Point de tumulte, chers lecteurs ! Le nouveau chapitre est là ! Tout beau, tout chaud, prêt à être dégusté !

Nous nous sentons un peu abandonnées, ces derniers temps… N'avez-vous pas de commentaires à nous faire partager ?

Merci à Kriistal de nous suivre et d'avoir ajouté notre histoire dans ses favoris ! Qu'est-ce que tu préfères jusqu'à maintenant ?

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A toutes et à tous, nous vous souhaitons une belle lecture. On se retrouve à la fin.

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Chapitre 19 : Au loin, on entend le tonnerre

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En ce mois de décembre, les préparatifs pour noël commençaient à s'organiser. Bien que ce soit la Guerre, les membres de l'Ordre ne voulaient pas renoncer à cette soirée magique entre amis et famille. Ce serait sûrement le dernier instant passé ensemble et ils tenaient à le fêter plus que jamais. Les parents Weasley venaient d'arriver en ce début de matinée. Ils avaient raté de peu leur fils, parti la veille, mais étaient heureux de retrouver leurs amis.

Les petits bras potelés de Molly enlacèrent Harry avec force et douceur. Elle était pour lui tout ce qu'on pouvait attendre d'une mère. Une femme forte et courageuse, un exemple pour ses enfants. Le jeune homme lui rendit son étreinte de bon cœur, joyeux de la revoir.

« Harry ! J'ai cru que je n'allais jamais te revoir ! S'écria-t-elle en le relâchant, la larme à l'œil.

« Moi aussi, dit-il en souriant affectueusement. »

Le jeune Potter se tourna ensuite vers le père des Weasley, Arthur. Les deux hommes s'échangèrent un regard interrogateur puis se mirent à rire avant de se serrer la main.

« Comment vas-tu ?

« Mieux à chaque fois que je vois un visage familier passer le pas de cette porte, répondit l'interrogé.

« Otto ! Lança Arthur en voyant leur hôte au bout du couloir. Je ne te savais pas aussi excentrique, ajouta-t-il en désignant du doigt tout ce qu'il y avait autour de lui.

« Arh ! Thü devfais then douter ! S'exclama l'allemand avant de lui faire un clin d'œil et de les inviter tous à aller dans la salle de séjour. »

Molly resta longuement hébétée devant la nouvelle apparence d'Hermione en la voyant.

« Vous me gênez Molly, dit celle-ci, amusée. »

Mais tous reportèrent leur attention sur Otto qui entamait un petit discours de bienvenue.

« Jcheu tiens hà fvous dire queu jche suis très heureux de tous fvous haccueillir dans mon humble demeure. Jch'éspère queu ceu Weihnachten passé tous hensemble se déroulera dans la paix het la joie. Jche ferais tout pour queu fvous fvous sentiez hau mieux dans ma maison. Dann Ehrlich wilkommen ! * »

Luna se mit à applaudir avec entrain et les autres ne tardèrent pas à la suivre. Seul Maugrey, toujours sérieux, resta de marbre. Il ne cessait de jeter un œil vers Harry, comme pour s'assurer qu'il ne risquait pas de partir une seconde fois. Le concerné n'y comptait pas, hormi pour sa mission.

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La veille, le plus jeune fils des Weasley avait débarqué dans la cheminée de Rogue. Le nouveau directeur de Poudlard ne redressa même pas la tête en l'entendant arriver. Ron, métamorphosé en Alessandro, traversa la petite pièce en quelques pas et s'arrêta devant l'homme aux cheveux noirs de jais.

« Monsieur, commença l'italien de sa voix chantante. Vous avez sûrement entendu parler de l'épée de Gryffondor.

« Sûrement, répéta l'interrogé tout en tournant la page du livre qu'il lisait d'un geste sec.

« Sauriez-vous ce qu'il est advenu d'elle ? »

Rogue daigna enfin relever ses yeux noirs vers le jeune homme.

« En quoi cette épée vous intéresse-t-elle ? Demanda l'ancien maître des potions.

« Je me demandais simplement si vous n'aviez pas une petite idée de l'endroit où...

« Non, coupa simplement Rogue avant de replonger le nez dans son roman. »

Le nouvel élève de Serpentard hésita un instant puis sortit du bureau. Avec cet homme, c'était cause perdue quand il avait décidé de ne pas parler.

Ron, sous les traits d'Alessandro, fila aussi vite que possible vers son ancienne salle commune et tomba nez à nez avec un grand mec à la peau foncée. Il reconnut immédiatement Blaise. Celui-ci avait l'air fou de rage, ses yeux lançant des éclairs.

« Qu'est-ce que tu fous là, toi ?!

« Je fais ce que j'ai à faire, répliqua l'italien d'un air hautain. »

Mais contrairement à ce qu'il s'était attendu, Blaise soupira dédaigneusement et poursuivit son chemin. Il ne voulait pas rester une seconde de plus ici, dans ce couloir, dans cette école. Il voulait s'en aller, le plus loin possible et ne jamais revenir.

Alessandro entra dans la salle commune et retrouva sa sœur, assise en tailleur dans un fauteuil près du feu. Lorsqu'elle l'aperçut, la belle lui lança un regard intrigué qu'elle baissa rapidement, tremblante de colère. Son frère s'installa près d'elle, l'air déstabilisé. L'atmosphère ambiante était aussi tendue qu'un élastique sur le point de craquer.

« Qu'est-ce qui se passe ici ? Demanda-t-il doucement comme pour ne pas la brusquer.

« Divergence de point de vue, expliqua la rouquine. Et qu'est-ce que tu viens faire ici ?

« Je suis en mission, dit l'italien plein de fierté. »

Sa petite sœur ne répondit rien et se contenta de détourner le regard vers le feu.

« Au fait, tu te souviens de l'épée de Gryffondor ? Reprit Alessandro.

« Oui, pourquoi ? Demanda Ginny sans le regarder.

« Elle a disparue. Tu n'aurais pas une idée de l'endroit où elle pourrait être ?

« Elle apparaît quand on en a le plus besoin, répondit la belle en fixant, cette fois-ci, les yeux devenus foncés sur son frère métamorphosé. »

Le visage du jeune homme s'éclaira soudain.

« Mais oui ! En fin de compte, elle pourrait être n'importe où ! Si on en a besoin, elle apparaît ! Merci Gin ! S'écria-t-il, prit d'une soudaine euphorie.

« Pourquoi avez-vous besoin de cette épée ?

« C'est le seul objet qu'on connaisse qui est capable de détruire... Euh Non, rien, se reprit-il, un peu gêné. »

Ginny lança un regard des plus ténébreux à son grand frère et déplia ses jambes pour s'asseoir correctement. Elle s'était mise en tête de le faire parler et son frère savait à quel point elle pouvait se montrer tenace.

« Je crois que je vais...

« Tu ne vas nulle part ! Trancha la rouquine. Réponds à ma question.

« Tu sais très bien que je ne peux pas te révéler notre mission, tenta Ron, l'air désolé.

« Ça, c'est lui qui le dit ! Y en a marre des secrets !

« Mais c'est d'une importance capitale, que notre quête reste secrète !

