrait son sourire séducteur.
La jeune fille aux cheveux roses étouffa un éclat de rire, qu'elle ne parvint pas à faire disparaître de ses yeux. Elle posa son menton dans sa paume, un coude sur la table, et s'approcha encore davantage de Cheryl.
-Moi, c'est ce petit air naïf et bienveillant qui m'a envoûtée … et ton aura délicate aussi. Confia-t-elle, les joues empourprées car elle parlait rarement de ce qui l'attirait chez les autres.
Le visage de Cheryl se mit à rayonner face au compliment. Elle n'était toujours pas habituée à être louée pour qui elle était vraiment et cela réchauffait avec bonheur son cœur.
-Je ne vais pas mentir, tu es, en plus, incroyablement belle, donc ça a peut-être joué en ta faveur. Ajouta-t-elle, une lueur espiègle dans les prunelles.
Cheryl rit en secouant la tête, mutine. Elles s'étaient avoué leurs sentiments une semaine plus tôt et Toni arrivait encore à la faire rougir pour la moindre taquinerie, hautement bienvenue.
Toni s'installa sur le canapé alors que Cheryl finissait de retirer ses chaussures. Elles venaient à peine de rentrer à l'appartement et la rousse était toujours sur son petit nuage. Il n'y avait rien qui semblait lui faire plus plaisir ces derniers jours que de marcher dans la rue en tenant la main de Toni, sa peau chaude et laiteuse tout contre la sienne.
Elle s'avança, rêveuse, puis vint se poser à côté de sa colocataire qui l'observait avec des yeux gourmands et pleins d'affection.
-Pourquoi est-ce que tu me regardes comme ça ? La questionna-t-elle, alors qu'elle venait tout juste de s'asseoir.
Un sourire plein d'ardeur dansait sur son visage angélique et elle s'approcha langoureusement de Cheryl qui la laissa faire, une agréable chaleur se répandant dans le creux de son ventre.
Elle posa ses lèvres en douceur contre les siennes et fit voyager ses doigts curieux jusqu'à la nuque de la rousse. Cette dernière ferma les yeux et se sentit fondre dans le baiser, l'esprit déjà ailleurs.
Les mains de Toni s'aventurèrent sur sa peau puis se posèrent au niveau de ses hanches et elle guida Cheryl par la taille jusqu'à ce qu'elle ait grimpé sur ses cuisses, une jambe de part et d'autre des siennes.
Un petit gémissement de surprise s'échappa des lèvres de la rousse mais fut vite étouffé dans leur baiser fougueux.
Une des mains de Toni se hasarda alors sous l'ourlet de la jupe de Cheryl, tout en caressant tendrement sa peau du bout des doigts.
La jeune Blossom écarta son visage de celui de Toni pour pouvoir reprendre son souffle et elle plongea son regard dans les prunelles pleines de désir et d'envie de sa colocataire.
Les ongles de Toni éraflèrent gentiment son derme au niveau de l'aine et Cheryl ne put retenir le geignement qui s'échappa de sa gorge. Ses pupilles se dilatèrent encore davantage et elle entrouvrit la bouche, le souffle court.
La sonnerie du téléphone de la rousse résonna dans l'appartement et elles s'arrêtèrent, comme si elles venaient d'être prises en faute.
Cheryl soupira et leva les yeux au ciel. Elle tendit le bras vers son sac à main, qu'elle avait posé sur le canapé, près de Toni. Elle resta assise sur ses cuisses malgré tout mais décrocha, les sourcils froncés. Elle n'avait pas l'habitude de recevoir des appels d'un numéro inconnu, mais, maintenant qu'elles avaient été dérangées, autant qu'elle donne une chance à son interlocuteur inopportun.
Toni la regarda faire, sa frustration transpirant par tous ses pores. Elle avait du mal à garder ses mains pour elle quand elle se trouvait en compagnie de la rousse. C'était quelque chose de primitif, qui montait de ses tripes et qui semblait prendre le contrôle de tout son être et de toute sa raison. Elle agissait par instinct, se laissait guider par ce qu'elle ressentait, en respectant néanmoins les limites de Cheryl. Elle était très à l'écoute et accordait à son corps ses pulsions si elles paraissaient plaire à la jeune Blossom.
-Allô ? Dit simplement la rousse, son regard toujours porté sur Toni.
Cette dernière entendit l'interlocuteur parler à Cheryl, avant qu'elle ne se mette à froncer les sourcils encore davantage.
-Oui, c'est bien moi. Répondit-elle, la voix légèrement tremblante et incertaine.
Toni observa Cheryl, en silence, ne sachant pas trop comment elle était censée se comporter. Les doigts qu'elle avait posés à la naissance de la cuisse de la rousse restèrent immobiles alors que son autre main caressait distraitement le creux de ses reins.
Une myriade d'émotions contradictoires apparut progressivement sur le visage de Cheryl et Toni eut du mal à réagir de façon adaptée. La rousse semblait à la fois au bord des larmes, de la crise de nerfs, de l'attaque de panique et de l'explosion de joie. Elle la fixait avec une telle intensité que Toni n'arrivait même plus à avaler sa salive correctement et manqua de s'étouffer.
-D'a-d'accord, merci Monica. Balbutia-t-elle avant de raccrocher, la main crispée autour du téléphone.
Son être était parcouru de tremblements et bientôt une rivière de larmes coula le long de ses joues rougies.
Toni étreignit le corps de Cheryl tout contre elle et déposa des baisers légers sous ses yeux pour tenter de faire disparaître ses pleurs.
-Cher … qu'est-ce qu'il y a ? Demanda-t-elle, son inquiétude transparaissant dans sa voix.
Contre toute attente, la rousse fut prise d'un éclat de rire mélodieux, qui fit reculer Toni pour mieux l'observer.
Parmi le flou émotionnel qu'abritait le regard de Cheryl, Toni y perçut clairement une allégresse rayonnante.
-C'est-c'est Jason, TT … il-il s'est réveillé. Lui confia-t-elle, un sourire solaire et radieux illuminant sa bouche.
