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Hey les gens ! J'espère que vous allez bien :)
On se retrouve aujourd'hui pour le chapitre dix-neuf, c'est l'avant dernier avant la fin de cette fanfic ! :)

N'hésitez pas à me laisser une review pour me donner votre avis, ça me ferait super plaisir :)

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RAPIDE ANNONCE

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Je vous donnerai quelques infos à la fin du chapitre sur mes futurs projets ! J'espère qu'ils vous plairont :)

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Bref, je vous laisse à votre chapitre ^^

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Bonne lecture !

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Chapitre XIX : Quand la vérité éclate au grand jour...

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PDV Prof

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« Arrête donc, tu veux ? Tu es une vraie bombe. Mais si un jour on vit ensemble, c'est moi qui choisirait les rideaux ! »

Je souris doucement à mon copain. Assis sur le plan de travail, lui debout entre mes jambes, je buvais calmement ma bière. Ses yeux verts rieurs étaient plantés dans les miens alors que d'une main je caressais sa barbe.

« J'vais pas te laisser décorer notre maison avec tes gouts de chiotte... »

Amusé, il prit une mine faussement outrée et secoua la tête en soufflant bruyamment alors que je levais les yeux au ciel. Il s'apprêta à répliquer mais fut interrompu par un raclement de gorge bruyant. Je me retournais en haussant un sourcil, regardant la Fille qui, mains posées sur ses hanches, me toisait d'un regard mauvais. Jarod haussa un sourcil, se demandant surement ce qui pouvait la mettre en colère.

« Maddy ? Je dois te parler en privé. »

La Fille avait parfois du mal à se souvenir des prénoms féminins que nous nous étions attribués. J'hochais poliment la tête même si au fond de moi, sa visite me faisait bien chier. Jarod sortit de la cuisine en silence sans se faire prier alors que la Fille me jeta un regard noir.

« Je peux savoir à quoi tu joues ? »

J'haussais un sourcil, restant interdit face à cette accusation qui n'avait selon moi aucun fondement. Que me reprochait-elle ? Je n'avais rien fait de mal, j'avais simplement passé du temps avec mon copain. Voyant que je ne semblais pas comprendre ce qu'elle voulait, elle dit :

« Geek est enceinte.

-Oui, ça fait déjà cinq mois.

-Hippie et Patron se sont fait violer et agresser.

-Oui, je sais...

-Hippie est mort.

- Où tu veux en venir ...?! »

Un pincement au cœur, je serrais les dents, la mâchoire contractée. Le visage ferme, elle resta impassible, croisant ses bras sur sa poitrine, le regard dur. Je me sentais vulnérable, et un peu honteux, mais je restais le dos droit pour avoir l'air assuré.

« Je sais très bien à quoi tu joues. Tu n'essaies même plus d'arranger ta merde. Alors même si tout ce qui est arrivé n'est pas directement ta faute, rien ne se serait passé si on n'avait pas changé de corps. Tu dois arranger les choses et tu le sais ! Je t'ai bien observé, ça fait plusieurs semaines que tu roucoules sans te mettre au boulot !

-Je croyais que ce corps te plaisait ?!

-Oui ! Oui il me plait ! Je me sens enfin moi-même, mais je ne peux pas penser qu'à mon confort ! Les semaines passent et les autres commencent à craquer. Ils n'en peuvent plus, et je n'ai pas envie qu'ils ressentent ce que je ressens au quotidien. Je refuse de ne penser qu'à ma petite personne. »

Ma gorge se serra en l'entendant. Elle était courageuse à sacrifier son bien-être pour les autres. Ce n'était pas vraiment mon cas...

« Je ne peux pas nous faire redevenir comme avant... que pensera Jarod ?

-Je le savais ! Tout ça pour un mec que tu connais que depuis quelques mois ! »

Je baissais la tête, honteux, et sans que je ne sache pourquoi j'eus les larmes aux yeux. je détestais me mettre dans tous mes états pour si peu mais j'avais toujours eu du mal à contenir mes émotions.

« Ecoute, s'il t'aime vraiment, il restera avec toi. Mais tu ne peux pas sacrifier notre famille pour ta petite vie de couple. »

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PDV Mathieu

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Allongé sur le matelas, nu, je fumais en observant silencieusement ma copine, nue elle aussi. Je lui caressais doucement le ventre, l'observant attentivement, le ventre noué. Elle était si belle ... j'aurais aimé la garder auprès de moi tout le temps mais c'était l'heure. Je ne saurais pas expliquer comment je le savais, mais il fallait que je la quitte. Maintenant. Une part de moi me disait que c'était l'heure, que j'avais assez abusée d'elle, que je devais lui dire la vérité. Je devais la laisser partir, laisser cette belle hirondelle s'envoler loin de moi... si je l'aimais, je devais la laisser...

« Dulce... »

Elle tourna la tête vers moi, ses beaux cheveux bruns et bouclés éparpillés sur le lit autour d'elle. Ses yeux verts braqués sur moi semblaient lire dans ma tête alors que je dis doucement :

« Je t'ai menti... »

Elle me regardait silencieusement en souriant pour m'encourager à continuer, attentive à ce que j'allais lui dire. Même si elle souhaitait m'aider à lui parler, cela ne fit que me nouer la gorge davantage.

« Je ne suis pas une femme...

-Comment ? Tu es trans ?

-Pas vraiment... enfin, je suppose qu'on peut dire oui... »

Dulce se redressa et fronça les sourcils sans vraiment comprendre ce que je disais. D'ailleurs, je n'étais plus sur moi-même de ce que je comptais lui dire. Tout s'embrouillait dans ma tête.