« Je suis ta sœur ! Non ?! S'enflamma Ginny. Je suis la meilleure amie d'Hermione ! Je suis...

« Calme-toi ! Il faut que tu comprennes, tempéra Alessandro en levant les mains en signe d'apaisement. »

Ginny voulut répliquer mais se stoppa net en remarquant Blaise, juste derrière son frère. Celui-ci lui lança un regard mauvais puis reporta son attention sur le métamorphosé alors que celui-ci s'était retourné.

« Je pars en mission avec Parkinson pour "Face de serpent", déclara-t-il.

« J'aurais très bien pu l'en avertir moi-même, fit remarquer la jeune Weasley, à présent debout, les bras étroitement croisés.

« Vous allez faire quoi ? Demanda Ron sans tenir compte de sa sœur au comportement de plus en plus étrange.

« Rencontrer les géants de l'Allemagne du nord pour les convaincre de se rallier à sa cause.

« Ce n'était pas nécessaire de te déplacer jusqu'ici pour le lui dire, insista la rouge et or.

« Je suis revenu parce que je me suis souvenu qu'il vous fallait des camouflages pour sortir de Poudlard pour les fêtes ! S'écria le métis, de plus en plus tendu face à la jeune femme.

« Tu vas trouver les géants avec l'autre... »

Le jeune Violenti s'arrêta de parler, intrigué par quelque chose derrière l'épaule du Serpentard. Il plissa les yeux pour mieux voir et sortit rapidement sa baguette, l'air menaçant.

« Qu'est-ce que tu... ?

« Petrificus Totalus ! Coupa Ron en lançant le sort.

« Reversium ! S'écria alors une voix aigüe. »

Avant que le jeune homme n'est pu comprendre, son propre sort se retourna contre lui et le pétrifia. En défaisant son sort de Désillusion, la jeune Parkinson apparue, l'air hautement satisfait.

« Tu nous espionnais !? Beugla Blaise en tentant d'attraper la jeune femme par le cou. »

Celle-ci l'esquiva et rejoignit le centre de la pièce.

« Alors comme ça, tu fais partie de l'autre camps ?

« Ferme-la ! »

La brunette se mit à rire bruyamment, complètement hilare devant les visages défaits de son camarade et de la Gryffondor.

La dite Gryffondor s'accroupit vivement et ôta le sortilège qui maintenait son frère sur le sol. Libre de ses mouvements, le jeune homme se leva d'un coup et pointa à nouveau sa baguette sur Pansy, cette fois, complètement visible.

« Il faut la faire taire ! Lança Ron de son accent italien.

« Vous allez me tuer ? Moi qui croyais que vous étiez les gentils, répliqua la Serpentard, une moue déçue au visage.

« Comment as-tu osé me suivre ?! Questionna Blaise, fou de rage.

« Il fallait que j'en ai le cœur net, expliqua calmement Pansy avant de s'asseoir sur une chaise qu'elle venait de tirer. Je t'ai observé Blaise et j'ai compris ton petit manège.

« Qu'est-ce que ça peut faire ? Tu ne feras rien !

« Comme quoi ? Aller tout révéler au Lord ?

« Espèce de sale... »

Le métis allait l'attaquer quand la jeune femme leva une main pour l'arrêter dans son élan.

« Non seulement je t'ai démasqué, mais j'ai aussi compris ton choix, expliqua-t-elle très sérieusement. Je veux en être, ajouta-t-elle. »

Cette fois-ci, c'est le jeune Zabini qui se mit à rire.

« Comme si j'allais te croire ! Lança-t-il.

« Je sais ce que je veux et ce n'est pas me faire torturer dès que je prononce le moindre mot devant sa majesté.

« Nous ne pouvons pas te faire confiance, décréta la rouquine. Tu vas oublier tout ce que tu as vu et...

« Je croyais que les membres de l'Ordre étaient prêts à aider ceux qui le demandaient.

« On est gentils, pas suicidaires ! Répliqua Ginny, exacerbée.

« Vous avez bien accepté Malefoy et Zabini ! Insista la brunette, l'air halluciné. Surtout Malefoy !

« Laisse tomber, Parkinson ! Lança Alessandro. Malefoy et Zab, à ce surnom, Blaise lui lança un regard noir, sont importants aux yeux de l'autre con.

« Je me demande si je te préfère comme ça ou en roux ? Dit-elle tout en restant sérieuse. »

Le dit roux ne répliqua pas, soudain impressionné par son sens de déduction et son don pour l'espionnage. Il attrapa le bras de sa sœur et l'attira à l'écart. Il lança également un regard à Blaise pour qu'il les rejoigne. A contre cœur, le métis les suivit.

Pansy patienta quelques minutes l'air satisfait. Les trois sorciers se concertaient de façon énergique et la jeune femme savait qu'ils débattaient à son sujet. Elle avait sûrement réussi à convaincre le rouquin et cette idée la faisait largement sourire.

« Il n'a pas tort, avoua Ginny alors que son frère mettait en avant les qualités de la Serpentard.

« On ne peut pas lui faire confiance, souffla Blaise. Vous allez le regretter. Elle peut être très dangereuse.

« J'en parlerais à Maugrey, affirma Ron. Ce n'est pas à nous de décider de toute façon. »

L'italien retourna vers la brunette et laissa Ginny et Blaise seuls dans leur coin. Ceux-ci se lancèrent un regard plus qu'équivoque mais, alors que la rouquine allait rejoindre son frère, Blaise l'arrêta.

« Prends ça, dit-il en lui tendant deux petites potions. Du Polynectar, ajouta-t-il en voyant ses sourcils se froncer.

« Nous allons ressembler à qui ?

« Deux Mangemorts doivent venir rendre une petite visite au directeur demain. Rogue les ensorcellera et vous pourrez, Neville et toi, prendre leur apparence. Contrairement à ton frère, dont les allers et venues ne sont pas surveillés vue qu'il fait partie de la Brigade, vous, vous serez au cachot. Faites-vous remarquer pour que Rogue vous punisse.

« Rogue ferait ça ? Demanda Ginny, surprise.

« Bizarrement, oui, répondit le métis avant de poser les fioles dans la main de la rouquine. »

A ce contact, le corps de la belle fut parcouru d'un léger frisson. La jeune femme tenta de ne pas le faire remarquer mais rien n'échappait au regard de Blaise. Néanmoins, le Serpentard n'en dit rien, trop impatient de quitter la pièce ainsi que… le pays.

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A peine avait-il quitté la Bulgarie, que Draco atterrit devant un portail qu'il ne connaissait que trop bien. Il inspira profondément en fermant les yeux, puis le traversa. Les lieux n'avaient pas changé, hormis les nombreux objets fracassés un peu partout. Il vit une tâche de sang sur le sol de l'entrée et sentit son propre sang se glacer en retenant un haut le cœur. Une odeur putride embaumait le manoir.

« Ce n'est pas suffisant ! Siffla avec force le nouveau Maître des lieux. »

Ces mots poussèrent Draco à s'avancer dans la salle à manger. La pièce était sans-dessus-dessous. Plus aucun objet était encore entier. La fureur du Seigneur des ténèbres avait encore jailli et tout détruis sur son passage. Le jeune Malefoy voulut aller plus avant mais un bras le stoppa. Il se tourna et reconnut le frère Lestrange. Celui-ci lui fit un sourire carnassier avant de le pousser pour passer.

