Bonjour à tous,
Encore et toujours merci pour vos reviews ! Je n'ai pas encore eu le temps de répondre à tout le monde mais ça va venir !
Voici un chapitre un peu plus calme par rapport aux précédents, bonne lecture :)
Chapitre 19 : Au Manoir
Samaël avait tenu sa promesse et Hermione fut de retour au manoir deux heures plus tard. La jeune femme était dans tous ses états, ne comprenant pas ce qui s'était passé. Elle débarqua donc dans la chambre de son meilleur ami comme une furie et le sourire de ce dernier la rassura.
- Hermione, sourit-il.
- Bon sang Harry ! s'exclama-t-elle en fonçant sur lui pour le serrer dans ses bras. Qu'est-ce qui t'es arrivé ? s'enquit-elle en jetant un regard inquiet sur son bras en écharpe.
- Bushnell m'a kidnappé dans un couloir, j'étais plus distrait ces derniers temps, avec tous les devoirs qui nous tombaient dessus et il en a profité. Et puis lorsque j'ai repris connaissance, j'étais au milieu d'un cercle de runes qui m'empêchait de bouger et d'atteindre ma magie. J'ai pris quelques sorts pour les avoir provoqués et alors qu'ils tentaient de briser ma protection, Samaël a débarqué. Du coup, Bushnell est mort et Dumbledore a réussi à s'enfuir, raconta-t-il.
- Mais toi tu vas bien, souffla-t-elle. Et tu m'as fait revenir…
- Je n'avais pas le choix Hermione, Dumbledore sait très bien qu'il peut m'atteindre à travers toi et je refuse que ça arrive, déclara-t-il. Je suis désolé, rajouta-t-il d'une petite voix.
- Je ne t'en veux pas, j'aurais fait la même chose, murmura-t-elle.
Harry sourit, sentant un poids en moins sur ses épaules. Il savait que ses amis Serpentards n'auraient pas de problème, aucun ne serait assez stupide pour se promener seul dans les couloirs comme il l'avait fait et surtout, Dumbledore n'oserait jamais s'en prendre à eux, ayant bien trop peur de l'influence de leur famille.
Après avoir ramené Hermione, Samaël avait transplané au manoir Malefoy, très en colère.
- Lucius, je veux la tête de Dumbledore, très rapidement, siffla-t-il dès qu'il fut dans le bureau de son ami.
Lucius s'étonna de voir les yeux rougeoyant de son ami, Samaël ayant un très bon contrôle généralement et il ne l'avait vu qu'une fois dans cet état, avec plusieurs cadavres dans son sillage.
- Qu'a fait le vieux fou pour te mettre dans cet état ? lui demanda Tom, qu'il n'avait pas vu en arrivant.
- Il s'en est pris à un de mon clan, Bushnell est mort mais il a réussi à s'échapper, répondit-il froidement.
- Harry je suppose ? devina Tom. Il n'y a que lui pour s'attirer autant de problèmes…
Samaël hocha sèchement la tête avant de leur résumer ce qui venait de se passer.
- Je vais porter plainte auprès de Gringotts, je sais que le père d'Harry l'a déjà fait, grogna le vampire. Et Lucius, je compte sur toi pour que le conseil d'administration le renvoi, Minerva prendra sa place.
- Avec grand plaisir mon ami, déclara Lucius avec un rictus mauvais.
- Où se trouve le gamin actuellement ? le questionna Tom.
- Chez lui, avec Miss Granger, je refuse de le laisser à proximité du vieux fou plus longtemps, rétorqua-t-il et Tom opina.
- Une fois qu'il sera renvoyé de son poste de directeur, nous allons avoir peu de temps pour agir, réfléchit Tom. Il ne faudra pas le laisser disparaitre dans la nature car cela compliquerait beaucoup les choses pour nous. Tant qu'il est à Poudlard, nous pouvons avoir un œil sur lui, une fois en-dehors, nous serons aveugles.
