Hello,
Me voilà déjà de retour avec le chapitre du point de vue de Madara comme précisé en fin du dernier chapitre. Celui-ci est plus long que les précédents, j'étais inspirée. Je vous informe que le prochain sera aussi écrit en tant que papy Uchiha.
Bonne lecture et merci de me suivre et de laisser quelques reviews :)
17 - Mission d'assistance
Je suis reparti de Konoha il y a déjà plusieurs semaines, laissant la jeune Senju avec son protégé Itama. Je me réveille et grogne une nouvelle fois, constatant à quel point son corps collé au mien durant la nuit, me manque. Son caractère bien trempé, ses sarcasmes, son rire… tout en elle me fait sentir vivant. Elle a pénétré dans ma vie, s'y est installée et me hante dès qu'elle n'est plus là. Pourtant je refuse de l'avouer et me contente de me renfermer plus que je ne l'étais.
Une tasse de thé fumante entre les mains, je réfléchis à une possible visite au village de Konoha mais il faudrait pour cela que je trouve une raison valable. Et encore une fois, avouer que ce n'est que pour la voir, glisser mes mains dans sa longue chevelure blanche, plonger mon regard sombre dans ses améthystes et embrasser ses douces lèvres… n'est pas au programme. Je lève les yeux vers le chemin qui arrive jusqu'à ma propriété lorsque j'entends quelqu'un courir pour arriver. Je suis déjà prêt à attaquer l'impudent qui ose venir jusqu'ici mais la voix qui m'interpelle m'arrête dans mon élan.
- Madara !
- Itama ? Qu'est-ce que tu fiches ici gamin ?
Je fixe le gamin, d'abord excédé de le voir débarquer ainsi chez moi mais son regard me calme rapidement. Il a les yeux gonflés d'avoir pleuré, le souffle court, le visage rouge. Je m'approche de lui, finalement inquiet. Il se précipite et accroche mon bras, voulant repartir aussitôt.
- Itama ! Calme-toi
- Karai ! il faut y aller !
Je crois que mon sang vient de déserter mon visage lorsque j'entends le prénom de la femme qui me rend littéralement dingue. Voilà la raison du stress du gamin : il est arrivé quelque chose à Karai. Je lui attrape les bras et le force à me regarder. Il doit se calmer afin de m'expliquer ce qui se passe.
- Aller où ? Qu'est ce qui s'est passé ? Elle est blessée ?
Le gamin me fixe et finit par prendre une grande inspiration, tentant par la même occasion de calmer ses tremblements. Il m'explique qu'elle est partie en mission il y a déjà trois semaines et qu'elle n'a plus donné de nouvelles depuis. Pour le moment, rien d'affolant mais je le laisse terminer ses explications.
- J'ai rendu visite à l'Hokage et j'ai surpris une conversation par hasard… je jure que je n'écoutais pas mais j'ai entendu Tsunade crier… en disant que Karai avait disparu, qu'il fallait la retrouver
- Elle a envoyé des gens pour la chercher, tout va bien Itama
- NON ! tout ne va pas bien… elle est partie enquêter sur des disparitions…. Et personne n'a de nouvelles depuis… elle a disparu aussi ! elle devait donner des nouvelles mais Konoha n'a jamais eu de messages.
- Karai est forte
Je me demande qui j'essaie de convaincre à cet instant, le gosse ou moi. Je voudrais rester calme et pourtant je me sens déjà bouillir à l'idée qu'elle puisse être blessée ou pire. C'est le gamin qui tente de m'échapper qui me fait redescendre sur Terre.
- Est-ce que tu l'aimes ? me demande le gamin tout en me fixant, des larmes dans les yeux
- Pourquoi tu demandes ça ?
- Parce qu'elle m'a avoué qu'elle t'aime… et je suis sûr qu'elle serait déjà à ta recherche ELLE… tu ne la mérites pas, me hurle t'il
Elle lui a donc avoué avoir des sentiments pour moi ? Je suis abasourdi. Alors c'est cela qu'elle tentait absolument de cacher. La lumière se fait finalement sur la fois où nous avions rencontré l'autre débile à la combinaison verte qui lui avait demandé si c'était moi. Elle avait refusé de me dire de quoi il parlait. Itama finalement se dégage de mon emprise et me regarde avec mépris avant de me tourner le dos. Il serre les poings à s'en blanchir les phalanges avant de dire qu'il a crié sur le Hokage, qu'il lui a dit qu'elle devait envoyer d'autres personnes la chercher. Tsunade l'a rembarré, alors il est venu me trouver.