« Chacun son tour, lui souffla-t-il. Maître, commença-t-il, face à Voldemort, nous avons pris d'assaut l'académie de magie française mais leur forteresse est bien gardée. Je vous confirme que le garçon n'y était pas. C'était un leurre. »

La langue du Mage claqua derrière ses dents.

« J'ai tué l'Aurore qui a osé nous tromper ! Intervint Bellatrix, les yeux brillants. Nous allons…

« Vous allez me faire honneur ! Hurla le Sorcier, avant de lever sa baguette pour la faire taire. »

La sorcière aux cheveux noirs se retrouva au sol, de petits cris aigües sortant de sa bouche. Elle ne riait pas cette fois. Il mettait toute sa hargne dans ses Doloris. Le Serpentard n'eut pas besoin de le deviner, écopant à son tour du même sort.

« Si tu es revenu les mains vides, c'est que tu as aussi échoué ! Quand aurais-je le droit à des résultats !? Vous n'êtes qu'une bande d'incapables ! Retrouvez-les ! Tuez-les tous ! Tuez leurs enfants, s'il le faut ! »

Le Mage noir se détourna de l'assemblée, un silence glacial prenant demeure en ces lieux, déjà empreints de noirceur.

« Séverus, as-tu quelque chose à ajouter ?

« Des leurres, il y en aura encore d'autres. Il faudra redoubler de vigilance et vérifier à chaque fois.

« Merci pour ta brillante analyse, Séverus. Mais tu ne vois pas que c'est comme demander à un Cracmol de faire de la magie ? »

D'un simple regard, tous les Partisans s'éclipsèrent. Bellatrix se releva péniblement puis se dirigea vers la porte d'un pas vif.

« Pas si forte, finalement, lui glissa discrètement son neveu juste avant qu'elle passe la porte. »

Un simple grognement lui répondit. Après un dernier regard vers son parrain, resté auprès du Maître, le jeune sorcier s'en retourna vers un endroit plus paisible.

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Après avoir mangé, Hermione écoutait la discussion qu'avait Luna avec le couple d'Aurores, Tonks et Lupin. Les deux futurs parents lui racontaient, non sans embarras pour le mari, leur histoire.

« Il me regardait tout le temps d'un air étrange, lança Tonks en riant. Il avait l'air de s'attendre à ce que je me transforme en animal ou autre chose, ajouta-t-elle. »

Luna eut un petit rire amusé en voyant la tête de Lupin qui levait les yeux au ciel.

« J'admirais ton talent, c'est tout ! Intervint son mari.

« Enfin, toujours est-il que lorsque j'ai appris que c'était un loup garou… »

À ce mot, le regard de Rémus s'assombrit quelque peu.

« … je me suis rendue compte qu'on était un peu pareil, continua l'Aurore. »

Hermione avait remarqué le changement d'humeur du dit loup garou mais n'en dit rien. Elle comprenait à quel point cela pouvait être difficile à vivre.

« J'ai voulu en savoir plus sur lui et j'en suis tombée amoureuse, raconta Tonks, ses yeux marrons débordant d'affection.

« Tu n'as pas su accepter cet amour, Lupin ? Demanda paisiblement la petite blonde assise en face du couple. »

La brunette assise, quant à elle, à côté de Luna, écarquilla les yeux. La Serdaigle avait le don de toucher là où ça faisait mal et de poser les questions les plus gênantes. Tonks n'avait pas mal réagis à cette question, au contraire, elle hochait doucement de la tête, répondant à la place de son mari. De son côté, Rémus donnait l'impression de se liquéfier dans son fauteuil. Hermione ne fixait plus que lui, attendant sa réaction.

« Elle ne méritait pas ça, souffla-t-il.

« Que veux-tu dire ? Insista Luna. »

Tonks avait tourné la tête vers son amant, toute aussi curieuse de savoir.

« Je suis un monstre capable de tuer la personne qui m'est le plus chère, sans éprouver le moindre remord. Comment est-ce que j'aurais pu accepter qu'elle m'aime et qu'elle veuille partager sa vie avec moi ?

« Comment as-tu fais pour le convaincre, Tonks ? Il a l'air très têtu ! Renchérit la blondinette en souriant. »

L'interrogée éclata de rire et le visage dépité de son mari ne fit qu'augmenter son hilarité.

Cette dernière question était celle qu'il aurait fallu poser dès le début, pensa Hermione alors qu'elle quittait la pièce. Leur amour, même s'ils ne le montraient pas, était incroyablement fort et tenace. Lupin avait su accepter sa différence pour combler la femme qui lui avouait son amour. Et cette femme était assez courageuse pour vivre avec et l'aider à combattre cette différence. C'était une belle leçon pour la jeune femme qui, meilleure élève à l'école des sorciers, avait encore des progrès à faire en relation humaine et surtout amoureuse.

La belle n'avait eu que quelques relations sans grand intérêt, vite oubliées, mises au placard. Ce qu'elle se disait, c'est qu'au moins, on ne pouvait plus la traiter de sainte ni touche ou encore de pucelle. Pas même Draco Malefoy, qui croyait le contraire il n'y avait pas si longtemps...

Elle sourit à cette pensée et grimpa au premier étage. La jeune femme y retrouva Otto, en plein déménagement. Elle attrapa au vol une lampe posée au-dessus d'une piles d'objets que l'homme portait tant bien que mal.

« Danke ! lança-t-il en voyant Hermione, la lampe dans les mains.

« Que faites-vous ? Questionna-t-elle les sourcils froncés.

« On prépare les chambres, expliqua Arthur Weasley en sortant d'une des pièces, lui aussi les bras chargés.

« Vous avez prévu d'inviter la moitié de l'Angleterre ? Demanda-t-elle avec un petit sourire.

« Plus d'une vingtaine d'après Mrs Weasley ! Répondit une voix derrière elle. »

Hermione se retrouva nez à nez avec son meilleur ami, un gros oreiller sous chacun de ses bras. La belle suivit le petit groupe jusqu'à une pièce qui, quelques jours plus tôt, n'existait pas. Un lit y demeurait déjà. Les hommes déposèrent les objets là où ils pouvaient puis Otto sortit sa baguette.

« Bitte verbreiten Sie ! * Chje vfais haménachger tout ça ! »

L'homme fit un geste léger de la main et les objets se mirent en mouvement d'eux-mêmes. Les deux tables de nuit de chaque côté du lit. Le coffre de rangement aux pieds. La chaise dans un des coins. La lampe de chevet, toujours dans les mains de la brunette, se mit à trembler furieusement. La jeune femme la lâcha d'un coup.

« Désolée, souffla-t-elle à l'objet avant de sourire. »

Harry, quant à lui, faillit s'envoler avec les deux oreillers qu'il avait encore sous les bras. Ceux-ci tombèrent délicatement à la place qui leur incombait.

