18 : Prise de tête.

Quatre mois étaient passé depuis l'annonce aux parents, et les deux femmes organisaient tout pour la cérémonie. Elles avaient plusieurs désaccords, mais rien de graves, jusqu'à ce que les problèmes arrivent. Entre les retards, les accrochages, les problèmes de plannings, et tout ce qui faisait que cette organisation de mariage devenait compliquée, et que par conséquent elle devenait prise de tête pour les deux femmes. Elles qui n'avaient pas vraiment l'habitude de se disputer, qui se prenaient la tête pour des choses futiles la plupart du temps, des disputes qui duraient une heure au plus, expérimentaient un nouvelle facette de leurs relation. Depuis quatre mois elles découvraient ce que c'était de se prendre la tête avec l'être aimé, et elles n'aimaient pas ça, pas du tout, à chaque fin de dispute elles se disaient qu'elles ne devaient plus se prendre la tête comme ça, que ce n'était pas possible, qu'elles ne pouvaient pas se crier dessus à propos de leurs mariage, qu'elle devaient normalement seulement sourire. Mais au moindre nouveau désaccord, les deux femmes repartaient dans une longue dispute. Henry et Adèle faisaient semblant de ne rien voir, de ne rien entendre, quand ils sentaient la tension s'installer, ils s'échappaient dans leurs chambre, les laissant. Mais même à l'étage, ils entendaient une bonne partie de la dispute. Il ne savait plus quoi faire, quand les grands-parents leur demandait si tout allait bien à la maison, ils disaient toujours oui, mais ils avaient envie de leurs dire la vérité, de chercher de l'aide, et surtout ils voulaient entendre que tout allait bien, que leurs mamans n'allaient évidemment pas se séparer. Même si ils le savaient, Regina et Emma étaient trop amoureuses pour se séparer, ils en étaient conscient malgré leurs jeunes âges, mais ils savaient aussi qu'il y avait un très petit pas entre l'amour fou et la haine, et ils ne voulaient pas que tout bascule d'un coup. Ils s'étaient fait à cette vie, ensemble, tout les quatre, ils avaient eu du mal mais aujourd'hui ils s'adoraient, ils étaient comme frère et soeur, alors il était hors de question que l'organisation du mariage fiche tout en l'air.
En rentrant de l'école ce soir là, les deux enfants riaient, ravis de leurs journée, et contents d'avoir enfin le droit de rentrer seuls sans que leurs mamans viennent les chercher. Seulement une fois dans l'appartement, ils eurent une mauvaise surprise, dès l'entrée.

-Je n'ai pas dis ça! Criait Emma depuis la cuisine.

-Mais tu me laisses me débrouiller depuis plus de cinq jours je suis la seule à me dépatouiller avec les procédures pour le mariage! Comme si j'avais pas assez à faire au travail! Renchérit Regina, alors que les deux enfants échangeaient un regard attristé et apeuré dans l'entrée.

-Oh parce que moi je me tourne les pouce peut-être! S'exclama la blonde.

-Ce n'est pas ce que je dis! Mais tu ne fais rien pour le mariage, tu me laisses me débrouiller. Faut le dire si tu ne veux plus te marier! S'énerva la brune.

Adèle et Henry écarquillèrent les yeux, paniqués à cette idée. Leurs mères devaient se marier c'était une telle évidence. Ils se défirent de leurs chaussures, et allèrent sans faire un bruit vers la cuisine.

-Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dis! S'enragea Emma. Je t'ai dis oui, et je reviendrais pas dessus, je veux t'épouser!

-Et bien on ne dirait pas! Tu es toujours fourrée au travail et jamais ici, et tu ne m'aides pas avec l'organisation! Es tu au moins au courant qu'on se marie dans un mois et demi?! Pesta Regina.

-Je sais figure toi! Si je bosse autant c'est pour que tu es le mariage de tes rêves! Lâcha finalement la blonde. Tu comprends vraiment rien putain!

-Langage! Réprimanda la brune.

