Hop, coucou ! J'ai mis un peu de temps à l'écrire celui-là, par rapport aux autres, j'espère qu'il vous plaira. Je n'en dis pas beaucoup plus, même si vous vous doutez certainement du personnage qui sera central dans ce chapitre ! Les derniers mystères vont pouvoir tomber progressivement, avec la révélation attendue (je crois) sur les anciens maires ! Bonne lecture et on se retrouve à la fin !
Ace aurait aimé oublier ce que Rayleigh lui avait dit lors de l'anniversaire de Luffy. Cependant, c'était impossible. Pour l'enfant de onze, c'était une information beaucoup trop difficile à digérer. Au moins son père biologique n'était pas un inconnu, contrairement à ce qu'Edward lui avait toujours répété. Pire, c'était même une personne plutôt célèbre, un ancien maire de Sabaondy. Cela faisait longtemps que Sengoku, depuis toujours sur l'échelle de la vie d'Ace, et il ne savait pas du tout qui était son prédécesseur. Apparemment, cette personne était son père. Son véritable père. L'idée qu'il soit encore vivant lui traversa l'esprit et un jour, il prit son courage à deux mains.
« Papa, est-ce que je peux te parler ? »
C'était un dimanche, Edward lisait tranquillement le journal dans son salon pendant que les garçons jouaient ensemble dans les chambres. Tous sauf Ace apparemment. L'enfant réalisait qu'appeler cet homme père lui semblait un peu bizarre maintenant. Après tout, il avait peut-être une famille réelle qui l'attendait, quelque part. Il n'allait pas tarder à le savoir. De son côté, le géant se demandait bien ce que son fils pouvait avoir à lui dire. Ace était plus distant depuis quelques temps, de ses frères comme de ses amis à l'école et la maîtresse lui en avait rapidement touché un mot. Il espérait pouvoir régler le problème en discutant avec l'enfant, d'autant que la demande venait de lui.
« - Bien sûr, gamin. Dis-moi ce que tu veux savoir.
- Je sais maintenant, déclara-t-il abruptement, la voix tremblante.
- Qu'est-ce que tu sais ? demanda Edward, posant son journal enfin.
- Je sais que j'ai un père quelque part. Mon vrai père. »
La phrase venait de tomber, froide et implacable. Le géant se rappela alors ce que lui avait dit Garp au sujet de Rayleigh. Il n'y avait pas prêté suffisamment attention et maintenant, cela lui retombait dessus. C'était probablement mérité hélas. Edward hésita une seconde. Devait-il tout avouer ? Non, il ne se sentait pas prêt, Ace lui semblait encore trop jeune. C'était peut-être une erreur mais le garçon était son enfant maintenant, c'était à lui de choisir ce qu'il voulait pour son éducation. Ace le fixait avec le regard dur, attendant une réponse qui ne venait pas.
« - Tu sais, Rayleigh a raconté n'importe quoi.
- Comment ? s'étonna le brun, n'y croyant pas.
- N'y penses plus, Ace. Tu ne dois pas te poser ce genre de questions, d'accord ?
- Mais il avait l'air de dire vrai ! Que mon père est vraiment l'ancien maire !
- Eh bien, notre cher menuisier devait être bien fatigué, c'est tout. Tu as peut-être les cheveux de la même couleur que lui, c'est vrai. Mais c'est une vieille histoire.
- Est-ce que je peux au moins la connaître alors ?
- Dans quelques années, quand je serai prêt, trancha le banquier, mal à l'aise. Hum, pourquoi ne retournes-tu pas avec tes frères maintenant ? »
Ace fit un hochement de tête léger et s'en retourna dans sa chambre. Edward ne savait pas trop quoi en penser. Il n'aimait pas ce qu'il venait de faire mais il ne se sentait pas de révéler la vérité à Ace. Pas tout de suite. Dans quelques années, cela lui paraissait plus simple. Le garçon serait alors vraiment prêt à entendre l'histoire. De son côté cependant, l'enfant n'alla pas avec ses frères mais s'enferma seul dans sa chambre. Il savait qu'Edward lui mentait et il était prêt à tout pour découvrir la vérité sur ses origines, peu importe ce qu'il aurait besoin de faire. La détermination brillait dans ses yeux.