« Schön ! Ist es nicht ? *

« Ein sehr ordenliches Zimmer ! * Répondit la voix claire et douce de Gabrielle. Sie hat einen guten Job, meine Herren ! * Ajouta-t-elle en riant d'une voix cristalline. »

Otto le lui rendit bien, impressionné par son accent irréprochable.

« Jche penseu queu vous und Frau Weasley fvous sentirez bien dans cetteu chambrre ! Lança Otto à , l'air enjoué.

« Merci Otto ! Répondit-il.

Hermione ne les avait pas quittés des yeux, amusée par leur échange. Mais lorsque la jeune femme se tourna vers son ami, son amusement s'évapora en une seconde.

Celui-ci était en train de relooker de haut en bas, sans aucun complexe, la jolie française. Et cela n'était pas le pire car Gabrielle l'avait, elle aussi, remarqué et n'hésitait pas à en jouer. La brunette, complètement prise au dépourvu par ce comportement, n'eut même pas le temps de réagir. La blondinette était déjà partie rejoindre Luna en bas et Harry, dans ses pensées, contemplait le vide.

Hermione avait du mal à contenir sa colère, tant elle était déçue par son meilleur ami.

« Ça va, Harry ? Demanda-t-elle avec la voix la plus dégagée possible.

« Oui, pourquoi ? Répondit l'interrogé, d'un air innocent.

« Tu pensais à quoi ?

« A rien, dit-il, intrigué.

« Moi qui pensais que tu les préférais, je ne sais pas moi, ROUSSES ! Hurla-t-elle.

« Mais de quoi tu..?

« Ne te moque pas de moi, Harry James Potter ! Je t'ai vu en train de la dévorer des yeux !

« Oh, et ça te choques !? Répliqua-t-il, à la plus grande stupéfaction de sa meilleure amie. J'ai des yeux qui sont fait pour regarder et je suis un mec !

« Ce n'est pas une excuse !

« Mais tu as vu comment elle s'habille !? S'écria l'Elu, les yeux exagérément écarquillés.

« C'est trop facile !

« C'est elle qui est un peu trop facile, si tu veux mon avis ! »

Hermione resta stoïque puis, sans pouvoir le contrôler, fut prise dans un fou rire.

La journée était passée plus vite que la jeune femme ne l'aurait cru. A peine avait-elle eu le temps de se poser pour bouquiner que le soir était tombé et qu'ils servaient le dîner.

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Emmitouflée dans sa grosse écharpe et son bonnet de fourrure lui tombant sur le front, Pansy avait du mal à voir ce qui se trouvait devant elle. La sorcière, accompagnée de Blaise, était arrivée dans le grand nord de l'Allemagne et à cette époque de l'année, il pouvait faire jusqu'à moins vingt-cinq degrés. Tout près des côtes de la mer du nord, devaient se trouver les géants.

Blaise marchait d'un pas vif alors que sa coéquipière peinait. Celle-ci trébucha contre une pierre dissimulée sous une couche épaisse de neige et ne put se rattraper avant de s'étaler sur le sol gelé.

« Blaise ! Tu pourrais ralentir ! Lança-t-elle, toujours couchée.

« Décidément ! Railla-t-il en la voyant. Je sais que c'est ta position préférée mais ce n'est pas vraiment le moment.

« Oh, aide-moi au lieu de dire des conneries !

« Je crois que je ferais mieux de te laisser crever de froid ! Cracha le métis.

« Tu n'es qu'un... »

La jeune femme ne put finir sa phrase. Blaise l'avait attrapé par l'écharpe et relevé. Il la tenait fermement et ne comptait pas la relâcher. La brunette vit son regard se durcir et voulut s'écarter mais elle glissait et le jeune homme avait plus de force.

« Tu crois que je suis facile à duper ? Demanda-t-il entre ses dents. J'ai vu clair dans ton jeu, petite salope.

« Pour qui tu te prends ?!

« Ferme-la ! Coupa-t-il en la secouant. Je serais prêt à te briser en deux plutôt que de te voir intégrer les rangs de l'Ordre, menaça-t-il, ses yeux noirs lançant des éclairs.

« Mais...

« Je sais ce que tu comptes faire ! Partout où tu passes, tu sèmes la pagaille !

« Les gens changent, tu devrais être bien placé pour le savoir, articula-t-elle difficilement.

« C'est ton jeu préféré et Dray et moi ne le savons que trop bien ! On ne peut pas te faire confiance !

« Peut-être ! S'écria-t-elle après s'être enfin extirpée de son emprise. Mais je suis justement douée pour jouer les troubles fêtes et ton ami Weasley l'a reconnu ! J'ai sûrement l'air d'une simple petite écervelée mais c'est justement ce que je veux bien laisser croire. J'ai tout de suite deviné votre double jeu et je n'ai rien dit.

« Ne me prends pas pour un con !

« Et toi, ne me prends pas pour une idiote ! Répliqua-t-elle tout en reculant, alors que Blaise avait sorti sa baguette. Je sais ce qui se passe entre toi et la rousse, ajouta-t-elle rapidement. »

Le jeune Zabini resta quelques secondes, statufié, puis leva sa baguette. La cible sortit à son tour son arme et se prépara au coup. Mais rien ne vint. Blaise l'avait rangé et avait repris la route sans l'attendre.

Miss Parkinson était satisfaite de constater qu'elle avait réussis à le calmer. Leur discussion avait été musclée mais ça aurait pu être pire. Il n'en aurait certainement pas était de même avec Draco...

Blaise, loin devant elle, n'arrivait pas à retrouver son calme. Il avait la belle rousse dans la peau.

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[Cette fois, elle avait eu tort. Elle avait fait une énorme erreur. Pourtant, la jeune Weasley continuait à fixer son reflet dans le miroir. Aucune amertume envers celui-ci ne jaillissait. Elle ne se haïssait pas, elle haïssait sa faiblesse. Elle maudissait ce mec et le pouvoir d'attraction qu'il exerçait sur elle.

Elle était sortie des toilettes et était retournée à l'infirmerie, les poings serrés. Blaise était assis au bord d'un lit, attendant les soins de l'infirmière. La rouquine n'avait eu qu'un seul regard à lancer à Mrs Pomfresh pour que celle-ci pose son plateau et retourne dans son bureau. Le métis avait regardé la vieille sorcière faire et avait froncé les sourcils. A son tour, il avait croisé le regard de Ginny. Il en était troublé... Elle l'attirait d'autant plus lorsqu'elle était énervée.

« Tu ne devrais pas plutôt t'inquiéter pour ton Potter chéri ? Demanda le Serpentard, sur un ton faussement grave.

« Tu n'as pas le droit de faire ça ! Lança-t-elle. Tu ne peux pas entrer dans ma vie comme ça ! Tu n'as pas le droit de faire en sorte de m'attirer en sachant à quel point je suis faible, lâcha-t-elle difficilement.

« Alors, comme ça, je t'attire ? Souriait-il.

« Zabini ! Enrageait la jeune femme, les dents serrées.

« Quoi !? Cria-t-il soudain, vraisemblablement agacé. Je ne t'ai jamais obligé à rien. Si tu avais été aussi follement amoureuse de ce mec, tu ne te serais pas laissé faire ! Tu n'es pas faible comme tu le dis !