- J'irais tout seul s'il faut
- Allons d'abord parler avec Tsunade. Et j'irais
Il se tourne vers moi et me dévisage avant de laisser échapper un sanglot. Je pose ma main sur sa tête et lui dis de m'attendre quelques minutes, le temps de récupérer mon équipement. Une fois mon armure de combat passée, je récupère mon gunbai et sort de ma maison. Le gamin attend patiemment mon arrivée et me rejoins.
- Calmé ?
- Tu vas la retrouver, n'est-ce pas ? me demande t'il
- Oui. Je la ramènerais à Konoha.
Il me fixe et acquiesce, ayant apparemment repris son calme. Nous prenons la route vers Konoha aussitôt. Le gamin est épuisé apparemment après le voyage qu'il a fait, sûrement sans se reposer. Je voudrais rejoindre le village plus rapidement mais je ne peux pas faire comme si je suis seul. Je grogne et m'arrête, forçant le gamin à faire de même. Il tente d'insister sur le fait qu'il peut continuer mais je ne cède pas.
- Nous repartirons demain matin à l'aube.
- Mais…
- Itama...
- Oui, dit-il avant de baisser la tête
- Une journée de plus ne changera malheureusement pas la situation Itama. Et si jamais elle sait ce qui se passe ici, à qui crois-tu qu'elle va passer un savon ?
- À toi ? me demande le gamin un sourire en coin
- Aussi, et elle est déjà assez pénible comme ça
- Mais tu l'aimes comme elle est
Je me renfrogne devant son affirmation et grommelle que je déteste les casse pieds dans son genre. Il laisse échapper un petit éclat de rire avant de s'allonger pour se reposer. Il ne tarde pas à sombrer dans le sommeil, me laissant seul avec la rage froide qui m'emplit les veines en imaginant Karai blessée. Je laisse le gamin se reposer comme il faut puis le réveille doucement avant de reprendre la route vers Konoha.
Lorsque nous arrivons, nous prenons directement le chemin vers le bureau de Tsunade. J'entends des cris venant de l'intérieur puis quelque chose se briser avant de voir une envolée d'anbus apeurés sortir de là. Lorsque j'entre dans la pièce, elle est de dos mais tremble encore de rage alors que son assistante Shizune, ramasse les papiers éparpillés du bureau brisé en deux.
- Où est parti ce gamin ? comme si je n'avais déjà pas assez de soucis avec Karai qui a disparu
- Il est venu me chercher… réponds je même si elle ne s'adressait pas à moi à la base
- Madara ?! Où est-il, ce petit… ?
Je sens le gamin accroché à mon dos trembler et ricane avant de faire signe à Tsunade pour qu'elle le repère. Elle le fixe méchamment avant de reporter son attention sur moi et soupire.
- Je suppose qu'il t'a déjà tout dit ? et je t'avoue que je suis finalement contente qu'il l'ai fait vu que personne ne veut plus approcher ton antre
- Tu aurais pu envoyer un pigeon… mais passons… où l'as-tu envoyée ?
- Je suis sûre que tu effraies même les pigeons. La dernière fois qu'elle a été vue, c'était à Kusa.
- Jusqu'à quel point je peux aller ?
- Madara Uchiha qui demande jusqu'où il peut aller ? suis-je tombée dans une autre dimension ?
- Je n'ai pas le temps de plaisanter avec toi Senju… réponds
- Pas de morts… je les veux en prison. Par contre je me fiche de l'état dans lequel ils sont quand tu les arrêtes
J'acquiesce à sa dernière phrase car de toutes manières, je ne comptais pas y aller doucement, les épargner sera uniquement de son fait. J'essaierais de ne pas les tuer mais je ne suis pas certain d'y arriver, tout dépendra de ce que je trouverais en arrivant sur place et surtout de Karai. Je suis sur le point de sortir du bureau pour me mettre en route quand Itama sort de derrière moi pour faire face à l'Hokage.
- Je veux l'accompagner
- Hors de question, répond-on en même temps
- Je suis petit, personne ne se méfiera de moi. J'aiderais à trouver les indices et ne me mettrais pas sur la route de Madara sama.
- Non, réponds Tsunade
- Je le suivrais quand même.
- Tu as trop traîné avec Karai gamin, finis je par dire amusé
Il me fixe un instant puis reporte son attention sur Tsunade. Je l'oblige à me regarder et soupire avant de poser une main sur sa tête.