« Ce que je veux dire... c'est que avant j'avais une bite, et tout...

-Donc tu es une femme trans qui a été assigné garçon à la naissance ?

-Euh non, tu ne comprends pas... c'est compliqué à expliquer... Mon frère fait des expériences parfois...

-Tu as un frère ?

-Oui, attends, je vais y venir... donc en gros, mon frère, "Maddy" aime créer des choses, des expériences, il est très doué pour ça... il nous a fait changer de corps grâce à une machine... » tentais-je d'expliquer.

Dulce fronça les sourcils en me regardant en silence. Pour quel genre de con me prenait-elle ? Franchement, cette histoire ne tenait pas debout, si j'étais à sa place je n'y croirais pas. Elle soupira doucement en croisant les bras.

« Ça ne m'étonne pas. »

J'haussais un sourcil, interdit. Elle se foutait de ma gueule, non ? Quelqu'un de censé n'aurait pas pu croire ça. Au fond, je devais avoir bien choisi ma copine : elle était aussi folle que ma famille et moi.

« Tu étais au courant ? » demandais-je, incertain.

Elle me jeta un regard noir et soupira en se levant, ramassant ses affaires alors que, comme un con, je la regardais sans vraiment savoir quoi dire ou faire, gêné. Elle, semblait déçue, mais surtout énervée. Et un peu triste, évidemment. C'était la fin de notre relation.

« Non, mais je vous ai toujours trouvé étrange, toi et ta famille. Ne vois pas ça comme une mauvaise critique, c'est un compliment. » expliqua-t-elle simplement en enfilant ses chaussures.

Puis elle ajouta d'un air accusateur, sans même me regarder de ses yeux humides, nouant ses cheveux en un chignon.

« Tu m'as menti. Tu m'as dit que tu étais une fille.

-Je sais, je suis désolé...

-Je ne supporte pas qu'on me mente. »

Je soupirais doucement. Je savais déjà tout ça, elle avait raison, je lui avais menti et elle n'aimait pas ça. Notre couple était basé sur un mensonge. Elle se racla la gorge et me regarda.

« Je suis désolé. Je t'aime, tu le sais, mais j'aime les filles... puis tu m'as mentit. On doit s'arrêter là.

-Ouai, je sais. C'était sympa, en tout cas. »

Elle me sourit tendrement et embrassa ma joue. J'étais un peu triste, mais je savais que notre histoire n'était pas faite pour durer. Elle le savait aussi, j'en étais certain. Je lui souris et la regarda partir, en silence. Ma si belle Dulce... elle allait me manquer.

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PDV Prof

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Je soupirais doucement alors que Jarod faisait les cents pas dans la pièce, regardant ses pieds, sourcils froncés en jurant depuis déjà plusieurs minutes. J'étais étonné par le fait qu'il ne soit pas partit en courant à la seconde même où je lui avais appris la vérité sur moi et notre famille. Je devais passer pour un fou à ses yeux...

« C'est totalement dingue tout ça... à cause d'une machine... d'une putain de machine... ?

-Oui... je t'assure que je ne te mens pas...

-Bien sûr que je le sais... pourquoi tu me mentirais ? »

J'haussais un sourcil, assez étonné. C'était surprenant qu'il me croie sur parole. Mais ça me faisait du bien. Jarod, contrairement à ma famille, m'avait toujours fait confiance, une confiance aveugle, et ceux même maintenant que je lui avais avoué la vérité sur mon identité.

« Je suis vraiment désolé...

-Elle est où cette machine ?

-En bas à la cave... mais pourquoi... ?

-C'est une invention extraordinaire ! Franchement, changer de corps, de sexe, sans aucune opération ! Est-ce que tu te rends compte de ton géni ?! »

Je rougis légèrement et fronça les sourcils, sans vraiment comprendre. Je n'avais pas l'habitude de ces compliments dans ma famille, même jamais, et même si ça me touchait, sa réaction était étrange. Enfin, il aurait dû me détester, être en train de m'insulter de tous les noms ! Je me raclais la gorge et osa demander :

« Mais et nous... ? Tu veux toujours de moi ? »

Jarod leva ses yeux verts pétillants vers moi et fronça les sourcils d'un air interdit. Puis il m'offrit un grand sourire et sans que je ne puisse ajouter quoi que ce soit, il se jeta sur mes lèvres pour m'embrasser passionnément.

« Je t'aime toi. J'aime ton caractère de cochon, quand tu ne comprends pas une blague, quand tu m'explique tes théories foireuses... tu auras beau changer de corps, ça ne changera rien pour moi. Et je suis sûr que tu es un mec super sexy ! » plaisanta-t-il après s'être écarté en me faisant un clin d'oeil.

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Voilà, c'était le chapitre dix-neuf, merci de l'avoir lu ! J'espère qu'il vous aura plu et que la fin vous plaira ! :)

N'hésitez pas à me laisser un petit commentaire/review, ça m'aidera à m'améliorer !

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FUTURS PROJETS

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-Au moment de l'apocalypse : Fanfiction de 15 chapitres sur Mathieu Sommet et Antoine Daniel durant la Troisième Guerre Mondiale.

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On se retrouve samedi prochain pour le chapitre quinze ! En attendant, bon week-end à vous ;)

Je vous donnerai plus d'informations sur mes prochaines fanfictions dans le dernier chapitre (date de sortie, résumé...)

Amour et licorne *^*

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