« Tu n'as pas à juger ma relation avec Harry !

« C'est pas difficile en même temps...

« Ce n'est pas ton problème ! Répliqua la jeune femme, hors d'elle.

« Oui, à part que c'est chez moi que tu es venu trouver du réconfort... »

La main de la rouquine vola dans le visage du métis. Elle n'avait pu l'en empêcher.

Blaise, fou de colère, dut redoubler d'efforts pour ne pas l'étrangler. Ses yeux, déjà noirs en temps normal, étaient devenus plus sombres que jamais.

« Je pensais m'être mangé assez de coups pour aujourd'hui, mais visiblement non ! Dit-il, la mâchoire tellement serrée qu'il avait eu du mal à articuler. Et en plus, tu oses me reprocher tes propres fautes ? Tu oses me reprocher d'avoir été à ton écoute ? D'être toujours resté correct avec toi ?

« Tu...

« Si j'avais voulu, il y aurait longtemps que je t'aurais mise à quatre pattes et que je t'aurais enfilé ! »

Le jeune homme s'était alors levé d'un coup, une grimace de douleur au visage et avait envoyé le plateau laissé par l'infirmière valdinguer à travers la pièce, juste avant de partir.

Ginny était restée complètement figée de stupeur face à ces mots d'une violence sans nom. Mrs Pomfresh était sorti de son bureau, tempêtant contre le Serpentard. Mais la Gryffondor ne l'entendait pas. Elle n'entendait que ces mots...]

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Rien n'y faisait, la belle rousse n'arrivait pas à les effacer de son esprit. Heureusement pour elle, l'arrivée de son frère et du secret qu'il gardait, étaient le meilleur moyen pour elle de penser à autre chose.

Ce même frère s'était éclipsé dans la salle sur demande mais sa jeune sœur était maline et avait réussi à l'y suivre à son insu. Elle n'eut pas beaucoup de mal à le retrouver tant il faisait de bruit.

Alessandro s'était mis à fouiller partout, jetant des objets derrière lui, vidant des males. Il marmonnait des mots incompréhensibles mais la jolie rousse avait plus d'un tour dans son sac et en sortit une oreille à rallonge qu'elle jeta délicatement vers son frère. La création des jumeaux Weasley se dressa afin que Ginny entende tout alors qu'elle se trouvait à plus de cinq mètres de Ron.

« C'est pas vrai, ragea celui-ci. Je ne vais jamais m'y retrouver. »

Lorsque le jeune Weasley, toujours dans la peau d'Alessandro, s'éloigna, l'oreille le suivit. La jeune femme, à l'autre bout, n'avait qu'à dérouler plus de fil.

Alessandro s'arrêta alors devant une étagère gigantesque et parcourut les titres des livres, les sourcils froncés.

« Les plus délicieux poisons, lit-il. Les sorcières maléfiques, leur histoire. Les crimes parfaits... Objets malfiques ! »

L'italien tira le livre de son lieu de résidence et le posa vivement sur une petite table. Un nuage de poussière se dressa devant lui et le fit toussoter. Il l'ouvrit et parcourut les pages aussi vite que possible, comme si sa vie en dépendait.

« Livres ensorcelés... On s'en fou, marmonna le jeune homme tandis que Ginny s'approchait de lui. Ossements humains... Non, continua-il. »

Il retourna en arrière et tomba enfin sur ce qu'il cherchait.

« Horcruxes ! Lança-t-il, l'air satisfait. »

Cette fois, c'était la bonne ! La rouquine sortit de sa cachette et se retrouva pile en face de son frère. Celui-ci écarquilla les yeux en la voyant sortir de nulle part.

« Tu es folles ! Beugla-t-il. J'aurais pu te tuer !

« Avec un « Horcruxe » ? Demanda-t-elle.

« Non ! Je... Tu m'espionnais ?! S'étrangla-t-il.

« Oui, répondit la belle, le plus simplement du monde. Voyons voir, ajouta-t-elle en tentant de s'approcher du livre. »

Ron bondit dessus et le serra dans ses mains. La jeune femme se mit à rire et sortit sa baguette. Avec un Accio, le livre se retrouva dans ses propres mains.

« Horcrrr… Ah ! Voilà !

« Gin, non ! Tu n'as pas à voir ça ! Tu ne dois pas savoir ! »

Mais la belle avait lu la description de cet objet, désigné comme étant le plus maléfique qui puisse existait. Des millions de questions s'étaient emparées de son cerveau et ne s'étaient soldées qu'en une seule réponse.

« V... Il a créé un Horcruxe !?

« Pas qu'un seul, soupira l'italien avant de se rendre compte qu'il parlait à une personne qui n'était pas censée savoir ce genre de détails. »

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Les deux Aurores bulgares, après avoir nettoyé la ruelle de leur combat, firent leurs bagages et purent transplaner vers l'Allemagne. N'étant pas dans le secret du quartier général, ils se retrouvèrent dans la forêt qui entourait la maison d'Otto. Ne s'y retrouvant pas dans la nuit, ils tournèrent en rond une bonne demi-heure.

Adossé à un arbre, un sourire amusé aux lèvres, le jeune Malefoy les observait depuis quelques minutes.

« Besoin d'aide ? Demanda-t-il quand ils arrivèrent à sa hauteur.

« Malefoy ! S'écria Krum, prêt à lui bondir dessus.

« J'ai dit qu'on verra ça au Q.G, fit remarquer le beau blond en voyant l'air enragé du champion de Dumstrang. En parlant du Q.G, reprit-il, vous ne le voyait pas. On ne vous a pas donné l'adresse ?

« Tu es très drôle, Draco, lança Aria. C'était à toi de nous y conduire.

« Grand seigneur que je suis, je vais vous donner l'adresse, dit-il en jubilant malgré lui. »

Les trois sorciers s'avancèrent vers la porte d'entrée. Le Serpentard avait accéléré le pas, malgré lui. C'est une magnifique jeune femme qui leur ouvrit. Les deux hommes du trio restèrent sans voix, l'air ébahi. La concernée baissa la tête, gênée par l'intensité de leurs regards. Poussée par un besoin insoupçonné, les yeux noisettes trouvèrent le gris profond des yeux de l'héritier Malefoy.

Une étourdissante connexion s'établit entre eux, sans qu'aucun ne puisse la contrôler. Seul l'autre comptait et plus rien autour d'eux n'avait d'importance. L'un comme l'autre, ils étaient agréablement surpris par leurs changements physiques et se consumaient de désir, sans rien y comprendre.

Aria, restée en retrait, avait observé toute la scène et avait très vite compris ce qui se passait. D'un geste vif, la jeune Aurore stoppa Viktor dans son élan alors qu'il s'apprêtait à se jeter sur Hermione. Celle-ci, toujours autant hypnotisée par les yeux clairs de Draco, s'avança d'un pas vers lui. Ce geste, pris pour une invitation, poussa le bulgare à la prendre dans ses bras, écrasant au passage le pied du blondinet.