- Je sais que tu veux m'aider mais je vais perdre du temps Itama. Et plus je perds de temps, plus Karai est en danger. Je te jure que je vais la ramener, d'accord ?
- J'ai peur de la perdre aussi
- Je ne laisserais rien lui arriver
- C'est peut-être trop tard, me dit-il des larmes pleins les yeux
- Je suis sûr qu'elle va bien. C'est l'arrière-petite-fille du Nidaime, tu te souviens ? C'est une dure à cuire.
Il finit par me sourire timidement et acquiescer. Je me tourne légèrement vers Tsunade qui récupère le gosse et me fait un simple signe de tête, marquant le fait que je suis libre de partir et de traquer ces ravisseurs de kunoichis. Tout mon être vibre sous l'adrénaline. J'ai toujours été un guerrier, quelqu'un fait pour se battre et j'avoue que cette période de paix me semble monotone. La chasse que je donne à cet instant me fait presque sourire si quelqu'un à qui je tiens n'était pas en danger. Je repense un bref moment à mon frère Izuna, le dernier à mourir… sous la lame de Tobirama. Il doit soit rire soit hurler de rage de voir la relation qui est née entre sa descendante et moi. Hashirama… savais tu, en demandant que je sois sauvé, que je la rencontrerais ?
Pour la première fois depuis la mort de mon cadet, je ressens de la crainte… la peur de perdre quelqu'un qui compte. Je crois que la promesse faite à l'Hokage de ne tuer personne ne tient au final qu'à la vie de Karai. Si elle n'a pas survécu, ce sera un massacre. Je sens mes sharingans s'activer sous le feu de ma colère mais finis par me calmer un peu, sachant que cela ne sert à rien d'anticiper autant ce qui va se passer.
Il me faut presque deux jours pour arriver enfin à Kusa. Je prends une chambre à l'auberge dans laquelle elle a séjourné en espérant que je trouverais des indices à partir de cet endroit. Le premier jour, j'observe beaucoup tout en me promenant dans les rues de la ville. Bien entendu j'ai laissé mon armure et mon gunbai à l'auberge pour éviter d'effrayer la population et d'éveiller les craintes de ceux que je cherche.
Je suis installé à une table de restaurant quand une jeune femme s'approche de moi. Elle joue avec ses cheveux bruns coupés courts et me fixe en rougissant.
- Bonsoir… est ce que je peux m'asseoir avec vous ?
- Pourquoi faire ? réponds-je sèchement
- Je… je vous demande pardon
Elle file aussitôt en se confondant en excuses. Je soupire agacé, je n'ai pas de temps à perdre avec ce genre de femmes et puis… il n'y a qu'une seule femme dont je désire la présence depuis quelques temps. Je serre les dents de rage en me rendant compte une nouvelle fois à quel point cette enquiquineuse me manque et est nécessaire à ma vie désormais. Ma première journée sur place est infructueuse pour mes recherches et mettent mes nerfs à rude épreuve. Je ne suis pas quelqu'un de patient mais si je fonce dans le tas directement, ils tueront leurs captives.
Je rentre à l'auberge et passe un moment à me remémorer le passé… Hashirama et notre amitié que j'ai finalement rejetée pour des raisons qui aujourd'hui me semblent dérisoires. Même si j'en ai toujours voulu à Tobirama d'avoir tué mon frère, nous étions en guerre… il a donné le coup fatal mais je sais au fond de moi que ce sont nos combats, notre rivalité de l'époque entre clans qui a tué Izuna. Mon frère a malheureusement manqué de chance ce jour-là, Tobirama a été plus fort… peut être… je ne le saurais jamais au final. Ensuite, j'en ai voulu à Hashirama lorsqu'il s'est marié… il n'avait plus de temps à me consacrer comme auparavant entre sa vie d'Hokage et sa femme, Mito. Jaloux ? Peut-être un peu…Il était amoureux, avait trouvé quelqu'un pour partager sa vie, son quotidien alors que je continuais à vivre dans le passé. Ils ont à l'époque tenté de me trouver une compagne mais je n'étais pas intéressé.
Pourquoi tout ceci me revient en mémoire ? Je grommelle agacé en me tournant vers le futon qui trône dans la pièce, vide. Je finis par m'allonger tout en me demandant ce que je ferais une fois qu'elle sera de retour à Konoha, saine et sauve. Acceptera-t-elle de me supporter à longueur de temps ? Arriverons-nous à vivre ensemble plus que quelques jours ? Je finis par sourire en imaginant la tête que ferait Hashirama, satisfait de lui en voyant que je pense à m'installer avec une femme, et pas n'importe laquelle… une Senju, une descendante de Tobirama.