- Je me charge de le capturer dès qu'il aura reçu sa notification d'exclusion, fit Samaël avec un sourire mauvais. J'ai quelques potions qui risquent malheureusement de se perdre dans ses friandises préférées…
- Bien, je te fais confiance, dit Tom. Dans tous les cas, on laisse Harry en dehors de ça, il a bien assez été mêlé à ce conflit mais maintenant, c'est entre Dumbledore et moi.
- De toute façon, s'il refuse de rester chez lui, tu n'auras qu'à le lui ordonner Samaël, il ne pourra rien faire contre un ordre direct, ajouta Lucius.
- J'aimerais éviter d'en arriver là, alors le mieux c'est de ne rien lui dire, il prendrait très mal que je lui ordonne de rester en arrière, grogna-t-il.
- Tant qu'il reste à l'abri dans son manoir, il ne risque rien, ses protections sont infranchissables de ce que tu nous as dit, lui rappela Lucius. Et Dumbledore ne sait pas où il vit, on est donc tranquille de ce côté-là.
Samaël approuva et les trois amis se mirent à la confection de leur plan. Tom convoqua dans la foulée ses alliés et distribua des missions à chacun, ne gardant que quelques éléments dans la salle de réunion.
Ce n'est que le soir, une fois qu'il fut parfaitement détendu, que Samaël redevint Severus et qu'il put regagner Poudlard, il avait quelques potions à brasser.
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Trois jours plus tard, Severus déboulait dans le bureau de Tom.
- Il y a un traitre parmi nous, siffla-t-il furieux. Dumbledore a pris la fuite avant de recevoir la notification de renvoi, il a vidé son bureau, Minerva n'a rien trouvé lorsqu'elle a pris sa place.
Le visage de Tom s'assombrit et Severus frissonna en sentant sa magie s'agiter dans la pièce.
- Dans la salle de réunion dans vingt minutes, déclara-t-il froidement en sortant de son bureau.
Severus repassa par ses appartements et lorsqu'il revint au QG, les plus fidèles partisans de Tom se trouvaient dans la salle de réunion. Il y avait donc Bellatrix, Rodolphus et Rabastan Lestrange, Lucius bien évidemment, Theodore Nott senior, Antonin Dolohov et Augustus Rookwood.
- Je vous ai réuni en urgence car nous avons un traitre dans nos rangs, déclara Tom d'une voix glacée. Oubliez vos précédentes missions, on doit retrouver l'espion, il est hors de question que Dumbledore ait accès à des informations sensibles !
Tous opinèrent et Tom distribua des parchemins à chacun.
- Voilà la liste des personnes que vous devez surveiller, je compte sur vous, en attendant, il n'y a plus de mission, ni de réunion, je vais passer le message aux autres, rajouta-t-il. Je veux un compte rendu sur chacun dans un mois maximum, maintenant disparaissez !
Seuls Lucius et Severus restèrent, inquiet pour leur ami.
- Tom, commença le blond.
- Ça va, le coupa-t-il sèchement.
- Vraiment ? releva Severus avec un rictus moqueur.
- Allez me trouver ce traitre au lieu de rester ici ! cracha-t-il en les fusillant du regard.
- Tom, arrête de faire ça, intervint Lucius, agacé. On te connait et on ne va pas te laisser seul alors que tu viens d'apprendre la présence d'un traitre dans nos rangs…
- Il fallait s'y attendre, rajouta Severus. Le vieux fou se sentait menacé ces derniers temps, je t'en avais fait part alors soit il a retourné quelqu'un contre toi, soit l'une des nouvelles recrues est à sa botte depuis le début.
- On va juste avoir besoin d'un peu plus de temps avant de remettre la main sur ce vieux fou mais ça ne va pas nous empêcher de le détruire politiquement et publiquement, il est temps que notre monde sorte de son influence… siffla Tom.
Tout en discutant, les trois hommes avaient pris la direction du bureau de Tom, où ils s'étaient installés dans les fauteuils avec des verres de whisky.
De son côté, Harry avait récupéré de l'attaque qu'il avait subi. Hermione et lui travaillaient aussi chaque jour sur les cours qu'ils recevaient de la part de leurs amis. L'un comme l'autre n'était cependant pas au courant que Dumbledore avait fui Poudlard, Samaël ayant interdit à quiconque de leur donner cette information pour le moment. Il tenait en effet à ce qu'ils restent loin de l'école tant que personne ne savait où se trouvait Dumbledore, ils étaient bien plus en sécurité au manoir.