« Hermione ! S'écria Viktor, de sa voix grave. Tu es à chaque fois plus belle ! »

La belle eut tout juste le temps de pousser un petit cri de stupeur. Complètement déboussolée, elle ferma les yeux. Cette étreinte eut l'effet d'une douche froide, la ramenant brutalement à la réalité. Lorsqu'elle les rouvrit, elle intercepta à nouveau les yeux de l'homme qu'elle désirait, mais se heurta à la noirceur qui s'y logeait.

Etait-il jaloux ?

« Bienvenue, dit-elle enfin, toujours un peu sous le choc et mal à l'aise par rapport au regard du jeune Malefoy.

« Jolie Hermione, j'aimerais te présenter... »

L'ancien attrapeur ne put finir sa phrase, violemment bousculé par Draco. Celui-ci attrapa le bras d'Hermione avec force pour l'attirer vers lui. La belle retint bruyamment son souffle, surprise par le geste du Serpentard. Le jeune homme capta l'angoisse de la magnifique jeune femme et se radoucit en un instant. Il laissa glisser son visage vers le sien et caressa ses lèvres avec les siennes. Ce simple geste embrasa les sens de la rouge et or qui, guidée par le désir, agrippa la nuque du vert et argent pour approfondir leur baiser. Avec sa langue, elle quémanda le passage, ce que le jeune homme lui accorda avec plaisir. Leurs langues s'entremêlèrent avec sensualité. L'intensité était telle qu'arrivés à bout de souffle, ils se séparèrent. Le couple resta front contre front en cet instant suspendu dans le temps.

« Bonjour petite lionne.

« Bonjour, vil serpent, reprit la belle. »

Le jeune homme s'écarta et s'avança vers l'escalier.

« Très sexy ton nouveau look et ...

« Chut ! Coupa le beau blond en se retournant vers elle, l'air victorieux. J'ai toujours su que tu étais folle de mon corps. »

Sans s'attarder plus longtemps, Draco monta les marches de l'escalier avant de disparaître à l'étage.

Après l'avoir regarder faire, Hermione devint toute rouge face aux deux bulgares. Le silence qui les entourait était rempli de tension et la jeune femme ne savait pas quoi dire. Une petite brune se posta devant elle avec un grand sourire.

« Bonjour, je suis Aria, dit-elle en tendant la main à une Hermione troublée. J'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup, insista-t-elle, l'air épuisé, entendu parler de toi. »

Hermione remarqua le petit clin d'œil qu'elle lui avait lancé mais ne fit mine de rien. Elle mena les nouveaux arrivants dans la salle de séjour où Otto et Lupin discutaient. Les deux hommes se levèrent et accueillirent chaleureusement les alliés venus de l'Est. Harry, Tonks et Maugrey les rejoignirent très vite en entendant leur accent bulgare.

« Alors, quelles nouvelles de Bulgarie ? Demanda le loup garou, après les formules de politesse habituelles.

« Il y a plus d'ombre que de lumière, commença Aria, l'air peiné.

« Plus de Mangemorts ? Insista Lupin de son ton sérieux. »

La jeune femme acquiesça avant de prendre la tasse de thé que Luna lui tendait, les ayant rejoints elle aussi.

« Nous nous sommes fait attaquer, continua l'Aurore.

« Draco Malefoy ne peut pas être des nôtres ! Intervint Viktor, soudain furieux. C'est un traître ! Il est dangereux ! »

Hermione, hallucinée face aux paroles du jeune Krum, le regardait avec stupéfaction.

« C'était un piège qu'il a manigancé ! Je l'ai entendu préparer d'une attaque et quelques minutes après, les partisans étaient là.

« Viktor ! Il ne nous aurait pas défendu et aidé contre ces Mangemorts s'il voulait nous piéger, répliqua Aria, elle aussi, surprise par ce retournement de situation. Il a même tué…

« Justement ! Il l'a tué à mains nues ! De sang froid ! »

Tout le monde fut choqué par cette révélation. Harry sortit d'un pas vif de la pièce, frôlant au passage l'épaule de sa meilleure amie, restée dans l'encadrement de la porte, et se dirigea vers le deuxième étage.

Hermione posa lentement sa main sur sa bouche, comme si celle-ci allait lui tomber du visage. Elle secoua la tête pour remettre ses idées en place et mieux analyser la situation.

« Une mission de l'Ordre était organisée et vous n'étiez pas au courant. Il devait agir aux yeux de Vous-Savez-Qui pour assurer son statut. Lui montrer qu'il n'est pas inutile. Car être inutile à ses yeux, c'est signé son arrêt de mort, dit innocemment la jolie Luna.

« Ta colère est mal dirigée ! Lança la bulgare à l'adresse de son compatriote. On sait très bien pourquoi tu es vraiment énervé. Il t'a aidé et m'a sauvé la vie ! Comment oses-tu le dénigrer pour une simple histoire d'égo et de jalousie ?! Dit-elle en le regardant avec dureté. »

Elle se tourna vers le reste du groupe, resté silencieux, et les invita à écouter le récit de leur combat.

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Harry était arrivé dans le couloir et tomba sur la jeune Delacour. Celle-ci chantonnait paisiblement, un appareil à la main. Cet appareil mettait de la musique comme une enceinte, utilisée par les moldus. Le jeune homme fronça les sourcils mais continua son chemin, plus déterminé que jamais. Il allait atteindre la chambre où devait être le meurtrier quand la blondinette l'appela.

« Tu as l'air énervé, Harry, fit-elle remarquer avant de le rejoindre. »

Le Gryffondor était à chaque fois plus impressionné par les vêtements qu'elle portait. Un mini short en coton de couleur rose bonbon et un haut blanc largement fendu sur les côtés.

La belle remarqua son regard et sourit, amusée.

« Tu aimes mon pyjama ?

« Euh... Harry ne savait quoi répondre. Désolé, mais je dois avoir une discussion avec...

« Moi, je crois plutôt que tu as besoin d'un verre ou deux, coupa la française en l'attrapant par le bras. »

L'Elu voulut l'en empêcher mais ils étaient déjà arrivés dans le petit salon, expressément aménagé pour les jeunes, qui résidaient tous au deuxième étage. La jeune fille attrapa une bouteille au contenu cuivré et en versa un fond dans un grand verre. Elle en fit de même pour elle et invita Harry à trinquer.

« Je n'avais pas prévu de boire... J'avais quelque chose d'important à faire.

« Ça ne sert à rien d'y aller énervé, répliqua-t-elle. Tu devrais penser à te détendre un peu, de temps en temps.

« Merci, souffla-t-il simplement en prenant le verre. »

Dans un même geste, ils avalèrent le whisky d'une traite et Gabrielle les resservit.

« Ça fait du bien, soupira-t-elle en se frottant la nuque. Elle sauta sur le bar pour s'y asseoir, l'air désinvolte. »

Harry se rendit compte qu'il n'avait cessé de la contempler et vida son deuxième verre dans un geste vif.

« C'est fou comme les apparences peuvent être trompeuses, lança-t-il. Tu parais toute innocente alors que...

« Oui, je sais, intervint-elle en plantant son regard dans le sien. Personne ne me connaît vraiment.

« Es-tu vraiment toi-même avec Ron ?

