Au fil des mois, Aiden et Vladimir avait fini par commencer à s'appeler de temps en temps. La jeune femme s'intéressait à l'Histoire, et Vladimir en était un très bon témoin. Néanmoins, ils ne s'était pas revu. Aiden ne bougeait pas de l'Australie, et Vladimir n'avait pas quitté son château depuis son petit voyage en Italie. Paul était resté à la Réserve, et vivait sa grossesse le plus sereinement possible. Caïus n'avait pas donné signe de vie auprès de lui, ni auprès de sa fille.
Vladimir soupira et reposa son livre en levant les yeux au ciel. Depuis qu'il avait accepté de cacher les galipettes de Seth et Stefan, la vie au château était devenu infernale. Un vampire et un loup, ça ne s'épuisait pas rapidement, voir jamais, alors les gémissements résonnaient entre les murs, et la très bonne audition de Vladimir ne lui permettait pas d'y échapper. Il reposa son livre sur l'étagère dans l'idée d'aller faire un tour en forêt, avant que son téléphone ne le coupe. Il décrocha d'un air lassé, s'attendant à Stefan lui demandant d'aller acheter une boîte de préservatif, la cinquième depuis le début de la semaine, mais les bruits du couple ne s'était pas arrêté, et la personne derrière l'appel ne parlait pas. Vladimir tendit l'oreille, et entendit des petits sanglots. Il regarda l'émetteur de l'appel et se rassit sur son fauteuil.
-Tout va bien Aiden ?
-Non...
Elle sanglota un petit peu.
-Je sais qu'on a pas tant parlé que ça mais... Klaus et moi on vient de se séparer... Je peux venir... ?
Vladimir essaya de retenir de sourire, mais échoua lamentablement.
-Bien sûr Princesse. Tu veux que je vienne te chercher à l'aéroport ?
-Je veux bien... Mes affaires sont transférées dans un débarras dans l'après midi alors... Je peux prendre l'avion ce soir ? J'arrive demain midi en prenant un vol direct grâce à l'argent qu'il me reste.
-Tu peux arriver quand tu veux. Envoie moi juste le nom de ton vol et je t'attendrais.
-Merci...
-De rien. A demain ?
-C'est possible que tu reste encore un peu avec moi au téléphone... ?
-Bien sûr.
Vladimir mit son téléphone en haut parleur et le posa sur l'accoudoir de son fauteuil, avant de reprendre son livre. Il réussi à occulter les gémissements de son frère, et se concentra sur la respiration de son âme soeur. Quand il fut sûr qu'elle était endormie, il raccrocha et alla préparer une chambre à côté de la sienne, avant d'aller chasser dans le village à côté.