Même s'il aurait aimé être à Poudlard avec ses amis, Harry était heureux d'être chez lui, avec sa famille. Il profitait aussi de la bibliothèque plus que bien fourni des Potter pour apprendre de nouveaux sorts et il fabriquait, sous la direction d'Hermione, des potions particulièrement dangereuses, dans le but de les envoyer sur Dumbledore la prochaine fois qu'il le verrait.
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Un peu plus d'un mois après leur retour forcé au manoir, la une de la Gazette interrompit les deux sorciers dans leur petit déjeuner.
- Quoi ? s'écria Harry en ouvrant précipitamment le journal.
Hermione accourut à ses côtés et lut par-dessus son épaule, toute aussi choquée.
- Tom, souffla Harry en le reconnaissant sur la photo.
- C'est lui ? s'étonna Hermione et Harry opina.
L'article, qui s'étalait sur plus de trois pages, détruisait purement et simplement l'image de grand-père bien veillant de Dumbledore. Son image public et politique venait de partir en fumée et Harry en fut satisfait.
- Tom a bien fait les choses, murmura-t-il, satisfait.
- Il n'y a pas été à la légère, en effet, dit Hermione. Mais est-ce que la population va croire à ça ? Ou vont-ils juste penser que c'est un coup monté ?
- Je ne sais pas, mais honnêtement, Fudge a perdu sa place avec… Et Tom devrait être ministre rapidement, il a habilement joué…
- On croirait que vous êtes en train de parler d'un jeu, pas de choses qui se passent réellement, leur fit remarquer Edward en arrivant.
- Parce que c'est un peu ce qui se passe, c'est un jeu de pouvoir entre Tom et Dumbledore, répondit Hermione.
- Jusqu'à aujourd'hui, Dumbledore avait les cartes en main, il avait réussi à faire passer Tom pour un mage noir voulant détruire la planète mais là, depuis que je me suis détourné de lui, il a perdu de plus en plus de terrain et Tom vient de lui mettre un sacré coup, rajouta Harry. J'ai hâte de voir la suite mais j'aimerais retourner à Poudlard maintenant que ce vieux fou n'y est plus.
Carlisle soupira en entendant les dernières paroles de son fils.
- Papa, on peut ?
- Harry… commença-t-il.
- C'est Samaël, n'est-ce pas ? le coupa-t-il et son père opina avec un regard désolé.
- Foutu vampire protecteur, grogna-t-il alors qu'Hermione esquissait un sourire amusé.
- Je suis sûr que vous pourrez retourner à l'école en septembre, leur dit finalement Carlisle et Harry soupira.
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Les semaines avaient passées, sans aucune trace de Dumbledore mais Tom avait été satisfait d'avoir démasqué l'espion. C'était une de ses nouvelles recrues et il l'avait tué après lui avoir extirpé tout ce qu'il savait sur le vieux fou.
Depuis, les hommes de Tom pistait le sorcier, recueillant de précieuses informations sur ses alliés et projets en cours ou à venir.
De son côté, Harry était loin de se douter de ce qui se passait dans l'ombre, Tom comme Samaël ayant choisi de l'épargner le plus possible. Il profitait donc de sa famille et de nombreux divertissements. Emmett avait en effet eu envie d'emmener son frère et Hermione dans des endroits moldus typiques. Ils avaient donc été dans des boites de nuit, des parcs d'attractions ou simplement se balader dans différents lieux.
Esmé avait d'abord était réticente à les laisser sortir du manoir, avec le danger que représentait Dumbledore mais Harry avait promis qu'ils n'iraient nulle part sans un glamour et elle avait cédé.