« Tu n'as pas quelqu'un à aller voir ? Renchérit-elle en descendant du bar. »

L'interrogé acquiesça, posa son verre sur la table et sortit de la pièce. Il était perplexe. Personne ne la connaissait vraiment et elle savait très bien en jouer. Elle avait ce petit truc qui en imposait beaucoup. Elle savait se faire remarquer et attirer le regard. Ron savait-il vraiment à quoi s'attendre avec elle ?

Le whisky pur feu avait fait son effet dans les entrailles du jeune Potter, qui frappa à la porte, complètement détendu et apaisé. Le jeune Malefoy lui ouvrit et lui jeta un regard surpris.

« Tu viens me souhaiter la bienvenue ? Questionna-t-il, l'air faussement ému.

« Je suis venu pour que tu me dises ce qui s'est passé en Bulgarie et pourquoi il a fallu que tu tues un homme à mains nues. »

Draco changea d'humeur en un instant et déglutit difficilement. Ce geste le hantait encore, lui rappelant sans cesse qu'il était capable du pire.

« On est en guerre, répondit finalement l'interrogé. Il y a des morts et je préfère que ce soit eux plutôt que moi.

« Mais tu l'as tué à mains nues...

« Tu n'étais pas là ! Tu ne sais pas dans quelle situation on était ! Tu aurais sûrement fait pareil.

« Dans notre camp, on évite de tuer. Alors qu'est-ce qui t'a poussé à le faire et à mains nues, qui plus est ?

« Mon instinct, lâcha Draco l'air amer. Il m'avait reconnu. »

Le regard qu'Harry lui lançait était le genre de regards qu'il aurait, à tous prix, voulu éviter. Il voulait le faire disparaître, lui claquer la porte au nez et ne plus le voir se poser ainsi sur lui.

L'Elu comprit qu'il n'obtiendrait rien de plus ce soir et laissa le jeune Malefoy. Celui-ci ferma bruyamment la porte et se retrouva, tremblant de rage, au milieu de la chambre. Il alla dans la salle de bain pour se rafraîchir le visage et se remettre les idées en place mais ce regard de dégoût, de mépris, d'horreur, il le retrouvait dans ses propres yeux face au miroir.

Sans pouvoir le maîtriser, son poing alla frapper la glace, la fissurant. Des bouts de verres transpercèrent la chaire de sa main mais peu lui importait la douleur et le sang qui s'en écoulait. Il souffrait bien plus à l'intérieur.

Le jeune homme releva les yeux vers son reflet qui subsistait dans la partie du miroir qui n'était pas brisée et découvrit un tout autre regard. Celui-ci était simplement inquiet, dégageant une tendresse immense. Draco se retourna vers Hermione, figée à l'entrée de la salle de bain. D'un geste lent, elle sortit sa baguette et remit en état la grande glace brisée. Elle s'approcha ensuite de lui. De cet homme qui la chamboulait tant, qui arrivait à la réconforter et à lui donner des sueurs froides la seconde d'après.

« On ne t'a jamais appris à frapper ? Questionna-t-il, la faisant sortir brutalement de ses pensées.

« Tu as déjà oublié le coup de poing en troisième année ? Répliqua la jeune femme. »

Le jeune homme ne put s'empêcher d'esquisser un sourire à ce souvenir.

« On n'a jamais été tendre l'un envers l'autre, admit-il.

« Et ce n'est pas prêt de changer si tu continues à être aussi stupide, renchérit la belle brune avant de lui attraper la main et de la mettre dans une serviette. Je vais te soigner, ajouta-t-elle en le poussant pour qu'il s'assoit sur le rebord de la baignoire.

« Hum... J'ai droit à une infirmière sexy. »

La jeune femme, désabusée, lui appuya sur la main pour qu'il arrête de faire le malin. Le beau blond retint un cri de douleur et lui lança un regard sévère.

« Pourquoi avoir fait des changements physiques, si tu n'acceptes pas les compliments ?

« Je n'ai modifié que mes cheveux, fit-elle remarquer, agacée.

« Tu aurais pu te rajouter un peu de poitrine.

« Tu n'as jamais vu ma poitrine ! Tu ne sais pas comment elle est ! Répliqua-t-elle, un air de défi dans les yeux. »

Draco se mit à rire. Depuis quand était-elle aussi audacieuse ? Etait-ce la guerre qui l'avait changé ? Peut-être qu'il ne la connaissait pas assez. Il remarqua qu'elle avait rangé sa baguette pour le soigner et fronça les sourcils.

« Je ne sais pas si tu te souviens mais tu es toujours une sorcière.

« Je préfère la façon moldue, répondit-elle calmement. Ma mère m'a toujours soigné comme ça, ajouta-t-elle, l'air nostalgique. »

Le jeune Malefoy ne répondit rien et se laissa faire. La belle ne parlait jamais de ses parents et quand le sujet était abordé, elle faisait tout pour l'éviter. Il l'avait déjà remarqué à son anniversaire et à la mort de son chat. Il avait pu lire la douleur dans ses yeux.

« Ça va ? Demanda-t-il en glissant sa main libre dans les longs cheveux lisses de son infirmière. »

Ce geste le surprit autant qu'elle, qui releva les yeux vers lui. Elle lui répondit en hochant la tête puis retourna à son bandage.

« Je ne sais pas ce que tu m'as fait, mais tu m'as envoûté, avoua-t-il en lui caressant la nuque. »

Il sentit le duvet soyeux à la base de ses cheveux se dresser sous le passage de ses doigts et remarqua le léger tremblement de ses mains.

« A ce que je vois, c'est réciproque, continua Draco de sa voix suave. On devrait approfondir la chose. »

Il avait glissé sa main jusqu'au creux de son dos et l'attira vers lui, les yeux plein de braises.

« Je te reconnaît bien, là. Je commençais à me poser des questions, dit-elle, l'air faussement soulagée. »

Elle serra le bandage d'un coup sec puis s'écarta de lui. D'un geste de sa baguette, elle fit disparaître les ustensiles de soins. Elle retrouva ses yeux gris alors qu'il s'était levé.

« Ça ira ta main ? Demanda-t-elle.

« Tu en as déjà fini avec moi ?

« Tu es un cas désespéré, Malefoy. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de toi ?

« J'ai plein de petites idées, lança-t-il en se rapprochant lentement d'elle, l'air aguicheur. Mais je te préviens, je n'aime pas être dominé. »

La belle préféra faire semblant de n'avoir rien entendu et sortit de la salle de bain.

« Bonne nuit, dit-t-elle avant de se retrouver dans le couloir.

« Granger, un jour, il faudra arrêter de souffler le chaud et froid et savoir ce que tu veux vraiment, dit-il, un peu blasé. On est plus des gamins.

« Intéressant, intervint Harry d'une voix saoûl, alors qu'il sortait du petit salon où il était retourné se servir à boire. Toujours à ce stade... »

Il rejoignit tant bien que mal sa chambre et Hermione s'empressa de faire de même, embarrassée, non seulement par les mots de Draco, mais aussi par le passage de son meilleur ami.

Elle s'installa silencieusement sur son lit, en prise à une grande réflexion. Que voulait-elle vraiment ? Était-elle prête à sauter le pas avec lui ? Ce dont elle était sûre, c'est qu'elle ne voulait pas être une simple conquête de plus qu'il afficherait fièrement en haut de son tableau de chasse.