-Je suis pas ton fils ou ta fille! Je parle comme je veux, m'emmerde pas avec ça! Rétorqua Emma.

-Tu me rends folle! S'énerva un peu plus Regina.

Adèle et Henry étaient à la porte, dans l'entrebâillement, regardant leurs mères qui s'activaient dans la cuisine en préparant le repas, tout en s'arrêtant toutes les trente secondes pour se hurler dessus. Leurs gestes étaient brusques, raides, presque dangereux au vue de l'eau bouillant à côté et de la poêle brûlante sur la plaque de cuisson. Mais elles étaient plus préoccupées par ce qu'elles pouvaient se dire, les grognements et la colère que par le repas du soir. Les enfants s'inquiétaient de plus en plus, ils ne savaient pas ce qui allait bien pouvoir arriver à leurs famille. Leurs mamans étaient têtues et fières alors elles revenaient rarement sur ce qu'elles disaient, donc à chaque dispute elles s'envoyaient des vacheries à la tête, des accusations et des reproches, et avaient ensuite beaucoup de mal à revenir dessus.

-On fait quoi? Murmura Henry, alors que leurs mères criaient toujours plus.

-Je sais pas. Marmonna Adèle. On intervient?

-Si tu me dis encore une fois que je sers à rien je me casse Gina! Hurla la blonde.

-Je n'ai pas dis ça, seulement tu ne m'as pas vraiment aidée ces derniers temps. Se défendit Regina. Tu peux t'en prendre qu'à toi, tu m'es totalement inutile depuis une semaine pour le mariage! Râla-t-elle.

-Je suis inutile?! Vraiment?! Cria Emma, hors d'elle aux derniers mots. Mais alors pourquoi veux tu m'épouser?!

-Je ne sais plus! Rétorqua la brune sans réfléchir.

Et là le silence. Derrière la porte les enfants retenaient leurs souffles, en espérant que la brune allait se reprendre. Mais rien. Regina restait muette, incapable de dire quoi que se soit. Quant à la blonde, elle n'avait plus une once de colère en elle, elle était juste démolie, blessée. Après quelques minutes, Emma recula, attrapa son téléphone et ses clés posé sur la table, et alla au salon, pour récupérer sa veste et retrouver le couloir. Elle ne vit pas les enfants, puisqu'elle ne passa pas par la porte entre la cuisine et le couloir mais par le salon. Elle quitta l'appartement en laissant la porte claquer derrière elle. Le bruit fit sursauter Regina et les enfants. Ces derniers attendirent quelques minutes et finirent par entrer dans la cuisine, découvrant Regina dos à eux, en appui sur le plan de travail, la tête penchée.

-Maman? Appela Henry.

-Les enfants? S'étonna la brune en se tournant précipitamment vers eux, essuyant rapidement la larme sous son oeil.

-Salut mama. Marmonna la blondinette, mal à l'aise.

-Vous êtes là depuis longtemps? Demanda Regina.

Les deux enfants échangèrent un regard étonné.

-Tu n'aimes plus maman? Demanda finalement Adèle.

Cette simple phrase fit réalisé à Regina que de un ses enfants avaient tout entendu, de deux elle n'avait pas rêvé ce qu'elle avait dit, c'était vraiment arrivé, et de trois elle avait fait beaucoup de dégât autant dans son couple que dans sa famille avec seulement quatre mot. Elle retint ses larmes, et vint vers les enfants, pour s'accroupir, se mettant plus bas qu'eux.

-Les enfants, j'aime Emma plus que tout au monde en dehors de vous deux. Informa la brune, en tenant une main de chacun. Je sais que ça n'est pas évident, évident tout de suite, mais je vous le promets, Emma est toute ma vie avec vous, vous êtes ma famille, et je changerais ça pour rien au monde.

-Alors pourquoi t'as dis ça? Interrogea Henry.