Plusieurs jours passent sans que j'obtienne un quelconque indice, me rendant de plus en plus furieux et instable. Dans le passé, j'aurais utilisé la force quitte à tuer pour obtenir ce que je veux mais je tiens à rester prudent cette fois. Je suis sur le point de quitter Kusa bredouille quand je vois un homme, semble-t-il un ninja d'Iwa, tourner autour d'une kunoichi. Je soulève un sourcil devant ce guignol qui fait le joli cœur. Il semble nerveux, ce qui tranche complètement avec ce qu'il tente de montrer à la jeune femme. Je m'approche suffisamment du couple tout en restant dans l'ombre pour écouter ce qu'il peut bien raconter. Espérons que cela ne fasse pas de moi un simple voyeur.
- On se voit demain ? avant que je ne rentre à Iwa ?
- Pourquoi pas… à demain Nobu !
- À demain
À peine la jeune femme repartie, le sourire aux lèvres, qu'un homme ressemblant beaucoup au premier s'approche de celui-ci, en ricanant. Le dénommé Nobu soupire et secoue la tête avant de fixer l'autre.
- Pourquoi devons-nous continuer ? il en a assez non ?
- Depuis qu'elle tient tête au maître, les autres se rebellent aussi. Pourtant… il est loin d'être tendre avec elle quand elle ose se rebeller.
- Je n'aurais jamais dû l'enlever… il va finir par la tuer… ce n'était pas prévu
- Kaori sait ce qu'elle doit faire pour ne plus subir la colère du maître
Comme je m'en doutais, ces deux-là sont bien complices des enlèvements. L'une des captives semblent leur mener une vie d'enfer. Je pourrais sourire en imaginant Karai les rendre dingues, si ce n'était les représailles que cette détenue semble subir. De plus, le prénom ne correspond pas… pourtant, ça lui ressemble bien. Je piste le duo, restant dans l'ombre, espérant qu'ils me mènent directement à l'endroit où sont retenues les prisonnières mais au final, ils s'arrêtent simplement dans une maison à la sortie de la ville.
Je décide qu'il est préférable d'envoyer un message à Tsunade avant d'agir et de mettre tout ce petit monde hors d'état de nuire. Elle n'aura surement pas le temps de m'envoyer quelqu'un avant que je n'agisse mais au moins, il y aura du monde pour récupérer ce qui restera d'eux. Je m'approche de l'habitation pour tenter d'en apprendre plus avant le lendemain mais les deux hommes sont déjà couchés.
L'attente jusqu'au lendemain soir est presque une torture pour moi. Je n'aime pas attendre, encore moins quand c'est important. Contrairement aux jours précédents, je suis en tenue de combat, prêt à agir. Je file Nobu une partie de la soirée, pendant qu'il continue son manège avec la jeune femme de la veille. Il finit par l'isoler et la droguer d'après ce que je peux voir puis est rejoint par son acolyte. Je suis sur le point d'intervenir quand je sens une présence dans mon dos. Je me tourne pour en découdre directement mais m'arrête en reconnaissant le jeune homme qui me fait face : après tout, il fait partie de mon clan et ressemble tellement à mon frère Izuna que je ne peux m'y tromper. Il ne semble pas enchanté d'être en ma présence mais ne le montre pas plus que ça.
- L'Hokage qui savait que j'étais dans le coin, m'a demandé de te rejoindre. Et m'a précisé de te rappeler qu'elle ne veut pas de morts.
- Je ne compte tuer personne… à moins de ne pas avoir le choix… Sasuke
- C'est eux ? me demande-t-il en montrant les deux hommes plus loin
- Oui. Ils les emmènent à un troisième homme, le commanditaire apparemment. Ils l'appellent Maître.
- Bien. Il est temps de les arrêter alors. Suivons-les jusqu'à destination. Je m'occupe des prisonnières, occupe-toi d'eux… sans les tuer
Je n'aime pas qu'il me répète que je ne dois exécuter personne même si mon passé fait qu'on se méfie de moi et de mes réactions. Nous filons les deux hommes avec leur bagage féminin jusqu'à une sorte de propriété retirée de la ville. Ils se dirigent vers une sorte de sous-sol aménagé. Sasuke part de suite vers les premières cellules pendant que je suis le duo, attendant qu'ils arrivent à destination.
