Chapitre 17
Ils retournèrent à l'écart du groupe.
- J'aimerai pouvoir me libérer de tout ça, dit-elle.
- Si c'est ce que tu veux, donne-toi les moyens de réussir.
- Oui, tu as raison. J'ai déjà pensé à plusieurs choses. Mais Amaldi est toujours là pour me faire redescendre sur Terre. La vie est cruelle et parfois on ne peut pas y échapper.
- C'est vrai.
- Et parfois je me demande si la liberté vaut autant la peine que ça. Il enverra des hommes pour me retrouver. Il finira forcément par me mettre la main dessus. Je suis piégée.
- Il faut que tu deviennes plus forte. Échappe-toi, fais-toi tes propres armes et peu importe le nombre de fois qu'il t'attrapera, au bout d'un moment, tu seras capable de tenir ton destin en main. Plus personne ne pourra le changer à ta place.
Rhulica l'observa un instant. Ses mots l'avaient touchée.
- Ce serait faux d'affirmer que tu parles par expérience personnelle ?
Feitan soupira.
- Je suis passé par tout ça. Mon passé me hante encore, probablement à cause d'une malédiction entretenue par quelqu'un.
- Alors tue cette personne.
- Ça risquerait de me faire perdre la raison. Je cherche un guérisseur, un exorciste qui puisse me débarrasser de son aura définitivement. Tu vois, il y a toujours des solutions. Il faut juste savoir être patients avant de les trouver.
Cela la fit sourire encore plus.
- Pour un garde du corps, tu renfermes beaucoup de sagesse.
- Je te répète simplement ce que j'ai retenu de la vie.
Un silence confortable s'installa entre eux quelques temps. Elle finit par le briser en demandant :
- Tu sais, j'ai passé une belle soirée, est-ce qu'il y a quelque chose que je peux faire pour toi ?
Feitan réfléchit un instant. Puis, en appuyant sur son oreillette.
- Sharnalk, tu as trouvé ?
- Tiens, tiens, un revenant ! Non ! Rien encore… J'ai beau chercher, personne ne l'a, ce fichu code !
Rhulica se pencha pour atteindre le micro de l'asiatique.
- Moi je l'ai.
- Hein ?!
- Je peux vous aider.
1. - Le code est 1-4-8-3 (Chap. 52)
2. - Le vrai coffre est dans un couloir, dans une pièce secrète. (Chap. 45)