« En haut ? Pourquoi en haut ? Se demanda-t-elle à voix haute. »

Elle secoua vivement la tête, perturbée par ses propres pensées. Elle devait rester fidèle à elle-même. C'était une jeune femme pragmatique, de bon sens. Quel sens avait tout cela ? N'était-ce qu'un jeu, une distraction pour ne pas constamment penser à la guerre ?

« Je ne veux plus jouer…, bredouilla-t-elle avant de tourner le robinet de la baignoire pour la remplir. »

Elle le voulait lui, de tout son être, aussi déraisonnable que cela ait pu sembler.

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Le réveil n'avait pas été facile pour tout le monde. Harry avait la tête en feu après être retourné tout seul dans le petit salon et avoir vidé plus de la moitié de la bouteille de whisky la veille. Il en avait même oublié que sa petite amie devait arriver le matin même. Il s'en souvint alors qu'il prenait sa douche. Il s'habilla le plus vite possible et dévala les escaliers.

Il retrouva Gabrielle blottie dans les bras de Ron, redevenu lui-même et comprit qu'ils étaient déjà arrivés.

Harry allait saluer son meilleur ami mais celui-ci l'évita en se faufilant vers le salon avec sa copine. L'Elu ne s'attarda pas sur ce geste, trop impatient de revoir sa rouquine préférée. Celle-ci discutait tranquillement avec sa mère dans la cuisine. Le jeune homme s'avança vers elle alors qu'elle était de dos mais Neville vint lui barrer la route.

« Bonjour Harry ! Lança-t-il, enjoué. Je suis vraiment content de te revoir ! »

Ginny se retourna et vit son petit ami en train de serrer la main du jeune Londubat.

« Salut Neville, répondit Harry. Moi aussi, je suis heureux. Je tenais à te remercier pour tout ce que tu fais à Poudlard. Il faut énormément de courage pour affronter les Mangemorts et protéger les plus faibles.

« Ce n'est rien, dit Neville, gêné par autant de compliments.

« Tu devrais t'estimer heureux, Neville. C'est rare qu'Harry fasse preuve d'autant de reconnaissance, marmonna Ginny. »

Le jeune Londubat tourna la tête vers la jeune Weasley et Harry put enfin la voir. Il allait lui sourire quand il se heurta à la froideur de son regard. D'un geste brusque, la jeune femme lui intima de la suivre.

Ginny avait découvert le secret et compris qu'il n'avait jamais eu assez confiance en elle pour le partager avec elle. Peut-être que c'était simplement pour la protéger, mais la belle ne voulait plus chercher d'excuses à son comportement envers elle.

Arrivés dans un petit bureau, la rousse se plaça face à l'unique fenêtre, une fois de plus dos à son amant. Ledit amant comprit très vite que quelque chose n'allait pas et attendit dans un silence de plomb les réprimandes de sa dulcinée.

« J'ai quelque chose qui pourra t'être très utile, entama-t-elle calmement en mettant sa main dans la poche arrière de son jean. »

Elle se retourna rapidement pour lui faire face et lui lança l'objet dont elle parlait. Pris au dépourvu, le jeune Potter n'eut pas le temps de l'attraper et il atterrit au sol. Il avait perdu ses réflexes d'antan visiblement... L'ancien attrapeur regarda vers ses chaussures et reconnu un croc.

« Mais qu'est-ce que c'est ? Questionna-t-il en le ramassant.

« Tu as déjà oublié la première fois où tu m'as sauvé la vie ? Renchérit-elle. »

A ces mots, la rouquine se rendit compte qu'il lui avait sauvé plusieurs fois la vie et ce rappel à l'ordre la toucha plus qu'elle ne l'aurait cru.

« Bien sûr que je m'en souviens. C'est aussi la deuxième fois que j'ai combattu Tu-Sais-Qui, ajouta l'Elu. »

La belle revint brutalement à la réalité et, poussée par le manque de considération d'Harry, redevint aussi maussade qu'avant.

« Et c'est aussi ce jour-là que tu as détruit le premier « Horcruxe », non ? Appuy-t-elle, d'un ton sec. »

La jeune femme croisa étroitement les bras, l'air prostré, attendant la colère d'Harry... Celui-ci avait les yeux fixés sur le croc, étrangement calme.

« C'est vrai ! S'écria-t-il, sur un ton plus joyeux qu'énervé. C'est fantastique ! Ajouta-t-il avant de lever les yeux vers sa belle. »

Il la fixa pendant un moment, les yeux brillants. Ginny, stupéfaite, ne savait plus sur quel pied danser.

« Tu n'es pas en colère ? Insista-t-elle. »

Mais Harry l'ignora... une fois de plus.

Plusieurs sentiments se mêlaient en lui et il avait besoin de temps pour y mettre de l'ordre.

Savoir ce secret la mettait en danger, non seulement elle, mais chacun d'entre eux. C'était une personne de trop mise au courant. Cette peur était tenace et ne le lâcherait pas tant que leur ennemi ne serait pas vaincu.

A contrario, l'Elu ne pouvait être qu'admiratif face à l'intelligence et l'implication dont Ginny avait fait preuve. Alors comment pouvait-il se mettre en colère alors qu'il lui était si reconnaissant ? S'il devait être en colère contre quelqu'un, ce ne devait pas être elle...

Soudain Harry se rendit compte qu'il était à présent tout seul dans le bureau. La rouquine n'avait pas eu la patience d'attendre qu'il ait fini de se torturer l'esprit.

La plus jeune des Weasley s'enfuit dans la chambre qui lui avait été attribuée, submergée. Elle ne le comprenait plus. Il se mettait en rogne sans que ce soit justifié et lorsqu'elle s'attendait à le voir exploser de rage, il se comportait normalement. La belle rouquine pensait pouvoir lire en lui. Elle espérait être celle que saurait le comprendre mieux que quiconque.

Une fois de plus, le fossé entre eux s'agrandissait...

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Trad : * Dann Ehrlich wilkommen ! = Soyez les bienvenus ! (Otto)

* Bitte verbreiten Sie ! = Ecartez-vous s'il vous plait ! (Otto)

* Schön ! Ist es nicht ? = N'est-ce pas joli ? (Otto)

* Ein sehr ordenliches Zimmer ! = Une chambre très charmante ! (Gabrielle)

* Sie hat einen guten Job, meine Herren ! = Vous avez fait du très bon boulot, messieurs ! (Gabrielle)

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Désolé pour nos lecteurs pas trop férus de langue étrangère. Nous voulions ajouter un peu plus « d'exotisme » à notre récit.

Notre chère Pansy Parkinson entre enfin en jeu. Vous aviez hâte ?

Le montage photo de couverture vous plaît ? Nous avons essayé d'y regrouper les personnages qui ont le plus d'importance dans la trame. Avez-vous reconnu l'acteur qui prend le rôle d'Alessandro pour nous ?

On va arrêter avec les questions et vous souhaiter… une bonne fin de soirée, une belle journée, un bon appétit, … etc.

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A très vite alors…