Alors que jusqu'à présent tout était silencieux, soudainement un hurlement retentit. Les deux hommes se stoppent dans leur marche avant de repartir comme si rien n'était alors que les cris se poursuivent et s'amplifient. Je ne suis pas du genre à me laisser impressionner mais il faut agir et vite car la jeune femme souffre vu le vacarme. Je m'approche des deux acolytes d'un pas vif et assomme le premier, laissant celui prénommé Nobu debout.
- Où est ton patron ?
- Je… il va me tuer…
- Tu préfères que ce soit moi ? dis-je en activant mes sharingans.
- Au bout du couloir… il est avec Kaori… pitié me tuez pas
Je soupire et l'assomme à son tour avant de le ligoter avec son partenaire. Les cris redoublent, me mettant la pression car je dois retrouver cette femme avant qu'il ne finisse par la tuer. Comment peut-on faire autant de mal à une personne, une femme ? Je ne suis pas un saint, mais jamais je n'ai torturé une femme. Lorsque j'arrive près de la pièce où ils sont, je m'arrête un instant pour écouter ce qui se passe alors que les hurlements viennent de s'arrêter.
- Combien de temps vas-tu continuer à me désobéir ma douce Kaori ?
- Je t'ai dit… je préfère mourir, répond la femme haletante et la voix éraillée par les cris qu'elle a poussé
J'approche un peu plus pour les voir. Il est penché au-dessus d'une femme qui est au sol, caressant une chevelure mal coupée au niveau des épaules… des cheveux d'un blanc que je reconnais aussitôt. Je sens le sang quitter mon visage en même temps que mes sharingans s'activent à nouveau. Kaori… je fais à cet instant le lien avec notre mission à l'auberge. L'homme finit par se retourner vers moi, surement parce que je me suis avancé sans m'en rendre compte et me fixe. Il attrape Karai par ses cheveux et la tire à lui, se servant d'elle comme d'un bouclier.
- Si tu approches, elle est morte.
- C'est toi qui vas mourir…. Réponds-je froidement.
- J'ai été démasqué alors… tant pis… elles mourront toutes
Karai gémit et tente de se défaire des mains de son geôlier avant de se mettre à hurler de nouveau ainsi que toutes les autres. Je suis sur le point d'agir quand Sasuke arrive à côté de moi et me fais signe de ne rien faire. C'est à cet instant que je vois le sceau autour du cou de Karai… c'est avec cela qu'il les… qu'il LA torture. Je serre les poings mais décide de faire confiance à mon cadet. Il est rapide, trop rapide grâce au rinnegan pour l'homme qui lui fait face. Le maître de maison finit à terre, le visage collé au sol pendant que Sasuke le maintient.
- Désactive les sceaux, ordonne Sasuke
- Jamais
- Soit tu le fais, soit je te laisse seul avec lui… Madara ? tu t'occupes de lui ?
- Madara… Uchiha ? demande l'homme en écarquillant les yeux tout en me fixant, la peur luisant dans ses prunelles
- Si je m'en occupe… tu devras expliquer à l'Hokage pourquoi il ne reste rien de lui…dis-je d'une voix froide comme la glace
- D'accord, je vais le faire, geins le tout nouveau prisonnier.
Je m'approche d'eux mais ne les regarde déjà plus, me focalisant sur la boule que forme Karai, recroquevillée sur elle-même. Je pose délicatement la main sur elle, provoquant un sursaut puis une tentative de fuite.
- Karai… c'est moi… tout doux…
- Je préfère mourir que d'obéir… Doku, crache la Senju sans me regarder
- Je ne suis plus la momie ou le vieillard ? dis-je doucement en lui souriant...Je suis déçu
- Madara ? c'est toi ? demande t'elle en laissant échapper un sanglot
- Oui. On rentre
Je ne sais pas ce qui se passe à cet instant dans son esprit mais son corps se relâche complètement et elle tombe dans l'inconscience. Je panique légèrement mais sa respiration me confirme qu'elle vit toujours. Le sceau apposé sur son cou disparaît peu à peu, signe que Doku a cédé aux menaces. Je me tourne à nouveau vers Sasuke qui maintient l'homme à terre et me penche tout proche de son visage.
- Je vais demander à t'interroger moi-même… Tu vas regretter de ne pas t'être suicider. Je vais te faire regretter ce que tu lui as fait… plus encore que pour les autres.