-J'étais en colère, je n'ai pas réfléchi. Je sais que c'est nul. Je n'aurais jamais du dire ça. Souffla Regina, craquant complètement devant les regards neutre de ses enfants, ils avaient presque l'air en colère. Les larmes se mirent à couler abondamment sur ses joues. Et vous n'auriez jamais dû entendre. Et je ne sais pas où elle est partie. Soupira-t-elle en lâchant les deux se remettant debout, en essuyant ses larmes qui coulaient encore et encore.

-Elle est à l'appartement de la boutique. Révéla Adèle. Y a toujours son lit là bas, et elle y dort des fois, enfin la semaine dernière quand vous vous êtes disputées elle est partie là bas. Assura-t-elle.

Regina regarda la jeune fille et puis son fils et vint alors vers eux. Elle déposa un baiser sur leurs front et se reprit.

-Le repas sera bientôt prêt. Allez prendre vos douches. Fit-elle, l'air de rien.

-Mais maman-

-Allez prendre vos douches. Coupa la brune, se répétant plus durement.

Adèle et Henry ne cherchèrent pas plus et montèrent rapidement. Ils prirent leurs douches tour à tour. Une fois en pyjama, la blondinette alla se démêler les cheveux, et son demi frère la retrouva.

-On fait quoi maintenant? Demanda-t-il.

-J'ai essayé d'appeler ma mère elle répond pas. Informa Adèle.

-J'ai essayé aussi, mais même résultat. Argua Henry.

-Je sais qu'on avait dit qu'on gardait ça pour nous, mais là ça devient dramatique. Reprit la blondinette. On doit prévenir les autres, au moins ma tante. El' pourra nous aider.

-Tu crois que c'est une bonne idée de le dire à Elsa? S'assura le petit brun.

-Oui je pense. Affirma Adèle.

-Et tu crois pas qu'on devrait le dire à papy aussi? Comme ça Elsa s'occupe d'Emma, et papy de maman. Proposa Henry.

-Ça me va. J'appelle tata demain, et toi papy. Sourit la jeune fille.

Durant toute la soirée, les enfants espérèrent qu'Emma reviennent, mais rien. Jusqu'à l'heure du couché ils restèrent que tout les trois avec une Regina devenue horriblement silencieuse. Et si les enfants réussirent à dormir toute la nuit, les deux femmes, chacune de leurs côté, ne fermèrent pas l'oeil. Elles avaient mal, l'une blessée par les mots de sa fiancée, retournant encore et encore la possibilité qu'elle ne l'aime plus dans sa tête, l'autre culpabilisant toujours plus d'avoir osé sortir ces mots ci sur le coups de la colère.
Le lendemain, les enfants firent appel à Elsa et Henry senior sans prévenir leurs mères. Les deux promirent d'aider, et ils vinrent les chercher le soir à l'école pour aller prendre le gouter. Autour d'une table de café, Henry et Adèle expliquèrent tout aux deux. Les semaines d'énervement et de disputes, les problèmes engendrés par l'organisation du mariage, et puis le pétage de plomb de la veille. Finalement les deux adultes rentrèrent avec eux à l'appartement, et Elsa les laissa devant l'immeuble pour aller vers la boutique. À l'étage, Henry senior envoya les enfants faire leurs devoir et se rendit dans le salon. Ils s'installa dans le canapé, et une vingtaine de minutes plus tard, la porte de l'entrée se fit entendre.

-Emma? Appela l'arrivante.

-Elle n'est pas là. Informa Henry senior, sans bouger.

-Papa? S'étonna Regina en venant vers le salon. Que fais tu là?

-Je dois te parler. Fit durement l'homme.

Regina posa ses affaires dans un soupir, elle avait assez de soucis comme ça pour ne pas se prendre une réprimande de son père comme si elle était une enfant.

-Qu'est ce qu'il se passe? Demanda-t-elle en s'asseyant dans le canapé aux côtés de l'homme, après l'avoir embrassé.

-Je suis allé parler avec les enfants, ils m'ont parlé eux. Affirma Henry en insistant sur le dernier mot.