Dans sa tête de pré-adolescent, Ace mit donc tout un plan en place pour découvrir la vérité, sans forcément avoir besoin de trop questionner les adultes. Pour quelqu'un de son âge, il était redoutablement intelligent. La première étape était très simple, il devait simplement savoir comment s'appelait l'ancien maire. Au départ, il pensait pouvoir trouver ça dans un livre de l'école, mais il n'y avait rien du tout sur le sujet. L'accès à internet était trop réglementé pour qu'il se risque à chercher une telle information là. Finalement, après un cours sur Sabaondy, il alla voir Scarlet le plus innocemment possible. La maîtresse était gentille, elle ne lui poserait pas de questions.
« - Ah, Ace, tu veux me demander quelque chose ?
- Oh, je me demandais simplement comment s'appelle l'ancien maire. On en parle beaucoup mais sans jamais dire son nom ici.
- C'est une histoire sombre mais… Il s'appelle Roger Gol. »
Roger Gol, voilà l'information qu'il voulait. Pour ne pas paraître louche, Ace posa d'autres questions dont il se moquait et Scarlet ne remarqua rien. Elle fut même contente que le garçon vienne la questionner, montrant son intérêt pour le cours. La maîtresse pensait qu'il sortait enfin de sa période d'isolement, pour des raisons qui étaient propres à l'enfant. Elle espérait que tout irait bien maintenant et ne pensa pas à le dire à Edward. Les frères d'Ace ne surent pas ce qu'il avait demandé à la maîtresse et ne lui demandèrent pas non plus. S'il avait envie d'en parler, il était libre.
Il n'en avait aucune envie. Maintenant, dans la deuxième étape de son plan, il devait retrouver d'autres informations ou mieux, l'adresse de Roger Gol. Cependant, il ne voulait laisser aucune trace de ses recherches sur internet. Il connaissait bien le système et il ne voulait pas que quelqu'un puisse le suivre encore moins ses frères ou son père… Edward. Désormais, il refusait de l'appeler père dans sa tête, il était trop en colère contre les mensonges probables du banquier.
« Dis, Ace, tu es sûr que ça va ? »
Le garçon sursauta en voyant Marco s'approcher de lui. A force de faire attention aux adultes, il avait totalement oublié ses frères. Les autres jouaient tranquillement plus loin, mais le blond n'avait pu s'empêcher de venir voir Ace, inquiet de le voir s'éloigner ainsi. Il ne savait pas ce qui se passait dans la tête de son frère ni même la quête pour découvrir ses origines de ce dernier. Marco voulait seulement vérifier que la tristesse dans les yeux de son frère n'étaient pas trop grave.
« - Hum ? T'inquiète, Marco, ça va. Je suis juste fatigué.
- Tu es beaucoup fatigué en ce moment alors. Tu es sûr que tu n'es pas en manque de vitamines ?
- Mais non, arrête ! T'es quand même pas ma mère !
- Non, Ace, mais je suis ton frère et je m'inquiète. Les autres aussi.
- Alors, tu leur diras que je vais bien. Je vais parfaitement bien, inutile de s'en faire.
- Bon. Est-ce que ça te dit de venir ? On comptait se faire un tournoi de mario kart. Je crois même qu'on va réussir à convaincre papa de jouer avec nous.
- C'est gentil, Marco, mais je n'ai pas très envie pour le moment. Plus tard peut-être.
- Quoi ? Mais pourtant tu es toujours le plus motivé de nous tous !
- Et alors, je suis obligé d'accepter à chaque fois, du coup ?
- Non. Mais si tu veux nous rejoindre, tu es le bienvenu, Ace. »
Marco n'insista pas et s'en alla. De son point de vue, peut-être qu'Ace commençait sa crise d'adolescence, un peu en avance. Le blond n'en savait rien mais il décida de ne pas s'inquiéter. Son frère avait un caractère fort, c'était connu. De plus, Edward n'avait pas l'air particulièrement inquiet, ce n'était pas à lui de prendre la responsabilité du garçon. Marco n'aurait sans doute pas réagi ainsi s'il avait su ce que son frère avait réellement derrière la tête.