Harry et Hermione avaient donc des étoiles pleins les yeux à chaque fois qu'ils découvraient de nouveaux paysages. Ils avaient aussi pris goût aux sorties nocturnes, à la plus grande joie d'Alice et Rosalie, alors que les garçons étaient enchantés qu'ils apprécient l'adrénaline des manèges, même s'il fallait qu'Harry traine un peu Hermione au début, elle était ensuite ravie des sensations qu'elle pouvait avoir.
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On était finalement en avril et les vacances de Pâques avaient commencé. Harry était invité à passer quelques jours chez Daphnée, autant dire qu'il était un peu stressé, n'ayant croisé son père qu'une seule fois par le passé. Daphnée devait donc venir le chercher le lendemain et Harry s'était préparé un sac avec des affaires pour une semaine tout au plus.
Harry passa une agréable soirée en famille et une partie de la nuit à discuter avec Hermione qui s'était invitée dans sa chambre.
- Comment tu te sens ? s'enquit-elle en s'allongeant dans son lit à côté de lui.
- Nerveux, admit-il. Et si ses parents ne m'appréciaient pas ? Et s'ils considéraient que je n'étais pas assez bien pour leur héritière ?
- Harry, soupira-t-elle en frappant gentiment son bras. Arrête de te sous-estimer, je suis certaine qu'ils vont t'adorer.
Harry haussa les épaules en fermant les yeux.
- Et toi ? demanda-t-il pour changer de sujet. Quand vas-tu répondre aux avances de mon frère ?
- Hé ! s'indigna-t-elle. Je ne l'ai pas repoussé !
- Ouai, enfin quand vas-tu officialiser les choses alors ?
- Je ne sais pas, je crois que je n'ose pas en fait, murmura-t-elle.
- Il t'a embrassé ? questionna-t-il.
- Non, sous ses airs de grand gamin, il est très attentionné, je suppose qu'il attend un signe de ma part, ou quelque chose dans le genre, répondit-elle à voix basse.
- Mais tu as embrassé Krum ! s'exclama-t-il.
- C'était différent, soupira-t-elle. Krum… Et bien c'était physique, je lui trouvais quelque chose, je l'appréciais mais c'était tout, ton frère… Et bien j'ai des sentiments pour lui, de plus en plus fort et je crois que ça me fait un peu peur… admit-elle.
- Laisse-toi aller Hermione, Emmett ira à ton rythme, tu n'as aucune inquiétude à avoir à ce propos, la rassura-t-il. Il a attendu des décennies avant de te trouver alors crois-moi, ce n'est pas quelques mois de plus qui vont changer quelque chose pour lui de ce côté-là.
Ce fut au tour d'Hermione d'hausser les épaules et Harry esquissa un sourire.
Ils restèrent ensuite silencieux et Hermione finit par s'endormir. Harry déposa alors un baiser sur son front avant de se rallonger à ses côtés et de rabattre la couette sur eux.
Le lendemain, après avoir pris son petit déjeuner, Harry partit attendre Daphnée dans son bureau et à dix heures précises, elle arriva par cheminette.
Harry n'y tint pas et à peine eut-elle fait un pas hors de la cheminée qu'il la prenait dans ses bras pour l'embrasser. Trois mois qu'il ne l'avait pas vu.
- Tu m'as manqué, souffla-t-il lorsqu'ils se détachèrent.
- Toi aussi, chuchota-t-elle.
Ils restèrent de longues minutes dans le bureau à discuter avant de descendre.
Daphnée salua l'ensemble des Cullen ainsi qu'Hermione avant qu'Harry ne leur dise au revoir. Le couple regagna donc le bureau, où Daphnée donna le mot de passe de la cheminée de son manoir.
- Mon père a débloqué la cheminée pour une heure, tu n'auras aucun problème à passer les protections, ensuite, tu seras reconnu par la magie familiale donc tu pourras revenir comme tu le souhaites, déclara-t-elle et Harry opina. Je file devant, on se retrouve chez moi, rajouta-t-elle avant de déposer un léger baiser sur ses lèvres et de disparaitre dans la cheminée.
Harry ne s'attarda pas et quelques minutes plus tard, il était dans un bureau inconnu, face à sa petite amie.
- Bienvenue chez moi, sourit Daphnée.