-Pap-

-Non. Tu vas m'écouté ma fille. Appuya l'homme. Tu es sur le point d'épouser la seule personne au monde qui a été capable de te faire tomber amoureuse, de te rendre heureuse, te combler et remplir le vide en toi, une seule et même personne à été capable de tout cela et de ton épanouissement. Une personne qui en plus de ça t'aime de tout son coeur et est capable de tout pour toi. Les probabilités pour trouver l'amour de sa vie sont faible surtout avec tes critères de sélections Regina. Deux ans que vous êtes ensemble, tu ne peux pas tout gâcher à cause du stress du mariage.

-Mais-

-Je n'ai pas fini. Coupa Henry. Emma et toi êtes faites pour être ensemble, tu ne trouveras pas mieux, et en plus de ça maintenant que tu as gouté à la vie de couple, et de famille, tu n'arriveras plus à faire ta vie seule avec ton fils. Sans parler du fait que lui et Adèle s'adorent. Alors à toi de réparer tout ça. Il se leva, veste sur le bras et se pencha pour embrasser le front de sa fille immobile. Retrouve là, fais toi pardonner, tu le sais au fond de toi qu'elle est l'amour de ta vie. Il se redressa et partit vers la porte. Oh et les enfants font leurs devoirs. Informa-t-il avant de quitter l'appartement.

Regina soupira dans le canapé, et s'affala dessus. Les enfants descendirent un peu plus tard et ils décidèrent de commander à manger pour le diner. Regina ne décrocha que peu de mots, le strict strict minimum, avant de les envoyer au lit. Elle patienta encore longuement, espérant qu'Emma rentrait ce soir, mais rien. Ni le lendemain, alors que pourtant c'était vendredi, veille de week-end et d'habitude c'était soirée famille avec un film souvent. Mais rien. Les deux femmes étaient séparées depuis trois nuits, et trois jours, quand le samedi arriva. Ce jour là, à midi Regina craqua. Elle avait envie d'elle, besoin d'elle, elle avait ce besoin irrépressible de la voir et de la sentir. Elle laissa les enfants à l'appartement, leurs donnant une excuse bidon pour quitter l'appartement, et partit rapidement en voiture. Elle ne pensait plus, elle agissait seulement, incapable de raisonner correctement comme une personne adulte et mature. Elle se gara devant la boutique et entra dans sa fiancée alors que c'était l'heure de la pause. Emma était derrière son comptoir, sur son ordinateur, lunette sur le nez, et Regina se sentit un peu plus excitée encore.

-C'est pas ou- La blonde se coupa en voyant sa fiancée. Regina? S'étonna-t-elle. Mais que fais tu là? Grogna-t-elle durement, en se levant pour se mettre sur le côté du comptoir. La brune avança vers elle sans mot. Regina?

Mais elle ne pu pas dire autre chose, les lèvres de la brune se pressèrent contre les siennes, leurs corps se collant l'un à l'autre. Regina ne s'arrêta pas, enivrée, complètement habitée et controlée par le désir, elle poussa la blonde en arrière vers l'arrière boutique et dans celle ci elle plaqua la jeune femme contre le mur le plus proche. Emma la connaissait assez pour savoir que vu la manière dont son corps ondulait contre le sien, Regina n'allait pas tarder à lui faire l'amour, et là tout de suite, même si elle devait probablement être raisonnable et la repoussée, la seule chose qu'elle voulait c'était que sa compagne la fasse sienne.

-Regina...Geignit-elle alors que la brune mordillait son cou.