Finalement, Ace ne tarda pas à trouver l'adresse de Roger Gol, grâce à un hasard vraiment merveilleux pour lui. Edward se promenait avec ses enfants dans un parc et en s'éloignant un peu, le garçon tomba sur le maire Sengoku, en pleine discussion avec son fils Sakazuki le pompier. Sans savoir pourquoi, Ace se cacha derrière un arbre et écouta la conversation. C'était terriblement ennuyant au début, une vraie discussion d'adultes, avec des sujets trop sérieux pour un gamin de onze ans seulement.
« Pourquoi je ne m'en vais pas alors ? »
C'était une question à laquelle Ace n'avait pas de réponse. Son père ne l'appelait pas, ses frères non plus et personne ne l'avait remarqué, derrière son arbre. Alors, il restait là et il écoutait les deux adultes, espérant apprendre quelque chose d'intéressant, que son instinct ne le trompait pas. Ace attendit encore et encore, pendant des minutes qui lui paraissaient terriblement longues. Bientôt, Edward ou ses frères allaient forcément le retrouver. Alors qu'il allait s'en aller, l'information tomba au milieu de la conversation, avec une chance improbable.
« L'ancien maire habitait au 1 impasse Laugh Tell, le quartier nord. »
Sans plus attendre, le garçon quitta sa cachette et retourna auprès de ses frères. Aucun d'entre eux n'avait rien remarqué, pas plus que son père. Après tout, le garçon n'avait fait aucune bêtise, personne ne pouvait se plaindre de son attitude. D'ailleurs, il était tellement heureux de sa découverte qu'il se montra plus joyeux que d'habitude et cela fit plaisir à toute sa famille. En rentrant, tout le monde était content et personne ne pouvait soupçonner ce qui allait se passer.
En rentrant chez lui, Ace réussit à emprunter discrètement une carte au banquier, afin de voir où se trouvait exactement l'adresse obtenue. Le garçon chercha un moment, n'étant pas le plus doué en orientation et il finit par trouver. Le seul problème, c'est que c'était terriblement loin de tout ce qu'il connaissait, aucune excuse ne lui semblait valable pour se rendre dans cette zone. Il n'y avait aucun magasin, aucun parc et aucun camarade de classe dans cette partie de la ville. Le problème lui paraissait énorme à juste onze ans et il cherchait désespérément une solution.
« Et si je séchais l'école ? »
L'idée lui vint, brutale et insensée, mais pourtant pas idiote. Après tout, c'était le seul moyen qu'il avait pour y aller. Ace ne comptait pas attendre plus longtemps, il voulait connaître la vérité. Ce fut également pour cette raison qu'il décida d'agir dès le lendemain. Cette nuit-là, il dormit excessivement mal parce qu'il avait hâte et en même temps peur de ce qu'il allait découvrir. Ace souhaitait pourtant découvrir son passé et comprendre enfin d'où il venait, à quel point on lui avait menti toute sa vie. Cette rage lui donna la force de mettre son projet à exécution.
« Courage, tu vas y arriver. »
Le lendemain matin, le garçon se sentait un peu fatigué, parce qu'il avait extrêmement peu dormi. Cela ne devait pourtant pas l'arrêté. Edward déposa ses enfants à l'école et repartit, exactement comme d'habitude. Les frères rentrèrent dans la cour de l'école et se dirigèrent vers leur classe, comme d'habitude. Seulement, Ace se cacha dans un coin de la cour, discrètement, et sortit de l'école sans se faire voir, ni par ses camarades, ni par les professeurs, ni par un quelconque passant dans la rue. Son escalade de la clôture était tellement parfait qu'on avait l'impression qu'il s'était entraîné. En réalité, c'était sa motivation qui lui donnait des ailes. Sans perdre un instant de plus, le garçon se mit à courir dans la rue et s'éloigna le plus vite possible de l'école, en direction de la fameuse impasse Laugh Tell où toutes les réponses à ses questions se trouvaient.