Harry observait curieusement tout ce qu'il voyait tandis qu'elle lui faisait visiter son manoir. Elle lui montra bien évidemment sa chambre, qu'ils allaient partager, ainsi que sa salle de bain attenante. Elle le conduisit ensuite à la salle à manger où se trouvait ses parents ainsi que sa sœur.
- Maman, Papa, voici donc Harry, les présenta-t-elle. Harry, mes parents et bien sûr Astoria que tu connais.
- Mme Greengrass, dit-il respectueusement en faisant un léger baise-main. Mr Greengrass, rajouta-t-il en lui serrant la main.
- Allons Mr Potter, appelez-nous simplement Elenora et Jeremiah, fit la mère de Daphnée avec un sourire.
- Si vous m'appelez Harry, sourit-il à son tour et elle opina.
De son côté, Astoria ne s'embarrassa pas des bonnes manières et enlaça brièvement Harry, le prenant par surprise pour son plus grand amusement.
Après ces présentations, les parents de Daphnée prirent congé, devant aller travailler. Le couple prit donc la direction de la chambre de cette dernière, ayant beaucoup à discuter.
- Alors, que s'est-il réellement passé pour que tu ne reviennes pas à Poudlard ? s'enquit-elle une fois qu'ils furent installés dans le canapé.
- Bushnell m'a kidnappé, soupira-t-il. J'ai été placé dans un cercle runique pour m'empêcher d'avoir accès à ma magie et de bouger, et pendant ce temps, Dumbledore m'a gentiment expliqué qu'ils allaient me remettre dans le droit chemin…
- Tu devais redevenir sa petite marionnette n'est-ce pas ? devina-t-elle. Le Survivant défenseur de la lumière qui déteste Serpentard…
- C'était l'idée oui, et bien sûr, Ronald Prewett serait redevenu mon meilleur ami et Ginevra ma future femme, grogna-t-il. Rien que d'y penser, j'en suis encore dégouté…
- Mais tu as réussi à t'échapper, murmura-t-elle.
- Quelqu'un m'a sauvé, souffla-t-il.
- Qui ? s'étonna-t-elle.
- Je suis sous protection d'un clan vampirique, comme toi, avoua-t-il.
- C'est donc ça qui a changé, songea-t-elle. C'était à Noël n'est-ce pas ?
- Oui, un vampire-sorcier est devenu chef de famille et nous assure protection, c'est lui qui est venu me trouver et qui m'a libéré avant que Bushnell et Dumbledore n'arrivent à leur fin…
- Severus Snape, lâcha-t-elle songeuse.
- Quoi ? s'exclama-t-il
- C'est lui ton chef de clan, c'est Severus Snape, j'en suis persuadée, réfléchit-elle. Ou en tout cas le vampire en lui, celui qu'il dissimule depuis des années…
- Tu es très perspicace, soupira-t-il.
- Je sais, sourit-elle. Mais je suis heureuse, il avait besoin d'un clan, d'une famille, et la tienne ne pourra lui faire que du bien.
- Il pourra en profiter lorsque Dumbledore sera six pieds sous terre, déclara-t-il. En attendant, il a sa couverture à assurer. Comment ça s'est passé pour vous après que je ne sois pas revenu et la disparition d'Hermione dans la foulée ?
- Les choses ont été vraiment bien faites, toute l'école pense qu'elle a réellement été enlevée, l'atmosphère a été très pesante dans les premiers temps, révéla-t-elle.
- Oui, c'était l'idée de Snape car je refusais de rester chez moi si Hermione était en danger à l'école. Dumbledore savait très bien qu'il pouvait m'atteindre à travers elle et je m'en serai voulu s'il lui était de nouveau arrivé quelque chose, admit-il. Toi, je savais que tu étais en sécurité car le directeur ignore tout de notre relation alors j'étais un peu plus tranquille, et je savais aussi qu'il n'oserait jamais s'en prendre directement à l'un de vous grâce à l'influence de vos familles.
- Mais il a fui donc tu vas pouvoir revenir non ?
- Non, Snape refuse et mon père ne peut pas aller à l'encontre de cet ordre, révéla-t-il dépité.