La brune prit ça comme un accord et déboutonna son jean pour le baisser légèrement. Une main sur la poitrine de la blonde, l'autre se glissa dans le pantalon de la jeune femme, qui s'accrochait désespérément à son cou. Regina ne perdit pas de temps, une caresse, et elle pénétra la jeune femme. D'un coup, comme si ce geste en était responsable, elle se sentit emplie de bonheur, comme si le vide laissé par la blonde ces trois derniers jours avait disparu. Et plus Emma gémissait et tremblotait entre elle et le mur, plus elle se sentait forte, mais pas dans le mauvais sens du terme, elle ne se sentait pas dominatrice, elle se sentait capable de tout, comme si le monde entier ne pouvait pas la toucher. C'était l'effet Emma, deux ans qu'elles étaient ensemble, deux ans que la brune expérimentait ce sentiment. Elle s'était même habituée à la sensation de faiblesse et de vide en elle quand elle était loin de sa fiancée, mais elle s'y était habituée parce que chaque moment loin d'Emma était controlé, voulu, parce qu'elle savait qu'elle finirait par la retrouver, retourner à ses côtés. Mais là, après ces trois jours de souffrance, de solitude qu'elle avait provoqué mais pas décidé, elle se sentait écrasée par le monde. Alors retrouver Emma, être en elle, la faire gémir de plaisir, était une satisfaction au de la de tout. Son père avait raison, Emma était l'amour de sa vie, et elle avait merdé. Quand la blonde cria son orgasme dans ses oreilles, elle réalisa alors que malgré le plaisir et la satisfaction qu'elle ressentait, ce n'était clairement pas une méthode pour régler les problèmes, et une fois de plus la culpabilité l'enveloppa.

-Regina. Murmura la blonde haletante contre le mur.

La femme se retira alors, et fit un pas en arrière. Elle regrettait de s'être laissée envahir par le désir, elle n'aurait jamais dû agir ainsi. Son regard du trahir sa panique et sa culpabilité, parce que la blonde lui fit une remarque.

-N'aies pas peur. Reste. Souffla la blonde.

Mais la brune paniqua un peu plus et partit rapidement, elle couru pour quitter la boutique et s'engouffrer dans sa voiture. Avant de démarrer elle eut tout juste le temps d'entendre son nom et la blonde ouvrir la porte de la boutique.
Emma regarda la voiture s'éloigner, et soupira. Son corps était heureux encore sous le coup de l'orgasme qui l'avait traversé quelques minutes avant, alors que sa tête pensait à Regina et sa fuite, un mélange épuisant de sentiments. Mais elle avait la boutique et une livraison à faire, alors elle se remit au travail tout l'après-midi, et tenta de ne plus penser, mais c'était impossible. Tellement impossible, qu'elle ferma pile à l'heure contrairement à d'habitude, et fila rapidement à l'appartement. Quand elle entra elle laissa la porte claqué derrière.

-Maman? Entendit-elle depuis le salon. Elle fit deux pas et deux têtes apparurent. Maman!

Les enfants se précipitèrent pour l'enlacer, eux non plus ne l'avait pas vu depuis trois jours, et c'était long. En trois jours, à part la visite de sa soeur, elle n'avait vu personne. Elle les enlaça et embrassa leurs têtes.

-Pardon. J'aurais pas du partir. Pardon. S'excusa-t-elle en les serrant.

-C'est pas grave on comprend. Assura Adèle.

-On a tout entendu l'autre soir. Informa Henry. Tu nous as manqué.

-Vous aussi les enfants. Je pars plus. Je vous aime. Sourit tristement Emma. Regina est là?

-Au salon. Répondit Henry. Elle parle pas beaucoup, elle encore plus bizarre que ces derniers jours. Informa-t-il.

-On vous laisse. Ajouta Adèle en poussant son demi frère vers l'escalier.

Les enfants disparus à l'étage, et elle se dirigea lentement vers le salon, à la fois impatiente d'avoir des réponses, et angoissée de les avoir et d'entendre sa fiancée. Elle alla vers la porte sur la pointe des pieds, et vit alors la brune assise dans le fauteuil du balcon, recroquevillée sur elle même. Prenant une grande inspiration elle s'approcha et s'appuya sur le chambranle de la porte fenêtre.

