Je ne possède aucun des personnages de la série TV.
Un recueil de textes courts sur l'univers de la série White Collar nous plongeant dans un instant ou une pensée des protagonistes de l'histoire
Peter était de plus en plus nerveux.
Ce texte a été écrit pour la 124 ème Nuits du FoF. Il fallait placer les mots "Laurier", "Bourguignon", "Forum", "Confiance", "Zèbre" et "Chouïa"
(Rappel des règles : 1 thème pour une 1 heure entre 21h et 4h du matin)
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
QUELQUES TEXTES DE WHITE COLLAR
Angoisse en cuisine
Avec un air suspicieux, Peter jeta un coup d'œil par-dessus l'épaule de Neal.
- Tu es sûr de savoir ce que tu fais ?
- Peter, soupira son ami, tu ne me fais pas confiance ?
- Eh bien, pour monter une escroquerie, oui, mais là il s'agit de ma belle-famille.
- Et alors ? Ce gens sont ta famille, non ? Tu ne t'entends pas bien avec eux ?
- Si si, ça va… enfin à peu près, marmonna Peter en tapotant du pied par terre.
Neal l'observa en fronçant les sourcils.
- Dis donc, tu ne serais pas un chouïa angoissé ?
- Non, non, du tout.
- Peter, je te connais !
- Et toi tu ne connais pas le père de El, c'est… c'est… c'est un drôle de zèbre, il me regarde toujours de travers et…
- Un zèbre ? Je vois… C'est grave… Passe-moi le vin.
Peter grommela et se tourna vers la table de la cuisine pendant que Neal, debout devant les fourneaux surveillait le plat qui était en train de mijoter. Peter prit la bouteille de vin, en rempli un verre et le porta à ses lèvres. Neal fronça un sourcil.
- J'ai dis « passe-moi le vin », pas « bois le vin » !
- Oh désolé ! Tu as raison. Tout cela me rend nerveux !
- Peter ! Détends-toi ! El est coincée à Detroit à cause de la neige. Son avion décolle demain, ses parents arrivent dans trois heures, tout ce qu'il nous reste à faire c'est passer une bonne soirée.
- C'est tout le problème ! S'exclama Peter, pendant que Neal versait le vin dans sa préparation. Surtout, évite de parler escroquerie, prison et ne montre pas ton boîtier de surveillance.
- Au pire tu peux me l'enlever, lança le jeune homme avec un grand sourire !
- Très drôle !
Neal rit doucement tout en remuant son plat.
- Je ne serai pas enfui, je ne te laisserai jamais seul face à un zèbre !
- Oh ! Très drôle Neal, dit Peter en se rapprochant, et puis d'ailleurs, tu es sûr que tu sais vraiment faire un bœuf bourguignon ?
- Mais oui, j'ai séjourné plusieurs mois en France.
- Séjourné ?
- Oui, j'ai fais quelques visites…
- Tu as visité des musées où des « choses » ont disparues ? Lui demanda Peter suspicieux.
- Bien tenté, mais je ne dirais rien.
- Fallait bien que j'essaie.
Les deux amis rirent doucement, ce qui détendit un peu l'atmosphère. Neal s'amusait de la peur de mal se faire voir par son beau-père de Peter. C'était drôle, mais il se douta que ce dernier n'avait pas dû être très heureux en découvrant que sa fille voulait se marier avec un homme qui avait 12 ans de plus qu'elle. Il se mettait donc la pression tout seul, ce qui se remarqua de nouveau quand il revint à la charge.
- Tu es sûr pour la recette ?
- Mais oui, j'ai vérifié sur un forum de cuisine, mais ne t'en fais pas, ce sera parfait. Tiens donne-moi deux feuilles de laurier, mais ne les mâchent pas, j'en ai besoin intactes.
- Très drôle, marmonna Peter.
Neal ne put retenir un nouveau rire. Oui, Peter était réellement nerveux. Il mit les deux feuilles, referma la marmite et s'essuya les mains avant de lui donne une petite tape sur le bras.
- Allez maintenant que ça mijote, si on goûtait ce vin. Il est bon ?
- Euh…
- Je l'ai acheté dans une épicerie française. J'ai aussi prit du Bordeaux pour accompagner le repas, du fromage et des pâtisseries, je te promets que tes beaux-parents vont passer une belle soirée.
- Tu es sûr ?
- Mais oui, tu sais bien que je ne te laisserai jamais tomber.
Peter frémit et redressa la tête. Le sourire de Neal était doux, franc et sincère. C'était parfaitement la vérité et cela le toucha. Il n'était pas qu'un consultant, il était surtout un ami, un ami sur lequel il pouvait compter et il lui tapota la main en souriant.
- Je sais et heureusement, je ne sais pas comment j'aurais fait sans toi.
- Tu les aurais emmenés au restaurant ! Lui répliqua le jeune homme sur un ton évident.