Pendant qu'Ace était en train de fuguer, son père se rendait chez Rayleigh, de bon matin. Le banquier souhaitait parler au menuisier depuis un moment mais ils avaient eu du mal à concilier leurs emplois du temps. Cette matinée était donc absolument parfaite pour se retrouver. Edward avait des reproches à faire à cette vieille connaissance d'école, un en particulier. Il avait décidé de ne pas s'emporter car c'était absolument inutile, mais le géant comptait bien donner son opinion avec fermeté. Il fut reçu par un grand sourire aimable et cela l'aida à garder une attitude calme. Les deux hommes échangèrent quelques politesses et banalités, avant d'entrer rapidement dans le cœur du sujet.
« - Ray, tu sais très bien pourquoi je suis venu te voir, j'imagine.
- Oui, Ed. Tu es venu me voir parce que j'ai parlé sans réfléchir.
- Exact. Je sais qu'Ace a été affecté par ce que tu as dis. Il m'a posé des questions et… Je ne me sens pas encore prêt à lui répondre. Pas du tout même.
- Je suis navré, mon vieux. Ma langue a trahi ma pensée. Mais il lui ressemble tellement… C'est l'image même de Roger quand il était enfant.
- Il a beaucoup de traits en commun avec sa mère aussi, répliqua le banquier.
- Oui, mais c'est clairement Roger. Dis-moi, pourquoi tu ne peux pas lui en parler ?
- Parce que… Je ne sais pas trop comment aborder le sujet. C'est si triste pour un enfant de son âge d'apprendre une telle tragédie. Et puis, tu sais, on n'en parle pratiquement pas.
- C'est vrai que le sujet est tabou, réfléchit le menuisier. Dans le fond, c'est un peu triste de ne plus pouvoir parler de notre ancien maire… de nos anciens maires.
- J'oublie toujours que Rouge a été aussi un temps maire, après lui. Quel beau couple il faisait !
- La vie a été si cruelle avec eux. Ils étaient encore jeunes et plein d'avenir. »
Rayleigh soupira et tourna la tête vers la fenêtre, le regard mélancolique. Edward savait qu'il ne le comprendrait jamais totalement. Lui aussi avait bien connu Roger, mais pas au même point que le menuisier. Après tout, Rayleigh et Roger avaient été meilleurs amis et n'avaient jamais perdu contact, même en étant dans des milieux très éloignés. C'était vraiment une très belle histoire dont la fin se révélait terriblement tragique. Edward n'aimait pas se la rappeler.
Autrefois, il y avait un homme baptisé Roger qui rencontra une femme du nom de Rouge. Ils tombèrent très amoureux et se marièrent rapidement. Ces personnes réussirent dans la vie puisque Roger devint maire de Sabaondy, avec un programme dynamique qui permit à la ville de connaître un rayonnement culturel et économique incroyable, tandis que Rouge réalisa son rêve de devenir écrivain. En plus, bientôt, on apprit qu'ils allaient avoir un enfant. On ne pouvait que leur souhaiter tout le bonheur du monde et rien ne laissait penser que ce ne serait pas le cas.
« La vie est cruelle » murmura Rayleigh à nouveau.
Ace était à peine né que son père contracta une maladie fulgurante. Les médecins ne purent hélas rien faire et un matin, c'est Rouge qui le retrouva sans vie. C'était la fin d'un magnifique rêve et une période très triste pour la ville. Des élections durent être organisées à la hâte et à la surprise générale, c'est Rouge qui se présenta, pour continuer le rêve de Roger. Elle était populaire et pleine d'idées, si bien qu'elle fut élue à son tour. Cependant, dans ses yeux, on pouvait lire une grande tristesse qui ne devait jamais s'effacer et elle souriait rarement avec ses yeux.
« On ne pourrait jamais revenir à cette époque heureuse. »
Pourtant, cela ne l'empêcha pas d'occuper avec sérieux et force son poste, tout en continuant à écrire à côté et aussi en s'occupant de son enfant. Beaucoup se demandaient si Rouge allait refaire sa vie et elle se posait sans doute elle-même la question. Il lui fallait du temps, c'était tout, le temps d'oublier tout l'amour qu'elle avait pour Roger et la douleur que sa disparition lui avait infligé. Du temps, c'était tout ce dont elle avait besoin mais hélas, elle n'en eut pas du tout.