- Peut-être que c'est mieux ainsi, ça laisse l'été pour le neutraliser et en septembre, Poudlard sera de nouveau sur…
- J'espère vraiment, souffla-t-il.
Daphnée sourit et l'attira dans une étreinte.
L'après-midi, Harry eut la surprise de découvrir la piscine du manoir. Elle se trouvait au sous-sol, entourée de murs de pierre mais l'un des pans était ouvert sur le parc. On trouvait aussi une large terrasse et l'eau était, comme dans son manoir, chauffé magiquement.
Ce n'est qu'un peu avant l'heure du diner qu'ils quittèrent la piscine pour aller se changer. Ils gagnèrent ensuite la salle à manger où Astoria était déjà présente.
- Maman et Papa ne seront pas là, déclara aussitôt la cadette. Ils ont été retenus au boulot.
- Comme d'habitude, grommela Daphné et sa sœur haussa les épaules.
- C'est si fréquent que ça ? s'enquit Harry avec un froncement de sourcils.
- C'est régulier, admit la cadette. Ils essaient bien d'être là lorsqu'on est en vacances mais ils ont beaucoup d'obligation au ministère.
- On finit par s'y faire même si on espère toujours… Il n'y a que l'été où ils arrivent vraiment à se dégager du temps, révéla Daphnée.
- Cela a toujours été ainsi ? demanda-t-il, étonné de découvrir cet aspect de la vie des sœurs Greengrass.
- Ils ont toujours été présents pour nous, ne vas imaginer le contraire, déclara Daphnée. Notre éducation est cependant particulière du fait que nous sommes des héritières. Nous avons eu des cours très jeune sur la façon de se tenir en société notamment, et on nous a aussi préparé à notre héritage de créature.
- Ça n'a pas dû être facile tous les jours, murmura Harry.
- On a eu une enfance heureuse, sourit Daphnée. Avec Astoria, on a toujours eu des temps libres pour s'amuser entre toutes ces obligations et lors des différentes soirées mondaines, on retrouvait les autres héritiers. Jusqu'à nos neuf ans environ, nos parents nous ont toujours laissé nous amuser dans ces moments-là, en général on disparaissait tous dans le parc et on laissait les adultes entre eux à l'intérieur.
- Et toi Harry, comment va ta famille ? s'enquit la plus jeune pour changer de sujet.
- Bien, sourit-il. Je crois qu'ils sont heureux que je sois un peu au manoir ces derniers temps… Et toi, heureuse d'être en vacances ?
- Oui, bien que Poudlard soit différent depuis le départ de Dumbledore, il y a moins de tensions entre les différentes maisons. A croire qu'il y était pour quelque chose, songea-t-elle.
- Mais il y était pour quelque chose crois-moi… rétorqua-t-il sombrement. Je ne sais pas exactement comme il faisait mais il exerçait une pression énorme sur Gryffondor. Il donnait facilement des points déjà, ce qui énervait les autres maisons bien évidemment mais je ne sais pas, c'était comme si on était obligé de détester les Serpentards pour être parfaitement intégré…
- Ça ne m'étonne pas, soupira Daphnée. Il a suffisamment montré à quel point il haïssait notre maison…
- C'est simplement parce que Serpentard regroupe les personnes les moins manipulables et que cela ne lui plait pas, déclara alors Harry. Dumbledore a toujours sous-estimé les Poufsouffles, pensant que les moins que rien finissent là-bas, ignoré les Serdaigles parce qu'ils considèrent que des gens qui passent leur temps dans les bouquins sont trop théoriques et ne peuvent rien lui apporter… Ne restait donc que Gryffondor, maison où il a lui-même fait ses études et où il a commencé à exercer son contrôle lorsqu'il était simple professeur de métamorphose…
- C'est un monstre, souffla Astoria alors que ses yeux lançaient des éclairs.
Harry opina sombrement et Daphnée attrapa doucement sa main, n'aimant lorsque son visage se fermait ainsi.
Voilà donc pour le chapitre de cette semaine qui, j'espère, vous aura plus :)
Je vous dis donc au week-end prochain !