- L'Hokage ne te laissera pas faire, crache-t-il dans un élan de courage
- C'est sa cousine… on en reparlera tous les deux quand on sera seuls
Il pâlit et tente bien entendu de nous amadouer. Sasuke finit par l'assommer, agacé de l'entendre. Je retourne près de Karai qui est toujours inconsciente et la ramasse précautionneusement. Nous entendons finalement du bruit et sommes vite entourés par la police de Kusa qui est venu en renfort. Les jeunes femmes sont toutes évacuées rapidement par une équipe médicale mais lorsqu'un médic nin s'approche pour récupérer Karai, je suis incapable de la lui laisser.
Je transporte Karai jusqu'à l'hôpital où elle est rapidement prise en charge. Je rejoins Sasuke qui fait le point avec la police du village. Tsunade a apparemment demandé à prendre en charge les responsables de ces enlèvements. Ils seront donc envoyés sous bonne garde à Konoha. Une fois seuls avec le dernier membre de mon clan, je finis par lâcher un rapide merci avant de me tourner pour rejoindre la salle d'attente de l'hôpital.
- Une fois qu'elle sera sortie d'examens, veux-tu que je la transporte à Konoha via mon dojutsu ? Tsunade pourra la prendre en charge…
- Merci Sasuke.
- Je peux aussi te transporter.
Je le fixe un instant avant d'acquiescer. Je déteste cette situation où j'ai l'impression d'être vulnérable et que tout le monde s'en rend compte. Le médecin finit par sortir de la pièce et s'avance vers nous.
- Elle est dans une sorte de coma. Pour le moment, c'est peut-être mieux après ce que son corps a subi comme traumatismes.
- Est ce qu'elle va en sortir ? m'entends je demander
- Je suppose mais je ne saurais dire dans combien de temps. Elle a plusieurs fractures suite aux pressions exercées sur son corps par le jutsu utilisé. Et son corps ainsi que son esprit sont épuisés par les mauvais traitements.
- Est-elle transportable ? Je peux créer un portail spatio temporel pour l'amener à notre Hokage, dit Sasuke avec calme
- Si c'est Maître Tsunade qui s'occupe d'elle à l'arrivée, je ne peux que mettre tout en œuvre pour que vous l'emmeniez au plus vite.
Pendant que l'équipe médicale sur place s'organise pour préparer Karai à être transportée via le portail spatio-temporel de Sasuke, je me déplace au commissariat de police pour m'assurer que les responsables de cette histoire sont bien sous haute surveillance et prêts à être récupérés par les ninjas envoyés de Konoha. Une fois que tout est paré, je rejoins Sasuke à l'hôpital afin que nous puissions rapidement partir pour le village.
Il ne nous faut que quelques instants pour arriver directement à l'entrée de l'hôpital de Konoha grâce à Sasuke. J'entre avec Karai dans les bras pendant que Sasuke interpelle le corps médical. Je l'entends demander que Tsunade soit informée de notre arrivée pendant que je dépose Karai délicatement sur un lit, espérant ne pas lui avoir fait plus de mal que de bien durant le transfert entre Kusa et Konoha.
Tsunade ne tarde pas à franchir les portes de la chambre où sa cousine a été installée. Je me suis assis dans un coin de la pièce, ruminant ma colère de la voir ainsi couchée et inerte. La blonde fait le bilan de la patiente et finit par se tourner vers moi.
- Elle va sortir de cet état. Il faut juste du temps.
- Je veux l'interroger... je veux qu'il souffre… réponds je froidement.
- Accordé. Qu'il souffre mais ne meurt pas
- Elle s'est battue comme une lionne d'après les autres détenues. Elle n'a jamais cédé et de ce fait, les a toutes protégées car il ne les faisait plus combattre. Il voulait d'abord qu'elle….
Je bous intérieurement, je voudrais le tuer. Tsunade approche de moi et pose une main sur mon épaule avant de me sourire gentiment. Ce que je déteste cette impression qu'ils ont que j'ai besoin de réconfort. Lorsqu'elle va pour quitter la chambre, je l'interpelle.
- Une maison… près d'une sortie du village…
- Je m'en occupe.
- Merci
Je n'ai pas besoin de m'expliquer plus et tant mieux. Je finis par me lever quand la médic-nin aux cheveux roses, appelée Sakura entre à son tour dans la chambre. Je lui demande de me faire prévenir au moindre changement de situation. En attendant, je compte bien rendre visite à « Maître Doku » et lui faire payer ce qu'il a fait en plus de lui arracher tous renseignements que je pourrais.
Et voilà, fin de ce chapitre assez dur mais bon c'est pour la bonne cause... à bientôt