« Le sort s'acharne sur cette famille » avait dit Garp, et il avait raison.
Alors qu'Ace n'avait pas deux ans et qu'il était chez lui en compagnie de sa mère, un terrible incendie se déclencha dans leur maison. Comment cela arriva-t-il ? Personne n'en sut rien. Tout porte à croire que ce n'était qu'un tragique incident, la faute d'un manque de chance. Les pompiers furent déployés rapidement et ils firent tous leur possible pour les sauver. Sakazuki menait les opérations mais hélas, il ne put sauver que l'enfant des flammes. Ce jour-là, Sabaondy perdit à nouveau son maire de manière tragique et Edward récupéra un nouveau fils.
« - Parfois, je me demande si on n'aurait pas pu les sauver, soupira Rayleigh.
- Cela ne sert plus à rien de remuer le couteau dans la plaie, maintenant. C'est trop tard.
- Hélas, tu as raison. Mais je ne peux m'empêcher de me poser la question. Je les aimais tant.
- C'est vrai. Pourtant, maintenant, nous devons apprendre à vivre sans eux, même si c'est dur.
- Je m'efforce de le faire chaque jour… Hum, Ed, c'est ton téléphone ? »
Le géant réalisa que son portable posé sur la table vibrait. Pourtant, il n'attendait aucun appel. Une urgence au travail ? Non, on était lundi, c'était un jour calme. Au départ, il décida de ne pas répondre, parce qu'il était chez Rayeigh et que cela le gênait de décrocher, c'était impoli à ses yeux. Cependant, en voyant l'insistance du téléphone, qui vibra au moins quatre ou cinq fois, il décida de regarder. C'était le numéro de Scarlet, la maîtresse du CM2. Peut-être qu'un de ses enfants était malade ? Vista avait l'air un peu pâle ce matin. Il s'excusa auprès de Rayleigh et décrocha.
« - Oui, allo ?
- Bonjour, monsieur Newgate ? C'est Scarlet Rosa, dit-elle, la voix tremblante.
- J'ai reconnu le numéro, bonjour. Est-ce qu'un des enfants est malade ?
+- Non, ils vont bien, ce n'est pas ça, déclara-t-elle, et il sentit qu'elle n'allait pas bien.
- Alors quoi ? Pourquoi m'appelez-vous ?
- Ace n'est pas venu dans la classe ce matin. Nous l'avons cherché partout et il n'est pas dans l'école. »
Pendant quelques secondes, Edward fut incapable de répondre. Ace. Disparu. Non, c'était impossible, il l'avait déposé à l'école le matin même, il l'avait vu entrer dans la cour. En était-il vraiment sûr désormais ? Pour la première fois de sa vie, une panique réelle s'empara du géant. S'il était arrivé quelque chose à l'enfant, il ne pourrait jamais se le pardonner. Jamais.
« Je suis navré, Ray, mais notre discussion devra reprendre plus tard. »
Pendant ce temps, Ace venait enfin d'arriver dans l'impasse de Laugh Tell. Il faisait chaud et comme il avait couru tout le long du chemin, il était en sueurs. Le garçon n'avait plus qu'à chercher la bonne maison dans la rue maintenant. C'était facile, c'était l'immense masure du fond de l'impasse, une maison dans un sale état, laissée à l'abandon. Elle avait dû être magnifique dans le temps, quand quelqu'un habitait encore dedans. Dire qu'un jour, ça avait été sa maison. Sa maison.
« Je dois me concentrer. »
Il était venu pour trouver des réponses, il n'avait pas de temps à perdre. Ace regarda à droite et à gauche pour vérifier que personne ne l'avait suivi ou ne pouvait le voir, puis pénétra dans la demeure. Même si elle avait déjà grandement brûlé, il restait encore certains endroits quasiment intacts et l'étage était encore accessible. Cela sentait l'ancien mais ce n'était pas désagréable. Ace entra dans le hall, presque entièrement calciné. Il faisait si chaud et il n'avait pas pensé à prendre quelque chose à boire. C'était trop tard pour avoir des regrets maintenant.