-Bonsoir. Souffla-t-elle. Regina se tourna pour la regarder mais ne dis rien. Arrête de rester mutique comme ça. Soupira-t-elle, mais ce n'eut aucun effet. S'il te plaît Gina, parle moi, je t'en prie. Je suis perdue là, tu m'engueules à cause de l'organisation du mariage, puis tu me dis que tu sais plus pourquoi tu veux m'épouser, puis silence et absence, puis tu débarques pour me faire l'amour bestialement dans la boutique, puis tu pars sans un mot. Je sais plus ce que je dois comprendre. Remarqua-t-elle. Je t'en prie pourquoi as tu fais ça? Pourquoi es tu venue ce midi?

Le silence lui répondit, Regina avait rapidement baissé la tête, incapable de l'affronter. Quelques minutes, et elle osa.

-J'étais en manque. Marmonna Regina, mais ça ne sortit pas comme elle l'aurait pensé.

-Génial! Ironisa Emma. Je suis un défouler alors? S'agaça-t-elle en tombant lourdement dans le fauteuil face à celui de la brune, en sortant une cigarette.

-Mais non! Rétorqua Regina dans un grognement, remarquant le quiproquo. J'étais en manque de toi, de ton corps certes, mais de toi en entier, parce que je t'aime mais que tu me rends dingue!

-Alors tu m'aimes encore? Demanda la blonde.

-Évidemment Emma, mais si je le voulais, je ne cesserais jamais de t'aimer. Assura la brune. Je suis désolée d'avoir dis ça, c'était juste des mots de colère, j'aurais jamais dû. Surtout que les enfants nous ont entendu. S'excusa-t-elle.

-Alors, deuxième question, tu veux toujours m'épouser hein? S'assura Emma.

-J'ai toujours voulu t'épouser Emma. Deux ans que l'on est ensemble, deux ans que je veux t'épouser. Dès le premier jour j'ai su que je finirais par t'épouser. Affirma Regina en lui prenant sa cigarette pour tirer dessus. Je voudrais juste que tu m'aides un peu plus pour l'organisation, j'ai l'impression de me noyer.

-Je te promets. Je vais être là. Faudra peut-être que l'on se voit à la boutique pour l'organisation de tout. Promit la blonde.

-Pourquoi veux tu passer autant de temps au travail? En deux ans je ne t'ai jamais vu autant travailler. Remarqua la brune.

-Je sais. Je...Emma soupira honteuse, et récupéra la cigarette. Je gagne moins d'argent que toi, et avant je m'en fichais, mais pour le mariage je voudrais pouvoir mettre autant voir plus que toi dedans, je veux t'offrir le mariage dont tu rêves. Expliqua-t-elle finalement, honteuse.

-Emma...Soupira la brune en s'approchant pour se mettre accroupie devant sa fiancée. Tu m'offres le rêve parfait, en m'offrant une vie avec toi et les enfants. Je t'aime de tout mon coeur, me marier avec toi c'est le pied total. Sourit-elle. J'ai besoin de toi, pas d'argent, juste de toi.

-Mais-

-Non, Emma, c'est toi qui t'est mis dans la tête de devoir tout payer, de devoir gagner des tonnes d'argent pour me combler, mais je suis pas comme ça, j'ai juste besoin de toi. Je sais pas faire sans toi. Coupa Regina.

-Je t'aime. Sourit la blonde, émue.

-Moi aussi. Sourit la brune. Écrase cette cigarette.

Emma tira une dernière fois dessus, et l'écrasa dans le cendrier, laissant le mégot dedans. Elle attrapa Regina et la tira pour la faire se mettre à califourchon sur ses jambes et la serrer.

-Jamais tu me refais ça. Jamais tu me fais l'amour rapidement et tu repars. Promets le. Ordonna Emma.

-Juré. Accepta la brune. Ne me laisse plus plusieurs jours sans toi.

-Promis. Acquiesça Emma. Pour ce soir, repas avec les enfants, films, et puis dodo pour eux, et nous on fête nos retrouvailles sous la couette. Et puis demain on s'occupe du mariage, ok?

Regina hocha la tête et l'embrassa. Le programme lui paraissait parfait après tout ces jours compliqués elle avait juste besoin de sa famille au complet et d'une soirée simple mais heureuse.