Au départ, le garçon visita des pièces détruites et ne trouva donc pas beaucoup de détails. A peine pouvait-il deviner l'utilité des lieux, grâce à des objets encore identifiables. Le rez-de-chaussée ne lui plaisait pas trop et il décida de se rendre à l'étage. L'escalier grinçait dangereusement sous ses pieds et une marche s'effrita en grande partie, mais cela ne l'arrêta pas. Ace réalisa qu'il ne se sentait pas très bien, mais il ignorait si c'était la chaleur ou simplement parce que l'endroit lui rappelait quelque chose. C'était incertain mais il croyait se rappeler.
L'étage était un peu plus intact. Ace entra dans une pièce qui devait être la chambre de ses parents. Il vit alors une photo, conservée dans un cadre sur le mur. Dessus, il y avait un homme qui lui ressemblait un peu, une femme qui avait les mêmes tâches de rousseur que lui et aussi un bébé. Sous la photo, des noms « Roger Gol, Rouge Portgas et Ace Gol ». L'enfant s'arrêta un moment, comprenant qui étaient les personnes sur la photo et réalisant qu'il avait sa réponse.
« Papa… Maman… Qu'est-ce qui vous est arrivé ? Où êtes-vous ? »
Des larmes coulaient sur ses joues et il ne pouvait pas les arrêter. Ses parents étaient morts, il en avait la certitude maintenant. Mais pourquoi ? Dans l'incendie de leur maison ? Mais alors, pourquoi était-il encore vivant lui ? Cela n'avait aucun sens. Tout lui paraissait tellement injuste. Il fit de son mieux pour reprendre contenance et décida d'aller dans une autre pièce de l'étage, la mieux conservée de la maison en vérité. Là, l'émotion le saisit sans prévenir.
« C'est… C'était ma chambre… »
Il y avait un lit, des jouets encore intacts et quelques photos sur le mur, plus ou moins brûlées. Ace n'arrivait pas à se rappeler mais pourtant, il pleurait, comme si tout cela avait un sens pour lui. Autrefois, c'était ici qui vivait et maintenant, tout était parti en fumée, pour toujours. Pourquoi ? Il voulait avoir des réponses et cette fois, Edward ne pourrait pas échapper à l'interrogatoire qu'il lui préparait. Enfin, ça, c'était s'il revenait chez les Newgate et il n'en était pas sûr.
« Pourquoi est-ce que tu m'as menti ? Pourquoi est-ce que tu m'as caché mes origines ? »
Un grand craquement retentit soudain, tout proche de lui, et il sursauta, se retournant rapidement. Ace était persuadé que c'était quelqu'un qui l'avait suivi, mais pas du tout. Était-ce à cause de la chaleur ? Du vieux bois ? Un mélange des deux ou une autre raison ? Le garçon n'en savait rien. Tout ce dont il fut sûr, c'est qu'un feu s'était allumé et ravageait à nouveau la demeure des Gol.
C'est bon, vous en savez plus sur Roger et Rouge maintenant. Au départ, ça ne devait pas être du tout Rayleigh et Edward qui en parlent ensemble, j'avais prévu un duo voire trio, mais en écrivant, ça me semblait tellement logique que ce soit eux. Leur relation est un peu particulière dans cet AU, ils sont amis mais en même temps non. Sinon, j'ai adoré écrire sur Ace, c'était vraiment hyper intéressant et quand il retrouve la maison, j'étais un peu émue, même si j'ai écrit ça très tard le soir, entre deux journées intenses de boulot. Ce petit projet me fait beaucoup de bien je dois dire et j'ai du mal à croire qu'il reste seulement deux chapitres ! En tout cas, je vais faire de mon mieux pour bien conclure cette petite fanfic comme il se doit ! Merci pour tous vos commentaires qui font vraiment plaisir, je suis en retard pour y répondre mais promis, je m'y mets bientôt ! Et je peux juste vous dire que vous n'êtes pas prêts pour le prochain chapitre... Moi non plus en fait, mais je vais tout faire pour l'écrire de mon mieux ! A bientôt !
